ModeFashion libido

20 mars 2012

Must-have, must avoid ?

Vaste et épineuse question, peut-être l’une des plus récurrentes de la blogosphère, surtout depuis qu’elle s’est mise à édicter ses propres must-have. J’avais beaucoup aimé le billet qu’Isabelle avait consacré aux it-girls et it-trucs il y a quelque temps, y avais d’ailleurs réagi. Puis en lisant les commentaires d’un post récent d’Une Chic Fille sur sa diète vestimentaire, je m’aperçois qu’à nouveau le débat me titille.

Faut-il considérer qu’acheter un must-have est abdiquer sa liberté par définition ? Et faut-il, par principe, le boycotter ?

Bien sûr, il est utile et bienvenu de s’insurger contre la standardisation des goûts et l’escalade des prix qui l’accompagne. Et légitime d’être agacé en voyant la mode envisagée comme une to do list permanente. Bien sûr que c’est génial et épanouissant de se créer un style 100% perso en sortant des sentiers battus.

Mais le discours anti must-have ambiant m’attriste un peu, quand il consiste à prendre systématiquement de haut les filles qui s’offrent un it-bidule. Qui sait s’il n’a pas été acheté avec les meilleures motivations du monde, celles de son propre goût, tout simplement ? Évidemment nous sommes des consommatrices sous influences. Mais au sein de ce faisceau de propositions, nous effectuons toujours des choix. Là est notre libre arbitre. Et le choix d’un objet qui fait consensus ne me paraît ni bon par essence… ni forcément mauvais.

La question nécessaire face à un must-have séduisant se joue entre soi et soi-même : est-ce que je l’ai trop vu, oui ou non ? Le reste… c’est de la littérature.

Je vous parle en connaissance de cause. J’ai aimé sans réserve les baskets compensées Isabel Marant dès leur sortie, je les aime toujours. Même si elles ont souvent mauvaise presse tout en étant copiées jusqu’à la lie. En revanche, je n’aime pas les Susan(na) de Chloé, je ne les ai jamais aimées et ne les aimerai jamais.

J’ai aussi fait de belles acquisitions parce qu’un vêtement ou un accessoire était un must-have et a donc accédé à une meilleure visibilité à un moment M. La parka Maje par exemple. Je ne connais pas les collections de chaque marque, ne passe finalement qu’assez peu de temps dans les boutiques (ou même sur le Net) à répertorier les fringues, donc à un moment, quand l’info vient à moi spontanément, je trouve ça plutôt utile. A moi de décider ce que j’en fais ou non ensuite. Si cette parka n’avait pas été un must-have, je ne l’aurais pas connue et je serais passée à côté.

Bon je me la pète un peu Yoda de la sape, « la Force est avec moi » et le discernement aussi. Mais je voulais juste placer un slam (huhu) pour toutes les filles qui à un moment ont pu se laisser culpabiliser après un it-achat. L’ennemi ce n’est pas la fringue. L’ennemi c’est ce qu’on plaque sur elle, la mission dont on l’investit. Un beau style personnel, c’est une longue route, c’est une culture aussi, beaucoup de silhouettes et d’images vues, analysées. Le regard qui, en même temps qu’il s’ouvre, s’affine. Et qui peut se diriger loin des must-have, mais parfois aussi en plein dedans.

 

Charlotte Le 20 mars 2012, 12:28

Article bref mais efficace :)
Je trouve tout aussi ridicule d’acheter qq chose parce que c’est un « must-have » (comme tu dis) que de ne pas l’acheter pour la même raison.
L’important c’est de se faire plaisir.

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Romane Le 20 mars 2012, 12:32

Je suis tout à fait d’accord avec toi ! Tant que le vêtement nous plait après tout !

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La Grande Blonde Le 20 mars 2012, 12:40

« These are not the [bag]/[clothes]/[shoes/][droids] you are looking for, BaliYoda ! » (pardon) (mais je n’ai pas pu m’en empecher)…
Je me suis passablement eloignee de la « mode » -entendre des prescriptions/matraquages- depuis un an et demi (ben oui, c’est ca aussi la vie a Canberra, pas forcement tres tendance-friendly) et je crois que ca m’aide a me trouver plus facilement, a construire mes propres envies. Envies qui passent parfois aussi par des « must-have » parce que je les trouve simplement beaux et non parce que c’est l’objet a avoir.
Merci pour ces pistes de reflexions du mardi soir !

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fred the girl Le 20 mars 2012, 12:42

Je suis complètement d’accord avec toi.
Tu vois, ça fait une dizaine d’années que je rêve d’un sac Balenciaga. J’aurais pu me l’offir mais à chaque fois, je resiste, car pour moi « il » représente plein de trucs que j’ai projeté sur cette acquisition. Je ne le vois pas comme un it bag mais je me pose des tas de questions du genre « ai-je l’âge pour m’offrir une chose aussi chère », « n’est il pas trop beau pour moi », etc etc… Tu as raison, c’est donc vraiment un truc entre soi et soi ( d’ailleurs, je viens de faire de la littérature à 2 balles :/ ). Je ne sais pas si ce que je dis est cohérent :)

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fred the girl Le 20 mars 2012, 12:44

J’adore ce post car il soulève des tas de questions !

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jicky Le 20 mars 2012, 12:46

les 4 it-trucs photographiés sont pour moi tous des must-avoid. Non pas par principe (la preuve, j’ai cédé à la tentation colliers multicolores Marni sur Ebay, car je les trouve réussis), mais parce que je les trouve tous moches et que je ne les ai vus sur personne avantageant ladite personne. Les Susanna, quant à elles, à mes yeux sont pires que moches, elles sont ridicules. Mais je pense qund même que le « trop vu » peut tuer un vêtement dans notre imaginaire: le Balenciaga, je l’aimais bcp il y a 10 ans aujourd’hui je l’exècre. Bcp trop vu. Et tiens, il se trouve que je parcourais tout à l’heure des photos de Garance Doré en ligne et je me faisais la réflexion suivante: je trouve qu’elle a tendance, depuis un certain temps, à se transformer en porte manteau à it trucs (sac Fendi dernier sorti + escarpins tressés Chanel + parka à fourrure +…etc ça charge et ça ne lui correspond pas vraiment, en fait; elle a l’air un peu dégusée, des fois) et que je la préférais en moins it-trucs, plus discrète, je sais pas ça lui allait mieux, sont style moins « marques » de la tete aux pieds…. Bref, tout ça est aussi bcp une question d’accumulation. Règle d’or (?): pas plus de 2 it-trucs à la fois? (et encore, je sais pas, parce que les Susanna valent pour 15 it trucs à la fois tellement elles sont atroces….)

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Mimi Le 20 mars 2012, 12:50

tout à fait d’accord, et tout à fait déculpabilisant, mille mercis la belle !!!

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Kaÿte Le 20 mars 2012, 12:57

@jicky : je ne sais pas si l’on peut parler de règle autour des it-trucs. J’aurais plutôt tendance à dire « suis ton instinct » et « prends du plaisir avec ta tenue »…
De mon côté je ne me sens pas du tout it-trucs. J’ai finalement un comportement simple : quand un truc est trop vu, je me sens tout d’un coup déguisée avec. Donc au final, je me construis aussi par les it-trucs… bien que je ne les cherche pas à la base! (ce post est-il bien compréhensible?!)

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Rockygirl Le 20 mars 2012, 13:11

Juste envie de te dire : OUAIS D’ABORD !
Merci pour ce chouette post d’analyse des it-bidules :-)

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Natacha Le 20 mars 2012, 13:13

J’ai aimé lire ton article :)
Merci!

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mode personnel(le) Le 20 mars 2012, 13:15

Je rejoins ton point de vue à 100%. S’inventer un style personnel prend du temps. A commencer par la connaissance de soi et de son corps. L’appropriation des vêtements que nous proposent (ou pas) les tendances vient après.
Par ailleurs, tout le monde n’a pas la capacité – ni d’ailleurs l’envie – de se démarquer et de se singulariser. Posséder le must-have du moment peut rassurer certaines personnes qui n’ont pas (encore) assez confiance dans leur choix. Pourquoi ne pas céder à l’appel du it-truc s’il nous correspond ? Pourquoi se priver du plaisir de porter la pièce du moment si on l’aime vraiment ?
Même si pour ma garde-robe, j’évite les « it » (je préfère fureter à la recherche d’une pièce qui n’est ni identifiable, ni datable), je ne me permettrai pas de snober celles qui y succombent (dit celle qui vient de s’acheter un tailleur à fleurs très été 2012). Chacun fait comme il veut / peut.
Mais c’est vrai, l’uniformisation me rend un peu triste. J’ai envie de dire : regardez les merveilles des petits créateurs qui bataillent pour résister aux mastodontes de la mode !
Encore bravo pour ton billet. 😉

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ladyfafa Le 20 mars 2012, 13:16

J’ai presque envie de dire que ton post est intimidant, il donne vraiment à réfléchir, du coup j’ai aussi été lire ceux que tu cites et là j’ai mal à la tête :) J’ai un rapport d’attraction-répulsion aux it trucs, par exemple je détestais les sneakers IM mais à force de les voir bien portées je commence à les aimer (de toute façon je peux pas les payer donc pas de dilemme…) et en même temps je ne suis pas sûre de vouloir les avoir parce que trop vues…Alors que je suis d’accord avec toi au fond, l’originalité n’existe pas (y’a qu’à voir le nombre de pièces Maje et cie que j’ai…) en fait le plus dur c’est d’assumer le fait de ne pas pouvoir être original et acheter ce qu’on peut et ce qu’on veut acheter (les Susanna, j’aimerais les avoir aux pieds parce que je trouve que c’est bien « mon style »). Je pense que c’est pour ça que le vintage cartonne et je m’y tourne de plus en plus d’ailleurs. Le seul écueil est, à mon sens, d’arriver à ne pas non plus se sentir frustrée de ne pas avoir tel ou tel truc qu’on aime et qu’on voit partout, c’est pour ça que j’ai bien aimé le test de Marie de ne pas s’habiller pendant un mois, faut aussi savoir se détacher même si c’est pas simple (combien de fois j’arrive à me persuader que ce truc là, c’est tellement moi qu’il me le faut…) Bref, vaste débat, j’ai encore plus mal à la tête! :)

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Stelda Le 20 mars 2012, 13:33

J’aime ton article, je le trouve très juste. Je boycotte ce que je trouve laid ou qui ne me convient pas, must have ou pas. Après, certains it-trucs aussi ravissants ou originaux soient-ils finissent aussi par me sortir par les yeux à force de les croiser ;-). Si j’achète un must-have, ce sera par hasard : il me correspond, je sais que je m’en lasserai pas donc je l’achète. Et tant pis si on le voit sur d’autres, je sais que je me l’approprierais à ma manière :)

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Aurore Le 20 mars 2012, 13:35

Tu sais que j’ai envie de pondre un article de ce genre depuis longtemps? Sauf que j’écris vachement moins bien que toi et je suis contente de te lire :)
J’adore les sapes et les chaussures et oui parfois je tombe en amour devant un objet après l’avoir vu quelque part – comme tout le monde – qu’il s’agisse d’un vase, d’une voiture ou d’une jupe. Le danger c’est de laisser son « moi fantasmé » prendre le dessus, du genre « si j’achète ceci, je serai une autre, mieux, plus belle, plus intelligente, plus désirable, plus tendance » sauf que c’est un leurre. Il faut acheter parce que cet objet nous ressemble, qu’il nous fait rêver oui évidemment, mais aussi parce qu’il rentre dans nos goûts. Sinon, on entre typiquement dans l’achat qui va rester 100 ans dans sa penderie à prendre la poussière pour « le jour où je serais une autre » = jamais.
C’est drôle aussi parce que : 1/ mes parents m’ont offert des baskets IM, sauf que c’étaient des contrefaçons, c’était un geste tout mignon (j’ai bien du les saouler avec cette paire lol) de leur part et ils se sont fait avoir, du coup même les vraies sont moins désirables à mes yeux – je préfère presque les Ash (ou même des Jonak que je ne vois pas encore sur le net…) (qui ressemblent aux Ash) 2/ parce que j’ai acheté les Susan(na) et j’ai hésité à les montrer sur mon blog. Je me suis dit que c’était indécent de mettre ce prix dans une paire de pompes et de l’exposer aux autres, alors que cet achat, je l’ai fait pour moi avant tout, par plaisir. Tu vois? Enfin quoi qu’il en soit j’en suis ravie et il colle bien avec ma personnalité/style. (et je suis vachement avant-gardiste dans ma région, héhé lol)

Bon sur ce je ne me relis pas – faut que j’aille bosser – alors excuse les fautes et bisous!

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yza Le 20 mars 2012, 13:52

Avoir quelque chose tout simplement parce que c’est un it-truc que l’on aurait même pas regardé en temps normal c’est pour moi n’importe quoi ! Mais c’est sans doute l’effet mouton de la mode en général. Je peux avoir envie d’un it-truc mais uniquement parce qu’il me plait et souvent j’ai remarqué car ‘il n’est pas trop « fashion’. Sinon je suis d’accord avec Jicky trop voir un it truc peut le tuer dans notre imaginaire et au final on n’en veut plus. Les sabots par exemple, je les adore, j’en avais une paire quand j’étais petite (c’était un it truc au fait les sabots???) – Et bien j’ai sauté sur la tendance sans me poser de questions- mais lorsque j’ai voulu les mettre, je n’ai pas pu il y en avait trop partout ! C’est sûr que je vais les porter mais ce jour là ils seront passés de must have à hasbeen ce qui n’a pour moi aucune importance (car ce sont les sabots que je voulais pas le it-truc ) – Je sais pas si je suis très claire ??!!?? – sinon bravo pour ton blog je l’adorrrrrrrrreeeeeeeeee
PS Encore d’accord avec toi Jicky je me suis faite la même réflexion au sujet de GD

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LadyOmega Le 20 mars 2012, 14:07

Ah, BaliYoda, quelle source de savoir pour nous!
La question du must-have se pose rarement pour moi et mon budget d’étudiante VRAIMENT fauchée, mais, j’avoue… Il y a deux ans je crachais sur le Pliage Longchamp. Le truc basique que tout le monde a. Et puis j’ai vu la collection éphémère Mary Katrantzou, et le Pliage aux lanternes chinoises. Et je le veux. Puis j’ai regardé la page du Pliage personnalisable. Et j’en veux un rien qu’à moi. Mais je n’ai pas de sous, et je me sens con-con de vouloir le même que tout le monde.
Du coup, tu viens de me déculpabiliser! \o/

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BloodyHell Le 20 mars 2012, 14:11

Il est intéressant ton article, c’est vrai qu’on pourrait débattre des heures je crois!

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jicky Le 20 mars 2012, 14:15

@Kayte: oui, c’est pour ça que j’ai mis un : ?
ah et pis sinon, il me semble qu’un must-have (un pull cachemire V noir, par exemple!!) n’est pas forcément un it-truc, justement. Même, bien souvent un it-truc est un must-avoid pour certains ou certaines. IL y a certains it-trucs (genre: le trench) qui sont devenus des must-have…alors qu’on peut très bien avoir une garde robe correcte sans avoir les pirates boots, it truc qui passe les âges, mais qui n’est pas forcément « à avoir »…

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Marie Le 20 mars 2012, 14:22

Je suis d’accord avec toi, ce que tu dis est hyper juste et d’un coup, je me suis interrogée sur ce qui moi, me gêne précisément dans ce type de « dérives  » (si je peux m’exprimer ainsi).
En ce qui me concerne, j’ai orienté mon avis et conséquemment mon discours dans le sens de « le must-have, très peu pour moi », parce que d’autres contraintes qui n’étaient pas d’ordre esthétique (plutôt financier), sont intervenues dans ma réflexion. N’ayant pas forcément les moyens de suivre et de m’acheter ce que j’aimerais, mon cerveau s’en est accommodé en faisant muter le phénomène. Je n’étais plus « pauvre », non, j’avais d’un coup un libre arbitre. Ce qui me gênait, me frustrait, j’ai tenté de le transformer en autre chose.
C’est vrai que je suis parfois surprise de l’agressivité que récolte certains de mes posts sur les « suiveuses » et autres, d’où cela peut-il bien venir? Il doit y avoir, je pense, plus un lien avec la consommation ostentatoire, démonstrative et intimidante que sont devenues certaines silhouettes. Il y a forcément un peu d’envie transformée en un truc, certes pas plus beau, mais plus supportable, qui s’appelle le jugement.
Mon dieu que ce com est premier degré…
Je sais pas si j’ai été claire.
En tous cas je t’embrasse.

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laurette Le 20 mars 2012, 14:24

Très jolie article.

laurette

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shoubbi Le 20 mars 2012, 14:31

Je trouve ce que tu dis très juste, notamment sur le fait qu’une fille qui achète un must have ne l’achète pas forcément parce que c’est sur la it list de Glamour mais bien parce que cela lui plait (et qu’effectivement, c’est plus facile d’entendre parler d’un must have que d’une mamie au fond de l’ardeche qui tricote des vestes et ne communique pas dessus sauf par le biais d’une pancarte sur une départementale paumée).
Le « hic » c’est quand tu vois, sur des blogs, des forums, une accumulation d’achats must have. Que lorsque tu demande à une fille sa dream list, elle soit en tout point (sauf mettons un) identique à celle de sa voisine. Ou que la même fille achète tous les must have qui passent (y a des friquées, des filles qui revendent bien, ou des très débrouillardes) dans tous les styles, sans vraiment de cohérence.
Bref le pb n’est pas d’acheter un must have/it truc, mais plutôt de les accumuler, sans le fameux discernement dont tu parlais, juste parce que Glamour a dit que, et quitte à le revendre au bout de 2 semaines

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sarah babille Le 20 mars 2012, 14:32

J’avais lu « ce qu’on planque sous elle » plutôt que tes mot « ce qu’on plaque sur elle ! Ca en dit long sur mon subconscient… Excellent billet… J’avais envie d’en parler, mais impossible car chez moi, certaines personnes me lisant et vivant dans mon entourage (plus ou moins proche) se seraient senties visées.. Je profite de laisser un mot ici, en espérant qu’elles ne liront aps tous tes comms. Vaillante Sarah…
Le coup de coeur, it ou pas, je comprends. Après cela dépend de son envirronement. Je n’achèterai aps la même chose si j’habitais Paris. Les cabas VB que j’aime d’amour et bien aucun, mais vriament aucun chez moi. A Paris je n’ose même plus en porter. Parka Maje comme toi, Diker IM idem… Par contre le cabas Cedline est porté par une certaine fange de la population où je vis (arogante, j’étale mon fric, je suis branchée etc…), et il est porté d’une manière tellement tape-à-l’oeil que je ne le veux plus. Si un it-machin est porté sans besoin de démonstration de son appartenance sociale, avec personnalité et simplicité, je ne vois pas le problème. Ce qui est rédhibitoire est l’accumulation de it au détriment de son style. voire arborer ce qui ne sied absolumet aps à sa silhouette parce qu' »il faut ». et les il faut, je déteste.
Ton exemple chez Isabelle, de la chaussure dorée Zara a a été un vrai coup de coeur pour moi. Figure toi qu’ici ils les avaient renvoyées car elles ne se vendaient pas ! voir et désirer est le propre de l’humain. Mais avec un soupçon de discernement…
D’autre part, par mon éducation, l’étalage, je déteste. Je trouve cela vulgaire. Une fille qui a de l’argent et qui porte à longueur de temps, it et marques en vue, désolée mais ça me rebute. J’irai même jusqu’à trouver cela indécent.
Il y a les must-have également, mais c’est une autre catégorie, des objets de transmission chargé de savoir-faire et d’histoires. Ceux-là je les idéalise, les reçois ou me les offre et ils on un goût. Une saveur délicieuse, celle du rêve…
Je ne peux concevoir ceci : voir/avoir envie on se fout des raison)/acheter. parfois il est spontané ou réfléchi mais toujours (souvent..j’exagère) il est raisonnée et sensé. M’en débarrasser pour faire place aux) suivant(s) , sauf en cas d’erreur, ne me traverse pas l’esprit.
Je m’étale, mais je reste persuadée, que s’offrir des pièces pour soi, peu importe si elles sont it ou pas, n’est pas la même manière d’appréhender l’achat pour l’achat. On ne porte pas de même façon, il y a ce bonheur, que personne ne sait, qui est avec nous. Et pour moi c’est important.

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Athi Le 20 mars 2012, 14:32

Abso-fuckin-lutely brilliant article. Je n’ai rien à ajouter. Limite je voudrais le traduire en anglais pour que mes copines puissent le lire aussi. Well done sweet pea.

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Bébinou Le 20 mars 2012, 14:48

Ce qui est le plus choquant dans tous ces it-trucs c’est plus le prix sur-exagéré que le fait que tout le monde l’ait, quand on voit l’augmentation des I.M ou des Suzanna…. alors que dis moi un peu ce qui le justifie ??
Je suis tout à fait d’accord quand tu dis « …quand l’info vient à moi spontanément, je trouve ça plutôt utile », je pense que je n’aurais jamais acheté mes 2 paires de I.M si je ne les avais pas vu sur les blogs et pourtant je les adore <3. Pour moi toute ces histoires de must have se sont accélérées depuis que toutes les B.M s'y sont mises, évidemment sorti du contexte blog ça fait peu d'acheteuse mais quand on voit Mimnor, Walinette, Ithaa, Punky, Angie, Bali et tant et tant et tant d'autres avec les sneakers Marant ça fait matraquage intensif 😉
Par contre si jamais tu es à court d'idée pour un billet ;), je serai très intéressée (et je ne pense pas être la seule) de connaître ton point de vue par rapport à la non-monétisation de ton blog, tu es une des seules à ne pas le faire et pourtant je suis sûre que tu dois avoir des tonnes de propositions et tu n'es pas moins passionnée par la mode que les autres non plus apparemment ! Bises.

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Caroline Le 20 mars 2012, 14:49

Très bon article.
Je me suis toujours dit que je ne cèderais pas au must have, mais je suis persuadée qu’à force de les voir partout, ils nous  » gagnent  » plus ou poins consciemment… Et faut-il alors absolument se faire violence pour ne pas y céder ? Je ne crois pas : l’important est de faire ce qui nous fait plaisir. :)

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Solenn Le 20 mars 2012, 14:54

En fait, on en revient toujours au même point: l’important c’est d’agir selon ses goûts. Seulement pour ça, il faut bien se connaître. Personnellement, je serai totalement prête à craquer pour un PS1 (oui bon mis à part le prix hein), ou une pochette Balenciaga, mais pas pour le city, ou pas pour les sneakers IM. Ce n’est pas moi tout simplement. Je les trouve hyper jolies sur mes copines, mais je ne me vois pas avec. Pourtant, j’ai économisé pendant 6 mois pour m’acheter des Dickers, parce que elles, c’est moi, elles je sais que je peux les porter tout le temps, en m’assumant. Ce qui est difficile aussi, c’est d’assumer le regard des autres, quand on porte un it-machin. Tout le monde sait direct combien t’as aux pieds/sur les épaules, et ça peut en gêner certains.
Mon commentaire tourne en rond^^. Au final, je crois qu’il faut apprendre à se faire plaisir, avec des choses qui vont VRAIMENT nous contenter (sauf que ça s’apprend en faisant des erreurs^^).

Bisous :)

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Anonyme Le 20 mars 2012, 14:58

En fait les anti-must-have disent la même chose que toi, mais dans l’autre sens. Quand tu dis « L’ennemi ce n’est pas la fringue. L’ennemi c’est ce qu’on plaque sur elle », eux disent (et moi aussi un peu) : « L’ami ce n’est pas la fringue. L’ami c’est ce qu’on plaque sur elle [et qu’on te vend à prix d’or!] ». Rien de plus, rien de moins.

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tasha Le 20 mars 2012, 15:11

Mon chéri et la plupart de mes copines ne sont pas mode du tout et je ne vis pas à Paris…. alors quand je veux acheter un « it » (ou inspiration « it » parce que je ne suis pas si riche), je peux leur demander leur avis sans crainte : si c’est moche sur moi, ou dans mon contexte social, ils me le disent immédiatement, ils ne connaissent pas toutes les « it girls »…. qui finalement, ne sont « it » que dans un certain milieu….
heu, je suis pas sure d’être très claire?
:-p

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Mimicracra Le 20 mars 2012, 15:50

C’est vrai que l’on se sent conne de vouloir porter un it-truc alors que le mantra de nos jours est de ne ressembler à personne, d’être unique etc…Mais cessons de nous leurrer une bonne fois pour toute: on est toutes pareilles, on lit les mêmes mags, les mêmes blogs et on aime souvent les mêmes trucs. Et c’est très bien, pas la peine de vouloir se retrouver dans les rubriques « streetstyle » qui malheureusement se sont transformées en catalogues de costumes de carnaval…

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audrey Le 20 mars 2012, 16:03

c’est clair tu as bien raison, du moment que ça nous plait !!
je me moque bien de ce que pense les autres, même si je passe pour le mouton de service pour certaines, je me moque bien de changer d’avis et d’aimer les vêtements et accessoires à la mode !

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Miss Nahn Le 20 mars 2012, 16:16

Oui toute la question est ce que l’on projette sur la pièce en question et sur ce que l’on attend d’elle. Enrichir notre style personnel ou juste courir après l’illusion d’être quelqu’un d’autre en la possédant.
Après it-truc ou pas, on s’en fiche, comme le dirait Punky, ils deviennent nos it-trucs à nous et c’est là l’essentiel. Le « à nous ».
La seule chose que je trouve totalement ridicule (mais c’est personnel) c’est l’accumulation des it-trucs du moment que l’on voit sur certaines femmes, portés, « jetés » et remplacés tous les 3 mois… à moins que l’on ne puisse définir cela comme un style personnel après tout :-)

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Natalia Le 20 mars 2012, 16:51

Ca fait toujours plaisir de lire des articles aussi intéressants à propos de la mode, c’est bien de réfléchir à propos de son propre style plutôt que de se laisser emporter par le diktat des tendances!

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marlene Le 20 mars 2012, 18:15

Tout ce que je veux , c’est me faire plaisir, certes nous sommes toutes plus ou moins influencé mais chacune sait ce qui lui plait,apres le jugement des autres m’importent peu,on ne vit qu’une fois alors chacun doit faire ce qui lui plait.

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pinassotte Le 20 mars 2012, 18:46

Tu as buien raison, je crois que malheureusement insconciemment et consciemment nous sommes influencées par les must, on les aime ou on les déteste. Chacun les siens. Mais on peu t avoit envie de son propre must have inconnu du grand public et qui a force de le voir sur soi deviendra aussi un must have pour les autres. Enfin tu me comprends hiennnn !!! B izz

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Mélisande Le 20 mars 2012, 18:51

Perso je trouve que ça se voit tout de suite, les blogueuses qui achètent tel ou tel « it-objet » parce-que c’est à la mode, chez lesquelles on ne voit jamais que des choses hors de prix, j’appelle ça les blogs-frime de nanas hyper narcissiques. Sinon ça me fatigue de voir le même objet en boucle, avec le porte-monnaie de certaines et leur accès à tout ce qu’on peut imaginer, c’est vraiment un manque de créativité. De toute façon, j’en ai ras-le-bol du phénomène « mouton », même à plus petite échelle, se retrouver toutes pareilles, c’est pas mon truc, toutes en marinière, en camel, en leopard, puis en color-block, maintenant en pastel… Ça manque de fraîcheur, tout ça. Et quelque part, acheter un it-objet dont on a vraiment envie, oui pourquoi pas, sauf qu’à force d’en voir un partout, comment savoir si l’envie n’est pas créée par le phénomène de mode? Bon, de toute façon, pour nous toutes, la question ne se pose pas, on n’a pas les moyens de ces objets, mais ça rejoint la problématique des tendances. J’aime vraiment pas qu’il soit si difficile de trouver des couleurs et des coupes qui sortent des tendances, mais bon, faut patienter pour que nos envies soient dans l’ère du temps, j’en sais quelque chose, moi qui cherchais désespérément des couleurs pastel le printemps dernier =DDDD

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LaetitiA Le 20 mars 2012, 19:18

Bravo Bali 😀
Et merci d’être aussi déculpabilisante… mes it pièces je les aime et pas parce qu’elles sont à la mode, juste parce que je les trouve BELLES et simplement MOI. Bisous <3

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Alexandrina Le 20 mars 2012, 20:14

Je suis un mouton de première classe et j’ai toujours tendance à vouloir acheter tout ce que je vois sur les autres ou sur les blogs, donc je ne peux jeter la pierre à personne. N’empêche, ce qui me choque un peu dans la mode d’aujourd’hui c’est la succession un peu folle (et orchestrée avec talent par les marques) de tous ces it-trucs plus ruineux les uns que les autres. J’ai l’impression qu’autrefois, les it-machins étaient plutôt des objets de grand luxe relevant quasiment de l’investissement patrimonial (genre le sac Hermès ou l’impermébale Burberry que tu gardes toute ta vie et qui passe à ta fille) ou alors des objets quasi-mythiques qui ont accompagné plusieurs générations (les Doc Martens de notre adolescence). Aujourd’hui il me semble qu’on est beaucoup plus dans l’hystérie et dans la compulsion. Chaque saison apparaissent de nouveaux objets de convoitise. Les verra-t-on encore dans la rue ou sur les blogs dans 5 ans ? Bref, se faire plaisir n’empêche pas à mon avis de garder la tête froide face aux tendances. Personnellement je me vois mal mettre 500 € dans des chaussures que je ne serais pas sûre de vouloir porter plus de deux saisons.

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Dididoumdida Le 20 mars 2012, 20:28

Je le trouve très pertinent ton article, et je suis assez d’accord avec vous. Je n’aime pas céder à l’achat compulsif pour la simple raison qu’il est un Must-have. Je préfère me fier à mes goûts. Et tant pis ou tant mieux s’ils correspondent… Typique, le 24h de Darel que j’aime depuis toujours et que j’ai enfin pu m’offrir l’année passée. Vu et revu? Oui, sans doute et je m’en fiche, pour moi c’est une intemporel. Et surtout, il est vu et revu à Paris peut-être, mais pas dans les rue de Lausanne où je déambule fièrement, mon 24h au bras!!!

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0céane Le 20 mars 2012, 21:54

Juste : <3
C'est tout.
Ce post est tellement vrai qu'il en est sublime

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aurélie Le 20 mars 2012, 22:57

J’aime beaucoup ton article trés bien écrit qui résume bien la situation :). Je n’ai rien contre les it-trucs, je ne les aimes pas forcements tous non plus, il faut bien faire la part des choses mais parfois il est difficile de ne pas s’y perdre. Est ce que j’aime vraiment ce truc ? ou est ce qu’au final je l’aime parce que je suis influencé parce qu’a force de le voir partout finalement je m’y suis « habitué » ? Puis le fait d’être influencé n’est pas forcément une mauvaise chose, on s’inspire de tout partout dans la rue, les vitrines, les magasines et le net et au final on mix le tout et on finit par faire notre propre style? c’est la conclusion que je me suis donnée. Il ne faut pas tomber dans le piége d’acheter un it-truc pour s’identifier a un certain groupe ou faire un étalage de tout le fric qu’on dépense ou je ne sais quel autre motivation mais juste parce que ça nous correspond, mais parfois la route est longue avant de savoir ce qui nous correspond ! bref merci de cet article et biz

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Anaelle Le 20 mars 2012, 22:57

Je ne me suis jamais sentie moqueuse de celle qui s’habillent avec des it truc jusqu’a ce que je lise un commentaire disant « cette filles, avec ses willow et son balanciaga, elle avait tellement l’air de vouloir faire parfaite qu’elle m’a fait pité ». Et j’ai vu les choses un peu differement. Et puis la en lisant ton article, je suis d’accord. Apres tout, un it truc peut etre un coup de coeur de style et grace au it truc on peut trouver ce qui nous plait vraiment.
L’important c’est pas ce que les autres pensent, (apres tout ils sont tjs negatifs) mais de se sentir bien.. en chloe ou en H&M..

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severi27 Le 20 mars 2012, 23:42

Tu ne t’en souviens probablement pas, j’avais commenté l’article d’Isabelle sur son blog car j’étais opposée au phénomène des IT-trucs ou Must-Have.
D’ailleurs le terme parle de lui-même, tu dois l’avoir … sinon quoi ? C’est un phénomène (marketing) de notre temps, une nouvelle façon de nous amener à consommer des produits extrêmement chers.
Je continue de trouver triste l’uniformisation des looks à Paris, ça me fait un peu peur aussi à vrai dire parce que je ne comprends pas ce que cela signifie. Pourquoi les sneakers IM sont sur tous les pieds parisiens (ou presque). J’exagère volontairement car cela m’interpelle vraiment. Je ne juge pas que c’est mal, je cherche à en comprendre la cause. J’ai aussi remarqué le nombre très élevé de ces mêmes sneakers en vente sur Ebay …. ?

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Fangs Le 21 mars 2012, 10:37

C’est tout à fait vrai ce que tu dis. Je n’ai certes pas encore vingt ans mais j’ai déjà subit ce genre de chose, avec une tout autre ampleur. Il m’est même déjà arrivé d’acheter quelque chose par goût pur et de ne plus pouvoir le mettre à force de le voir quelque mois après, ou de refuser d’acheter quelque chose qui me semblait bien, comme la marinière, parce que tout le monde le portait et qu’il me semblait impossible d’être originale avec. Et c’est bien triste. On ne peux presque plus aimer quelque chose pour ce qu’il est mais parce que telle it-girl ou pseudo star l’a porté à telle occasion. Et quand bien même on l’a mis bien avant, on est quand même cataloguée et répertoriée dans des cases prédéfinies : bobo, boyfriend, rock… Et si tu ne choisies pas ta case tu n’as pas de vrai style.
Il en devient même de plus en plus compliqué d’être réellement originale car, dans ma fac ou dans la rue, toutes les filles que je vois hyper lookées semble au final se ressembler car elles suivent toutes, plus ou moins consciemment, le même dresscode ou antidresscode. Je vois tellement de filles d’une vingtaine d’années à peine qui, voulant à tout prix suivre cette mode soit disant originale, achète tel sac ou sa copie, tel paire de chaussure, et finissent finalement par n’être que des photocopies de magazines et, tristement, à ne pas s’habiller comme leur âge et voire même leur mentalité le voudrait.
Je me demande quelque fois si, pour avoir son propre style, il ne faudrait pas arrêter de regarder les autres, les revues, les sites, et ainsi pouvoir crier haut et fort : c’était mon idée ! Et s’avouer que si on ne fait pas telle ou telle chose, c’est parce qu’on n’ose pas ou parce qu’on aime, mais chez les autres.

Bon, je ne sais pas si ça veut dire grand chose mais pour résumer je suis mordicus d’accord avec toi !

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Miss Nahn Le 21 mars 2012, 11:25

Re- :-)
Je réfléchissais à ton billet hier soir et je me disais que pour moi it-truc et must-have n’étaient en fait pas la même chose.
It-truc c’est l’objet à la mode, l’étoile filante vestimentaire qui a une marque, une griffe bien identifiée qui nous fait entrer dans le club des happy fews. Un it-truc en remplacera un autre (comme une it-girl en remplacera une autre).
Le must-have est un objet qu’il « faut avoir » car c’est un classique, un indémodable. Peut importe sa marque ou son prix, il a sans doute un « statut social » mais il peut venir chez une boutique bon marché ou d’une maison de luxe, c’est ce qu’il est intrinsèquement qui compte. Peut importe que la petite robe noire sorte de chez Zara ou Chanel, c’est son élégance et sa coupe flatteuse que nous voulons. Et puis le must-have est relatif, même si on nous en propose régulièrement une liste type, c’est finalement nous qui construisons la notre.
Les sneakers IM sont un vrai it-phénomène, aucun doute là-dessus, mais devant la multiplication de leurs interprétations par d’autres marques, peut-être la basket compensée sera-t-elle bientôt l’un de nos must have…

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Fanja Le 21 mars 2012, 12:31

C’est marrant parce que ça répond un peu à la question qu’on me pose régulièrement « c’est quoi la mode aujourd’hui »? J’y consacre d’ailleurs un article à ce sujet ce jour. Ce qui m’embête réellement (et je suis tout à fait d’accord avec plusieurs remarques faites ici), c’est l’uniformisation, il y a truc qui sort et hop ! on voit ça partout (blogs, magazines,…). Et la surenchère est là en permanence. Cela se traduit presque par un manque de personnalité et une forme de lobotomie. Et certain(e)s blogueurs(ses) s’excusent même du fait de montrer plus de 2 fois les mêmes pièces. Diktat de la mode, quand tu nous tiens !

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sarah babille Le 21 mars 2012, 14:05

Je reviens vers toi, le sujet me turlupine 😉
Je comprends très bien, ton coup de coeur, par ex. pour ces shoes Marant. Ce qui dérange, souvent. au vu des remarques, ce sont ces filles (blogueuses ou non ) sont celles qui en portent parce que c’est un it sans considération de leur taille, de leurs poids, de leur propre style. Le tombée d’une fille d 1m 80 ou d’une autre 1m58 est différent. n’est-il pas ? un 36 ou un 40/42 n’aura pas le pantalon qui aura la même dégaine… etc etc… les it-choses ne sont-elles pas une manière de se rassurer, d’une démonstration financière, d’une appartenance à un milieu, à une façon de faire savoir que l’on connaît, que l’on est pas plouc etc… c’est le pieds joints dans le it qui m’agace plutôt que le it … je ne sais aps is je suis très claire…Ajoute à cela, l’etiquette, ni la compo, ni la qualité ne sont forcément fiables, mais c’est un it… pareil avec les « tendances » du moment… pastel, jaune, nude, vert, jupe ne vont pas à tout le monde. Souvent c’est porté d’une manière littérale, sans prendre en considération ses propres critères…
Quant à l’accumulation de it… croisé une dame de 50 ans, au moment de la sortie du peak a boo sais plus comment 4a s’écrit) avec la bête, des Louboutin et un manteau léopard… fière comme Artaban… Propriétaire d’une boutique en ville, il faut qu’elle montre que ça marche, même si ce ne’st pas le cas… Si en plus, un range Rover ou une Mini cooper l’attend, alors là on est dans le cliché total…
Ici, où c’est petit, donc les gens veulent encore plus MONTRER (même sans connaître), ce sera la montre, la bagnole et les vacances… Sommet de l’imbécilité, un gars nous a dit : « ouais on va skier à Duba¨, faut que mon gamin connaisse ça (6 ans le gosse). Euh… nous vivons juste à 20 minutes du sommet de toutes les pistes…
On pourrait étendre le it bien bien bien plus loin qu’un sac ou qu’une paire de Chloé

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Lo Le 21 mars 2012, 14:12

Perso le phénomène du nouveau it -bidule mensuel, de la nouvelle tendance de la saison, du must -have hebdomadaire,etc…Arrgh… Cette surenchère de la mode me fatigue car j’ai l’impression qu’on repousse de plus en plus les limites d’une consommation déjà effrénée et indécente , après je partage le fait que certain(e)s kiffent tout simplement les » it » après tout chacun vit les choses comme il le souhaite .
Cependant subissant la crise comme beaucoup, je trouve que cela peut engendrer beaucoup de frustration et générer d’éternelles insatisfactions, là dessus je rejoins certains avis concernant un grand nombre de blogS-mode qui y contribuent sans doute sans le vouloir, vive le clonage et la standardisation! Parce qu’effectivement voir sur 4 blogs en mois d’une heure le même sac à 4 chiffres ou la paire de boots à quasi 900euros ça peut soit faire du bien à certaines ou …du mal à d’autres…Et là franchement je ne trouve plus qu’il n’ y a plus de fun dans le délire du « it » comme tu dis c’est ’escalade des prix !!!
Tu vois j’aime beaucoup Isabel Marant, j’ai vu pas mal d’interview et reportages sur elle, elle se revendique styliste et non créatrice se définit comme une femme simple , elle dit qu’elle habille les vraies filles, les filles normales , »pas les fantasmes ni les femmes avec chauffeur ! » dit -elle. Elle nous a proposé des(it) baskets compensées à prix d’or (Mais entendons nous c’est pour la fille cool , tranquille, good vibes normale quoi..) c’est déjà une chose…bon… mais le »coup de maître »( qui va définitivement pousser à l’achat) se cache derrière une stratégie de marketing savamment orchestrée la rupture de stock constante(out/in) des fameuses baskets, le délire de la liste d’attente… J’hallucine juste là!!! c’est le genre de procédé qui me remet juste les idées en place lors de tendance à convulsion moutonneuse . …Car même si j’aurai voulu les avoir parce que je les ai kiffé aussi, au vu du prix , la stratégie et le phénomène autour desdites baskets(qui au final seront passés de mode d’ici une année il n’y a qu’à voir l’envolée des ersatz et des copies)Je suis calmée.
En plus la mode c’est un éternel recommencement c’est le retour du fluo, pastel & tie and dye, dépenser?Nan je vais juste ressortir mes fringues des étés 2007/2008 qui portent les couleurs de l’été 2012…en fait!…;-)
Labiz

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Lo Le 21 mars 2012, 14:38

Juste pour ajouter aussi que posséder des « it » ça peut rassurer certaines, ça leur permet peut-être dans le coup, ou leur donner un sentiment d’appartenance à un groupe…? Je ne sais pas…
Je sais juste que nous avons une déjà une équipe nationale(les bleus), ce serait un peu redondant de devoir en avoir une autre plus grande …dans la vie de tous les jours qu’on croiserait partout et tout le temps nan?
Ok, ok, je sais Bali ne t’inquiète pas, la porte, je la vois et je la prends lol 😉

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Miss Nahn Le 21 mars 2012, 14:49

Ah bah zut alors, j’ai oublié de poster mon commentaire n°2 ce matin ou il a disparu dans la nature :-(
Comme Sarah je repensais à ton billet et je me disais que je ne donnais pas la même définition à un it-truc et à un must-have.
Le it-truc est un objet éphémère, une étoile filante dans nos dressings. Il a une marque et une griffe bien identifiée. Le posséder peut donner l’illusion que l’on appartient au club des happy few, qu’il nous permet de rejoindre un certain sérail.
Le must-have n’a pas de marque. Il peut avoir un « statut social » mais ne se définit pas par son étiquette ou son prix. C’est son coté classique et indémodable qui le rend indispensable. Peu importe qu’elle soit signée Zara ou Chanel, c’est son élégance et la qualité de sa coupe qui nous font posséder une petite robe noire. Certes on nous propose régulièrement des listes formatées de must have, mais finalement c’est chacune d’entre nous qui définit la sienne en fonction de ses goûts.
Les sneakers Isabel Marant sont définitivement un it-truc, toute la question est de savoir si les sneakers à semelle compensée petites soeurs des IM deviendront un must have de nos garde-robes.

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clacla Le 21 mars 2012, 15:06

J’ai l’impression que le phenomene du it-truc et son acceleration vise en fait moins a nous vendre directement UN objet qu’a creer un climat d’angoisse, de frustration, de perte de reperes (cf. il existe des baskets a 1000euros = payer des substituts 1 250euros semble moins scandaleux) qui servent en fait a vendre d’autres objets. Je m’explique. Si on voit 5 blogueuses se « payer » un it-bag qui coute un SMIC (ou plus souvent se le faire offrir par la marque…), on va sans doute s’indigner, dire que c’est indecent etc…. tout en les enviant un peu, tout en voulant faire partie de leur monde. Et c’est la que du coup on va depenser plus chez Zara sans culpabiliser (« moi je suis pas comme untelle, je n’exagere pas, je reste raisonnable etc »), ou qu’on va s’acheter un ACCESSOIRE Isabel Marant, moins cher, comme substitut. C’est ce que revele la strategie des « sold out » ou des editions limitees : on ne cherche pas a vendre un maximum de ce produits, mais a creer une atmosphere generalisee d’envie, de frustration, d’obsession parfois vis-a-vis de la marque, ce qui va briser les barrieres morales qui empechent l’achat. C’est ce que fait Zara, qui retire systematiquement de la vente ces pieces qui ont le plus de succes : on rate l’occasion une fois, on est frustre, comme ca la prochaine fois on ne tergiversera pas avant de passer a la caisse, de peur de laisser passer une nouvelle occasion et de le regretter.
Attention, je ne dis pas du tout que les acheteuses sont sans morale !!! Mais des equipes marketing payees tres cher planchent pendant des mois sur des strategies tres elaborees, et qui fonctionnent a plein : Y COMPRIS quand on croit s’en indigner on joue en fait leur jeu. C’est pour cela que pour ma part, je m’abstiens totalement d’acheter des it-trucs. Mais la ou je n’echappe pas au marketing (la strategie est tres vicieuse), c’est que grace a cette « bonne conscience » je m’autorise en fait psychologiquement a depenser davantage dans des fringues soit disant « indemodables », des « investissements ». Tiens donc…

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Céline Le 21 mars 2012, 15:28

Sujet vraiment très intéressant. Je trouve que le phénomène des it-trucs s´est vraiment amplifié ces dernières années nous entrainant dans une spirale obsessionelle d´achats frénétiques. Pour ma part je n´ai pas beaucoup confiance en moi/ mon style et je me suis déjà dit « bah tient si tout le monde veut ce sac/chaussure/veste c´est que c´est beau et que je ne me trompe pas dans mon investissement » : oui parce qu´il faut faire péter le Livret A pour se payer des trucs pareils (et en tant qu´ancienne étudiante fauchée, bien que je gagne bien ma vie maintenant, ca me fait mal de lâcher autant de thunes pour ca). Je me souviens une fois être allée au Galeries Lafayettes à Paris (j´habite Metz c´était l´excursion de l´année :)) et je voulais absolument les escarpins Miu Miu pailletées. Mon homme, quel sage, m´a dit « tu les veux vraiment? tu vas les mettre/arriver à marcher avec/ te trimballer avec à Metz? ». Et finalement je ne les ai pas prises. Et je le vis bien oui oui, je me dis même que c´est l´argent le mieux non dépensé de ma vie :).

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Tokyobanhbao Le 21 mars 2012, 19:43

Je crois que pour les Susanna (ou susan ) bref susan Version 2, j’en ai tellement rêvé , les ai tellement fantasmées (et me suis du coup projetées sur d’autres modèles ersatz telles les topshop ) qu’au moment d’atteindre le but lors de leur réédition , ben ça ne l’a pas fait. Alors pourquoi ? D’une part car je crois qu’à l’époque , le prix n’était pas aussi élevé que lors de la réédition et que j’avais donc l’impression d’être prise pour une bécasse (avé l’accent Maïté). Donc ça m’a refroidi , puis ensuite , je lisais que la qualité n’était pas au rendez-vous: double hic. un peu trop de hic pour que l’achat rêvé soit l’achat parfait pour moi. Donc j’attends que l’idée murisse. Je ne sais pas si je les achèterai un jour . it-susan ou pas… seul l’avenir me le dira !

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clacla Le 21 mars 2012, 20:07

ah oui je peux ajouter quelque chose ? beaucoup des filles que je connais se vantent d’avoir un style « bien a elles », original alors que tout ce qu’elles portent – meme si c’est joli en soi- a ete deja vu cent fois sur quelqu’un d’autre (blazer avec manches relevees, sautoir en forme de hibou, ce genre de choses…). J’aimerais vraiment bien savoir d’ou vient cette illusion ??

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Aurore Le 21 mars 2012, 21:45

Clacla: Même si un look a déjà été vu, peut-être que ces nanas se sentent vraiment bien dans ce style, et du coup, c’est leur style. Alors oui, peut-être que c’est déjà vu sur quelques nanas, mais après, si elles sont heureuses avec des manches relevées et un sautoir hibou et qu’elles pensent avoir trouvé leur style, ma foi 😉

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jicky Le 21 mars 2012, 23:20

le it truc se justifie souvent, il me semble, par une sorte de recherche de « sentiment d’appartenance ». Y compris inconscient. Et donc ça rassure. Toute la blogosphère (enfin, celle qui a tous les it-trucs) possède les Susanna, ce qui signe l’appartenance de chaque détentrice de ces shoes à une caste en particulier… L’homme moutonne, c’est hélas dans sa nature, et s’il moutonne c’est parce que la solitude lui fait peur et qu’il préfère sentir qu’il appartient à un groupe, et donc cet objet va sceller cette appartenance… que ça soit conscient ou non, je pense qu’il y a bcp de ça. Je faisais remarquer plus haut comment, subtilement, le look de Garance Doré avait lui-même changé (bcp plus de sacs Fendi, de chaussures Chanel, de manteaux Céline qu’avant…), et ce, plus elle s’intégrait dans la « haute » du milieu de la mode… Même phénomène: elle signe ainsi son appartenance à ce groupe là, qu’elle s’en rende compte ou non…

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Ally Le 22 mars 2012, 01:07

L’item designer ça me fait pas grand chose, par contre les trends c’est ce que j’aime dans la mode — le renouveau, la nouvelle pièce qui rafraîchit l’oeil et la garderobe. Et là ce qui m’agaçe c’est qu’après nous avoir rabattu avec le « must-have », 5 minutes après c’est un « has-been ». Pour moi, un trend, c’est une « nouveauté » à intégrer parce qu’il étend notre style et s’y intègre, pas une identité rattachée pour plaire aux dieux de la mode et jeter tout de suite après.

Les pièces tendances (designers ou non) qui deviennent des classiques personnels, c’est ça que je trouve intéressant dans la mode — peaufiner l’être visuel qu’on montre au monde de saison en saison.

Par contre, par rapport aux trucs designer, c’est pas que je ne pourrais pas me les payer, c’est que je pense toujours à cette phrase de Meryl Streep dans le film Heartburn, après s’être fait voler sa bague par un voyou, elle dit, « De toute façon, on ne devrait pas avoir une bague de fiançailles qu’on ne peut pas porter dans le métro. » Avec un vrai sac Chanel, je serais complètement parano, à moins d’avoir la vie de limousine et garde du corps qui va avec. Un item « dans le genre de » me convient aisément, et si on finit par ne pas le porter la saison d’après, on a moins l’impression de s’être fait berner.

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Balibulle Le 22 mars 2012, 06:47

Rah là là, débat de haute volée, comme je les aime ! J’ai dû prioriser la rédaction de mon très très long nouveau post, mais je reviens vite vers vous ce soir ou demain pour vous répondre !

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unelitllefairyfashion Le 22 mars 2012, 11:19

Cc perso je ne les ai pas encore acheté mais je sens que je vais craquer pour les compensées I.Marant ou du moins pour une paire qui leur ressemble beaucoup, sinon j’ai ressorti mes docs Martens achetées dans les 90’s.
bises
Ulff

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Margaux Le 22 mars 2012, 13:19

Bravo Bali !
Ton résumé de ta pensée sont ces points importants à connaître. Après, je ne doute pas que l’on pourrait en discuter pendant des heures.

Merci pour tes liens, j’ai aussi été lire les autres billets qui s’y rejoignent.

En attendant, je sais que je reste une acheteuse compulsive même si il m’arrive de m’acheter vraiment LA PIECE que je souhaite.

Belle journée, bises.
M.

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Balibulle Le 24 mars 2012, 01:48

@ charlotte : cool si c’est resté bref, j’avais peur de trop m’étaler ! :) Et puis ben… on est ok quoi 😉
@ romane / la grande blonde / stelda : voilà :)
@ fred is the girl : et c’est même beau de voir l’objet encore aussi sacralisé, même. Pour les fringues aussi, le voyage peut-être parfois aussi important que la destination 😉
@ jicky : je ne suis pas d’accord concernant la must-havisation du look de Garance. Effectivement les sandales tressées – Prada, pas Chanel 😉 – sont un it-truc (mais bon, comme toutes les sandales Prada chaque saison…) mais en dehors de ça, ça me paraît normal d’avoir une parka dans sa garde-robe, non ? Et la pochette Fendi, ben faut savoir que c’en est une, déjà… Mais au-delà de ces trois exemples-là, elle reste quand même dans son style masculin-féminin qui lui est propre (cf sa vidéo pour Petit Bateau par exemple), moi je trouve qu’au contraire, elle est juste montée en gamme budgétaire, mais pas en standardisation. Ou alors si peu…
@ mimi / rockygirl / natacha / laurette : my pleasure 😉
@ kaÿte : héhé oui, on se construit souvent par rapport à qqch, que ce soit pour y souscrire… ou s’inscrire en faux 😉
@ mode personnel(le) : c’est ce qui rend la moindre photo de toi géniale sur ton blog, il s’y passe toujours qqch, enfin bon je suis fan quoi (et le nombre de posts que je ne commente pas faute de temps alors que j’ai envie de plein de trucs)… Effectivement ta « stratégie » du non identifiable non datable marche à plein : culture de la fringue, expérience pro, oeil affiné, et voilà le résultat :)
@ ladyfafa : Madame Fafa, vous êtes une irréprochable consciencieuse ! Le milieu professionnel dans lequel on évolue aide vachement niveau épanouissement vestimentaire. Moi je n’ai pas de modasses autour de moi au boulot (qui occupe 90% de mon temps à l’extérieur de chez moi), ni d’obligation de me la jouer executive woman (comme dans la finance par ex) donc je peux y aller franco sur le must-have, ça leur paraît toujours délicieusement exotique 😉 Alors je ne sais pas dans quelle sphère tu évolues toi, mais si ça se trouve, ça finira par aider un jour ou l’autre. Et puis finalement, la grande question, c’est, encore davantage que ce qu’on achète, la façon dont on porte et associe nos vêtements. Finalement le début d’originalité il peut être là 😉
@ aurore : c’est drôle parce que justement, ce qui transparaît immédiatement de ton blog, c’est à quel point chaque achat est « totalement toi », il y a une vraie cohérence, chaque truc est « à sa place », tu vois ce que je veux dire ? Ca laisse penser à un rapport plutôt apaisé avec les it-bidules et c’est probablement pour ça que tu t’es autorisée à parler des Susanna, tu sais que tu « pouvais », tu vois ce que je veux dire ? (et merci pour l’écriture, hein !) (et à propos d’écriture t’as eu mon mail pour la bague ?)
@ yza : merci beaucoup beaucoup ! Moi ça m’a fait la même chose avec le color block l’été dernier, j’adore mais je sens que je vais davantage m’éclater cette année 😉 Idem avec tes sabots : l’avantage avec les tendances et leur fluctuation ultra-rapide, c’est qu’on n’a jamais besoin d’attendre trop longtemps pour reprendre possession de nos « it » à nous ! 😉
@ lady omega : je crois même que je devrais mettre ça en travers de ma bannière DECULPABILISEZ BORDEL ! 😉 😉 Et les sacs Pliages ça me fascine je n’ai absolument jamais compris leur succès, alors tu vois, ça en fait une de moins pour t’aider encore plus à déculpabiliser :p
@ bloodyhell : quel pied, hein ? 😉
@ jicky : concernant le pull V en cachemire noir et le trench, ça me paraît davantage des basiques, et donc un autre débat.
@ marie : effectivement, même quand tu parles de toute autre chose dans tes billets, il y a souvent ces réactions qui reviennent dans les commentaires, pas mal de filles associent encore must-have et étalage d’argent (cf les com’ aussi d’ailleurs, un peu plus bas). Ne pas acheter de must-have peut être un choix financier (cf pour toi), mais en acheter n’est pas forcément non plus une démonstration de ses revenus. C’est parfois uniquement une question de porosité, de perméabilité à l’air du temps. Du coup effectivement c’est dommage qu’on jette le bébé avec l’eau du bain. Qu’au nom de toutes celles qui semblent déguisées avec des must-have, on condamne aussi celles sur qui c’est cohérent. Et qu’on condamne aussi le plaisir tout simple. Mais bon, envisager le vêtement uniquement comme un plaisir est un chantier à soi tout seul 😉 😉 Merci d’être venue, ma lumière !

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Balibulle Le 24 mars 2012, 03:44

@ shoubbi : oui voilà, discernement. Certaines ont la chance de l’avoir, mais c’est aussi un beau voyage d’y parvenir, c’est comme ne pas avoir encore vu un très bon film 😉 😉
@ sarah babille : c’est exactement ça, c’est au fond de nous… Et on peut tout autant se faire charrier sur un it que sur un non-it, d’ailleurs 😉 Quant à la transmission et au savoir-faire, c’est vrai que ça marque une vraie différence entre nous, pour toi ces pièces-là ont presque un caractère magique et sacré, elles véhiculent leur propre bagage. Tu les prends avec leur histoire. Moi à bien y réfléchir, j’ai quasiment l’impression que je fonctionne mieux avec une page blanche, dont j’écris moi-même le scenario… (mon côté pas soigneuse avec les objets, aussi, peut-être ! S’il faut en prendre trop soin j’abandonne)
@ athi : mais c’est presque tentant ! Qui mieux que toi pourrait me traduire, you badass !
@ bébinou : c’est drôle que la non-monétisation soit devenue un sujet de discussion, plutôt que la monétisation. C’est dire comme les moeurs évoluent 😉 Effectivement, je ne suis pas moins passionnée par la mode, j’ai juste envie de l’aborder autrement que par le publi-rédactionnel, voilà :) Mais y consacrer un post ce serait comme revendiquer qqch, ce qui n’est pas du tout mon état d’esprit.
@ caroline : mais oui !
@ solenn : très important tu as raison de souligner le parcours que tout cela suppose, la part d’erreurs. Il faut bien se connaître et pour se connaître, il faut se tromper !
@ anonyme : non justement, pour les anti-must-have, ce qu’on plaque sur la fringue n’est pas l’ami non plus…
@ tasha : oui du coup tu as des avis totalement objectifs, si si c’est clair ! :)
@ mimicracra : suis totalement d’accord avec toi, et je pense qu’on se sent beaucoup mieux une fois qu’on a assimilé ça 😉
@ audrey / marlene / laetitiA : libertééééé !
@ miss nahn : lol ! Oui qui sait 😉
@ natalia : parfois les deux se marient très bien 😉
@ pinassotte : à une plus petite échelle (deux, trois personnes ? lol), oui !
@ mélisande : ah haha, eh bien maintenant tu es servie, hihi ! C’est l’avantage des tendances, et ce que j’aime à en retenir avant tout : d’un coup ça accroît l’offre disponible de ce qu’on peut avoir cherché en vain pendant longtemps… :) Et puis comme ça, tu les achètes cette année tes pastels et au pire, tu portes ça tranquillou dans un an 😉
@ alexandrina : c’est Internet ma bonne dame ! Tout s’accélère dans tous les domaines, pas seulement la mode. Et voilà comment une tendance chasse l’autre encore plus vite… Quant aux prix, il y a en plus cette drôle d’idée que plus un truc est cher mieux il se vend, parce que beaucoup de clientes l’achètent pour le privilège qu’il représente… Bel Air vendait beaucoup moins bien du temps où leurs prix étaient plus bas…
@ dididoumdida : arf, c’est presque devenu un classique, le 24 heures en même temps ! :)
@ océane : spread the love xxx
@ aurélie : oui la question est complexe et brasse bien tout ce que tu dis. Suis totalement d’accord : il suffit de ne plus considérer le fait d’être influencé comme un truc forcément négatif pour que notre liberté revienne au galop 😉 Le tout c’est d’assumer !
@ anaelle : lol, tu m’as fait rire avec ton « après tout, ils sont toujours négatifs »… Pas faux ! :)
@ severi27 : je t’attendais ! Parce qu’évidemment que je m’en souviens puisque c’est toi qui me faisais tilter à chaque fois, chez Isabelle et chez Marie aussi. Je ne comprenais pas le rejet quasi épidermique et les mots quand même assez forts que tu utilisais dans tes commentaires (cf la réponse que je t’avais faite chez Isabelle). Et c’est grâce à toi que du coup je me suis mise à réfléchir à tout ça :)
Mais n’as-tu pas évolué aussi sur la question ? Je me souviens que tu parlais de « fléau » chez Isabelle, maintenant tu dis simplement que tu ne « juges pas ça mal ». Donc les lignes ont bougé. Bon tu parles de « peur » quand même, on ne se refait pas ! C’est quand même pas bien grave, non ? Pas au point de prendre les filles à must-have de haut, si ?
@ fangs : en plus à ton âge ces questions-là sont probablement encore plus sensibles, parce que les gens autour de toi font super gaffe à leur look. Quand tu as une vie professionnelle et que tu bosses avec des gens plus âgés (et de surcroît dans un milieu pas super fashion), le problème se résout de lui-même 😉 Moi je n’ai fait gaffe aux tendances que très tard (passé 25 ans), donc je n’imagine même pas ce que ça peut être à ta place ! Mais en s’y mettant très tôt, on gagne du temps et on se « trouve » plus vite, c’est l’avantage 😉
@ miss nahn : distinction assez subtile – j’ai utilisé les deux expressions indifféremment juste pour éviter de trop me répéter 😉 mais opportune, c’est vrai. Même si je tendrais à rapprocher le must-have tel que tu le décris plutôt du classique, effectivement, voire du basique.
@ fanja : héhé j’ai lu ton post, mais où sont le pastel, le fluo et les mix d’imprimés fleuris ? 😉 😉
@ sarah babile : pour la dame que tu évoques, je crois qu’effectivement c’est une attitude un peu « de village », dans ces quartiers où tout le monde se connaît et où le qu’en dira t-on a son importance. C’est sûr que quand tu vis dans une grande ville, tu assistes moins à ce genre de démonstrations puisque tout est dilué :)
@ lo : espèce de petite early adopteuse ! 😉 C’est marrant le tie & dye c’est vraiment des cycles de 5 ans, c’est un des trucs qui est le plus long à revenir (alors que par exemple les imprimés wax c’est vraiment un an sur deux, à dose plus ou moins variable…) Pour le reste, il y a un effet loupe qui est de toute façon assez cruel sur les blogs. Parce qu’on représente davantage que soi-même si l’on peut dire, davantage que notre simple passage dans la rue où l’apparition de tel it-truc serait diluée dans la foule. Ensuite il y a bien sûr l’aspect financier, quand tu craques pour un gros truc de temps en temps, rien d’alarmant. Mais quand c’est systématique (et pas cohérent niveau style perso), il y a effectivement une histoire de statut qui se joue. Et qui, au final, n’a rien à voir avec la mode ou, disons, le style.
@ miss nahn : désolée poule, il y a je ne sais quel mot de ton premier commentaire qui n’a pas plu au filtre anti-spam et tu étais bloquée dedans 😉 Donc voilà maintenant il y a les deux !
Bon je suis subclaquante je reviens terminer de vous répondre demain !

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severi27 Le 24 mars 2012, 08:39

En fait c’est plutôt l’inverse, concernant les filles portant des IT-trucs et leur regard très particulier qui va avec. Je parle évidemment de l’environnement que je connais le mieux, à Paris, où certaines filles qui portent des sneakers IM te regardent comme si tu étais une merde. Oui je sais, le mot est fort mais il y a chez elles à la fois une fierté de les avoir et du mépris pour les autres, comme un signe distinctif de différentiation alors que c’est précisément l’inverse. C’est d’autant plus gênant pour moi qui n’achète aucun IT-trucs alors que j’ai l’argent, ce n’est donc pas un problème de budget mais bien le fruit d’une réflexion et d’un choix. Et puis pour tout te dire, non je ne vois pas cette accumulation de IT d’un bon oeil car avec le choix considérable qui nous est offert, pourquoi se ruer sur les mêmes pièces, quel est le sens car à cette échelle, cela dit quelque chose de notre époque ? Dans tous les cas, mes commentaires ne sont jamais personnels quand ils sont défavorables, c’est le phénomène dans sa globalité que j’analyse, pas l’individu. Dernier point, je ne prétends pas non plus chercher l’originalité absolue dans mes tenues, j’achète principalement chez Maje, April May, Circus&co, Bel Air, American Vintage, mais comme j’aime tout particulièrement les robes à motifs, je tombe rarement sur une autre fille avec, c’est donc en cela que c’est un peu original. Et je mélange les imprimés, ce qui peut apparaître comme un faute de goût que j’aime tellement :-)

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jicky Le 25 mars 2012, 18:57

Pour Garance, tu as sûrement raison, pour la montée en gamme; mais du coup, ça me donne une impression de trucs davantage en « conformité » au milieu qu’elle fréquente (et forcément) de plus en plus: et puis, pourrait-elle de toute façon se balader en Zara only? réponse: nan… Elle porte fatalement ce que les autres de son milieu portent aussi (du Céline, du Fendi, du Prada etc…). Bon ceci étant, à part qques ratages repérés ici et là (mais très rares) je la trouve tjs très bien sapée…

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Balibulle Le 28 mars 2012, 13:32

nouvelle session de réponses progressives, on va y arriver !
@ fanja : comme je disais à Lo, la médiatisation (si l’on considère que les blogs mode en sont partie prenante) crée un effet loupe, et de fait, le « partout » est plus souvent un « partout » des médias+blogs qu’un « partout » de la rue, du concret. Heureusement ! :) Reste qu’effectivement, s’excuser de présenter deux fois la même chose ne devrait pas avoir lieu d’être sur les blogs, mais beaucoup de filles en ont conscience et « luttent » contre ça :)
@ sarah babille : je complète : s’habiller en fonction de ce qui nous va, vaste chantier qui va au-delà des it-trucs c’est sûr… Et je pense qu’effectivement, on essaie tous de se rassurer ou de faire mouche quand on s’habille, avec plus ou moins de succès :) Mais c’est précisément parce que le discernement vestimentaire est une vertu mal partagée qu’on l’apprécie quand on la voit en démonstration (et qu’on rigole quand on voit l’inverse)… 😉 Quant au côté m’as-tu vu de la fringue, les it ont leur lourde part de responsabilité là-dedans oui, mais comme tu dis effectivement, même si ça a ses limites. Ca reste un langage partagé par une minorité (contrairement à la voiture ou aux destinations de vacances) donc disons que ça pourrait être pire, et c’est peut-être le travers pour lequel on gardera le plus de tendresse 😉
@ clacla : héhé, très très finement analysé ! Ca me fait penser à une connaissance, par ailleurs vendeuse chez Comptoir, avec qui j’avais eu l’occasion de discuter de son boulot, et qui m’avait assuré être capable, en gros, d’appuyer sur le bouton « on » des clientes pour les faire sortir du magasin avec un achat. Avec des phrases-clé bien précises, limite pavloviennes. C’était flippant (et évidemment j’étais persuadée que ça ne marcherait pas avec moi, moi qui suis pourtant ultra intimidée par les vendeuses en général…) Je rêverais d’être une petite souris pour assister à leur formation en vente…
@ céline : comme disent souvent les acteurs, une carrière c’est autant les films qu’on a fait, que ceux qu’on a refusés ou auxquels on a renoncé. Je me demande si pour les fringues, c’est pas pareil 😉 😉
@ tokyobanhbao : l’avantage avec leur prix, c’est que ça ne laisse pas de place à l’indécision. Donc oui, peut-être que votre timing commun n’est pas encore en place, que les planètes ne se sont pas alignées (ou ne s’aligneront jamais !)
@ clacla / aurore : lol x 2 !! Alors soit d’une grande naïveté, soit d’un environnement relativement peu stylé… ou les deux ? Mais souvent les gens qui ont le style le plus singulier sont ceux qui le font le moins remarquer… ça parle de soi-même ! Mais comme le souligne Aurore, c’est vrai qu’il y a une différence peut-être entre « bien à soi » (= qui procure du bien-être) et « bien à soi » (= original)…

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Balibulle Le 29 mars 2012, 18:41

@ ally : j’aime le regard que tu portes sur tout ça, le côté oxygénant des tendances pour notre garde-robe, le bien-être qu’on peut retirer de tout ça, l’alternative réelle entre le vrai et l’inspiré de, qui chacun ont leurs vertus… Après le cas de Chanel est particulier, c’est un peu un appel au vol à l’arraché… :)
@ ulff : donc a priori tu n’es pas anti-musthave non plus alors :)
@ margaux : c’est une formidable synergie de billets, ce sujet 😉
@ severi27 : je ne pensais même pas possible d’être toisée par une fille à it-trucs dans ce grand magma d’indifférence qu’est Paris, mais je dois vivre au pays des Bisounours… Effectivement si tu as déjà reçu ce genre de regard, alors que ta propre culture vestimentaire est plus raffinée que ça, y’a de quoi être un peu agacée :)
@ jicky : ah oui, tout à fait d’accord sur l’idée de la conformité, c’est exactement ça. Et du coup le Zara casé de temps en temps devient charmant car insolite.

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Maï Le 3 avril 2012, 18:03

J’arrive en retard moi
Et suis bien d’accord…Moi j’aime la mode (par aimer mode, j’entends surtout aimer regarder ce qu’on nous propose – sans forcément aduler le résultat – j’aime l’évolution des codes : les associations de couleurs improbables/motifs sont autorisés youpiii !)
Mais je suis entourée de pas mal de copines qui sont un peu anti-mode. Cet hiver, une copine dit avoir failli acheter des boots moumoutées (genre UGG je suppose), et sa voisine de s’exclamer : « ah nan tu vas pas t’acheter ces pompes de poufiasses ! »
et ça, CA, ça m’horripile. J’entends souvent ce discours « je n’aime pas la mode, je n’achèterai pas ça c’est à la mode ». Sauf que… ne pas de laisser dicter ses conduites par des tendances c’est très très bien, mais se laisser dicter ses conduites pour être anti-tendance, c’est… pareil que suivre la mode non ?
Finalement, ça s’étend à la vie en général. Ca me fait penser à certaines personnes prônant la marginalité comme mode de vie, à tout prix, avec pour seul leitmotiv : ne pas faire pareil que la majorité !?!
Moi je dis, si on a envie d’être mariés, avec enfants, maison, chien dans le jardin et vacances en Normandie, on a bien l’droit. Et si on a envie de vivre dans un cabane en ardèche, on a le droit aussi !! Encore faut-il que ces choix soient dictés par nos envies, et non par des tendances OU anti-tendances !
Mais pour en revenir à la sape, les IM que j’aime beaucoup pourtant deviennent quand même lassantes… hier j’ai du en voir 4 paires portées d’affilé. Et là on frôle l’OD.

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À l’ombre du cyprès « De Styles en Aiguilles Le 12 avril 2012, 09:17

[…] voilà bien, la paire shoes qui est en tête de ma permanente wish-list est aussi un it-truc. Mais vu le prix, plusieurs solutions: -j’attends que Zara nous ponde un erzatz (ou […]

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À l’ombre du cyprès « De Styles en Aiguilles Le 12 avril 2012, 09:19

[…] voilà bien, la paire shoes qui est en tête de ma (permanente) wish-list est aussi un it-truc. Mais vu le prix, plusieurs solutions: -j’attends que Zara nous ponde un erzatz (ou […]

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Audrey Le 6 juin 2012, 22:38

Voilà je lisais paisiblement ton article quand subitement.. « Mais je voulais juste placer un slam ». Voilà, je suis partie ds un fou rire pas possible. Je suis surprise car je rigole rarement en lisant des articles de mode (j’esquisse la plupart du temps des sourires). Bravo, j’adore vraiment ton style (d’écriture mais également vestimentaire). Je ne me rappelle plus du tout comment j’ai atterri ici (effet « Inception »? mhhh) mais je suis vraiment heureuse d’avoir découvert ton site.

Bonne continuation 😉

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Balibulle Le 7 juin 2012, 11:54

@ audrey : Merci Audrey pour ton commentaire qui m’a fait rire moi aussi ! Que les Dieux de l’Inception continuent d’être avec nous ! (et le coup du slam, y’a pas, ça marche toujours hein ?)
Belle journée à toi et à bientôt j’espère !

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