ModeFashion libido

18 décembre 2006

Chapitre 7 : « 25-26 ans, la maturité »

J’ai été embauchée, je perçois un salaire honnête tout en vivant encore chez mes parents… Forte est la tentation de claquer ma thune en fringues plutôt que de l’économiser pour mon futur foyer avec Monsieur. Et comme dit Oscar Wilde, le meilleur moyen d’échapper à la tentation, c’est d’y céder. Alors je cède.

Surtout que, au boulot, je deviens copine avec une fille stylée qui m’enseigne ce sacro saint principe : « acheter cher mais moins ». Qu’évidemment, je transforme rapidement en « acheter cher mais tout autant ». Mes économies fondent à vue d’oeil (oui, j’ai bien intitulé ce chapitre, « la maturité »). Je vais de plus en plus chez Iro, Ba&sh, Maje, ponctuellement Zadig. Tout en rêvant d’Isabel Marant et de Vanessa Bruno.

J’ai trouvé mon style : un chic décontracté, assaisonné d’imprimés subtils et de couleurs sourdes. Ce qui, dit comme ça, nous fait une belle jambe…

Disons que je déteste être over-dressed ou ressembler à une dadame.

Disons que je n’aime pas non plus avoir un look de stagiaire.

Disons que mon éventail chromatique inclut le vert de gris, le taupe, le vert amande, l’aubergine, le bleu grisé, le gris souris, le gris perle, l’anthracite, le violine, le bleu encre… Et le noir et le blanc bien sûr.

Disons que j’affectionne les silhouettes « en A » (hauts longs et évasés, jambes plutôt fines). Que je chéris les tops blousants et la taille empire.

Disons que je n’aime pas les gros imprimés graphiques, les volants, dentelles et paillettes à foison.

Disons que j’aime les pois, les rayures et les imprimés végétaux stylisés.

Disons que je n’ai quasiment pas de pulls parce que ça ne flatte pas ma silhouette. J’ai abandonné les cardigans pour la même raison.

Disons qu’à part mon trench rouge et mes Converse mandarine, les couleurs tapantes sont indésirables dans mon dressing.

Disons que j’ai remisé tous mes sautoirs voyants pour privilégier le pendentif discret sur chaîne longue.

Disons que dans les tocades fashion du moment, j’affectionne les leggings noirs mi-mollet, les compensées à semelle bois et les longues écharpes.

Le jour de mes 26 ans, je me suis offert un bon dégraissage de dressing, grâce à la méthode de Caroline. Ouste tous les tops achetés trop vite. On ne garde que ce qui flatte le teint et la silhouette. Ouste tous les t-shirts « à message » et fringues bof que j’avais gardés pour traîner à la maison/dormir/faire du sport. Qui a dit qu’on devait être moche à ces moments-là ? Qui a dit que de vieilles fringues inutiles conservées dans une garde-robe ne parasitaient pas notre inspiration, au moment de se composer une tenue le matin ?

Disons que j’en apprends tous les jours dans ce voyage vers le juste et l’essentiel.

zi Le 29 avril 2008, 16:49

Super agréable à lire cette évolution… je me suis régalée (et me suis retrouvée dans pas mal de truc! ) =)

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Balibulle Le 30 avril 2008, 17:58

zi : merci !!! j’en suis ravie et me demande s’il n’y a pas de nouveaux errements à dénoncer depuis… ;p

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Miss Nahn Le 26 janvier 2009, 18:36

Pff, j’ai la crève, la tête dans du coton, du coup je me promène sur mes blogs fétiches et viens de relire ton parcours fashion…j’adore!
Ca me rappelle tellement de souvenirs, c’est très drôle! Et tellement bien écrit!

Je crois qu’on en sors jamais de cet apprentissage, et heureusement, nous nous ennuierions sinon 😉

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BlogNdoll Le 13 juillet 2009, 00:39

Ecoute-moi-bien euh….
J’ai 25 ans et :

Disons que tu n’as pas complètement tort sur ladite « maturité ».
Disons que moi je suis partie tôt de chez mes parents, que mon avenir professionnel se construit et par son biais, je souffre d’un salaire dérisoire momentané.
Disons donc, par conséquent, que je peine à « acheter cher mais moins », tout autant qu’acheter tout court.
Disons que malgré cette peine, j’le fais quand même. HaHa
Disons, précisons plutôt qu’en effet, nous parlons de « maturité », mais si cela se limitait à la savoir gérer son argent, ma mère est restée à l’état adolescent alors.
Disons que j’adhère complètement ta façon d’écrire, car tu prouves par A+B qu’on peut être une boulimique de mode (…) et pas complètement abrutie.
Disons aussi qu’étrangement, même s’ils ne sont pas destinés à, tes mots me touchent.
Disons que je vais cesser d’écrire des pavés, promis.

Disons que j’apprécie la personne que tu es, au delà du tissu. Aussi « Marant » puisse-t-il être : )

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Cam.G Le 30 septembre 2010, 12:24

Pendant des années (et encore un peu maintenant) j’étais dans la phase du non look absolu….jusqu’à ce que je découvre internet et les blog mode.

Grâce à toi et quelques autres, j’ai découvert tout ce qu’on pouvait faire avec des vêtements (ça fait culcul dit comme ça mais c’est vrai) et j’ai forgé mon regard…Et de déménager dans une grande ville ce qui donne accès à H&M et autres 😉

Bref tout ça pour dire : Longue vie aux blogueuses mode :)

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carotty (encore) Le 16 octobre 2010, 21:15

oui,bon, je n’ai encore que 16ans mais, je pense me créer deja un ‘look’ assez original.. pour toi, l’age du fashion-freak se situe entre l’adolescence et le debut de la vingtaine. pou moi méme, ca sera plutot vers mes 13/14 ans: pantalons larges (oui,oui, ca existe encore :p ), bottes improbables, coupes « constante »..) et j’en passes des bourdes :p d’autant plus que, si a ton age on était jalouse de toi pour ton ‘look de pouffe’, on se moquait de ma façon de m’habiller bobo(je faisais intello en plus..) la, celles qui m’ont toisé moqueuses, m’envient et j’ai méme noté qu’on me copie(!)
note: non pas que je m’autoapprécie, (oh si quand méme ^^) mais je cherche a comparer en quelques sorte ton adolescence et ma vie actuellement 😀 tu m’inspire énormément!

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