ModeFashion libido

31 janvier 2007

Reconsidérer la question des paillettes

 Les fringues intégralement pailletées, on adore nécessairement ça quand on sort de la puberté. Envie d’asseoir sa féminité, d’attirer l’attention générale et surtout celles des mâles. Conviction que plus ça brille plus c’est beau… (c’est en général au même moment qu’on commet ses pires excès de truelle niveau make up, voir le chapitre 4 de ma story « comment j’ai trouvé mon style »…)

Quelques années plus tard, consciente du fait que notre séduction n’est pas indexée à la quantité de lumière qu’on reflète, on se met à ricaner devant les fringues pailletées. On prend de haut la p’tite lycéenne de 15 ans qui tripote une tunique toute rebrodée de sequins, pendant qu’on se dirige d’un air hautain vers les t-shirts blancs unis impeccablement coupés.

Et puis un jour, on comprend que la fashion n’est pas un espace d’exclusion. Que ce qui est moche est rarement le vêtement en soi (parfois si, mais pas toujours) mais plutôt la façon de le porter. Que désassortir, provoquer le choc des contraires est la plus sûre manière de parvenir à la beauté.

Imaginez les deux tenues streetwear ci-contre avec des t-shirts noirs classiques.
Sans intérêt et cradingue, même.

Imaginez ces deux t-shirts pailletés ci-contre avec des fringues plus habillées. Overdressed, à tous les coups.

Voyez comme, associés ensemble, le streetwear (en flanelle tout de même) et la paillette font des étincelles.

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