Ah vous vouliez des cheveux plus plats, les voilà, suffit de laisser faire la nature ! Faut pas croire que le volume que j’essaie d’arborer sur les photos tient toute la journée, hein…

Après une semaine exténuante, me suis réveillée samedi matin avec l’impression de m’être pris un piano sur la gueule (pour vous donner un ordre d’idée). J’allais me rendormir quand soudain… LES SOLDES !!! Mon tout premier jour de soldes ! Depuis le 6 janvier ! Travailler plus pour gagner plus, qu’y disait, c’est ce qu’on allait voir !

J’ai bombardé chez Zara dans l’idée de ramener une robe verte, je suis rentrée avec un blazer gris.

Blazer Zara, 29,99 €, robe bustier Zara, 5,99 €. Low boots Bata, 14,95 €.

Et cette petite robe bustier importable, qui m’a fait comprendre une fois de plus l’intérêt d’un blazer. En dessous, tu fourgues tout ce qui a un bon imprimé, même si la coupe est pourrie, ça passe. Bon là faut que je trouve un moyen de retrousser les manches sans les rebouler (hé hé et ouais !), elles persistent à glisser vers le bas, mais une fois que ce sera fait je serai une femme comblée.

Du coup, blazer n°2. Chez Bel Air cette fois, pas le même prix. J’aimerais vous dire combien mais j’ai déjà perdu le ticket. Autour de 90 euros mais la coupe m’a plu. Et Dieu sait si j’ai du mal à trouver des blazers qui tombent correctement sur moi.

Blazer Bel Air, marcel Kookaï (nouvelle collection),
broche couronne Gavilane, broche noeud Mango, low boots compensés Bata

L’autre jour Claire-Elisabeth m’a prêté le sien pour un tournage de « 7 jours avec elles ». Taillé avec une telle perfection que je m’étais promis de lui demander la marque. « Mon blazer noir ? Lagerfeld. »

Ah ouais, forcément… Bon faut qu’j'te laisse Claire, j’ai une marinière à acheter chez Avant-Première, moi !

Ah, Avant-Première… Et ce double moment de solitude vécu dans les Galeries Lafayette (de Thiais, je précise).

Je vous resitue : mon après-midi poursuit idéalement son cours, j’ai déjà commis mes méfaits chez Zara, et je sors d’une cabine des GL avec, sur le bras, marinière Avant-Première et marcel rayé Kookaï. Pendant qu’une vente flash mobilise la moitié de la clientèle autour de quelques portants près de l’entrée, je vogue jusqu’au fond du magasin, le nez au vent, l’oeil aux aguets, quand soudain…

« Madame ! Madame ! »

« - Oui ? »

« Votre jupe, elle est coincée dans votre collant ! »

Solitude, disait-on ? Et après on nous fait croire que les jeunettes de banlieue sont toutes mal élevées… Je l’aurais embrassé, cette petite !

Quelques mètres plus loin, je scanne un truc chez La City (oui, passer un mois sans faire les soldes vous rend tout proche du chacal), essayage non concluant, et cette fois je prends bien garde à remettre ma jupe correctement. Je coince mon manteau sur mon sac, cause chaleur, j’erre encore un peu avant de rejoindre les caisses… et me trouve soudain bien légère.

MON MANTEAU !

MON MANTEAU SONIA BY SONIA RYKIEL ! Que j’ai totalement pompé sur Mimnor alors qu’il me va dix fois moins bien. Allez comprendre (et ça m’arrive très fréquemment en ce moment Bon Dieu mais qu’est-ce que j’ai ?) j’étais comme lobotomisée devant la vendeuse rue des Saints-Pères, quand elle me disait que la taille était bonne. La petite voix dans mon cerveau qui me répétait « c’est trop grand pour toi ou pas coupé pour toi ! » n’arrivait pas à remonter à la surface. Il ne restait plus que du 40, j’avais envie de me dire que ça m’allait… Et je l’ai acheté. Et ce manteau ne me va pas. « Au moins, tu peux mettre une veste en dessous », a observé ma soeur. Ma seule consolation. (Il faudra un jour qu’on effleure ce douloureux problème de l’équation veste + manteau = clavicules géantes. Ca vous fait pas ça, à vous ? Tout ce volume, là, au-dessus de la poitrine, pile ou on veut pas ?)

Bref, MON MANTEAU !! J’ai perdu mon manteau ! Je retourne sur mes pas, je regarde partout, pas de manteau à l’horizon, ni au sol. Misère… J’en suis déjà à me dire que le Dieu de la fashion m’a punie, que ce manteau n’était pas pour moi de toute façon. Mais quand même, il m’a coûté un oeil !

Et alors que tout espoir m’abandonne, au loin, je le vois. Posé sur un bac à braderie, par une main secourable qui l’aura pris pour une fringue en soldes.

Le Dieu de la fashion existe.