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Alors que le prêt-à-porter automne-hiver 2009 a commencé à défiler à New York, je suis toute fébrile (oui, décidément) à l’idée de découvrir les nouvelles merveilles – elles le seront forcément - imaginées par Alberta Ferretti pour sa ligne bis  »Philosophy ».

« Philosophy » aurait apparemment un esprit plus NY que Milan, d’après Alberta herself, ceci expliquant pourquoi la griffe est montrée depuis deux ans dans la Grosse Pomme, plutôt qu’en Italie.

Ayant constaté sur ma propre personne un fort enthousiasme autour de Burberry Prorsum, icônique signature britannique, qui défile pourtant… à Milan (la boucle est bouclée), j’ai failli nous inviter à réfléchir sur les avantages comparés de l’exportation d’un défilé hors de sa patrie d’origine…

Avant de me souvenir que l’établissement des calendriers de défilés est de toute façon un mystère pour 90% de la population française, et qu’il obéit très probablement à un paquet d’impératifs financiers, et qu’en plus on est lundi et qu’à chaque jour suffit votre peine.

Contentons-nous donc d’un « Philosophy c’est trop d’la balle ! » avec preuves à l’appui.

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Ci-dessus, deux visuels extraits de la campagne presse printemps-été 2009, reprenant de manière encore plus ambiancée le sublime défilé dont on avait déjà causé ici, et que vous pourrez resavourer en intégralité .

Ce qui me touche dans cette collection, et plus particulièrement dans ces visuels, c’est la manière tout à fait intemporelle et immédiatement séduisante dont elle reprend des tendances qu’on a bouffées jusqu’à la moëlle. L’imprimé cachemire, la robe précieuse couplée à une parka, et d’une manière général cette touche military-chic qui revient à intervalles réguliers dans nos lectures, nos envies et nos armoires, et qui d’ailleurs ne devrait jamais les quitter tant elle est, pour ce qui me concerne, une des incarnations parfaites de « l’allure ». L’union entre deux registres antagonistes, qui crée une synergie radieuse, encore plus puissante. 1+1 = 3.

Et pourtant Philosophy c’est bien plus que l’art du military chic ou même celui de la synergie. Exemple avec la campagne printemps-été 2008…

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Imprimé contre imprimé, précieux contre casual, oui. Mais aussi, à travers la dernière silhouette, l’art du très féminin, mais jamais corseté. A travers la championne du genre, la robe années 20, une garantie de classe absolue sans faire tirée à quatre épingles.

Et puis la magie d’une touche de rouge pour éclairer une silhouette aux tons et reflets métalliques. Une autre bonne leçon à retenir.

L’automne-hiver 2009-2010 sera t-il aussi implacablement séduisant ? Le cru 2008-2009 distillait un envoûtement sombre, moins riche et élaboré que les collections printanières.

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Mais via la décontraction des collants rayés et des godillots lacés mariés à une fragile dentelle, on y était toujours, dans ce cher esprit de décalage, restitué avec la même subtilité.

Alors que les clichés de l’hiver 2007-2008 en étaient assez loin, avec encore les vestiges du style overdressed des collections précédentes.  Et pour seul signe annonciateur du virage entrepris entre temps, l’introduction du décor brut, devenu récurrent depuis (planches ou mur écaillés, pan de tôle et, cette année, vieux banc en bois).

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Autant vous dire que je suis sous perf’ de style.com tellement j’ai hâte de voir le nouveau chapitre de l’histoire maison s’écrire…

Mais parce que j’ai toujours peur d’être déçue (Alexander Wang…), disons que le suspense reste complet. Et qu’on se retrouvera, for sure, pour le debrief !