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Alors là, mais alors là, mais ALORS LA ! Campagne Burberry Automne-Hiver 2009-2010, par Mario Testino. La classe internationale, comme d’hab. Et puis un truc de fou, quand même : ce petit minois sur la photo… Z’avez-vu qui c’est ?

C’est….

C’est…

C’est ?

hermionegranger61

Aouch ! C’est fou comme le temps passe, hein ? Je ne peux que donner raison à notre inénarrable Banc de morues, qui s’alarmait déjà le mois dernier après le shooting very mature d’Emma par Karl pour le magazine Crash. Titre du post : « Urgence Botox ». Tout était dit.

Quand je pense qu’il y a encore quelques saisons, on ricanait en la voyant sur red carpet.

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Et puis il y a eu, progressivement, un mieux…

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Et puis maintenant ça. La maturité.

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Aidé par un châtain clair plus classe et un smoky impec, un style presque « trentenaire friendly » mais qui ne jure pas avec son évidente jeunesse. On a déjà parlé ici, à propos de Taylor Momsen notamment, de la pertinence (ou pas) de se looker à moins de 20 ans comme à 30. Est-ce que c’est la facilité, est-ce que c’est du gâchis ? Est-ce que chaque chose en son temps ?

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Quand on est une vedette, le passage du style ado au style adulte peut difficilement se faire au fil des mois. La vérité, c’est qu’un jour vous êtes habillée comme un sac, et que le lendemain, on vous a bien conseillée, et c’est nouveau look pour une nouvelle vie. A l’heure où l’on se parle, Emma Watson a 19 ans. Et rien que pour ses accoûtrements embarrassants sur tapis rouge à l’adolescence, elle aurait droit à un crédit illimité d’élégance chez Burberry.

Moi-même à cet âge-là (c’est-à-dire il y a dix ans), je ne jurais que par les tailleurs-pantalons et je soupirais d’être trop charpentée pour m’habiller à La City. Juste ciel… Mais si j’avais la même courte écharpe Burberry – prêt paternel, que me jalousaient tous mes potes « zyva », qui arboraient la copie -  bien sûr, je ne ressemblais à rien… Du tout du tout. Je ne savais pas encore qu’il me fallait un trench.

J’y pensais hier chez Nuchenuche, à l’occasion de son (hilarante, what else) digression poétique sur le passage aux 30 ans vs. le passage aux 40. Le trench fait partie de ces vêtements qui me font voir l’avenir avec sérénité. Je m’imagine en trench à 60 ans. Avec des Converse aux pieds et, peut-être, le courage d’assumer des cheveux poivre et sel. Le trench, c’est un passeport pour une vie de chic tranquille, la pièce qui ne vous trahira pas. Une valeur-refuge, parallèle aux prises de risques et à la créativité. Alors oui, même si on s’y voit dans longtemps et pendant très longtemps, la « timeless elegance » qui me semble définir parfaitement cette campagne Burberry, c’est plutôt un concept bon à prendre. Pas comme hygiène de vie, pas comme l’enviable alternative aux it-trucs périssables. Mais une fois de temps en temps. Juste comme un des multiples jeux de rôles de la mode.

Visuels campagne : © Copyright Burberry/Testino