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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


Les règles d'or (sans lesquelles une femme...)

 
 

"Avoir l'air plus mince dans ses vêtements"...


... C'était le titre d'un dossier mode de "ELLE" il y a quelques mois.  Et visiblement, ça ne concerne pas que nous autres, communes des mortelles. Six jours séparent ces photos de Cameron Diaz en promo européenne pour "Shrek 3". Et pourtant, elle a l'air d'avoir quelques kilos de différence.

A gauche, le 7 juin à Paris, on a une robe Chanel à l'intérêt discutable mais à l'avantage indéniable : elle épouse grâcieusement la sveltesse de Cameron et ses épaules bien dessinées.

A droite, le 13 juin à Madrid, on a une robe KateMoss pour Topshop au rendement plus que nul. La coupe de la robe et son décolleté triangulaire épaississent le gabarit pourtant irréprochable de Cameron. Et sa courteur (?) ajoute une touche de pouffisation dont cette silhouette se serait bien passée.

Bref, c'est la cata.

Et le phénomène s'est vérifié tout au long de la tournée promotionnelle de Cam.

Tout à gauche, le 28 mai à Tokyo, Cameron nous jouait les sirènes bling bling (tremble Beyoncé !) en robe Alexander McQueen. Et semble, quinze jours plus tard à Berlin, avoir ajouté dix centimètres à son tour de taille, en Marchesa. Même gabarit, et pourtant deux poids deux mesures (oh oui, elle était facile...)

La solution ? Privilégier du long ? Ben pas forcément. Parce que le 6 mai à L.A., dans sa minirobe casual-chic Chanel (once again), et ben elle était au top Cam Cam.

Si ce n'est cette regrettable habitude de porter des escarpins pointus, mais c'est encore un autre débat.

La morale de l'histoire ?

Comme disait Socrate, "tout ce que je sais c'est que je ne sais rien". Même un corps quasi divin ne dispense pas d'essayages et de choix judicieux.

Plus que jamais, le style n'a rien d'une évidence et tout d'une aventure...

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Baby feet

En matière de chaussures, j'ai un goût assez arrêté.

Je ne dis pas "un goût" dans le sens de "du goût" (genre je m'autoproclame papesse du chic...).

Non, je dis "un goût" parce que je n'ai pas des goûts assez arrêtés en matière de chaussures. La vérité est que je n'en ai qu'un seul.

J'aime les chaussures qui font des pieds ronds, petits, mignons.

J'aime pas les grands machins pointus, effilés, castrateurs. Autant je ne dédaigne pas des trucs assez intimidants et altiers au niveau des vêtements. Autant, pour ce qui est des pieds, j'aime aller vers la douceur, l'ingénuité.

J'aime les escarpins à la Minnie Mouse plutôt qu'à la working girl, les talons bien épais style Chloé (chunky heels, comme disent les Anglo-Saxons), les compensées de Betty Boop... Bref, tout ce qui concourt à faire de mes extrémités des choses mignonnes plutôt que de grands panards menaçants.

Il me fut donc impossible de résister à l'appel de ces trois modèles sooooooo "baby feet".

Ces compensées Comptoir des Cotonniers aussi attendrissantes et attractives qu'une bouillie à la vanille (ci-dessus et ci-dessous). A porter plutôt avec une french pédicure, pour jouer à fond le côté enfantin.

Et puis ces nu-pieds Zara en cuir et liège, absolument croquignolets, qui ont directement plongé dans mon shopping bag (24,90 €, ça compte pas !). En version noir vernis... ... et en version vermillon ! Adorable avec du taupe, du kaki ou du denim... J'ai eu un coup au coeur tout de suite en les voyant, je trouve le stylisme parfait et j'ai pas fait ma difficile sachant le mal que j'avais eu à trouver des nu-pieds potables l'été dernier...


Ne reste plus, pour compléter ma collection de chaussures régressives, que de trouver en taille adulte ces petites babies plates, au cuir ajouré en forme de "gouttes" sur le devant du pied, qu'on portait toutes quand on était bébé... Si vous les croisez, let me know !

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7 jours de réflexion

Y'a des thématiques qui me fascinent toujours dans les shootings mode.

"La petite robe noire", "La chemise blanche" ou "Etre belle à tous les âges : 20 ans, 30 ans, 40 ans..." Oui, vous remarquerez que le chrono s'arrête souvent à 40 ans... Comme si au-delà, c'était "démerdez-vous" (ou abonnez-vous à Marie-France).

Et puis il y a ce quatrième grand classique, celui qui nous rassure sur les potentialités infinies de notre garde-robe : le jeu des tenues multiples, construites autour de trois basiques.

Cas d'école cette semaine sur mon site chéri www.net-a-porter.com, où ils se sont amusés avec une robe à pois, une veste à manches courtes et un sac. Au total, 7 tenues différentes, une pour chaque jour de la semaine. Je n'appliquerais pas forcément tout le stylisme au pied de la lettre, mais je trouve le résultat ludique et inspirant...


 

 

Evidemment, chaque silhouette suppose l'intervention de fringues ou accessoires complémentaires, et donc de menace accrue sur notre portefeuille... Mais bon, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, non ?

Et puis l'essentiel est là : non, on ne va pas se lasser de ces vêtements ou accessoires si singuliers, si "marqués" visuellement. Il est vraiment possible de les redécouvrir chaque jour en variant leur utilisation et leur association. Et ça fait du bien de se le voir prouvé. Parce que je parie qu'on est nombreuses à se désespérer d'une fringue trop "mémorable"... Petite robe à imprimé choc, veste à architecture zarbi, portées une fois puis dédaignées, comme un coup d'un soir...

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