Balibulle - Etats d'âme vestimentaires et stylistiques http://www.balibulle.com Modasse et fière de l'être, militante de la futilité, pasionaria de la frivolité, croisée de l'éphémère Fri, 21 Aug 2015 11:04:06 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.1.7 Girl crush / Ilsa Faust http://www.balibulle.com/post/2015/08/21/girl-crush-ilsa-faust/ http://www.balibulle.com/post/2015/08/21/girl-crush-ilsa-faust/#comments Fri, 21 Aug 2015 10:46:39 +0000 http://www.balibulle.com/?p=53369 ilsa_faust_mission_impossible_5

Si je ne me suis toujours pas remise de l’époustouflant « Mission Impossible : Rogue Nation », ce n’est pas seulement parce que j’adooooore cette franchise (#teamtomforever) et que c’était le choix parfait pour mon premier ciné de l’année 2015… C’est aussi à cause d’Ilsa Faust.

Vous avez vu « M : I 5 » ? Est-ce que sincèrement vous n’êtes pas sorti(e)s de la salle en vous demandant « bordel mais qui est cette fille ?! »

Percutante, létale, clairement pas destinée à jouer les faire-valoir, et totalement débarrassée des minauderies, coquetteries et autres chichis ordinairement dévolus aux James Bond girls et assimilées. Avec son nom d’héroïne shakespearienne, Ilsa Faust est cool à crever.

Pendant tout le film j’étais frappée par la sobriété presque militante du personnage, pantalons cigarettes, chemises en soie ou lin, jupe midi, boots, trench fluide, marcel et bikini emboîtants, palette de faux noirs…

mission_impossible_ilsa_faust

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Loin de la combi moulante de croqueuse de diamants, un cliché auquel il est difficile d’échapper quand on est une femme dans un film d’action (« alors qu’est-ce qu’on va pouvoir lui faire faire de crédible ? Tiens, voleuse de bijoux ! »)
Mais parce qu’à l’impossible nul n’est tenu (sauf Tom évidemment), les producteurs se sont quand même fait un petit plaisir avec une séquence quasi tarantinesque à l’Opéra de Vienne :

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Oui c’est rigolo de la voir concasser du malfrat en traîne vert anis, et oui, la « séquence robe du soir » est quasi contractuelle dans chaque volet de la franchise (et on a progressé depuis l’apparition très J. Lo de Paula Patton) mais bon… Moi je préfère Ilsa Faust en mode Lauren Bacall (influence revendiquée de la costumière).

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Mieux que sobre en fait : subtile.
Dans un registre cinématographique où, chez les femmes, bonté rime si souvent avec fragilité (= petite chose vulnérable à décolleté) et force avec méchanceté (#badass), la brise, que dis-je, la tornade Ilsa Faust fait du bien, autant aux yeux qu’au cerveau (remarquez que j’essaie de ne pas trop spoiler l’affaire, j’y arrive ou pas ?)

Nul doute que l’effet de surprise et de fraîcheur n’aurait pas été le même si l’interprète d’Ilsa s’était appelée Charlize Theron ou Jennifer Lawrence. Et pas simplement pour laisser Tom Cruise briller seul en haut de l’affiche. Non c’est en Suède que les producteurs de M:I 5 ont déniché l’étonnante Rebecca Ferguson. Et en bonne Scandinave au goût très sûr, elle est aussi une tueuse de red carpet :

rebecca_ferguson_red_carpet

rebecca_ferguson_mission_impossible_red_carpets

Nan mais cette combi, on en parle ? ♥

rebecca_ferguson_london_premiere_mission_impossible_rogue_nation

Prochain rendez-vous le 11 novembre pour voir si Monica Bellucci et Léa Seydoux (qui était par ailleurs assez fun dans « M : I 4 », mais rayon méchantes donc moins « innovante ») feront aussi bien aux côtés de 007…

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L’impossible robe d’été http://www.balibulle.com/post/2015/08/10/limpossible-robe-dete/ http://www.balibulle.com/post/2015/08/10/limpossible-robe-dete/#comments Mon, 10 Aug 2015 10:36:37 +0000 http://www.balibulle.com/?p=53324 almost_black_dress

C’était pourtant pas compliqué.
Je cherchais une robe qui soit…

Longueur genoux MAIS  jolie avec du plat
+
Pas trop épaisse à porter en été MAIS  avec un tombé bien net
+
Encolure en V MAIS pas trop décolletée
+
Ne moulant ni ventre ni hanches MAIS sans être ample non plus
+
Suffisamment passe-partout pour être mise très régulièrement MAIS pas fadasse
+
Dans une matière autorisant un minimum de transpiration sans être obligée de raser les murs, bras collés au corps
+
Portable dès maintenant (encore une taille de vêtements à perdre) MAIS que je puisse garder ensuite

Ce n’était pas la mer à boire, pensais-je. Mais ça, c’était avant de chercher.

Rembobinons jusqu’à début juillet.
Rentrée euphorique de vacances avec ma valise presque parfaite, je me trouve à court de solutions face à la chaleur parisienne quand le duo débardeur/short est un peu trop décontracté et que je reste privée de mes robes estivales fétiches rescapées de mon grand tri (celles-ci ou celle-là) dans lesquelles je suis encore à l’étroit.

Après une discussion avec Lise, je lui envie sa trouvaille chez COS, une robe portefeuille, longueur midi, qui va l’accompagner tout l’été. « C’est ce qu’il te faut, non ? Une robe, une seule.« 

Quel fossé, entre cet été et les précédents…
Moi qui collectionnais les modèles volantés, colorés, imprimés, me voilà face à un placard vide, rêvant d’une robe-concept qui serait l’uniforme de mon été 2015. Et satisferait à la fois mes envies globales d’optimisation et la nécessité de ne pas multiplier les frais de garde-robe transitionnelle post-grossesse.

À ce moment précis, je me dis que la recherche va être simple, puisque je sais exactement ce que je veux.
À ce moment précis, je comprends que la recherche va être compliquée, puisque je sais exactement ce que je veux.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne me suis pas retrouvée à hésiter devant mille possibilités.
Au point de me demander, au fil des jours, si j’allais trouver une robe, une seule, qui allait cocher au moins quelques uns de mes critères.

Effectivement, il y en a eu une seule.

almost_robe_portefeuille_noire_gerard_darelRobe portefeuille « Almost » en coton, Gérard Darel, soldée ici

Quand je suis sortie de la cabine, son parfait dosage de décontracté-chic et son air subtilement japonisant m’ont immédiatement plu.
Mais simultanément, je voyais bien qu’elle marquait quand même le bassin, et était plus décolletée que prévu (fatalement, l’encolure portefeuille était beaucoup plus ouverte sur mon tour de poitrine à moi, que sur celui de la jeune fille ci-dessus).
Je suis repartie les mains vides, décidée à continuer mes recherches. À les régler par une « simple » robe Empire dans ce genre de coupe, sauf que je n’ai jamais mis la main dessus.
Alors j’ai commencé à repenser à la Darel.

Comme d’habitude, c’est un essayage à domicile qui m’a permis de trancher.
Avec un body opaque en dessous, la question du décolleté s’est réglée.
Restait le problème du bassin marqué. Exactement ce sur quoi je ne voulais pas attirer le regard.
Et me revoilà, par la magie d’une simple robe, face à moi-même et à toutes mes bonnes résolutions. Patience, bienveillance, compromis. Était-ce le moment d’en faire un ?
Ce que je cherchais c’était l’impossible robe d’été. Je ne l’ai pas trouvée.
À la place, j’ai trouvé la « pas si mal robe d’été ».

Patience, bienveillance, compromis.

C’était écrit. Jusque sur l’étiquette de la robe, d’ailleurs. Nom du modèle = « Almost ». Ouais Bali, tu y es presque arrivée.

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Valise, chemises et kilos en trop http://www.balibulle.com/post/2015/07/27/valise-chemises-et-kilos-en-trop/ http://www.balibulle.com/post/2015/07/27/valise-chemises-et-kilos-en-trop/#comments Mon, 27 Jul 2015 16:30:31 +0000 http://www.balibulle.com/?p=53240 veyrier_du_lac

Vous avez l’angoisse de la valise, vous ne savez jamais quoi y mettre, vous vous retrouvez systématiquement avec trop de ceci, pas assez de cela et définitivement trop peu de choses qui vont ensemble ? FAITES UN ENFANT DANS L’ANNÉE.

Le mois dernier, j’ai eu la valise de vacances la plus simple du monde à faire : rien ne m’allait.

Du coup, même les prévisions sournoises qui nous attendaient à Annecy début juin (= huit jours de météo orageuse) n’étaient plus un problème.

En temps normal, j’aurais angoissé à l’idée de devoir faire rentrer dans la valise une double garde-robe : de quoi porter en ville + au bord de l’eau, avec des températures variant entre 28 et 18 degrés, le sec et l’humide. Tyrannisée par le paradoxe du choix, la multiplicité des possibles, la multiplicité des possibilités de faire les mauvais choix…

Mais quand votre scope se réduit au minimum, aller à l’essentiel, au plus juste, devient beaucoup plus naturel. J’ai essayé et remis sagement dans le placard 80% de mes affaires d’été.
Réjouissante ironie : l’été où mon corps aura été le plus difficile à habiller, j’ai eu la valise la plus facile à faire.

Il suffit simplement de ne pas se planter de combat. Le plus gros challenge estival après un accouchement, quand on perd ses kilos très progressivement comme moi, ce n’est pas tant d’avoir l’air plus mince (= oublie), mais de ne pas avoir l’air perpétuellement affaissée.

Les tee-shirts accentuent votre avachissement général, les shorts vraiment short offrent une vue imprenable sur vos cuisses sinistrées, les jupes marquent joyeusement la taille et les robes coincent aux hanches (ou vice versa). Et si vous dites non aux vêtements un minimum structurés => dégaine de sac postal garantie.

Alors qu’est-ce qui reste ? Ce qui m’a fait presque bénir le ciel menaçant qui nous attendait = mes CHEMISES (à suivre, poème d’amour à mes chemises).

Bonheur de mettre des chemises l’été quand le temps s’y prête.
Couvrantes mais légères, légères mais couvrantes.
Couplées à un ou deux shorts bien coupés, à une jolie ceinture et, bien sûr, à des Nu-Pieds Immémoriaux
=> l’uniforme qui allait m’assurer, non pas un corps de rêve, mais au moins, un minimum de tenue. La sensation d’être soignée.

Sont donc parti(e)s à Annecy :

equipment_shirts

=> MES CHEMISES EN SOIE EQUIPMENT
3 investissements que je n’ai jamais regrettés (et j’avoue convoiter en ce moment le modèle dessiné par Garance, que je trouve super réussi, à la fois charmant et intemporel).

=> QUAND IL FAIT TROP CHAUD POUR UNE CHEMISE
3 marcels noirs fluides et longs. Mon préféré est un très vieux COS en coton et soie acheté il y a sept ou huit ans (lors d’une virée shopping en Belgique avec Garance, justement, et Punky B, COS n’avait pas encore ouvert en France, toute une époque). Ce marcel COS je le mets deux à trois fois par semaine chaque été et en hiver sous des blazers (#passionlessive).

=> PLUS LONG, LE SHORT
Voici le modèle Gap que j’ai acheté cette année, en kaki (soldé ici) :

gap_short_boyfriend

Il était voué à remplacer la coupe « bouffante » de mon vieux Topshop et c’est probablement un achat que j’aurais fait avec ou sans kilos de grossesse.

Au final, c’est un allié d’autant plus précieux cet été, parce que ses quelques centimètres de longueur supplémentaires sont particulièrement opportuns. Il ne gomme pas miraculeusement hanches et cuisses par effet d’optique, hein. Mais au moins, il permet de rester digne. Tenue, là encore.

=> L’INVITÉE SURPRISE, LA JUPE FENDUE

jupe_fendue_gap

Pas devant, pas derrière, mais sur les côtés.
Pas jusqu’en haut, hauteur genoux c’est suffisant.
Beaucoup plus flatteur pour la ligne que les longs et volumineux jupons de mes années 2011.
J’ai trouvé mon bonheur chez Gap, encore, dans une matière façon polo Lacoste. Mais hélas de piètre qualité. Ça bouloche un peu sur l’envers, elle ne me fera qu’un été. Mais je saurai quelle forme chercher à l’avenir quand je voudrai la remplacer. Impression que cette coupe et cette longueur c’est « ma » jupe longue. Évidemment, hyper versatile selon les chaussures qu’on lui associe :

jupe_fendue_gap_chaussures
=> JUSTEMENT, PARLONS CHAUSSURES
À Annecy je n’avais pris que 3 paires (EXPLOIT) (vous vous souvenez de ça ? Bon, on progresse.)
• Mes tongs noires Abercrombie & Fitch (ci-dessus)
• Mes Converse (ci-dessus)
• Mes NPI évidemment, immortalisés souvenez-vous au bord du lac. Du noir, du gris, du cuir naturel. Je n’ai manqué de rien.

=> LE MAILLOT ?
Vous connaissez déjà la réponse… Fidèle à moi-même, j’ai emporté deux une-pièce noirs à décolleté en V et bretelles nouées sur la nuque : un Gossard increvable que je dois avoir depuis douze ans et qui accepte toutes mes variations pondérales sans broncher. Et mon millésime 2013 de Princesse Tam Tam, le modèle Olympe :

olympe_princesse_tam_tamIls m’ont fait me sentir non pas totalement à l’aise, mais le plus à l’aise possible. Je savais, là, que je « faisais de mon mieux » et que je pouvais profiter de l’instant présent.
D’autant que, luxe absolu, on accédait au lac via notre petit ponton à quelques mètres de la maison, donc piquer une tête dans l’eau fraîche était à portée de main tout au long de la journée (bon sauf les 2 jours où on a vraiment eu de l’orage).

=> MAIS AUSSI…
• une marinière zippée (Gap)
• une « parkaway » imprimée (Comptoir des Cotonniers)
• un short cargo bleu marine (Décathlon rayon hommes, ce genre. Que j’adore marier en ville avec des hauts assez féminins (par exemple, cette blouse) et, en vacances, porter simplement sur mon maillot de bain ou avec un marcel échancré + body en dentelle)
• un sac à dos en toile bordeaux (Muji)
• une ceinture en cuir caramel (Zara, rayon hommes)

Au final, un mélange de couleurs soutenues (kaki, bordeaux, caramel, émeraude) et d’imprimés (rayures, python, camouflage, hirondelles…) pour accompagner des basiques noirs, gris et marine. Rien de triste, malgré l’absence de mes pièces les plus féminines et chatoyantes (comme mes bien-aimées robes en soie Bel Air…). Comme si mon placard me disait : « Fais-moi confiance. Tu vois ? Tout va bien. » (sic)

Je suis rentrée ravie de ma valise et de continuer à « utiliser » mon changement de morphologie et de poids pour affiner mes goûts et mettre mon bien-être – physique et psychologique – au premier plan.

Alors je vous souhaite la même béatitude sur la route des vacances et, si vous êtes déjà rentré(e)s, hey, on va se tenir chaud ! D’autant que j’ai une autre histoire pour vous sur le feu, celle de l’Impossible Robe D’Été… Tout un roman, hein ? À très vite !

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Le nu-pied immémorial (suite et fin) http://www.balibulle.com/post/2015/07/02/le-nu-pied-immemorial-suite-et-fin/ http://www.balibulle.com/post/2015/07/02/le-nu-pied-immemorial-suite-et-fin/#comments Thu, 02 Jul 2015 16:10:50 +0000 http://www.balibulle.com/?p=53212 k_jacques_epicure
Non je ne vous infligerai pas encore cette semaine mon billet tant-attendu-tant-teasé-bon-qu’est-ce-que-tu-fous-Bali sur ma valise de vacances, parce qu’elle était conçue pour affronter au minimum 10 degrés de moins et quelque chose me dit que ce sujet-là mérite un meilleur timing.

En revanche, comme dans mon billet tant-attendu-tant-teasé-etc. je vais vous remontrer le fameux Nu-Pied Immémorial déjà aperçu ici, un petit topo préalable sur la question me semble de bon aloi, pour ne pas dire urgent.

La Quête du Nu-Pied Immémorial, c’est une aventure qui a démarré il y a un an.

QUI ES-TU, NU-PIED IMMÉMORIAL ?
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Une paire de nu-pieds omniprésents et omnipotents.
Un talisman estival où, au fil des ans, viendraient s’accrocher mille souvenirs et promenades. Tout à la fois réminiscences et promesses de beaux jours écoulés dans la gaieté et l’insouciance, car opportunément chaussée.
Tout ceci permis bien sûr par l’excellente qualité de fabrication du Nu-Pied Immémorial, à l’épreuve du temps grâce à ses finitions soignées, son confort, et son design simple et racé (= faut investir et penser cost-per-wear).
Pas de risque de s’agacer de brides, clous ou chichis en trop avec le NPI, qui a la juste quantité de sophistication pour durer. Ni trop (= cheap) ni trop peu (= chiant).
Bref, le NPI ce n’est pas une chaussure, c’est un art de vivre.

LE CHALLENGE
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Cette fois, pas besoin de phosphorer sur la couleur.
Le NPI est par définition en cuir naturel puisque nous l’héritons d’Aristote, Spartacus ou – plus proche de nous – Jésus.
Mais cela ne nous dispense pas pour autant d’une réflexion sur sa ligne.
Un NPI, ce n’est certes rien de plus que quelques brides de cuir agencées sur le pied. Mais c’est évidemment cette simplicité apparente qui, comme toutes les simplicités apparentes (pléonasme, au fond), implique d’autant plus la question de la justesse. Entredoigt ou pas entredoigt, salomés ou spartiates, bride cheville ou bride talon…
Même si je vis en paix avec mes arpions, le fait est que certains jeux de brides les flattent un peu mieux que d’autres. Restait à déterminer lesquels.
Il y a un an donc, j’avais quatre modèles en ligne de mire.

rondini_k_jacques_sandales_cuir_naturel.jpg

Et vous le savez déjà si vous avez un peu suivi, aucun n’était voué à devenir mon nu-pied immémorial.

Les deux paires Rondini (salomés et modèle tressé St Raphaël) me font le pied triste.
Et côté K Jacques, mon essayage des iconiques Caravelle (spartiates à gros bracelet de cheville) et Buffon (concurrentes de la salomé Rondini, mais avec deux brides transversales en plus) a finalement été éclipsé par le combo entredoigt/brides croisées/bride cheville des Épicure :

kjacques_epicure

Modèle rendu mondialement célèbre par :

k_jacques_epicure_kate_moss

Alors oui, ok, si TOUT ÇA C’ÉTAIT POUR FINALEMENT FAIRE COMME KATE MOSS, j’aurais pu commencer par là et me/nous épargner ce qui précède.

Mais j’avais déjà vu ces photos (qui datent), et je ne pensais pas que mon NPI pouvait être son NPI, et que ma recherche des Justes Brides m’amènerait sur quelque chose dans cet esprit, loin des bien plus photogéniques Salomés et Caravelle revenant à longueur d’itw d’actrice / blogueuse influente jusqu’en 2013 (ensuite, il y a eu un big bang nommé Birkenstock) (puis Stan Smith) (mais moi, en mode connasse been there, done that, je suis restée bloquée en 2013).

À l’essayage ce fut radical, il se passait quelque chose quand j’enfilais les Épicure, qui n’arrivait pas avec les autres paires.

Juste couvrance du pied, juste soulignement de la cheville (déterminant pour le galbe de la jambe et donc l’harmonie short/jupe/robe) et puis last but not least : juste couleur de cuir naturel, ni trop clair ni trop foncé, ni trop marron, ni trop orange.
Jingle Carmina Burana : le NPI était à mes pieds.

TRAVAUX PRATIQUES
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k_jacques_lookbook

Marinières zippées / GAP (soldées ici)
Short à revers kaki / GAP (soldé ici)
Blouse plumetis blanche / MANGO (2012), portée ici
Jupe imprimé tortues /J.W. ANDERSON pour TOPSHOP (2013), portée ici
Jupe zébrée / H&M (2011), portée ici
Chemise en soie kaki / MiH
Nu-pieds « Épicure » en cuir naturel / K. JACQUES

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Chemises rayée et python / EQUIPMENT (2012), portées ici
Short cargo bleu marine / DÉCATHLON HOMME (2013)
Tee-shirt corail / GAP (2014)
Robe en soie à imprimé ethnique, raccourcie en tunique / AMERICAN VINTAGE (2012)
Short à revers kaki / GAP (soldé ici)
Nu-pieds « Épicure » en cuir naturel / K. JACQUES

k_jacques_lookbook_3

Robe cache-coeur / KOOKAÏ (2011), portée ici
Besace en cuir kaki / GREAT BY SANDIE (2011), portée ici
Gilet en maille kaki / MASSIMO DUTTI (2014), porté ici
Sac à dos en toile bordeaux / MUJI (2013)
Short cargo bleu marine / DÉCATHLON HOMME (2013)
Débardeur noir à poche poitrine/ T BY ALEXANDER WANG
Nu-pieds « Épicure » en cuir naturel / K. JACQUES

Du plus casual au presque dressy, le NPI est dans la place.
Évidemment, je ne peux pas passer sous silence ma palette de couleurs, vous avez déjà constaté par vous-mêmes… Kaki, caramel, bordeaux, noir, émeraude, corail… on coche déjà pas mal de cases. Et bien sûr avec le bleu cobalt, le gris ou le beige ce sera banco aussi.

LES COLLÈGUES
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NPI ok, mais je n’en oublie et dédaigne pas pour autant ses petits camarades nu-pieds arrivés avant lui, et la réorganisation de leurs missions respectives.
Alors que j’aborde mon deuxième été sans talons, mon constat est clair : 5 paires suffisent à mon bonheur.

nu_pieds_capsule

1/ NPI « Épicure » de K. Jacques (2015) // neutres et tous terrains, particulièrement amies avec les vêtements colorés.

2/ sandales tressées « Eva » d’Alexander Wang (2012) // la dose de glam rock instantanée qui décoince les petites robes et chic-ise les shorts et pantalons en toile.

3/ tongs noires Abercrombie & Fitch (2010) // la touche 90’s en jupe longue (coucou JAC et Laure), et la touche « the dude » avec tout le reste.

4/ sandales bijoux River Island (2011) // la « bonne mine des pieds ». Malgré leur profusion de couleurs et pierreries, elles restent étonnamment harmonieuses et versatiles. Je les sors même dès le printemps, en trench, jean et chemise rayée. Probablement l’une des plus belles prises de toute ma garde-robe.

5/ nu-pieds léopard Zara (2012) // cette forme très épurée sublime à merveille les couleurs inattendues ou les imprimés qui claquent. C’est chose faite avec le léoparfait de ces Zara, à la fois cool et féminines, et peut-être plus polyvalentes encore que mes NPI. 

Je me rends compte en regardant cette « capsule » que c’est l’un des territoires les plus aboutis de ma garde-robe et que j’ai le plus de plaisir à manier = peu de choses, bien choisies, avec de la personnalité mais hors tendances, polyvalentes et confortables. Une vraie boussole pour le reste de ma penderie.

 

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She’s a maniac http://www.balibulle.com/post/2015/06/15/shes-a-maniac/ http://www.balibulle.com/post/2015/06/15/shes-a-maniac/#comments Mon, 15 Jun 2015 14:57:40 +0000 http://www.balibulle.com/?p=53180 magie_du_rangement_marie_kondo

Vacances aidant, je suis enfin venue à bout de « La Magie du rangement », le best-seller signé de la fée du logis nipponne Marie Kondo, dont la sortie fin février a provoqué un tsunami médiatique et mes premières contractions (sic).

Tout comme les livres de sa coreligionnaire Dominique Loreau, « La Magie du rangement » est presque taillé pour agacer.
Par son propos radical, à la fois hyper directif et moyennement argumenté (comme quand Marie Kondo écrit « je ne suis pas certaines des raisons mais je vous assure que ça fonctionne »).
Par son ton. Les anecdotes ou manies loufoques de l’auteur (parler aux objets ou aux maisons, leur prêter des sentiments) héritées d’une enfance obsessionnelle et solitaire, pouvant susciter autant la sympathie que la perplexité.
Et puis par son sujet tout simplement.

Comme toutes les modes, le désencombrement voit croître le nombre de ses adeptes comme celui de ses détracteurs.

Prétendre que nous sommes tous faits pour trier, jeter, nous épanouir dans un cocon épuré n’a évidemment pas de sens (<3 Marie).
Et même chez les personnes sensibles à la démarche, toute méthode draconienne vient nécessairement titiller notre pré carré de liberté et notre esprit de contradiction, comme tous les diktats modernes nous expliquant comment mieux manger / consommer / vivre notre vie.

Je suis une maniaque contrariée.

Je n’aime rien tant qu’un intérieur au cordeau (n’est-ce pas ?), mais c’est toujours un effort d’y parvenir, parce que je ne range pas au fur et à mesure derrière moi. J’éparpille, je sème dans mon sillage et à la fin de la journée il me faut une demi-heure / une heure pour tout remettre à sa place. Au travail, mon bureau est sans dessus dessous à 15h, et nickel à 20h30. Je ne peux physiquement pas partir sans l’avoir remis en ordre.
Chez moi, mon humeur est indexée sur le degré de rangement. Nervosité si c’est le foutoir, détente si tout est à sa place. J’en viens à redouter les visites impromptues, de peur de présenter un intérieur « indigne » de ce que j’ai envie de refléter.

Donc a priori, je suis une cible parfaite pour Marie Kondo, dont la méthode promet un intérieur « définitivement » épuré, grâce à l’élimination préalable de tout le superflu (l’impitoyable phase de tri supprimant souvent 75% du contenu d’un foyer) suivie par la mise en place d’une routine de rangement précise et optimisée.

Alors au final, que m’a apporté son livre ? Des réflexions, plutôt que des solutions.
Voici neuf pistes qui m’ont fait phosphorer :

1/ vider son sac à main tous les soirs

L’idée n’est pas de re-dispatcher chez soi tout ce qu’il y a dedans, mais juste de transvaser le contenu, quitte à ce que ce soit dans une simple boîte, toujours la même, logée dans un placard, toujours à la même place.
Mine de rien, une bonne gymnastique pour petit à petit, réussir à alléger sa charge quotidienne.
Sauf quand, bien sûr, on sait déjà vivre sans sac.

2/ désacraliser le neuf

J’ai eu ma phase « je ne porte pas cet achat tout de suite, sinon il n’aura plus cette petite magie« , qui signifiait en creux qu’un vêtement était donc plus désirable fraîchement sorti de la boutique qu’une fois sur mon dos.
Marie Kondo recommande de retirer dès leur acquisition les étiquettes et emballages des vêtements, pour vite se les approprier.
Aussi anecdotique soit-il, le geste ne manque pas de portée symbolique. En disant : le supplément d’âme, il vient de votre penderie, de la synergie que le nouveau vêtement forme avec vos anciens.
D’ailleurs, à chaque fois que j’ai tardé à retirer une étiquette, c’était mauvais signe. Dont acte.

3/ l’hymne à la joie

C’est l’axe fondamental de la « méthode KonMari » : la joie comme critère de tri.
Si le simple fait de prendre en main tel vêtement vous met toujours en joie, vous le gardez.
Si ce n’est pas le cas, vous vous en séparez, en le remerciant de vous avoir « donné de la joie au moment de son achat » ou de vous avoir « montré ce qui ne vous va pas« . Ça paraît nigaud formulé de la sorte… mais au fond c’est assez pertinent. Parce que cette méthode ne cherche pas à nier le lien affectif qu’il y a entre vous et votre vêtement. Mais recommande de se laisser traverser par ses émotions, pour les utiliser ensuite. Il n’y a que deux alternatives à la joie : l’indifférence ou le vague à l’âme. Dans les deux cas : ça vire.

4/ « La maison de vos parents n’est pas un refuge pour vos souvenirs »

Ceux qu’ils tiennent à garder, oui. Ceux que je leur impose, non.
Sûr que ma main tremblera au moment de jeter certains bibelots ou vieux souvenirs, mais je dois être honnête avec moi-même, c’est d’un intérêt relatif et ça ne manquera pas à Ève de ne pas pouvoir découvrir mon bulletin de notes de 1991 ou ma première jupette de tennis.
J’avais réussi à quitter la maison de mes parents avec peu de ces souvenirs, réconfortée par l’idée qu’ils n’étaient pas « perdus ». Si je déménage avec davantage d’espace de rangement (fingers crossed), je n’aurai plus d’excuse. Soit je les rapatrie chez moi, soit je les jette. Dur !

5/ se convertir au rangement vertical

Walinette en a déjà vanté les mérites de manière plus que probante, photos à l’appui.
Et le tuto de la Youtubeuse Lavendaire résume plutôt bien le principe en vidéo :

De mon côté, je suis encore en stand-by sur le sujet, parce que le rangement vertical ne se pratique qu’avec des tiroirs (j’en ai peu), et plus précisément des tiroirs assez profonds (sans quoi les pièces épaisses sur lesquelles il est vraiment intéressant de gagner de la place, comme les sweats à capuche de l’Homme avec lesquels je me suis entraînée, ne rentrent tout simplement pas dedans, ça fait un paquet compact, certes, mais qui dépasse en hauteur = fail total).
Donc stand by, d’autant plus que j’ai plutôt une garde-robe « à cintres » (beaucoup de robes et de hauts fluides et fins, tee-shirts compris).
Bref, j’aimerais m’y mettre mais ça risque d’être limité (mes jeans, à la rigueur ?)

6/ ne pas transformer ses rebuts en vêtements d’intérieur

Réflexe que j’étais justement en train de lâcher, et qui n’est qu’une excuse de plus pour ne pas trier. « Ce que vous portez à la maison influe sur l’image de soi », nous écrit Marie Kondo. Si ça ne mérite plus d’aller dehors, ça ne mérite pas de rester dedans non plus.

7/ un cadeau est fait pour être reçu, pas pour être gardé

Politiquement incorrect, et assez libératoire, non ? Une bonne manière de détourner le fameux « c’est l’intention qui compte« …

8/ ne pas multiplier les accessoires/solutions de rangement

Pour moi qui craque irrémédiablement sur les boîtes imprimées House Doctor, les paniers en métal, et viens justement d’investir dans un stock de housses à rayures marinière, la question, comment dire, tombe à pic.

rangement_panier_metal_housse_mariniere_boites_house_doctor
Dépenser de l’argent en paniers, séparateurs de tiroirs ou colonie de boîtes Muji (coucou JAC), c’est à double tranchant.
Plus vous avez d’espaces de rangement délimités, mieux vous rangez, mais plus vous gardez, aussi. Au lieu de déstocker.
Mieux vaut donc limiter ce type d’accessoires, sous peine de passer son temps à chercher quelque chose à mettre dedans, ou d’encombrer et désorganiser votre appartement pour les mettre en valeur.

Bien sûr, Marie Kondo milite pour LA loi sacrée du rangement : chaque chose à sa place, donc une place pour chaque chose. Mais elle vante les mérites de la boîte à chaussures vide ou des packagings Apple (iPod, iPhone…) en guise de contenants optimaux.
Bon, on a le droit d’avoir envie d’autre chose…

9/ « Un de ces jours signifie jamais »

Vrai pour tout, tout le monde, tout le temps.

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http://www.balibulle.com/post/2015/06/15/shes-a-maniac/feed/ 122
Ou comment écrire un roman sur le choix d’une paire de Converse http://www.balibulle.com/post/2015/06/09/ou-comment-ecrire-un-roman-sur-le-choix-dune-paire-de-converse/ http://www.balibulle.com/post/2015/06/09/ou-comment-ecrire-un-roman-sur-le-choix-dune-paire-de-converse/#comments Tue, 09 Jun 2015 12:05:21 +0000 http://www.balibulle.com/?p=53126 converse_grises_blanches_beige_frappe

 

Vous avez pas mal tilté sur la malédiction de l’ersatz dont je vous parlais la semaine dernière.
Ce basique qu’on n’a pas dans la bonne coupe ou la bonne couleur et qui du coup, plombe notre garde-robe sans nous être utile.

J’ai réussi à en solutionner quelques-uns ces derniers mois : la parka kaki légère, le short kaki, le blazer blanc ou le nu-pied en cuir naturel (ouiiii, enfin ! Le nu-pied immémorial ! Bien sûr on y reviendra). Tous donnés, et tous trouvés en mieux.

Mais alors la Converse, quelle affaire… C’est parfois le cas avec les trucs qui existent depuis toujours et que tout le monde a. On pense que c’est simple. Qu’il suffit de prendre une couleur qui vous plaît et hop.

Au contraire.

Finalement la Converse, bête comme chou soit-elle, m’a vraiment servi d’exercice appliqué pour mieux me cerner, et cibler mes besoins.

Pour vous c’est peut-être le short en jean ou la chemise blanche (au hasard, hein) (ok, ce sont des problèmes, ou plutôt des problématiques aussi pour moi)
L’idée, c’est comment ces basiques nous challengent parce qu’ils ont l’air inoffensifs. Et comment éviter tant que possible les chausse-trappes.

1/ D’ABORD, POURQUOI UNE SEULE PAIRE ?
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Oui, c’est un brin consternant de devoir poser cette question. Mais bon on est sur un blog mode, non ?
Pour la réponse, vous avez déjà une petite idée : optimisation, réduction du nombre de pièces dans mon placard, polyvalence, cost-per-wear, renforcement du lien affectif avec la paire « élue »…
Même si les Converse ne coûtent pas trop cher, j’en veux une seule paire.
« Ma » paire de Converse.

2/ POURQUOI CHANGER ?
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J’ai possédé deux paires pendant de longues années.
• Une mandarine… bon je ne vous fais pas de dessin. Oui c’est vitaminé, mais complètement à côté de la plaque par rapport à ma garde-robe. C’était un peu ma « paire d’ado » (attardée).
• Une pistache. Qui dénotaient également dans la plupart des silhouettes avec lesquelles je voulais les porter. À cause de leur couleur, mais aussi parce je n’ai longtemps pas compris avec quoi porter des Converse.

3/ CONVERSE = FAUSSE AMIE ?
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converse_inspiration

Voilà 3 images trouvées sur Pinterest illustrant mes premières réflexions autour d’un nouveau modèle à acquérir :

1/ J’adore le combo Converse + slim
2/ Récemment je me suis mis à rêver d’une paire caramel (palette de couleurs quand tu nous tiens)
3/ Et je trouve comme beaucoup de monde que les blanches sont par essence sublimes.

J’ai d’abord pensé que ces trois images, ces trois désirs, étaient de bons outils pour guider mon choix. Mais en y réfléchissant à deux fois, j’ai réalisé qu’ils étaient déconnectés de ce que je suis, moi.
Parce que :

1/ En planchant sur la question du slim, je suis déjà parvenue à la conclusion que la « ligne droite » (moulante de haut en bas) ne me va pas.
Sur moi un slim, pour ne pas tasser ou couper la jambe, doit s’accompagner d’un peu de volume autour du mollet.
En hiver, avec des bottes courtes et un peu larges comme ici.
Au printemps, avec un revers et la cheville dénudée, comme .
Question de galbe et de rééquilibrage des volumes.
Donc exit la continuité visuelle Converse + slim.
Mais oui aux proportions mi-mollet (+ un pantalon large roulotté), au long (+ une jupe) ou au court au-dessus du genou (+ un short).

2/ Le caramel est un des piliers de ma garde-robe, assez polyvalent pour être porté avec un maximum de mes vêtements.
Alors où est le hic ?
Dans le fait que j’ai déjà des Palladium caramel. Donc des Converse feraient double emploi dans les tenues que je compose avec (typiquement : marcel noir + gilet kaki + short violine + sac à dos bordeaux + Palladium caramel).
Autant rendre mes futures Converse singulières, plutôt que de leur faire jouer les simples doublures.

3/ Blanc = universel = choix safe ?
La Converse blanche, si vous l’aimez immaculée comme moi, ça pète aux yeux, ça flashe aux pieds, c’est limite un statement.
Surtout si, comme moi encore, vous portez peu souvent des vêtements pâles. J’en mets, mais rarement. Donc sur des silhouettes foncées ou colorées, des Converse blanches n’en contrasteraient que plus fortement.
C’est là que notre définition personnelle de l’usage de la Converse entre en ligne de compte.
Pour vous, c’est quelque chose qui doit se fondre dans la silhouette ?
Ou se remarquer ?
Ou un peu des deux, selon les tenues ?
Moi je voulais qu’elle se fasse presque oublier, qu’elle soit à la fois évidente et subtile, présente mais sans la ramener.
Je n’étais pas sûre du blanc. Mais je voulais essayer quand même. C’est là que j’ai pris le taureau par les cornes.

4/ VIVE LE BENCHMARK À DOMICILE
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converse_grises_blanches_beige_frappe

Oui, et vive les frais de livraison et de retour gratuits chez Zalando et Sarenza…
D’abord, j’ai listé les vêtements avec lesquels je pensais pouvoir porter des Converse, morphologiquement parlant :
– un pantalon large Gap à revers, rayé bleu ciel et écru
– mon increvable pantalon en toile kaki Mango
– cette jupe longue Gap rayée bleu marine et blanc, achetée le mois dernier
– ce short kaki Gap ni trop long ni trop court (dans le coloris « army green »)
– ce bootcut Gap (par ailleurs seul jean dans lequel je re-rentre pour l’instant)

Munie de cette liste, j’ai commandé :
– une paire nude (une série limitée pour hommes de 2012 que je n’ai retrouvée hélas que sur eBay)
– une blanche
– et les deux « neutres » de ma palette perso, beige et gris.

Verdict ?

=> les nude et blanches sont belles « en soi » mais rajoutaient trop de contraste au reste de la silhouette, diminuant mes options de tenues.

=> tout en ayant une couleur un peu boring, les beige ajoutaient quand même du contraste (= double peine)

=> les grises ont passé tous les obstacles haut la main.
• Se fondant parfaitement avec mes deux pantalons en toile et mon bootcut
• Accompagnant joliment mon short kaki
• Ni vraiment foncées ni franchement claires, donc assez versatiles
• Présentes mais discrètement
• Intemporelles mais pas fades

J’ai commencé à les porter sur le champ. Et n’ai pas cessé depuis. Elles viennent de partir en vacances avec moi (oui je vous écris installée face au lac d’Annecy).

5/ ÉPILOGUE
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Si je synthétise, voilà les étapes successives par lesquelles je suis passée.
Et qui peuvent peut-être s’appliquer à d’autres basiques :

=> dissocier « l’aura » du basique de sa fonctionnalité concrète. Les images d’inspiration c’est bien, mais ça n’est pas toujours le mode d’emploi approprié pour soi (et c’est vachement plus insidieux que ce qu’on croit)

=> identifier les proportions et silhouettes pertinentes sur soi, et les vêtements associés

=> savoir ce qu’on attend de ce basique en terme d’impact visuel (discrétion/statement)

=> édifier une liste de choix possibles (je dirais que 4 c’est déjà pléthorique, mais c’est vraiment affaire de logistique personnelle…)

=> essayer chez soi, avec un maximum de vêtements et pas juste en cabine avec une tenue traître (celle avec qui ça va super bien et qui vous fait croire que ça ira avec tout le reste, mais aussi celle avec qui ça ne va pas et qui vous décourage…)

Ouf ! C’était l’interminable histoire de mon achat de Converse.

Je sais que ce genre de billets peut prêter à sourire quand justement, on prétend chercher à se simplifier la vie vestimentaire.
Mais j’aime beaucoup la réflexion d’Un-Fancy sur ce sujet : the time I spend on the process of simplifying is small compared to the time I spend enjoying that simplicity.

Voilà.

J’ai passé (et aimé passer, parce que c’est mon tempérament) beaucoup de temps sur cette affaire de Converse. Et maintenant je passe encore davantage de temps à apprécier de les avoir aux pieds.

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