Ce matin, je marchais altièrement rue Cambon en sortant d’un rendez-vous (bon, ok j’étais passée chez WH Smith pour acheter le New York magazine avec Madonna en couverture) quand soudain, la lanière de ma compensée gauche a lâché.

Ces compensées-.

A ce stade, et à mi-chemin du boulot, j’avais deux possibilités.

Retourner chez moi changer de chaussures.

Ou acheter une paire de secours rue Saint Honoré.

Devinez laquelle j’ai choisi.

Mais ouais, mi-août, soldes finies, vacances dans trois semaines à financer, pas une thune à claquer, et je choisis la deuxième solution. Logique, non ?

Donc je passe devant Maje et je baisse la tête. Je prends sur moi, hein, parce que les vitrines de Maje, grmpf…

Et puis je passe devant Et Vous. je vois un sigle -50% se refléter dans la fond de mes pupilles, comme les dollars dans les yeux des personnages de Tex Avery.

Je rentre.

Au paradis.

Il reste un choix insolent, dans les tailles comme dans les modèles. Qu’est-ce qu’ils font les gens qui passent dans le Ier arrondissement, ils ne shoppent que chez Ferragamo et Maria Luisa ?

Fidèle à moi-même, je reprends illico en main la liquette tartan (hein, quoi, qui ?) que j’avais snipée avec Punky au début des soldes. Et qui est toujours là. Et à 40 euros.

Puis je fais un arrêt cardiaque devant une pochette en cuir kaki grisé, à chaînettes. 50 euros au lieu de 100.

Puis je me souviens que j’étais venue pour des chaussures, et je me penche enfin vers les nu-pieds argentés à scratch (mais oui) que j’avais aperçus en vitrine.

La vendeuse me dit : “Elles font à la fois très décontracté et très élégant.”

Je dis à la vendeuse : “C’est une bonne définition du style Et Vous, finalement.”

Je suis ressortie avec tout (bon j’ai quand même reposé le foulard tie & dye à 20 euros). 

Et aussi le petit livret de la nouvelle collection…

Aïe aïe aïe.

Aïe aïe aïe aïe aïe…

Et Vous, c’est finalement moins des pièces qu’une allure. Epurée MAIS bohème. Deux adjectifs qui vont pourtant si peu ensemble. L’épuré étant, pratiqué seul, un exercice mine de rien très difficile, comme Zabou en faisait justement la remarque ici à propos de COS.

Alors du coup, épuré + bohème c’est l’équation parfaite, un petit miracle mathématique, linguistique et stylistique.

Du coup, c’est pire en pire à chaque saison, chez Et Vous, la moindre silhouette m’éblouit et me menace intégralement. Car je ne veux pas le haut sans avoir le bas, et aussi le petit accessoire de rien du tout mais qui fait tout

Tout en sachant au fond de moi que je peux sans doute reproduire peu ou prou le même effet en allant acheter moins cher, ailleurs, mais en gardant cet esprit d’épure bohème bien dans le crâne.

Bon ceci dit c’est pas ailleurs que je trouverai mes bottes de l’hiver, l’autre paire avec les motardes-camarguaises Bata que vous êtes nombreuses et adorables à m’avoir signalées (maintenant je ne sais du coup lesquelles choisir entre les sable et les taupe !!)

Donc mes autres bottes de l’hiver, il faut que ce soit ces sublimités frangées ci-dessus. Il le faut. J’avais résisté à l’achat de Minnetonka en me disant que je flasherais peut-être sur une autre paire à la rentrée. Maintenant je sais pourquoi.

Ah oui, et dernière bonne nouvelle de la journée (outre celle qu’il faut donc se précipiter à la boutique Et Vous de la rue Saint Honoré pour profiter de ces soldes après l’heure), regardez donc ce qui s’affiche quand on tape http://www.etvous.fr…


PS : oui, c’est bien Scarlett Johansson sur la pub Disney en haut.
PS 2 : oui, je vous ferai très vite de belles photos de mes petites acquisitions, prioritairement les nu-pieds à scratch, que j’aime proportionnellement à leur improbabilité…
PS 3 : et vous l’avez sans doute déjà vue, la minisélection Et Vous pour la Redoute est assez juicy aussi. Je VEUX le petit sac tambour et la robe… (sorry photo pourrie)