C'est pas moi qui l'ai vue, en fait. C'est elle, comme souvent. On était allées chez Vero Moda pour toute autre chose, et puis Punky, avec son oeil bionique, a scanné tous les rayons en attendant que je ne trouve pas ce que j'étais venue chercher. Finalement, on est reparties toutes les deux avec ce qu'elle avait trouvé, elle. 

Au début, je voulais pas y croire. Comme beaucoup de gens, j'avais vu la pub avec Gisèle Bündchen, dans la version violette qui avait même eu les honneurs de ELLE. J'avais pas accroché à cette robe, bêtement aveuglée par sa couleur.

Et puis en boutique on a vu la version kaki, ah, et puis la version noire, tiens tiens... Et puis la version anthracite. Et là, c'était mort pour nos gueules, si vous me passez l'expression. 

Au début, on a fait style de rien, on est ressorties du magasin, puisque je n'y avais pas trouvé ce que je cherchais, à la base. 

La journée a passé.

La robe est restée.

Trois heures plus tard, on y retournait.

Tant d'Isabel Marant-itude dans une robe Vero Moda à 39 €, c'était juste too much pour nos nerfs.

La délicatesse de cet imprimé, la somptuosité des détails sur le col, les manches, l'ourlet... Franchement, je n'ai pas peur de le dire, je crois n'avoir jamais vu une si belle étoffe dans une griffe bon marché. Preuve encore que Vero Moda, marque danoise plus qu'inégale, est capable par instants de coups d'éclat inouïs. Punky avait fait un post judicieux là-dessus il y a déjà quelques mois, j'arrive pas à le retrouver.

A l'arrivée, pour une pleine exploitation de son potentiel, j'imagine notre robette (prise une taille au-dessus pour un tombé parfait) un peu rock, avec un gilet ton sur ton et des boots motardes ASOS complètement pompées sur Betty. Oui, moi aussi j'en voulais complètement des comme ça, j'assume !

Robe Vero Moda (que vous pouvez à présent trouver sur www.monshowroom.com), gilet American Vintage, bracelet Moa, boots ASOS.