Balibulle - Etats d'âme vestimentaires et stylistiques http://www.balibulle.com Modasse et fière de l'être, militante de la futilité, pasionaria de la frivolité, croisée de l'éphémère Tue, 23 Sep 2014 15:38:02 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.0 L’attaque des clones http://www.balibulle.com/post/2014/09/23/lattaque-des-clones/ http://www.balibulle.com/post/2014/09/23/lattaque-des-clones/#comments Tue, 23 Sep 2014 14:13:22 +0000 http://www.balibulle.com/?p=51705 tee_shirt_blanc_gap

Voilà de nouveau une affaire cruciale soulevée cet été par L’Armoire Essentielle : achetez-vous vos basiques en double ?

La question peut sembler paradoxale pour qui essaie de réduire la taille physique de sa garde-robe…
Mais elle ne manque pas de pertinence s’il s’agit de réduire sa taille stylistique. A ce titre, deux t-shirts blancs identiques « valent » un seul t-shirt blanc. C’est juste qu’on a un exemplaire supplémentaire pour un turn-over plus fréquent ou en back-up le jour où le numéro 1 nous lâche.

Reste à savoir le pratiquer sur le moment, ce double jeu. Et ce n’est pas mon fort.

J’ai souvent pratiqué l’achat multiple ces dernières années, et à chaque fois, à côté de la plaque.
Soit parce que j’avais acheté en 3 couleurs différentes un même modèle de robe finalement très peu mis.
Soit parce que j’avais effectivement acheté deux versions identiques (ces boots par exemple), mais au moment d’éventuellement passer à l’exemplaire de rechange… je m’étais déjà lassée de l’original.

Dans le premier cas il ne s’agissait pas d’un basique, dans le deuxième oui. Mais à chaque fois j’avais mal ciblé.

Est-ce que ce sera le cas de ce « t-shirt parfait » Gap ?
J’étais si enthousiaste quand j’ai mis la main dessus en avril dernier que je l’ai acheté en… huit exemplaires : deux blancs, deux corail, deux marine et deux gris. Et j’en ai même offert un blanc à Lise tellement j’étais ravie de ma trouvaille.

tee_shirt_corail_gap_2014

Idem avec leur chemise en jean.
Ou avec mes chemises en flanelle Muji de cet hiver, que j’ai également (chacune) en double.

Verdict ? A chaque fois que je tombe dessus, même quand la version « bis » est rangée ailleurs, eh bien… ça m’encombre. Bien sûr, je manque encore de recul pour savoir si j’ai bien fait ou non et du coup j’ai l’impression que le spectre du double achat raté plane au-dessus de moi tel le vautour.

Mais à force d’y réfléchir, je me suis rendue compte que ce n’était pas ce qui me gênait le plus. Bon, une erreur d’achat de plus ou de moins, je ne suis plus à ça près. Non ce qui me chagrine le plus, c’est cet « effet clone », qui fait qu’on attache moins de valeur affective à chaque objet parce qu’il n’est pas unique.
Est-ce qu’en multipliant les exemplaires de mes basiques je ne les ai pas vidés de leur substance ?
Est-ce qu’il était vraiment plus important d’avoir un back-up pour chacun, plutôt que de passer à autre chose une fois qu’ils seront trop usés ?

Cas d’école : ce gilet kaki en coton Massimo Dutti.

gilet_massimo_dutti_kaki_ete_2014

Il a la bonne longueur, la bonne couleur, un joli tomber, il se lave facilement et il est « ajusté-mais-fluide » : autrement dit, il ne me donne pas une dégaine de quaterback comme la plupart des gros gilets. C’est probablement mon GU, mon gilet ultime (en revanche pour le gros pull ultime, je cherche toujours hein), et j’ai résisté à la tentation de l’acheter dans d’autres couleurs. Je savais qu’à choisir, le kaki était la meilleure.
C’était en juin, en Espagne.

Depuis je vous le donne en mille, je me ronge les sangs (oh, pas moins) parce que je ne l’ai pas acheté en double au moment des soldes à mon retour en France – où il était mieux soldé qu’en Espagne, va comprendre.

Voilà pour celui-là, je n’ai pas de parachute. Le jour où il me lâche c’est fini. Pas d’effet clone et du coup… eh bien je l’aime encore plus. Mais je m’en veux de ne pas l’avoir en double. Mais du coup j’y tiens encore plus… Cercle infernal. Garde-robe affective contre garde-robe fonctionnelle. Le bonheur se situe probablement à mi-chemin. Et dans ma tête, plutôt que dans mon placard.

]]>
http://www.balibulle.com/post/2014/09/23/lattaque-des-clones/feed/ 19
Mes foulards http://www.balibulle.com/post/2014/09/13/capsule-mes-foulards/ http://www.balibulle.com/post/2014/09/13/capsule-mes-foulards/#comments Sat, 13 Sep 2014 11:29:45 +0000 http://www.balibulle.com/?p=51601 capsule_foulards_balibulle

Attention ! Pas l’écharpe ou le snood. Juste = le foulard.

Voilà mon carré d’as, les 4 rescapés de mon tri, mes 4 basiques.
Avouez qu’ils ne le portent pas sur eux. Passons encore sur le motif pied-de-coq à liseré camel, mais alors un imprimé hawaïen, des flamants roses et un gloubiboulga kaki-corail-lilas-bleu ciel, on a fait mieux niveau basiques… Pourtant ils le sont à mes yeux, aussi bariolés soient-ils.

Chacun d’entre eux est un coup de coeur, et je crois beaucoup à ça pour les foulards. On ne « décide » pas d’acheter un certain type d’imprimé avant de l’avoir croisé, sauf peut-être un léopard et encore.
En plus, ils ne m’ont pas coûté grand chose (un H&M, un La Redoute, un Zara et un Princesse Tam Tam, qui est en fait un paréo).
J’ai coupé toutes les étiquettes (quoi de plus agaçant que l’étiquette d’un foulard ou d’une écharpe, hein ?) mais je crois qu’à part le Princesse Tam Tam ils sont tous en synthétique.

Le premier, le H&M, est le plus ancien de tous, seul rescapé de mon « ex » garde-robe. Les trois autres sont des acquisitions de ces derniers mois, où je me suis débarrassée des formats et étoffes qui ne me conviennent pas pour me recentrer sur ce que je porte vraiment, à savoir : pas de chèches, pas d’étoles. Mais des carrés ou de grands formats rectangulaires. Avec un tombé à la fois fluide et volumineux, qui « gonfle » autour du cou. Le bon test, c’est de voir si le foulard fait de lui-même un « dôme » quand on le laisse tomber en boule sur une table.
Mais passons aux présentations.

_________________________________

Le H&M

foulard_HM_multicolore

Acquisition miraculeuse plusieurs semaines après l’avoir vu immortalisé dans une série mode de ELLE. Je pensais ne jamais mettre la main dessus. J’y tiens précieusement depuis. Il va à merveille avec… eh bien avec à peu près tout, le kaki, le bordeaux, le camel, le violine, le vieux rose, toutes ces couleurs estivales dont je ne me lasserai jamais. Et puis les rayures et les fleurs, aussi. Il a quatre ou peut-être cinq ans, des bouloches, et voyagé partout.

_________________________________________

Le ZARA et le LA REDOUTE

foulard_zara_la_redoute

Je vous les ai montrés on duty récemment, ici et . Pour moi ils sont l’archétype du duo qui marche toujours = noir et blanc + couleur basique (camel ou vert amande, donc). Ca va avec un nombre incalculables de trucs, c’est inratable.

_________________________________

LE PRINCESSE TAM TAM

pareo_flamingo_princesse_tam_tam

Ma bonne surprise de l’été. C’est en fait un paréo que j’ai eu en cadeau pendant une promo en boutiques en achetant mon une-pièce Olympe. Non seulement l’imprimé naïf me ravit, mais en plus il est ultra agréable à porter, à la fois léger et douillet, le bleu marine tirant sur l’indigo est à la fois profond et lumineux, surtout avec la touche un peu pop des becs de flamants rose fluo.
Je l’ai embarqué en vacances en pensant m’en servir sur la plage, au final je me suis surprise à le porter sur moi parce que j’avais négligé les fringues un peu plus couvrantes pour le soir, et il m’a suivi tous les jours. Faisant de l’ombre à mon inséparable H&M.

Quid des écharpes ? Autre et vaste débat, d’autant moins clos qu’après un tri impitoyable, je viens de m’offrir cette merveille chez Zara :

écharpe_zara_leopard

On en reparle aux frimas !

 

]]>
http://www.balibulle.com/post/2014/09/13/capsule-mes-foulards/feed/ 51
Insoupçonnable http://www.balibulle.com/post/2014/09/06/insoupconnable/ http://www.balibulle.com/post/2014/09/06/insoupconnable/#comments Sat, 06 Sep 2014 21:29:31 +0000 http://www.balibulle.com/?p=51644 charlotte_gainsbourg_3_coeurs

Difficile de ne pas penser à Charlotte Gainsbourg en parcourant la dernière chronique de Tendances de Mode, n’est-ce pas ? Je vous recommande chaudement sa lecture, qui m’a passionnée de bout en bout, commentaires y compris, comme toujours chez Lise.

J’ai d’ailleurs commencé par y aller de mon propre message chez elle, et puis j’ai écrit un tel pavé que j’ai eu envie de prolonger la discussion avec vous ici.

Il y a encore quelques années, la médecine esthétique était montrée du doigt parce qu’elle figeait et standardisait les actrices (quand elle ne les défigurait pas). Créer l’illusion du naturel, on ne savait pas faire, ou alors quand on savait, on se gardait bien de le crier sur les toits, à tel point que la femme portant de jolies rides devenait d’office insoupçonnable. Forcément, elle ne « faisait rien ».

Mais comme je disais en conclusion à Lise, on en revient toujours à cette bonne vieille citation de Leonard de Vinci : « la simplicité est la sophistication ultime », et elle requiert beaucoup de travail. Comme ces faux dilettantes qui ne comptent pas leurs heures de labeur pour créer, in fine, l’illusion de la légèreté…

Découvrir qu’une icône du négligé chic, qu’il s’agisse de Charlotte Gainsbourg ou d’une autre, a recours à la médecine esthétique soulève mille questions passionnantes, auxquelles on peut avoir soi-même des réactions différentes, selon l’âge auquel on y répond.

Pourquoi rejeter la médecine esthétique, et pas les autres cosmétiques ?
Où commence le « trop invasif » ? Et le refus de vieillir ?
Ce sujet peut-il rester d’ordre privé quand on fait un métier d’image ? Et qu’on capitalise sur son « naturel » depuis des années ?
Y a t-il d’ailleurs meilleur argument marketing aujourd’hui que le naturel et cela rend-il son caractère illusoire plus « injuste » ? (Bon là, je dérive.)

Plus les années passent (j’aurai 34 ans en décembre) plus je me dis que ces débats interrogent finalement moins l’idée de vieillesse que celle de beauté. Je m’explique.


On a depuis des lustres et tous les jours sous les yeux des exemples de femmes – célèbres ou non – qui vieillissent sublimement et naturellement. Des maigres et des rondes, ridées comme des pommes ou non. Juste sublimes, parce que singulières et lumineuses. On est toutes d’accord pour dire qu’on signe tout de suite pour ça.

Les ennuis commencent quand la nature (et donc le naturel) ne nous rend hélas pas sublimes en vieillissant. Une ride n’est pas belle ou laide par définition, elle peut être l’un ou l’autre.
Oui, il est facile d’accepter de « belles » rides justement parce qu’elles sont belles. En revanche, les rides et autres affaissements qui dévitalisent, ternissent, éteignent, attristent un visage, et oui il y en a, celles-là, vas-y pour les accepter et les transcender… Il faut vraiment être prête à lâcher prise sur l’idée de la beauté ou de la grâce ou de l’aura… si tant est qu’on en avait au départ, bien entendu (au-delà de leur plastique pure, il y a des visages jeunes et frais qui n’ont pas d’aura, terme qu’utilise Lise et que je trouve assez juste.)

Alors quand c’est fait avec finesse, j’applaudis à une femme qui a la chance de pouvoir faire le tri entre les belles rides et les autres.
Je franchirai peut-être beaucoup trop tard la porte d’un cabinet esthétique, à force de ne pas m’en préoccuper aujourd’hui, mais si j’ai le visage (et les moyens) qui s’y prêtent, ces interventions-là, je les ferai très certainement. Et oui, c’est plus facile de le claironner quand on n’a encore rien fait, je sais… Et que je suis encore à l’abri du jour où je m’y serai mise et où on me demandera discrètement les coordonnées de mon dermato : signe que quelque chose aura foiré en route… Puisque le bon dosage, c’est celui qui vous rend insoupçonnable. Oui, ce jour-là je ferai moins la maline, c’est sûr.

Mais tout doucement les choses bougent… quand, bien sûr, on n’évolue pas dans un milieu où la pratique est décomplexée voire revendiquée depuis de longues années, comme la presse féminine par exemple.
Donc les choses bougent, et s’il existe plusieurs chemins, pas simplement celui de la loterie génétique, pour « vieillir avec grâce » alors une fois encore, je signe.

]]> http://www.balibulle.com/post/2014/09/06/insoupconnable/feed/ 105 Mes sacs http://www.balibulle.com/post/2014/09/01/mes-sacs/ http://www.balibulle.com/post/2014/09/01/mes-sacs/#comments Mon, 01 Sep 2014 15:37:35 +0000 http://www.balibulle.com/?p=51609 capsule_sacs_balibulle

Ce qu’il y a d’inattendu et de vraiment chouette quand on tente d’optimiser sa garde-robe, c’est à quel point ça envoie valser nos repères. Dix vernis, sept sacs à main. C’est rien ? C’est trop ? Si je suis « descendue » à ce chiffre, est-ce qu’au fond, je ne peux pas faire encore moins ?

Rationaliser son dressing ce n’est pas simplement avoir le plaisir de s’habiller plus facilement et plus justement. C’est aussi redéfinir son sentiment de variété face à son placard et savoir à partir de « combien » il commence. Si tant est que la variété vous soit un plaisir nécessaire bien sûr. Il l’est encore pour moi.
Et le stade d’optimisation où je me trouve ces temps-ci est vraiment jubilatoire à ce titre, parce que j’ai élagué suffisamment de choses pour ressentir cette précision nouvelle de ma garde-robe, tout en possédant encore suffisamment de pièces différentes pour en apprécier la variété. Je sais que ce n’est que transitoire, mais pouvoir apprécier les particularités de chaque étape, c’est vraiment agréable.

Alors, les sacs. Il y a quelques mois, j’en avais encore une grosse vingtaine. Il m’a fallu de la patience et une vraie réflexion pour arriver progressivement à cette « capsule » de 7 ci-dessus. Qui n’en mérite peut-être pas le nom puisque, si chacun de ces sacs m’est parfaitement utile (contrairement à ceux auxquels j’ai renoncés), je n’ai pas pour autant « tout » ce dont j’ai besoin (comme vous vous en souvenez peut-être, j’ai fait un comptage séparé pour les pochettes, qui est d’ailleurs celui par lequel tout a commencé sur le blog il y a presque un an…)

Donc peut-être qu’au fond, il me faudrait encore moins de sacs, mais d’autres ? Joie d’avoir autant d’horizons mystérieux à découvrir…

En tout cas pour l’heure j’ai fait la paix avec les modèles que j’ai.
Renoncé aux merveilles restées au fond d’un placard et avec qui la greffe n’a jamais pris.
Aux modèles trop petits ou trop lourds, aux bandoulières trop longues ou trop fines, aux fermoirs trop compliqués ou inexistants… Encore davantage qu’avec un vêtement, le passage à la vie réelle ne pardonne pas avec un sac s’il n’est pas fonctionnel et par là j’entends fonctionnel pour vous. Pas pour la voisine ou votre meilleure copine.
On peut se contraindre parfois bizarrement à supporter d’être mal à l’aise dans un vêtement ou une paire de chaussures, mais rarement avec un sac, vous ne trouvez pas ?

Donc voici ma team de 7. Et pourquoi je les garde.

n°1 / Besace « Folk » quadricolore HEIMSTONE (2011)

Vert + noir + caramel + beige = win absolue. Ah et intelligence totale de la grande poche plaquée à l’arrière que vous ne voyez pas mais qui est TELLEMENT pratique quand, comme moi, vous baladez votre vie avec vous et passez votre temps à rentrer/sortir des trucs de votre sac. Il a fait presque toutes les guerres, est gribouillé de stylo (peur de manquer de stylos donc toujours une demi-douzaine mal rebouchés qui se baladent), sa partie en toile commence à être un peu craspouille et j’ai dû faire recoudre la bandoulière qui m’a rapidement lâchée tellement je le surcharge, mais n’a plus bougé depuis. Bref, c’est mon sac préféré entre tous. Terreur du jour où vraiment, il ne sera plus sortable. Peut-être qu’il serait temps d’aller lui faire faire un toilettage chez le cordonnier.

parka_marc_by_marc_jacobs_delancey_black

n°2 / Sac-cartable en simili-cuir noir et métal ZARA (2009)

Une vaste blague qui dure depuis déjà cinq ans. Parfois Zara sort un sac canon et qui n’est copié sur personne. Et parfois, c’est du plastique. Ca ne m’a pas gênée et ça ne me gêne toujours pas. Il est mou, ultra léger et je peux le charger presque à volonté. C’est aujourd’hui mon seul sac noir et c’est très bien comme ça.

reiss_tibi_zara

n°3 / Sac-cartable « Tamy » en cuir kaki GREAT BY SANDIE (2011)

Parce que je crois plus à l’utilité (chez moi) du grand fourre-tout kaki que du grand fourre-tout noir, en fait. Son seul défaut c’est d’aller avec tout sauf avec mes veste ou gilet kaki (ça jure). Sinon le cuir a vieilli admirablement, la petite pochette zippée sur le rabat est à peu près le seul endroit au monde où je suis sûre de retrouver rapidement mes clefs. Vraiment dommage que la marque ait disparu, pour moi le Tamy était un vrai rival des Jérôme Dreyfuss.

cost_per_wear2

n°4 / La mini-besace army, goodie W9 (c’est pas une blague) (2010)

Oui c’est un vrai goodie offert par la chaîne W9 pour promouvoir je ne sais plus lequel de ses programmes. A première vue, de la came d’assez mauvaise qualité, et en fait, une excellente surprise. Il est compartimenté intelligemment, avec un format parfait, du coup c’est devenu mon no-brainer estival par excellence, qui se glisse dans la valise et va avec n’importe quoi, les broches strassées dessus y restent maintenant à l’année. Bref, il a fait ses preuves et sa provenance improbable me le rend encore plus attachant.

besace_army_broches_strass

n°5 / Le sac à dos en toile bordeaux MUJI (2014)

Mon dernier arrivé. Ou quand un déplacement pro (tournage en Malaisie ce printemps de « Koh-Lanta ») vous oblige à investir dans quelques basiques fonctionnels… qui vous suivent ultra-efficacement depuis. Ma casquette et mon bermuda cargo Quechua, ma « parkaway » Comptoir des Cotonniers et ce sac à dos Muji. Je m’étais dit que bordeaux c’était la bonne idée pour pouvoir être porté avec tout (du noir comme du marine, du kaki ou du beige, théorie déjà développée ici), j’avais d’abord optionné un Fjällräven que j’ai trouvé tout sauf pratique une fois que je l’ai reçu. Du coup, ouste la hype, j’ai trouvé mon bonheur chez Muji. La nuance de bordeaux est parfaite, il passe en machine, il a une petite poche latérale super pratique pour chercher un truc dans le fond sans ouvrir le sac totalement, son absence de logo le rend un peu moins sportswear qu’un Eastpak. Je l’adore.

n°6 / le sac cube safran HAKEI (2013)

C’est le plus petit sac avec lequel je puisse aller travailler, parce que mes carnets de notes format A5 rentrent tout juste dedans. Il a une capacité de stockage surprenante au vu de sa taille modeste, grâce à son format cube au porté asymétrique façon « Pandora » de Givenchy. Avec son safran soutenu, il remplace avec plus de mordant une classique nuance camel. Bref un bon basique qui ne la ramène pas et sur qui je peux compter.

sac_cube_hakei

n°7 / Le petit sac de dame tricolore KESSLORD (2011)

Beaucoup plus polyvalent que je ne l’aurais cru au départ, il a su se faire une place avec le temps. Je me suis surprise à le porter avec des tenues aussi épurées que chargées. Sa forme triangulaire m’empêche d’y glisser mes fameux carnets de boulot mais pour les « petites sorties », il est impeccable. Et m’a prouvé qu’un « sac de dame » avait aussi sa place à mes côtés.

zara_jacket_topshop_shirt_hm_skirt_kesslord_bag_new_look_boots

Voilà, elles étaient looooongues, pardon pour ça, mais mes présentations avec mon « équipe » sont terminées. Rien qu’en écrivant ce billet j’ai encore réalisé des trucs sur ma garde-robe, et si jamais ça peut être contagieux, alors c’est le bonheur.

Je ne vous ai pas parlé plus en détail des sacs dont je me suis séparée parce que je déteste les adieux (bon et qu’à un moment il faut savoir s’arrêter).
En tout cas certains sont sur mon vide-dressing, ici. Et si jamais l’un d’entre eux tape dans l’oeil de l’une d’entre vous, je m’excuse d’avance, je ne pourrai expédier l’heureux élu que ce week-end, étant pour le moment en train de buller sévère dans le Midi.

Ensuite  ? J’ai déjà le thème de mon prochain billet, il s’agira là encore de capsule et de vous présenter une équipe. Cette fois il n’y aura pas 7 membres mais 4, mais il y a un énorme indice dans les photos de ce post… A très vite et belle semaine à vous.

]]>
http://www.balibulle.com/post/2014/09/01/mes-sacs/feed/ 70
De l’eau, de l’air, la vie http://www.balibulle.com/post/2014/08/16/de-leau-de-lair-la-vie/ http://www.balibulle.com/post/2014/08/16/de-leau-de-lair-la-vie/#comments Sat, 16 Aug 2014 13:55:37 +0000 http://www.balibulle.com/?p=51573 chemise_topshop_trench_comptoir_des_cotonniers_slim_uniqlo_foulard_zara_socques_gap_BD

Finalement ce temps capricieux où l’on n’est jamais à l’abri d’une averse ou d’un coup de vent glacial nous ramène à quoi ? Nos fondamentaux.
On est le 16 août et vous avez face à vous une femme épanouie, parce qu’elle porte son trench, et des chemises.
Parce que le trench et les chemises c’est la vie.
Un foulard aussi (vert amande + noir + blanc ça va avec une infinité de choses, ravie d’avoir renoué avec Zara pour lui)
Un slim et des talons confortables, n’en jetez plus.
Le matin, se jeter tout ça sur le dos et sentir qu’on est dans le juste.
Qu’on pourrait être au mois d’octobre aussi, mais justement = éternité de ce look. Dont le foulard est la seule pièce achetée depuis ma révolution vestimentaire, entamée il y a bientôt un an.


Cette période transitoire où la fin de l’été approche, où l’effervescence de la rentrée et de ses pièces automnales arrive (je suis une fille automnale, voire hivernale, définitivement), m’aide cette année encore à avancer dans mes envies d’optimisation. Comme on se l’est déjà dit, ces choses-là prennent leur temps, notamment parce qu’elles avancent mieux quand elles avancent toutes seules.
D’ailleurs (ou pourtant ?) je n’ai même pas mené le test des deux portants cet été. Météo oblige, j’ai quasiment tout laissé chez mes parents, et continué à m’habiller avec mes fringues demi-saison, j’ai juste switché les chaussures et deux-trois robes. C’est bien, ça ira d’autant plus vite l’année prochaine.

Mais là telle que je vous écris, j’ai éparpillé tous mes sacs à main par terre pour un grand entretien d’évaluation annuel.
Qui a rempli ses objectifs, qui a glandé toute l’année dans un coin, qui s’accroche à un poste pour lequel il n’est au fond pas qualifié ? Ouais, prochain billet, ouais, gros teasing.

Chemise / TOPSHOP (printemps-été 2013)
Trench / COMPTOIR DES COTONNIERS (printemps-été 2010) déjà vu ici ou 
Foulard / ZARA (printemps-été 2014)
Ceinture / H&M
Slim « Tapered Skinny Fit »UNIQLO
Chaîne de chevilleSILVER IN PARIS
Socques / GAP (printemps-été 2009), déjà vues ici
Vernis / « C07 Rouge Illicit » UNE (mains) et « Snap Happy » ESSIE (pieds)
Parfum du jour / « Miss me »
 STELLA CADENTE

]]>
http://www.balibulle.com/post/2014/08/16/de-leau-de-lair-la-vie/feed/ 65
Dix vernis (et pas un de plus) http://www.balibulle.com/post/2014/08/10/dix-vernis-et-pas-un-de-plus/ http://www.balibulle.com/post/2014/08/10/dix-vernis-et-pas-un-de-plus/#comments Sun, 10 Aug 2014 16:26:28 +0000 http://www.balibulle.com/?p=51536 capsule_vernis_balibulle

Qu’est-ce qu’on fait par un dimanche d’août démarré sous la pluie ? On s’attaque à ce chantier trop longtemps repoussé, cette tâche à la fois monumentale, galvanisante et terrifiante : LE TRI DES VERNIS.

Oui j’ai bien dit « le tri » et non « l’inventaire ». Car force est de constater que malgré un rangement militaire il y a trois ans quasiment jour pour jour, et un index par famille de couleurs consigné dans un répertoire, ça n’a absolument rien changé à mon quotidien : 350 jours par an, je ne porte pas de vernis. C’est quand même crétin, quand on aime vraiment ça.

SE POSER LES BONNES QUESTIONS

1) Quelle nailista êtes-vous ?
Il est temps de l’admettre, moi je ne suis pas cette fille qui change de couleur tous les deux jours, ou qui réfléchit à sa tenue en fonction de son vernis, ou fait un super color block comme dans les magazines (robe orange + vernis bleu = je suis fan, mais je n’ai pas la patience).
Pas question pour autant de me contenter d’un « j’adore le vernis, mais je n’en porte pas, voilà c’est comme ça ».
Pour trouver le juste milieu, il suffit parfois de simplement changer de point de vue. De partir de soi, et non plus du produit.

2) Je ne porte pas souvent du vernis, pourquoi ?
Parce que j’en ai trop, et manifestement pas les bons. Un beau vernis ne fait pas nécessairement un bon vernis pour soi.  C’est comme les rouges à lèvres.

3) De quoi puis-je avoir vraiment l’utilité ?
D’une liste restreinte de teintes s’accordant avec ma carnation et ma garde-robe, pour que la question du vernis ne soit pas une contrainte quotidienne. Du coup = ouste les 54 flacons, et bonjour la « collection capsule ». Les essentiels, un flacon pour chaque famille de couleurs.
Le Rouge
Le Corail
Le Bordeaux, etc.
Je n’ai pas fait exprès, mais au final, je n’en ai gardé que dix.

capsule_vernis_balibulle_liste

COMMENT TRIER ?

* J’enfonce les portes ouvertes hein, mais qualité du pinceau et de la texture, c’est non négociable, et ça élague un certain nombre de marques pour moi, de Chanel à Mavala.

* Réunir les teintes par famille, en appliquer une par doigt, et garder le plus lumineux.
Pas toujours facile à prédire, la luminosité.
Par exemple, ce n’est pas parce qu’un vernis est métallisé ou irisé qu’il sera plus lumineux, c’est vraiment une affaire de carnation.

* Savoir renoncer totalement à une famille de couleurs peu flatteuse. Chez moi, les roses, les rouges froids, les gris, les bronzes, les noirs, les kaki, les violine, qui sont ternes sur moi.

* Faire dans la nuance. Dans la famille des taupe, ce sont en fait les teintes les plus rosées qui me vont le mieux. Le « Over the knee » d’Essie, plutôt que le « Over the Taupe » d’OPI, par exemple. Idem, il faut essayer et comparer pour savoir.

* Ne plus me préoccuper du distingo pieds/mains. Je suis toujours convaincue de ma théorie : qu’une même couleur de vernis apparaît toujours plus foncée sur les pieds que sur les mains, et peut donc justifier une version plus claire.
Mais si je pars dans cette démarche-là, ça ouvrait la porte à toutes les fenêtres, alors tant pis. Le vernis qui rend « Rouge-Noir » sur les mains, aura l’air de rendre noir sur les pieds, le Bordeaux aura presque l’air du « Rouge-Noir » et ainsi de suite… Comme ça je peux m’en tenir à une liste réduite.

MA CAPSULE

J’ai renoncé à vous faire une photo fidèle, pour les teintes les plus froides c’est juste impossible, alors voilà des liens de swatches vraiment représentatifs trouvés sur des blogs beauté :

mon Blanc
mon Corail
mon Orange
mon Rouge
mon Brique
mon Taupe
mon Bordeaux
mon Rouge-Noir
mon Prune
mon Bleu-Vert

 

ET APRÈS ?

* Est-ce qu’une liste fermée de dix teintes c’est rigide et tout triste ?
Au contraire. En tout cas pour les filles comme moi, qui ont besoin de moins pour faire plus, c’est la suite logique de ma grande rationalisation de garde-robe.

* Je ne l’ai faite que ce matin, mais je suis déjà ravie de cette Capsule, sa simplicité, sa praticité, du fait qu’elle tienne dans une trousse (vite, trouver une Trousse digne d’elle !), et soit un peu ludique. Pourquoi ? Parce que chaque Nouveau Postulant à la Capsule (ça déconne pas) obéira au principe bien connu de toute les optimisatrices de dressing, le « one in, one out ». Un nouveau rouge devra être plus beau que « Le Rouge » de ma Capsule de vernis.

* Ce qui pourra arriver d’autant mieux que ma liste n’est pas un banc d’essai géant du marché, et je n’ai fait mes arbitrages que parmi les flacons que j’ai chez moi. La grande majorité achetés, certains reçus au boulot, du temps où j’écrivais aussi sur la beauté au Parisien, et qui m’ont fait découvrir des références que je ne serais pas allée essayer spontanément, comme les deux Bourjois de ma collection, qui sont aussi mes deux vernis préférés entre tous, le Bordeaux et le Prune. D’ailleurs ça me fait plaisir que mes deux chouchous ne viennent pas d’une marque faisant autorité sur la question, comme Essie, ou Dior. Mon petit snobisme à moi.

* L’idée, c’est qu’il y a toujours une place à prendre et que ça ne m’empêchera pas de tester de nouveaux vernis.

* Surtout sachant que la quasi-moitié de ma Capsule consiste en des couleurs qui n’ont plus l’air d’être commercialisées, comme le « Saturday Disco Fever », le « Snap Happy », le « Orange it’s obvious » ou le « Over the knee » d’Essie. Un Corail, un Rouge, un Orange, un Taupe en sursis, et l’obligation de leur trouver des successeurs avant la fin du flacon (sinon comment je compare si je n’ai plus mon étalon ?), n’est-ce pas follement excitant ?

* Je sais que je vais en faire ricaner pas mal en racontant tout ça de manière aussi premier degré, mais si ça peut amuser certaines d’entre vous, c’est déjà bien. Et puis c’est très intéressé de ma part. Comme pour le « Nu-pied immémorial » qui avait viré en méga benchmark dans les commentaires… et m’a fait envisager des options insoupçonnées et beaucoup plus adaptées à mes besoins (je n’ai pas encore investi mais je progresse, promis, je vous raconterai !)
Alors si vous aussi vous êtes une nailista accomplie et que vous avez réussi à trouver vos « absolus » dans chaque famille de couleur et à réduire le nombre de vos flacons, balancez l’info !

]]>
http://www.balibulle.com/post/2014/08/10/dix-vernis-et-pas-un-de-plus/feed/ 84