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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


Les règles d'or (sans lesquelles une femme...)

 
 

Maître Uma a parlé, nous écoutons

Grande admiration j'ai pour Uma Thurman. Je la dévore des yeux, elle me fascine et m'éblouit. Le ballet de ses longues mains, la luminosité de son corps, l'harmonie de ses proportions, les paysages émotionnels qui peuplent son regard. Langueur, mélancolie, douceur, perversité... Et cette cérébralité qui sous-tend le tout, qui est à la source de son charme et de son mystère. Je serais un homme, je serais grandement attiré autant qu'intimidé par elle.

Mais je suis une femme, alors je la regarde pour ce qu'elle peut m'apporter à moi. La lumière stylistique.

Des nu-pieds coolos sous un fourreau lamé. Non mais ho. Non mais hé. Jackpot, Uma.

Avoir un look qui arrache c'est devenu facile. Tu vas te fournir chez Rodarte une robe à la coupe chiadée, chez Tsumori un imprimé fatal, et hop.

Mais arracher le tapis rouge avec comme ingrédients ce que vous voyez ci-dessus, assez calamiteux pris séparément, ça boxe pas dans la même catégorie. Ca met un K.O. technique aux aficionados de l'assorti, du total look prêt à enfiler et de la parure de diamants sur robe bustier (oui, je sais, je radote).

La route de l'Olympe fashion est longue mais "Dieux merci", Uma nous montre le chemin.

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Sleek chic

Une nouvelle saison s'annonce dans quelques semaines (voire tout de suite, si la météo ne s'améliore pas...) et ma définition du chic n'a pas changé.

Toujours casual, toujours sur cette ligne de crête entre fausse simplicité et douce sophistication.

Plus que jamais, mon grand plaisir, c'est de voir une silhouette faire mouche sans avoir l'air d'y toucher.

Hop une petite ceinture ou un plastron l'air de rien, et t'es la fille canon de la soirée. Claire, Thandie, Sienna, vous êtes le phare illuminant mon horizon fashion.

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Quand la B.O. fait le style

On le sait depuis que Tarantino fait du cinéma : rien ne vaut une bonne B.O. pour se donner du style. Ca vous transcende instantanément une chic-itude en cool-itude.*

La preuve ci-dessus, par ces trois looks qui me séduisent à la fois esthétiquement et intellectuellement.  Intellectuellement, parce que face à ces photos je me dis "waaaah, trop fort qu'elles aient pensé à mettre ces boucles d'oreilles-là" !

Car oui, je continue de penser que l'art du désassorti heureux n'est pas inné. Qu'on est conditionnées, depuis que nos mamans assortissaient nos robes et nos chaussures, à aller spontanément vers ce qui est raccord. Pas forcément dans la même teinte, mais dans une même famille de couleurs. Idem pour les imprimés.

D'où ma jubilation quand je vois un "mismatch" réussi, parce que ça titille mon désir de créativité et donc accentue mon enthousiasme modesque.

Je n'ai acquis que récemment, à force de lecture de ELLE ou du blog de Punky, ce réflexe d'essayer de voir plus loin que le bout de mon nez. D'aller au-delà de l'indiscutable (l'indiscutable étant, par exemple, kaki et taupe, taupe et crème, crème et vert d'eau, etc.)

Je ne vous parle pas des couleurs complémentaires en peinture, hein, ça j'ai appris au lycée (le roux avec le vert prairie, le violet avec le jaune soleil...). Non je vous parle de ce qui n'était pas évident pour moi jusqu'à ces photos, corail et taupe comme chez Sarah Michelle, ou rose poudre et bleu pétrole, comme chez Naomi.

Hantée depuis par les B.O. de Sarah Michelle, j'ai réussi à réaliser mon fantasme le week-end dernier, dans un H&M belge (oui, j'étais avec qui vous savez).

Où j'ai trouvé ces petits galets corail, similaires à un pendentif que je possédais déjà et arborais avec succès sur une petite robe Maje... taupe.

Là, faute de robe taupe propre ce matin pour étrenner mes acquisitions, j'ai tenté l'option ivoire. Moins audacieux mais efficace quand même, non ?

*Je ne saurai trop vous conseiller d'investir dans la bande-son de son "Boulevard de la mort", une tuerie absolue que je vais vite vite me procurer !



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"Avoir l'air plus mince dans ses vêtements"...


... C'était le titre d'un dossier mode de "ELLE" il y a quelques mois.  Et visiblement, ça ne concerne pas que nous autres, communes des mortelles. Six jours séparent ces photos de Cameron Diaz en promo européenne pour "Shrek 3". Et pourtant, elle a l'air d'avoir quelques kilos de différence.

A gauche, le 7 juin à Paris, on a une robe Chanel à l'intérêt discutable mais à l'avantage indéniable : elle épouse grâcieusement la sveltesse de Cameron et ses épaules bien dessinées.

A droite, le 13 juin à Madrid, on a une robe KateMoss pour Topshop au rendement plus que nul. La coupe de la robe et son décolleté triangulaire épaississent le gabarit pourtant irréprochable de Cameron. Et sa courteur (?) ajoute une touche de pouffisation dont cette silhouette se serait bien passée.

Bref, c'est la cata.

Et le phénomène s'est vérifié tout au long de la tournée promotionnelle de Cam.

Tout à gauche, le 28 mai à Tokyo, Cameron nous jouait les sirènes bling bling (tremble Beyoncé !) en robe Alexander McQueen. Et semble, quinze jours plus tard à Berlin, avoir ajouté dix centimètres à son tour de taille, en Marchesa. Même gabarit, et pourtant deux poids deux mesures (oh oui, elle était facile...)

La solution ? Privilégier du long ? Ben pas forcément. Parce que le 6 mai à L.A., dans sa minirobe casual-chic Chanel (once again), et ben elle était au top Cam Cam.

Si ce n'est cette regrettable habitude de porter des escarpins pointus, mais c'est encore un autre débat.

La morale de l'histoire ?

Comme disait Socrate, "tout ce que je sais c'est que je ne sais rien". Même un corps quasi divin ne dispense pas d'essayages et de choix judicieux.

Plus que jamais, le style n'a rien d'une évidence et tout d'une aventure...

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Baby feet

En matière de chaussures, j'ai un goût assez arrêté.

Je ne dis pas "un goût" dans le sens de "du goût" (genre je m'autoproclame papesse du chic...).

Non, je dis "un goût" parce que je n'ai pas des goûts assez arrêtés en matière de chaussures. La vérité est que je n'en ai qu'un seul.

J'aime les chaussures qui font des pieds ronds, petits, mignons.

J'aime pas les grands machins pointus, effilés, castrateurs. Autant je ne dédaigne pas des trucs assez intimidants et altiers au niveau des vêtements. Autant, pour ce qui est des pieds, j'aime aller vers la douceur, l'ingénuité.

J'aime les escarpins à la Minnie Mouse plutôt qu'à la working girl, les talons bien épais style Chloé (chunky heels, comme disent les Anglo-Saxons), les compensées de Betty Boop... Bref, tout ce qui concourt à faire de mes extrémités des choses mignonnes plutôt que de grands panards menaçants.

Il me fut donc impossible de résister à l'appel de ces trois modèles sooooooo "baby feet".

Ces compensées Comptoir des Cotonniers aussi attendrissantes et attractives qu'une bouillie à la vanille (ci-dessus et ci-dessous). A porter plutôt avec une french pédicure, pour jouer à fond le côté enfantin.

Et puis ces nu-pieds Zara en cuir et liège, absolument croquignolets, qui ont directement plongé dans mon shopping bag (24,90 €, ça compte pas !). En version noir vernis... ... et en version vermillon ! Adorable avec du taupe, du kaki ou du denim... J'ai eu un coup au coeur tout de suite en les voyant, je trouve le stylisme parfait et j'ai pas fait ma difficile sachant le mal que j'avais eu à trouver des nu-pieds potables l'été dernier...


Ne reste plus, pour compléter ma collection de chaussures régressives, que de trouver en taille adulte ces petites babies plates, au cuir ajouré en forme de "gouttes" sur le devant du pied, qu'on portait toutes quand on était bébé... Si vous les croisez, let me know !

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