La route du style est un long chemin semé d’embûches… Car classiquement, comme en amour, il faut d’abord se planter et comprendre ce dont on ne veut pas, pour savoir ce que l’on veut.

En ce qui me concerne, les fashion faux pas, je les ai presque tous faits.

Chapitre 1 : “15 ans, la masculinité”

En seconde ? On m’appelait Rambo. Elevée dans une famille où frous-frous et fanfreluches n’ont jamais trop eu leur place, je déambule quotidiennement en tenue de jeune garçon coincé. 501 élimé, Doc Martens vernies, chemise et pull unisexe. Les jours de révolte contre le système, je troque le duo chemise-pull contre une veste de jogging 3 bandes.

Niveau maquillage ? Le néant. Inexplicablement, je laisse mon visage à l’abandon pour privilégier une petite folie capillaire qui a fait des ravages à l’époque (1995-1996) : le mascara pour cheveux Dior. Nuance blond ou roux. Mmmm… Je n’ai pas encore compris que la meilleure façon de mettre en valeur ses cheveux, c’est d’avoir une coupe de cheveux. Oui mais… Couper = avoir les cheveux moins longs. Or j’ai longtemps cru que plus c’est long, plus c’est bon… Résultat : à cette époque, je suis dans une ingrate phase de repousse (mi-long moche + frange clairsemée).

Impossible d’être soumise à une quelconque influence glamourisante. Je n’ai pas encore la présence d’esprit de lire ELLE et, surtout, j’habite et étudie en grande couronne. Où la vibe vestimentaire parisienne a du mal à parvenir.

Avec mes copines, une ou deux fois par an aux beaux jours, on se synchronise pour se mettre en jupe. Summum de l’audace. Evidemment, avec l’effet groupe et leurs hormones qui les travaillent, les garçons de la classe sont tout chose. Pourtant, jupe plissée, collant voile cheap, chaussettes retroussées sur derbies… C’est pas beau à voir.