Au sortir de “Surveillance” de Jennifer Lynch hier soir, je n’avais qu’une idée en tête, vous vanter le vieillissement de cette actrice ravissante qu’on voit si peu, Julia Ormond. 

Mais si mais si, “Légendes d’automne” avec Brad P., vous la remettez forcément…

Julia avait 29 ans à l’époque de “Légendes”. Sous-employée avant, elle l’est redevenue depuis.

Jusqu’au thriller de la fille de David Lynch où on la découvre, à 43 ans, formidablement “mature” comme on dit. Avec un charme nullement amoindri par les multiples rides autour du nez et des yeux qu’elle arbore sans complexe.

Vous allez dire que je suis complètement botoxo-déformée pour accorder le statut d’exception à ce qui est encore le quotidien de milliards de femmes à travers le monde.

Mais franchement, citez moi une belle actrice à Hollywood qui arbore des rides pareilles, mmm ?

J’ai bien peur que la ride assumée reste l’apanage de l’actrice au physique, disons, “singulier”. De la Meryl Streep ou de la Vanessa Redgrave. 

Remarquez, on peut les comprendre, les actrices à la beauté classique. La ride, aussi charmante soit-elle en mouvement, sur les photos, parfois, c’est dur.

Je sais ce que vous pensez : y’a pas besoin d’avoir des rides pour avoir, parfois (souvent ?) une tête atroce en photo.

Mais la loi à Hollywood n’est pas celle du commun des mortels. Alors chapeau à la jolie Julia pour sa résistance. Peut-être puisée dans les gènes de son pays, le Royaume-Uni, nation du fuck off par excellence.

La bouche (et les jambes !) de Liv Tyler étaient la seule raison valable de voir le calamiteux Incroyable Hulk, les rides de Julia seront celle de Surveillance. Génial thriller d’ambiance habilement monté en mayonnaise… jusqu’au très décevant twist final.

Nous reste Julia.

Dont je me réjouis du retour en grâce cinématographique (deux films à venir, avec la little miss sunshine Abigail Breslin et la little miss gay Lindsay Lohan). Et dont j’aimerais bien savoir d’où vient le superbe top noir…