
J’aurai fait la nique pendant cinq ans à cette vendeuse de Marionnaud. Je ne me souviens plus de son visage, juste du ton sec et définitif qu’elle a pris pour me dire « l’antirides, Mademoiselle, c’est maintenant qu’il faut commencer ». J’avais 23 ans. Et j’ai pensé « Cause toujours ».
J’ai bien acheté un peu de contour des yeux de temps en temps, appliqué toujours à la va-vite, sans faire ce petit tapotement caractéristique et délicat qu’on est censées faire, sinon ça sert à rien.
J’ai bien eu foi dans ce vieux principe selon lequel une peau ultra-hydratée vieillissait moins vite, en me beurrant de Cold Cream, été comme hiver.
J’ai bien milité pour des nuits plus longues, agacée dès que je sentais que je n’allais pas avoir « mes huit heures » et carrément crispée quand on passait en dessous de sept.
J’ai bien profité des vacances pour me requinquer et revenir fraîche et reposée.
Et puis un jour, les vacances n’ont plus suffi. Les grasses matinées non plus. J’ai l’impression que c’est arrivé brutalement, quelque part au printemps dernier. Matin après matin, j’avais l’air plus fatiguée au réveil qu’en allant me coucher (merci encore Miss Nahn pour le lien, t’as vu, il aura décidément bien servi…).
Damned. La malédiction Marionnaud m’avait rattrapée.
J’ai fait quelques essais cet été, de crèmes anti-âge mais un peu glam. Je ne voulais pas rendre les armes de ce côté-là AUSSI, merde. Mais le glam n’a pas été concluant. Sauf pour ma productivité de dartres. A la parapharmacie, ou au soin « technique » j’ai fini par retourner.
Voici ma « beauty routine » de Madame. Car oui, désormais, les Kaïra ne m’appellent plus « Mademoiselle »…
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