ModeCapsule-wardrobe

15 décembre 2013

Donne-moi le temps

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La première valeur avec laquelle on renoue quand on commence à optimiser sa garde-robe, c’est celle du temps.

Le temps qu’il faut pour se lancer.
Le temps qu’il faut pour trier.
Et le temps qu’il faut, désormais, pour acheter.

Ca n’a l’air de rien, pourtant ça change tout… Tant la « lenteur » de l’achat va à l’encontre de tout ce que notre environnement commercial nous fait assimiler à coup « d’achat express », « en un clic », de grandes enseignes nous incitant à ne pas essayer les vêtements en cabine pour « gagner du temps » parce que c’est si facile de venir échanger pendant X  jours, de vendeuses parfois culpabilisantes qui accueillent votre « je vais réfléchir » comme si c’était une formule diplomatique, synonyme de « ça ne me plaît pas ».

Pourtant non : souvent, « je vais réfléchir » veut juste dire « je vais réfléchir ».

Un achat peut être impulsif : on sait d’instinct qu’il nous correspond, avec quoi l’associer, on a envie de le porter sur le champ, on a le budget nécessaire à dispo. Bim bam boum. C’est ce qui s’est passé pour moi avec ma doudoune plume.

Mais pour que cette démarche-là soit savourée à sa juste valeur, elle ne doit pas devenir la norme.

Je suis toujours avec curiosité les cures de « privation d’achat » comme celle que vient d’entamer Une chic fille. Même si je n’ai pas la même démarche, j’y apprends toujours quelque chose, comme quand Marie parle de sa peur de manquer.
De mon côté, j’essaie de rééquilibrer mon « alimentation », d’assouplir les choses sur le long terme, comme pour la nourriture. Les parallèles sont multiples : quelques gueuletons de temps en temps, des apports plus rationnels (et rationnés) au quotidien, qu’on apprend à « mâcher » plus longtemps…

Dans les deux cas, il faut s’y prendre un peu artificiellement, pour mettre en place de nouvelles habitudes. Pour donner du temps au temps, voilà trois astuces que j’essaie d’appliquer.

1) Benchmarker les basiques

Pourquoi je porte peu mes perfectos et ma chemise en jean ? Parce que je n’ai pas LE bon perfecto, ni LA bonne chemise en jean. Oui, un seul de chaque pourquoi pas, s’il est parfait dans son registre. La bonne longueur, la bonne carrure, la bonne matière, les bons détails, le bon budget.

balenciaga_perfecto_freja_beha_denim_shirt_garance_doreLe perfecto Balenciaga parfait de Freja Beha / la chemise en jean Maje parfaite de Garance Doré

Il y a la théorie, ce que vous trouvez parfait sur les autres, puis la pratique. C’est très souvent une longue quête. Où il est parfois tentant de se croire arrivé avant l’heure, l’exemple du « gros pull ultime » vous l’a prouvé ! Je n’avais pas trouvé le GPU, mais j’avais envie de me le dire. Le temps n’est pas une option, ça fait partie du jeu.
Chercher sa perfection à soi. Taper dans toutes les gammes de prix, pour savoir ce qui se fait, le nom des modèles, avoir une connaissance approfondie du dossier, des points de comparaison. Et même, si l’occasion se présente, oser essayer les grands classiques, pour voir sur soi ce à quoi la « perfection » est censée ressembler. C’est ce que j’ai fait avec Coco un jour où on passait devant Burberry. Et on n’est pas à l’abri d’une surprise. Les finitions de leurs trenchs sont fabuleuses, mais la coupe et l’étoffe sont trop sophistiquées pour moi. Je préfère le coton un peu patiné de mon Comptoir des Cotonniers, un comble ! Et je comprends pourquoi les Burberry vintage font fantasmer davantage encore que les modèles neufs en boutiques…

2) Toujours essayer plusieurs tailles

Oui, même pour une commande en ligne. Dès le moment où l’on est obligé de retourner à la Poste quoi qu’il arrive, on est moins passif face au vêtement. Avoir sous la main non pas une mais deux robes, non pas une mais deux paires de chaussures aiguise automatiquement le regard sur la pièce elle-même, permet de la « scanner » davantage, de voir comment on l’apprivoise… ou non.

L’IDÉAL, comme le faisait Dead Fleurette : essayer carrément trois tailles pour un vêtement. La taille que vous pensez faire + la taille du dessus + la taille du dessous. Côté chaussures, je ne compte même plus le nombre de paires trop grandes que je possède, parce que je fais du 38,5 et que par flemme (ou par bêtise), j’essayais uniquement le 39 pour les chaussures fermées. Maintenant, j’essaie le 38 et le 39, à chaque fois.

3) Ritualiser l’achat

Lister ses envies.
Les « benchmarker ».
Les budgétiser.
Les essayer.
Les planifier.
Et puis, enfin, le jour J, les acheter.

L’IDÉAL. Ne pas acheter (ou commander) deux pièces le même jour. C’est comme voir deux très bons films à la suite, leur singularité se dilue !
Plus on décompose le processus, plus on le ritualise, plus on redonne du poids à l’acquisition elle-même. On passe de la valorisation de l’acte d’achat à la valorisation du sujet de l’achat. La frustration qu’on peut ressentir en baissant la fréquence de ses acquisitions (acte d’achat), est compensée par le soin qu’on met à préparer et choisir chacune d’entre elles (sujet de l’achat). D’autant que l’argent économisé permet, pour une grosse pièce, de monter en gamme. Et monter en gamme, de faire des économies, quand la qualité est au rendez-vous bien sûr. Vous connaissez ça déjà par coeur.

=> La prochaine étape ? Plus logique tu meurs. Après avoir parlé de ce qui se passe avant qu’un nouvel achat entre dans un placard, on parlera de ce qui se passe après.

Et tant qu’on parle d’avenir et d’envie(s), un grand, gros et dégoulinant merci au Révérencieux, pour ce si joli portrait et hommage chez eux aujourd’hui, après ceux accordés à, entre autres, à Sophie Fontanel et Isabelle Oziol de Pignol.
Et toujours à l’Express Styles, qui m’avait consacré une de ses interviews Top Blogs la semaine dernière. Sauf que je n’ai désormais plus 32 ans mais 33, merci à vous pour vos voeux d’anniversaire ici et sur Instagram, et pour faire de ce blog ce qu’il est depuis sept ans.

johé Le 15 décembre 2013, 15:43

Bonjour,
Je suis Valentine, je crée des bijoux fantaisie colorés.
Je cherche un joli blog de mode pour mettre en place un petit concours avant noel, pour faire gagner un de mes bracelets.

Si tu es ok, alors contacte moi :)

Merci merci

Valentine

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Balibulle Le 15 décembre 2013, 15:49

@ johé : bonjour Valentine, je te renvoie vers mon « A propos » pour toute question sur les concours et partenariats :
http://www.balibulle.com/a-propos/
Merci et bonne continuation à toi

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Peach Le 15 décembre 2013, 16:15

C’est vraiment super intéressant la façon dont tu analyses ta façon d’acheter! Ces derniers temps justement je fais l’effort d’essayer plusieurs tailles, alors qu’avant je me jetais sur les fringues et les chaussures sans jamais passer par la case essayage parce que je connais ma taille, pas besoin merci. J’essaye pour deux raisons, la plus évidente parce que finalement toutes les marques ne taillent pas pareil et que même si à l’oeil ça à l’air de m’aller, une fois porté je regrette souvent de ne pas avoir pris une taille en dessous ou au dessus! Et ensuite parce qu’essayer me permets de réfléchir! Par exemple hier je suis tombée sur un jeans levis, 60 euros à la place de 120, avant j’aurais dit j’achète c’est parfait! Sauf que hier en prenant le temps d’essayer, de me regarder avec le jeans sous toutes les coutures, je me suis rendue compte qu’il ne me convenait pas, que je n’allais pas mettre 60 euros dans un jeans qui me plaisait mais sans plus! Comme quoi, j’apprends, mais doucement…
Bises!

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camcam Le 15 décembre 2013, 16:18

Coucou, j’adore le principe de mieux consommer, de réfléchir à ce qu’on veut vraiment, de prendre le temps… je m’y retrouve totalement, j’ai 20 ans et je me rend bien compte que mon armoire est bourrée de choses qui ne me vont pas/ que je ne met plus/ qui ne me correspondent pas/ que je garde par nostalgie. J’avais adoré ton article sur les deux portant, du coup j’essaie de le refaire chez moi. Constat: en un mois tous les articles mis de côté ne m’ont absolument pas manqué, je n’y ai même pas pensé…
Merci de nous montrer qu’il y a une autre façon de vivre les vêtements!
bises

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Cécile Le 15 décembre 2013, 16:21

Te voila aussi inscrite dans ce grand mouvement de retour à une consommation plus lente… 😉
J’ai du mal à m’y faire pour des raisons autres que financières, contrecoup d’années à ne pas savoir ce qui m’allait, et à me sentir mal fagotée, je profite maintenant de plus de liberté.
Mais chaque nouvelle étape de ma vie me parait appeler une nouvelle garde-robe : Des choses que j’adorais il y a 2 ans me semblent maintenant dépassées (pourtant ce sont plus des classiques que le dernier it-truc), et des tenues qui me vont parfaitement ne sont plus du tout adaptées à ma vie actuelle!
Comme quoi, pas de vérité universelle pour l’image que l’on souhaite montrer de soi-meme…

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Ninie Pouce Le 15 décembre 2013, 16:33

Happy Birthday Jolie Bali !

Je reprends ta liste de to do pour la garde-robe parfaire que je vais appliquer en association avec mes tableaux Pinterest. Faire une liste, essayer, et n’acheter que ce qu’on désire vraiment ET qui nous va. Tes réflexions m’aident vraiment beaucoup et me donnent aussi envie d’immortaliser mes futures associations sur mon blog. Je ne me sentais pas légitime pour le faire jusqu’à présent mais là, il faut se lancer et prendre confiance.

J’ai vraiment envie de me sentir plus stylée !

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Minky Gigi Le 15 décembre 2013, 16:38

Je dois avouer que j’adore toute cette série d’articles incitant à consommer moins mais mieux et j’attends à chaque fois le suivant avec impatience :-)
J’essaye aussi de mon côté à freiner certaines envies de shopping, mes priorités ayant changées, je me réserve beaucoup moins de budget pour mon placard. Je ne suis pas encore au point de la technique des portants … Pas encore le courage mais l’idée fera peut-être son chemin tout doucement. J’ai déjà fait un tri de « surface » et j’ai déjà récupérer pas mal de place mine de rien… En tout cas je m’interroge plus sur mes achats, leur place dans mon placard et bien sûr leur potentiel CPW
Chaque nouvel article est donc une motivation supplémentaire et m’aide en un sens à tenir le coup (je peux être un vrai panier percé quand je m’y met)
Merci beaucoup!

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Calamity Jane Le 15 décembre 2013, 18:39

2014, l’année de mon tri vestimentaire, et notamment grâce à toi! Ca me permettra aussi de lancer ma rubrique look sur mon blog !

Pour mes achats je fonctionne déjà comme ça:
J’ai un onglet « Achat Mode ( achat beauté, achat décor, achat divers, achat 2014 (ouioui) et tous les jours je checke ma liste. Si je me sens de moins en moins convaincue à force de voir le produit, je supprime de la ma liste. Si l’objet du désir est toujours présent au bout d’un mois, voire 2, voire 3 je commande enfin ! Et je suis devenue adepte du retour par la poste.

Continue ta saga, j’adore ! :)
xx

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Soniachocolat Le 15 décembre 2013, 19:02

Très intéressant de suivre ta réflexion, et je suis totalement d’accord avec toi sur le fait que quand on trouve « LE » bon, on n’a pas besoin d’avoir 50 exemplaires du même truc. J’ai compris ça avec l’achat de MON perfecto. Après en avoir acheté plusieurs à petits prix mais de qualité qui ne me satisfaisait pas, je me suis fait plaisir en achetant le perf Maje de mes rêves, et depuis, plus de frustration, ni de fantasme sur un autre beau perf!

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Anonyme Le 15 décembre 2013, 19:38

J’aime ta façon de réfléchir. J’ai envie de te dire que c’est ton côté « discipline germanique », mais je suis sûr que dans ta famille allemande on dirait que c’est ton côté « cartésien français » ! En fait je crois que c’est tout simplement toi, à nulle autre pareille ! :)

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Anne-Clotilde Le 15 décembre 2013, 19:46

Ritualiser l’achat : épiphanie !

…Sauf que, une fois la démarche faite et le jour de l’achat venu, le produit sera-t-il toujours là ? A la bonne taille ? En bon état ? (ah le col d’une chemise maculé de fond de teint, ah le cuir griffé par une bague)

Flux tendu, ventes privées minutées, rotations ultra rapides des collections, à moins de viser le haut de gamme, est-ce faisable ? (et encore, qu’est-ce qui dispenserait le haut de gamme de ne pas faire de flux tendu, ne serait-ce que pour attiser le désir ?).

Tout nous pousse à passer à la caisse fissa faute de quoi la pièce convoitée nous passera peut-être sous le nez et commencera alors le chemin de croix (ebay -brrrr- ou bien rameuter toute sa famille et ses amis pour une chouette quête du graal à travers le pays).

La précipitation, en amour comme en fringue, pas bon !

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Katia Le 15 décembre 2013, 20:01

Bonsoir,

Qu’est-ce que le « benchmarker » stp ?

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(made in)Faro Le 15 décembre 2013, 20:10

Je fonctionne de la même façon que toi et je me retrouve vraiment dans tes propos quand tu parles du perfecto et de la chemise en jean.
Pour ma part, j’ai eu 3 perfectos à la maison récemment car je n’avais pas encore trouvé le bon.
Encore maintenant, j’ai trouvé un beau perfecto au niveau de la coupe mais il n’est pas en cuir… Du coup, je sais que je le revendrai le jour où j’aurai trouvé le bon.
D’où le fait que ça prend du temps, effectivement.

Bonne soirée Charlotte et bon anniversaire en retard !

Manon

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Charlotte Le 15 décembre 2013, 20:33

Aaaah le perfecto Balenciaga ! Mon graal absolu.
Malheureusement, je crois que je n’oserais jamais mettre une telle somme dans un vêtement, aussi magnifique soit-il.

Ta réflexion sur le fait de prendre le temps me fait penser aux liens que l’on peut trouver sur les blogs mode.
Tu vois une tenue qui te plait, juste en dessous t’as plus qu’à cliquer et tu te retrouves direct sur l’e-shop, sur la bonne page, pour peu que tu aies un compte Paypal et en quelques clics, paf c’est acheté.
Sans avoir pris le temps de réfléchir ne serait-ce que 2 minutes sur le besoin/l’envie de cet achat.
Maintenant quand je vois quelque chose qui me plaît sur un blog, je mets le lien de côté et j’y reviens plusieurs jours après et dans la majorité des cas, je me rends compte que je n’en avais pas envie, en tout cas, pas autant que je le pensais.
Donc oui, plus que jamais, prendre le temps est l’une des clés du succès pour consommer moins et mieux.

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Judith Le 15 décembre 2013, 22:51

Je suis moi-même dans cette démarche depuis un moment déjà et après avoir eu l’impression de « guérir » un peu de quelque chose, une sensation grisante de reprendre le contrôle et de consommer enfin raisonnable, je déchante finalement – exactement pour les même raisons qu’a déchanté Marie la chic fille.

En fait de réflexion, de différer, d’achat raisonné et cohérent, c’est un truc qui s’avère vite d’abord chronophage jusqu’au délire, complètement obsessionnel (surtout si comme moi, on l’est déjà pas mal à la base: là c’est même carrément addictif comme démarche) – et finalement assez vain.
Il s’agit en effet (à mon sens) d’une tentative d’ordonner et de justifier des pulsions (désirs, envies… tout dépend si l’on considère que c’est un problème ou non) qui ne sont par essence ni vraiment « ordonnables » ni vraiment jusitifables; et par ailleurs d’une démarche fondée sur une quête de perfection (LA pièce parfaite: mais qui sait si ce parfait d’aujourd’hui sera pour moi celui de demain, et que fait-on de la pièce plus que parfaite qui apparaît tout à coup bien plus parfaite que la parfaite achetée 1 mois plus tôt??) qui est une quête vouée plus ou moins à l’échec – ou en tout cas éternellement renouvelée.

Bon, c’est mon bilan personnel et tout dépend je crois de ce qu’on cherche là-dedans, mais si c’est un retour à la mesure (c’est ce que moi je tenais fondamentalement à retrouver: le sens de la mesure) c’est une voie trompeuse.
On passe son temps à faire des listes, checker les marques, penser objet-objet-objet du désir. En effet, on troc l’acte d’achat contre le fantasme d’achat (mais enfin on finit par acheter, ne nous leurrons pas: il y a autant d’objets parfaits désirables que d’objets possibles, et le désir étant un puits sans fond que les marques s’efforcent de creuser avec zèle…) mais précisément: on troc l’acte contre l’imaginaire. Et l’imaginaire a ceci de plus que l’acte qu’il est sans limite… Alors oui, ma garde-robe est sûrement plus belle, plus « quality », plus raccord avec ce que je suis; mais mon porte-monnaie ne s’en porte pas mieux et mon cerveau, lui, n’est plus occupé que par ça. Mes listes ne font que s’allonger.

Alors peut-être que je vais tenter plutôt le sevrage périodique total, comme Marie! C’est une affaire et de quête individuelle (que cherche-t-on?) et de personnalité, je crois. (Pardon d’avoir été si longue mais le propos m’intéresse tout particulièrement!)

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severi27 Le 15 décembre 2013, 23:08

Je ressens certains effets bénéfiques de la démarche …. je suis allée aujourd’hui à la vente de Noël de Sézane, j’en suis revenue sans achat, tellement fière de ne pas avoir cédé à des tentations qui n’en étaient pas finalement. Je n’avais besoin de rien, je n’avais envie de rien, je repensais en regardant les pièces présentées à ce que j’avais et qui me convenait parfaitement, le parfait manteau, la parfaite écharpe, le parfait sac,les parfaites chaussures, la parfaite veste ….. j’ai enfin trouvé ce qui me convient, je suis en adéquation avec mes goûts, mon âge, mes envies, ma silhouette, mon volonté de moins mais mieux, de belles matières, de ne surtout pas accumuler. J’ai beaucoup vendu même s’il reste encore quelques trucs, je suis littéralement apaisée par cette longue période de réflexion autour du « dressing parfait ».
Je n’aspire qu’au calme et à la tranquillité de savourer ce que j’ai, sans précipitation. Cela rejoint ce que tu écris sur la notion de temps.

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Danisha Le 16 décembre 2013, 02:43

que j<aime lire ton evolution vers la garde robe parfaite

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severi27 Le 16 décembre 2013, 09:08

@ Katia : En informatique, « benchmarker » c’est comparer plusieurs logiciels ou systèmes pour mesurer et comparer leurs performances, ça signifie donc tester plusieurs choses d’un même type pour les comparer, comme 5 perfectos pour trouver le meilleur …. j’étais chef de projet dans ce domaine 😉

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severi27 Le 16 décembre 2013, 09:09

ça fait beaucoup de « comparer », oups !

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Fabignou Le 16 décembre 2013, 09:49

Je suis complètement d’accord avec tes trois points !
Pour les vêtements, j’essaie toujours deux tailles car je suis vraiment entre le 36 et le 38, mais essayer un 34 ou un 40 n’aurait pas d’intérêt. Sur internet je lis avec avidité les commentaires clients, ca permet souvent de se faire une bonne idée de la coupe :-)
Astuce perso pour les bottes, je prends une taille au-dessus histoire de pouvoir mettre de grosses chaussettes :-)
Un achat à la fois, je me rends compte que je le fais depuis que j’ai déménagé dans un quartier plein de boutiques, comme si je n’avais plus besoin de « rentabiliser » mes virées shopping. Du coup ca a aussi influencé mes achats sur internet, je n’épluche plus le site entier pour accompagner la piece visée de quelques autres. Quitte à laisser passer de belles choses, je ne ressens plus le besoin d’avoir une connaissance exhaustive de ce qui se fait.

Oh, et bienvenue dans le club des 33 ans 😉

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Nunu Le 16 décembre 2013, 10:00

Et donc y a que moi qui ai la chanson de Jenifer en tête à présent ? (une des meilleures d’ailleurs 😉 )

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aurore Le 16 décembre 2013, 10:50

C’est marrant, parce que je suis vraiment en plein, mais en plein dans ce que tu décris (j’ai 33 ans aussi, est-ce que c’est l’âge où on a envie de moins mais de mieux ?)
J’ai revendu pas mal de choses, pour me laisser le temps de vivre avec ce que j’ai et de voir ce dont j’ai vraiment besoin ou envie
Et il y a une chose importante entre toutes pour moi et qui n’est pas évidente : c’est de savoir quel style nous va. On peut trouver un vêtement top sur une fille, qu’il nous aille plutôt bien, mais qu’il ne nous corresponde pas du tout. Par exemple il y a des filles à perfecto et d’autres ça ne va pas.
Moi si je m’habille preppy j’ai l’air de sortir du couvent des oiseaux, alors que j’adore le style sur Alexa Chung.
Il faut d’abord renoncer (aux nouveautés, aux tendances, à la même fringue que ma pote à qui ça va trop bien, mais qui est petite et brune alors que je suis grande et blonde) pour trouver son style. Voilà à quoi j’en suis arrivée, mais tous les jours je lutte pour ne pas défoncer le eshop de Zara !

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jul" Le 16 décembre 2013, 11:18

Quel plaisir… Quel putin de plaisir NON coupable !! De te lire de te suivre de jongler avec tes 1000 liens ta générosité est sans pareille, tes liens, pertinents ! Et ta démarche me fait économiser des ronds en psychanalyse !! Tu deviens de plus en plus précise et d’une logique imparable avec toujours autant de légèreté ! Mais je rejoins un peu les réflexions d’une chic fille, à vouloir sacraliser l’achat, le cerveau est encore ou sinon plus obsédé par cet acte d’achat alors que l’effet voulu est inverse..!? (là je parle pour moi… avec un budget nettement moins gros qu’avant je me sentais tellement fière de ne pas craquer comme avant mais, me rends compte que je passe paradoxalement plus de temps maintenant à « scanner »/benchmarker le moindre objet du désir pour le rationnaliser le plus possible…) Breeef… Tout ça pour dire que ça me fait plus que du bien de te voir poser des mots/problématiques, réflexions sur un truc tellement superficiel en surface mais qui mine de rien fait de nous ce que nous sommes car en extrapolant c’est quand même réfléchir sur ce que nous sommes vraiment dans cette fuckin’société de surconsommation ! MERCI ENCORE ! Et HAPPY FUNKY BIRTHDAY après tout le monde !! (alléluyah… j’ai fini.. Dslé pour ce com’ indigeste…!)

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Thiad Le 16 décembre 2013, 11:35

Déjà bon anniversaire !

Après je suis allée voir ton interview sur l’express et je dois dire que tu définis bien ton blog, en tout cas je trouve que tu arrives à faire de ton blog ce que tu désires…
Moi je sais que je viens te lire comme je lis un article dans un bon magazine féminin avec ce + essentiel que sont les échanges dans les commentaires et la cohérence dans les posts. Bref j’aime aussi que tu nous fasses réfléchir par tes démarches et pour une fois pas réfléchir sur notre prochain achat !
C’est vrai que je lis la Chic Fille de manière épisodique mais quand j’y vais c’est toujours pour lire plusieurs posts à la fois ! Et si j’adore les blogs mode, j’avoue qu’un blog comme les vôtres ben ça fait du bien !

Et ça incite aux commentaires, qu’ils soient à rallonge ou pas…

Quand au sujet du post, c’est vrai que c’est un art que je pratique avec les achats au budget plus élevé mais pas avec les autres (surtout sur le net où je me dis que la robe ne sera peut être plus là demain, donc achète la !!!!) et c’est souvent un tort… à méditer, comme toujours !

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Murielle Le 16 décembre 2013, 11:47

Tout d’abord, en retard, joyeux anniversaire.
Je suis d’accord avec toi, quand on a la bonne pièce parfaite, plus besoin de chercher à en acheter d’autres beaucoup moins top.

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Lo Le 16 décembre 2013, 13:02

Oh que ça fait du bien de lire ce genre de billet, j’aime beaucoup l’idée d’optimiser sa garde robe et de ritualiser son achat, l’ idée de consommer moins « quantitatif » et plus « qualitatif » me parle, mais ça reste encore parfois fastidieux pour moi.
Je suis allée lire Marie la chic fille, elle est vraiment chic, je partage totalement son approche, j’avoue que son idée de la privation me fait écho ( c’est comme avec la clope le coup de « je diminue ma conso » m’a toujours paru inconcevablement « magique » arrêter tout court…ou pas : me semble plus…Vrai…)
J’ai déserté les blogs Mode pendant pratiquement une année, car à part susciter de la frustration et me mettre dans la merde financièrement, je me suis rendu compte que je n’en retirais aucune satisfaction peut-être si la fausse sensation d’être « comblée » sur le moment mais en fin de compte, le même vide se réinstallait et me ramenait à la consommation… Depuis que j’ai décidé de ne plus allée « me livrer « sur ces espaces, j’ai l’impression d’être moins aliénée, avant par exemple mettre des sommes indécentes pour des baskets, passer des soirées entières sur des e-shops à chercher des associations de tenues pour des fringues portées 1 fois ou oubliées dans l’armoire dès l’ouverture du colis ou encore des ersatz, puis des codes promo pour valider un panier… me procurait tant de joie, j’avais l’impression d’être dans l’air du temps… Alors que c’était juste pathétique à la limite de la pathologie…Le fait de cesser d’aller voir des nouveaux articles, des nouvelles tentations, m’a permis tout doucement de m’en détacher, de prendre du recul avec tout ça d et de m’intéresser à d’autres choses, d’autres activités, à des nouvelles personnes et surtout le plus important à m’assumer tel que je suis et ce, sans apparat.
Evidemment, il m’ arrive encore de faire quelques achats mais maintenant, je prends le temps de la réflexion, je ne « panique plus, j’achète moins, je me demande si j’en ai vraiment besoin et si cela me sera utile et surtout si je les « rentabiliserais ». Je me rends compte que c’est un véritable apprentissage, voire même un mode de vie et ça fait du bien, et même dans la tête! Oh oui!
Bisous

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Mimi Le 16 décembre 2013, 13:16

C’est tellement vrai !!! et notamment :

Qu’il faut dorénavant du temps pour trouver la perle.. maintenant que de mon coté le tri est fait depuis quelques temps, il faut du temps pour acheter mes nouveaux basiques… comme je te le disais c’est hyper compliqué car maintenant mes envies sont précises, matiere, coupe, et même pour un simple teeshirt blanc, il faut du temps, le temps justement de trouver la perle (pas encore trouvé d’ailleurs)

qu’il faut benchmarker les basiques : moi je craque completement pour le balenciaga. ah chaque fois que je le vois porter je défaille, il est vraiment canon, donc bon.. à l’occasion de recherche de cadeau d’anniv à suggerer pour les 30 ans je suis allée l’essayer cet été.. il est beau, mais le cuir est assez épais. Je l’aurai prefere un peu moins… c’est curieux, surtout quand on lit des commentaires qui indiquent qu’il serait fragile… bref.. ma quete repart à zéro, et j’ai repéré une boutique du cote de madeleine qui fait du oakwood, schott et autre pour tenter différentes coupes

qu’il faut essayer plusieurs tailles : avec mon gabari(t?) de girafe, meme pas peur de demander du 38-40-42 en commencant toujours pas le plus grand (on se flatte le moral et l’égo comme on peut).. c’est marrant comme ton histoire de chaussure me parle… je viens d’ailleurs d’envoyer une paire de cavaliere à une amie car achetées trop grandes (ridicule)

bref, je partage complètement et hate de connaitre comment va être célébré l’arrivée d’un nouveau participant… moi de mon coté, la nouvelle entrée impose un mix et match avec les existants, afin de vérifier qu’il se marie dans plusieurs combinaisons !

bisous!!

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audrey Le 16 décembre 2013, 13:19

j’adore tes articles sur l’optimisation de nos dressing / compte en banque / rentabiliser lol un très bon moyen de prendre du recul sur cette surconsommation de it pièce !! qui innonde les réseaux sociaux 😀

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Camille Le 16 décembre 2013, 13:35

… et donne-moi du sens. Car, au fond, après s’être quelque peu perdue dans cette frénésie d’achats, ce que l’on peut vouloir rechercher c’est le sens à donner à tout cela. Je le disais à Marie la Chic fille, je suis venue au « sans achat » malgré moi et finalement ça m’a permis de m’en extraire et de regarder tout ça d’une autre façon. Je continue à regarder quelques blogs de mode, mais c’est mon côté fifille et je peux y trouver de l’inspiration comme dans tout. Je n’ai plus tant envie d’acquérir que de créer. C’est ce qui me fait vibrer. Quant à la rationalisation de l’acte d’achat, en matière de mode (pas pour manger hein ?), est-ce que cela n’est pas un peu antinomique ? Je ne ressemblerai jamais à Garance Doré. Heureusement, cette fille est là pour m’inspirer et m’enrichir, mais moi, qui je suis ? qu’est-ce que je veux donner à voir de moi ?
Bises

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matchingpoints Le 16 décembre 2013, 14:36

Tous vos articles sur la nouvelle achat-attitude pourrait servir à des cours de sociologie et même de marketing « Evolution et changement du consommateur dans la mode »…), non, sans rire !
Mais finalement, c’est une action contre les achats on-line, parce que le petit clic est bien le contraire de l’achat après essayage et réflexion ?
On adore la photo de la fille tombée dans le sac, elle s’adonne au shopping ?

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Cat Le 16 décembre 2013, 15:05

Conseils très judicieux. Pour ma part, c’est celui de la taille que je devrais appliquer. Je ne compte plus les pantalons et les chaussures trop grandes. Si ça ne serre pas, je prends (mouais, je sais).
Je possède cette chemise Maje (achetée à -50 il y a deux ans, je pense) et c’est, en effet, un maître achat. Si, pour suivre l’air du temps, je devais diviser son prix par le nombre de fois où je l’ai portée, j’arriverais à une somme toute ridicule.
Bonne journée

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Manon Le 16 décembre 2013, 15:40

J’ai pleins de techniques pour acheter bien et lire les tiennes les a enrichies encore.
Et pourtant il m’arrive toujours de me tromper: ce sont des achats impulsifs que je fais sous l’effet d’une trop grande frustration. Pétage de plomb après une trop gde période de rationnalisation.
Récemment: j’ai acheté un jogging intégral vert anis brillant avec inscription dorées sur les fesses…..le comble du bon goût évidemment:-))

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Judith Le 16 décembre 2013, 18:05

Je rebondis sur le com de Manon et son « jogging vert anis brillant avec inscription dorée » (j’adore) car en effet, cette démarche pose au bout d’un moment un autre problème, modesque cette fois (bien moins métaphysique, donc): on se retrouve parfois au bout du compte avec une garde robe horriblement booooring…
A force de vouloir de l’indémodable, du parfait, du qui me plaira toujours dans 10 ans, bref du sans peur ni reproche, on en oublie parfois la fantaisie – allez la fringue délire qu’on ne mettre peut-être pas souvent mais et alors? Pas facile de jongler entre les deux mais ça me paraît important si on ne veut pas à terme ressembler à Sofia Coppola (ou un mannequin APC – ce qui est sensiblement la même chose). Même si j’adore APC et Sofia Coppola!

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Aurora Le 16 décembre 2013, 21:21

J’adore la tournure que prend ton blog, ça donne à réfléchir!

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Fashion Musings Diary Le 16 décembre 2013, 21:53

Et l’adage « Time is money » prend tout son sens: plus que jamais, il est important de se laisser le temps afin de faire l’économie d’achats impulsifs et onéreux!

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shoubbi Le 17 décembre 2013, 10:05

Je trouve intéressant quand tu parles d’ « oser essayer les grands classiques ». En effet, on se fait souvent tout un mythe de fringue parfaite, quand souvent, on peut trouver quelque chose qui nous va mieux soit dans une enseigne moins chere, soit dans une enseigne moins connue. On est poussée à assimiler fringue de luxe = perfection assurée. Alors niveau qualité surement, niveau coupe, c’est un peu la roulette russe, ça dépend de chacune.

Maintenant je sais d’expérience que je ne suis pas faite (morphologiquement parlant) pour toutes les marques ou alors seulement pour certains modèles. Et d’où l’intérêt des grands magasins / multimarques qui permettent de comparer la coupe.

Le plus dur reste alors de ne pas être déçue de ne pas « être faite » pour le modèle qu’on a tant fantasmé et la ça rejoint un peu ta reflexion d’un précédent billet sur les fringues qu’on gardera tjs même si on ne la mettra jamais parce que ça nous rappelle un morceau de nous réel ou fantasmé. Après c’est sur que si comme moi c’est un tshirt DU PAREIL AU MEME (!!!!) c’erst plus facile que si c’était un perfecto Balenciaga 😉

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Anaëlle Le 17 décembre 2013, 10:07

Le piège dans lequel je tombe souvent c’est quand il me faut absolument quelque chose. En ce moment un manteau plus chaud. Et pour garder mon style: une jolie parka bien chaude. Je me perd dans des essayages, sur des sites, dans des prix.. et dans des choses qui ne sont même pas mon style et dont je ne suis même pas sure: je me suis retrouvée a essayer un manteau « michelin » la semaine dernière.. Dernière chose que je souhaitais acheter. Il faut oublier l’obsession et attendre.. attendre.. et un jour tomber sur LA piece.

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Claire Le 17 décembre 2013, 12:57

Je trouve ta démarche hyper intéressante et hyper honnête de ta part de nous la faire partager comme tu le fais.
C’est bien de démêler un peu tout ce qui nous passe par la tête lorsque l’on achète un vêtement, ou autre. La quête du dressing « parfait », plus rationnel me parle, c’est un chemin vers moins d’achats compulsifs, plus de rationalisation, moins de dépenses, et plus porter ce que je possède déjà.

La quête de l’objet parfait est pour moi, une de ses histoires sans fin, ou l’héroïne se perd dans de multiples possibilités sans jamais trouver dans la réalité l’objet fantasmé!
Dans ma tête, par ex, il y a une place pour une paire d’escarpins rouges parfaits qui me permettrait de remonter le niveau de toutes sortes de tenues plan-plan qui deviendraient (Allo? Cendrillon?), tellement jolies avec ces chaussures rouges. Je n’ai même pas, après plusieurs heures de recherches intensives, passé une fois une commande… J’ai peur d’être déçue, et de ne pas trouver parfaits des escarpins qui doivent être parfaits.
On pourrait appeler ça, peur de la déception? Tyrannie de la perfection?

A l’opposé, j’ai deux chemises en jean pas parfaites dans mon dressing, une en chambray, une dans un indigo bien foncé, que je porte chacune avec plaisir. Aucune des deux ne correspond à LA chemise en jean PARFAITE, mais je suis très heureuse de les porter toutes les deux et très sereine par rapport à leur achat. Un peu d’indulgence et de bienveillance pour nos vêtements pas parfaits? Ceux qui n’ont pas la Bonne matière, la Bonne coupe, la Bonne teinte mais qui nous rendent bien des services quand même?

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sidjana Le 17 décembre 2013, 17:24

Oh, ne m’en parle pas ! Cette « ritualisation » de l’achat que j’ai commencé à installer depuis un ou deux ans maintenant me donne une impression de maitrise et de rationalisation absolument grisante, mais qu’est-ce qu’elle est chronophage !

Plus j’avance et plus je me dis que les deux vecteurs élémentaires du luxe (surtout pour les citadins, soyons clairs) sont le temps et l’espace. Deux données qui constituent la base de l’appréhension humaine du monde, qui sont pourtant au départ « gratuites », et qui deviennent aujourd’hui une matière première rare et chère qu’on essaye tant bien que mal d’acquérir pour construire ce fameux « bien-être » auquel on aspire tant…

Et oui, comme le dit Nunu, merci pour la chanson de Jenifer que j’ai dans la tête depuis hier soir ! 😉

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Rose Market Vintage Le 17 décembre 2013, 22:28

Pertinente ton analyse et tes recos!!!!
J.ai perso réussi a n’acheter des pièces qu’en m’assurant de leur qualité, et durabilité.
Le Vintage est un bon remède pour les compulsive acheteuses dont je faisais partie. Plus économique et proposant des finitions nobles, on peut se faire plaisir sans suivre la mode pour ses tendances de la saison
Rose Market Vintage
http://www.rosemarketvintage.com

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Lor Le 17 décembre 2013, 23:04

Très intéressant, le com de Judith… Je suis très loin sur ce chemin, le tien, à vrai dire je ne pense jamais l’emprunter car je n’en ai pas vraiment besoin, j’adore les blogs de mode, mais je suis loin d’avoir besoin de me saper aussi bien :), même si j’ai entrepris d’aérer ma garde-robe et même si j’essaie d’acheter ce que je vais vraiment mettre et non ce que je mettrais si j’étais comme ceci ou cela (par exemple dans ma vie rêvée je suis une fille qui porte des chemises, sauf que…), bref, loin d’une quête aussi rationnelle, en revanche, réfléchir plus permet de se retenir plus aussi, et finalement, est-ce si frustrant… ? pas tant que ça.
Pour ma part, le facteur temps reste lui aussi essentiel… Et je pense que Judith soulève un point passionnant : la pièce parfaite, oui mais en effet, quand s’arrêter ?
En tout cas ta démarche soulève moult questions et c’est tant mieux, bravo !

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Claire Le 18 décembre 2013, 10:49

Merci d’expliciter ta démarche de rationalisation, j’en ai bien besoin. Trop de tout, et parmi tout ça quelques pièces que je ne lâche pas. De très bons achats en somme, portés et reportés avec plaisir depuis des années, mais comment le prévoir dès l’achat ? Je n’ai pas l’impression qu’ils correspondent à des critères rationnels de coupe / longueur / matière…. En plus, pour moi acheter un vêtement est une réaction compulsive les jours « down », un peu comme manger du chocolat, quoi, mais en plus cher (et puis, l’un n’empêche pas l’autre… arrgh) (Là, j’aurais plutôt besoin d’un psy) Je crois que j’avais lu sur le site de Garance Doré, qu’elle attendait 3 semaines avant d’acheter, histoire de voir si l’envie était encore là, et le plus souvent l’envie avait disparu. Je vais vraiment essayer. Je pense que tu as entièrement raison dans ta démarche, alors merci de continuer, ça nous donne du courage ! :-))

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Laëti Le 18 décembre 2013, 20:17

Hello Hello,

I love it !

À bientôt, Laëti

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Julytoseptember Le 18 décembre 2013, 20:53

j’aime de plus en plus ton blog et ta réflexion sur ton rapport aux vêtements, c’est d’autant plus dur quant on blogue vu qu’il faut donner quelque chose à mettre sous la dent à son auditoire. J’essaye aussi de n’acheter que les choses qui correspondent à mon style, que je pense reporter d’une année sur l’autre bref plus intemporelles… Mais je n’associe pas forcément le prix à ça sauf pour les grosses pièces style manteau ou chaussures. Mon rapport aux fringues je pourrai en parler des heures ahah:)

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lucie coquette Le 20 décembre 2013, 12:52

Heureux anniversaire Charlotte!!!!! Comment ça je suis en retard??? Pas du tout…

Félicitations pour l’article dans l’express! Comme dit plus haut par d’autres lectrices, ton blog est vraiment l’un de mes préférés en matière de mode, avec Virginie Mode 9 découvert récemment, et Garance Doré, quoique j’aime un peu moins quand même ce dernier, trop « commercial » je trouve…

Tes articles sont toujours intéressants, super bien écrits, drôles, pertinents, bref je suis fan… et j’adore aussi les commentaire!

Je te souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année par avance, ainsi qu’à tes lectrices, Bises

Lucie

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Félicie & Cie Le 22 décembre 2013, 22:41

Un très joyeux anniversaire Charlotte (tu ne me devances que de quelques semaines : j’aurai 33 printemps fin janvier)
Bravo pour cet article dans L’Express ! Ton blog est très intéressant et je ne me lasse pas de tes élucubrations vestimentaires… D’ailleurs, j’adore ton idée du cost per wear que j’applique systématiquement depuis que j’ai lu ton article 😉
Justine

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Balibulle Le 27 décembre 2013, 20:14

Hello there ! Plein de trucs à vous dire et avec mes vacances sans wifi, j’ai pris du retard, je vous réponds ce week-end !

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Bilan 2013 et résolutions 2014 | Minky Gigi Le 1 janvier 2014, 18:04

[…] (qui est aussi celle d’autres blogueuses, mais j’apprécie énormément les billets de Balibulle sur le […]

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Anonyme Le 2 janvier 2014, 17:14

C’est marrant, c’est précisément sur ce post « Donne-moi le temps » que tu n’es pas parvenue à trouver le temps de répondre aux coms…^^
Bonne année !

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Balibulle Le 3 janvier 2014, 19:18

@ peach : merci beaucoup ! ^^ Et c’est vrai, ça a l’air tout bête d’y réfléchir à deux fois, mais on est bourrées d’automatismes…
@ camcam : waw, j’étais loin d’avoir ton recul à 20 ans, bravo ! Et ravie si le test des deux portants t’a inspirée et aide !
@ cécile : et heureusement ! C’est vrai que sur la blogosphère mode se retrouvent plutôt des acheteuses compulsives, et que le déclic vers du « moins mais mieux » est plutôt logique pour nous. Mais si on sort de ce microcosme, on est très peu représentatives. Et c’est ce qui rend l’échange d’autant plus passionnant :) Le fait que tu évolues aussi dans tes goûts, en dehors du « volume » d’achat ou de la question des basiques, t’ouvre de nouvelles perspectives et c’est plutôt rafraîchissant j’imagine
@ ninie pouce : merci beaucoup ! Suis ravie que ces posts te soient utiles et hâte de découvrir les tiens, il n’y a jamais de question de légitimité à se poser sur un blog, c’est TON espace, feel free baby 😉
@ minky gigi / calamity jane : ce sont vraiment les blogs d’Une chic fille et Dead fleurette qui m’ont entraînée dans cette démarche, ainsi que quelques déclics perso autour de moi, alors je suis ravie si je deviens moi aussi un maillon de la chaîne, et peux me rendre utile, merci pour vos retours :)
@ soniachocolat : ah, les perfs Maje ! J’ai souvenir d’un porté par Mimnor que je trouvais parfait en tous points… Mais à ce moment-là, je n’étais pas encore prête à mettre le prix. Alors bravo à toi !
@ anonyme : merci, je prends le compliment ! :) A l’université, mes amis m’appelaient « rigueur germanique » alors je crois qu’il y a quand même un peu de vrai là-dedans… Mais quand je suis arrivée dans le monde du travail, j’ai découvert des gens beaucoup plus méthodiques encore que moi, tout est relatif (et je peux être bordélique pour beaucoup d’autres choses)
@ anne-clothilde : c’est là le grand drame de la démarche, il y a effectivement des marques avec lesquelles on prend des risques à attendre, type Zara, Maje, Sandro, et où toute la communication de l’enseigne et la formation des vendeurs et vendeuses concourent à cette « urgence » générale. Du coup comme les clientes obtempèrent c’est l’escalade et effectivement, le sold out arrive vite. Pour Maje et Sandro je m’en foutais, j’achète très peu chez eux (trop quitte ou double sur la qualité) et j’en venais à ne plus trop regarder leurs collections pour ne pas être tentée… Et l’histoire de cette chemise en jean parfaite est vraiment venue m’agacer, moi qui croyais avoir réglé le problème avec ces deux marques là…
@ katia : bonsoir, benchmarker, ou « faire un benchmark », c’est faire une étude de marché entre des produits similaires.
@ (made in) Faro : merci Manon ! Bonne quête du perf alors ! ^^ Un jour il arrivera, tel le Messie :)
@ charlotte : pour moi aussi ce serait l’Everest le Balenciaga, même en faisant une souscription pour mon anniv + Noël au sein de toute ma famille. Là je me suis déjà faite aider pour une parka Woolrich, qui coûte deux fois moins cher, et ça m’a fait tout drôle de mettre autant d’argent dans un vêtement, le mien + celui de mes proches :) Et pour l’histoire des liens, c’est à la fois très pratique et piégeux, c’est vrai, et idem, je fais comme toi, je me force à laisser « reposer » ^^

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Balibulle Le 4 janvier 2014, 13:15

@ judith : merci Judith, témoignage ultra intéressant parce qu’évidemment, quand on a un tempérament un peu obsessionnel, on se retrouve fatalement à remplacer une addiction par une autre. Reste à voir laquelle est la plus simple et agréable à vivre :) Tu es faite pour la radicalité quoi qu’il arrive et le sevrage total en est une autre forme, mais effectivement, c’est peut-être celle-là qui te conviendra le mieux ? Tiens-moi au courant !
@ severi27 : quel beau parcours :)
@ danisha / audrey : merci ! Le chemin est long, alors votre compagnonnage est essentiel 😉
@ fabignou : héhé, merci ! Bien vu pour le rapport géographie / rentabilité shopping, et chapeau que ça n’ait pas entraîné une explosion des envies, à force de passer devant les vitrines :) Pour les bottes +1, moi je rentabilise mes chaussettes de ski avec (glamouuuuuur ou quoi)
@ nunu : LA meilleure :)
@ aurore : oui je pense que l’âge joue et oui, faire le deuil (c’est vrai le mot) de ce qu’on aime sur les autres, c’est ce qu’il y a de plus dur, je te confirme. Parce qu’il y a une forme d’injustice qu’il faut accepter…
@ jul » : haha, ne t’excuse JAMAIS j’adore tes commentaires :) :) Et oui, comme je disais plus haut à Judith, le benchmark, la ritualisation, tout ça, c’est bien pour les natures un peu « tempérées ». Et plus facile, aussi, quand on a déjà une base de fringues solide et bien fournie :)
@ thiad : merci beaucoup ! Je suis super flattée si tu trouves tout ça ici ^^ Et pour le temps, chaque petit pas c’est déjà formidable, non ?
@ murielle : merci ! Et oui, en priant pour qu’elle ne nous lâche pas 😉
@ lo : c’est très juste ce que tu dis sur la spirale chronophage d’envies et d’injonctions dans laquelle on se trouve quand on parcourt beaucoup les blogs. J’ai trouvé le même « repos » en laissant intacte la pile de ELLE et Grazia pendant des mois. Le temps me manque et j’ai longtemps culpabilisé de lire aussi peu de blogs, parce que je me sentais mauvaise camarade et pas assez ouverte… Et en même temps, c’est ce que nous préserve à double titre, parce que les journées ne sont pas extensibles et puis, par ce qu’on a de singulier à offrir. Je suis très perméable à ce que je vois chez les autres, alors finalement, tant mieux ^^
@ mimi : haha, OUI, pour la technique du plus large/grand d’abord ! :) Moi non plus pas trouvé tee blanc parfait (on partagera les infos). Et tu es la deuxième personne à me faire cette remarque pour le Balenciaga. Une copine à qui il va sublimement bien « optiquement » mais qui ne se sent pas bien dedans à cause de son épaisseur… Il est temps que j’aille moi aussi l’essayer pour, peut-être, casser le mythe…
@ camille : oui l’inspiration est un processus complexe, ce qui rentre par le point A ressort de manière totalement transformée par le point B. Ca peut être une simple émotion esthétique, parfois, comme on va se nourrir de beauté devant un défilé ou au musée. Et c’est tout aussi bien. Quant à la rationalisation, je ne la trouve pas antinomique par définition, que veux-tu dire ?
@ matchingpoints : c’est Victoria Beckham pour la campagne publicitaireju de Marc Jacobs en 2008 :) Son changement d’image a commencé par là, comme quoi, ça peut mener loin ! Quant à l’achat sur Internet, tout dépend. Si vous avez livraison et retour gratuit, et que vous pouvez essayer des associations dans votre penderie, ça incite, à mon sens, à la réflexion… Et enfin, merci pour le clin d’oeil marketing !
@ cat : bien joué, quelle belle prise !! Et pour le  » Si ça ne serre pas, je prends (mouais, je sais) », je m’y reconnais tellement… :)
@ manon : MAIS NAN ! ^^ Culte !
@ judith : là encore, c’est la Radicale qui parle :) Je ne sais pas comment ça se passe pour toi, mais moi j’ai dans ma garde-robe des basiques absolus qui ne ressemblent pas vraiment à des basiques. Par exemple, ce sac Heimstone : http://www.balibulle.com/wp-content/uploads/parka_delancey_marc_by_marc_jacobs.jpg
Ou cette robe Tibi :
http://www.balibulle.com/post/2012/03/19/arme-dimpression-massive/
Et je les porte à outrance, sans me lasser. Je pense que la troisième voie se fait naturellement. Tu vois ce que je veux dire ?
@ aurora : merci !
@ fashion musings diary : totalement, c’est le cas de le dire
@ shoubbi : haha, j’adore ! Chacun ses mythes, que veux-tu :)
@ anaëlle : le duvet, y’a que ça de vrai ! Soit une doudoune fine que tu glisses sous tes manteaux habituels, soit une vraie parka « technique » bien coupé et chaude sans faire bibendum… Mais ça va, comme il fait encore relativement doux, tu as du temps devant toi ^^
@ claire : c’est drôle ! Excellent parallèle avec Cendrillon, la quête paraît plus symbolique et fantasmée que réelle. As-tu réellement envie d’être la fille aux escarpins rouges ? 😉 Et pour tes chemises en jean, ça me paraît la voix de la sérénité parfaite
@ sidjana : vrai vrai vrai si vrai. La vraie grande denrée rare c’est ça. Et je me le dis à chaque fois que je rêve d’un moment où le temps ne compterait plus et ne me forcerait plus à arbitrer entre des activités que j’ai toutes envie de mener… Et on rejoint la tyrannie de la to do list :)
@ rose market vintage : c’est tout un art pour s’y retrouver. Tu as de très belles pièces chez toi. Moi j’avoue… je ne sais pas faire ^^ j’ai l’impression d’acheter pour la marque, plutôt que pour le vêtement en lui-même
@ lor : oui il est chouette son témoignage :) Pour le temps, je dirais que c’est notre seuil de tolérance qui décide. Je m’achète des fringues depuis 15 ans et je n’ai toujours pas de t-shirt blanc parfait… A un moment donné, tu fais sans, et puis voilà 😉
@ claire : c’est un mélange mystérieux d’instinct et de hasard, et c’est ce qui fait, finalement, le côté passionnant de la chose 😉 Continuer de se planter et de ne pas savoir où l’on va, pour que les surprises soient encore plus belles.
@ julytoseptember : merci ! Et oui, quand on entame cette démarche, on sait que l’auditoire va changer. Il y a des gens qui iront ailleurs, c’est comme ça ^^
@ lucie coquette : merci beaucoup beaucoup, c’est adorable !
@ félicie & cie : hey, merci beaucoup ! Tu es de quel jour toi ?
@ anonyme : haha, t’as vu ! Cohérente, au moins 😉 Meilleurs voeux !

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lyly-s Le 21 janvier 2014, 21:44

Pour des milliers de raisons je n’étais pas passée sur ton blog depuis un bail. Et quand je lis ça je me dis que t’es vraiment le blog qui me correspond le plus parmi les huit milliards que je lis (j’exagère à peine). Je fais des études d’économie et sans rire ta façon d’analyser ton processus d’achat est proche de ce que j’apprends en cours. Tout ça est hyper logique et en même temps on n’y pense pas assez.

« Dès le moment où l’on est obligé de retourner à la Poste quoi qu’il arrive, on est moins passif face au vêtement. » => je ne compte plus le nombre de fois où j’ai reçu un vêtement et ou je l’ai gardé parce que « de toute façon maintenant il est là ».

Encore une fois tu tapes dans le mille et c’est THE article que j’avais besoin de lire pendant ces soldes, et à l’aube de la réfection de ma garde robe (je vais rationaliser, depuis le temps que je devais le faire). Il me tarde de lire la suite des articles que j’ai en retard :)

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La bibliothèque d’imprimés | Balibulle - Etats d'âme vestimentaires et stylistiques Le 3 février 2014, 22:09

[…] la crasse accumulée avec les années (= tri) ? => Ou à des travaux d’extension en ayant planifié le chantier (= achats) […]

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Placards pleins: comment trier? | De Styles en Aiguilles Le 4 février 2014, 07:03

[…] n’avez pas pu manquer la thèse de Doctorat de notre chère Charlotte sur la difficulté du tri systématique et fiché de son armoire… […]

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Capsule en tête | Balibulle - Etats d'âme vestimentaires et stylistiques Le 29 janvier 2015, 11:15

[…] du sur-place. Mais on fait surtout ce qu’on peut. Et progresser lentement ou par à-coups est partie prenante du processus. Les plus radicales des minimalistes vous le diront toutes : on se déleste rarement en une fois, […]

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The shopping planner | Balibulle - Etats d'âme vestimentaires et stylistiques Le 23 avril 2015, 13:15

[…] vous) mais aussi de la flexibilité avec : • de séduisantes perspectives, mariant à la fois temps de la réflexion et plaisir de la nouveauté. Je ne suis pas partie en guerre contre le shopping, loin de là. […]

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