barbara

J’en connais qui dès l’ouverture de leur blog, confessaient leur culte pour les sacs. Et même l’existence d’une malle à sacs pour les ranger. Et puis d’autres qui ont fait genre que les it-bags c’était pas leur truc, et qu’il valait mieux investir autrement. Bon en fait, quand j’ai écrit le 21 décembre 2008 que je n’arrivais pas à dépenser beaucoup d’argent pour un sac, je le pensais vraiment. A cause de notre amie ci-dessus, Barbara. Mon premier « vrai beau sac », signé Brontibay, que je m’étais offert à Noël 2006 alors que ce blog faisait ses premiers pas sur Canalblog… Comme je ne suis pas quelqu’un de très soigneux, j’ai d’autant plus besoin d’acquisitions qui tiennent la route sans copilote, alors la façon dont le cuir s’est rapidement encrassé m’a carrément dégoûtée du it-bag.

La route de la réconciliation a été plutôt longue. M’en suis rendue compte l’autre jour en réfléchissant à un bon système de rangement pour mes sacs. Alors qu’ils étaient tous posés sur le lit, certains avec leur dustbag d’origine, d’autres en vrac, je me suis aperçue qu’il y avait une histoire derrière ce monticule de cuir, de toile et de perles. Ou, en tout les cas, une amusante photo de classe à faire. C’est ce à quoi je vais m’employer cette semaine. Un petit voyage dans le temps de Barbara (décembre 2006) à Gilbert (octobre 2009), ma dernière acquisition.

darel_chocolat

Juillet 2007. Je suis activement fâchée avec Barbara. Et j’ai enfin cessé de fantasmer sur le Paddington de Chloé (ouille ouille en y repensant aujourd’hui…). Dans mon Panthéon du it-bag triomphe maintenant la besace « à la Dreyfuss », à cause de lui. Mais inimaginable de me l’offrir. Alors le jour où je croise ce modèle Gérard Darel, mon coeur s’emballe. On dirait presque un peu du Jérôme ! C’est déjà un vieux modèle, du coup je cours me l’acheter dans un magasin d’usine, à moitié prix. Je l’avais vu en chocolat, mais impossible de renoncer à la nuance biscuit. Je m’offre les deux !

darel_biscuit

Aujourd’hui je ne m’en sers quasiment plus mais je les garde précieusement. Ils ont plutôt bien vieilli, à la fois esthétiquement et physiquement. Ne serait cette énorme tâche d’encre dans le dos du biscuit, due à mon usage intensif du Bic sans bouchon… Le chocolat, lui, est quasiment nickel. J’aime cette idée de les avoir toujours à mes côtés, de pouvoir les sortir « au cas où ». Mes besaces Darel, ou le symbole d’un achat long terme réussi.

cartable

Mars 2008. Gros coup de foudre sur le site de Topshop qui, à l’époque, ne livre pas encore par chez nous. A la faveur d’un week-end londonien, l’Homme me le rapporte et me l’offre. Première incursion dans le champ du « mid-bag », qui n’est ni un mini-sac ni un « vrai » sac à main dans lequel ranger tout son barda. J’y glisse agenda, clés, porte-monnaie, portable et un Glamour. Le parfait compagnon de la fille qui ne va pas bosser. Pour cette raison, il reste encore aujourd’hui le sac de l’insouciance, et je le ressors toujours avec plaisir.

Au programme demain ? Un grand écart entre sacs utiles et sac futiles, je ne vous en dis pas plus…