LifestyleBullet Journal

27 juin 2018

6 mois de bullet journal

Alors, ce Bullet Journal ?

Je vous renvoie illico (mais poliment) à mon billet du 21 janvier pour faire le point sur le concept et la raison pour laquelle j’ai décidé d’y recourir, moi aussi.

L’idée de ce nouveau post est de tirer mon bilan perso après six mois de pratique. Ce qui fonctionne pour moi, ce qui ne fonctionne pas, ce que j’ai changé, etc.

// AU QUOTIDIEN //

Premier enseignement : je n’ai PAS de rapport quotidien à mon bullet journal, même s’il fusionne mes vies personnelle et professionnelle.

Comme je suis actuellement en congé maternité, aucune contrainte liée à mon travail ne m’oblige à m’en servir tous les jours, comme je le faisais avec mon agenda pro jusqu’alors.

Et côté perso, je continue de noter mes rendez-vous datés dans mon smartphone via l’appli Google Calendar, en labellisant chaque entrée avec un code couleur (santé/pro/loisirs/enfants, etc.) C’est, pour moi, la manière la plus instantanée et intuitive d’organiser mes journées.

Le bullet journal est davantage un outil avec lequel je « me pose », pendant un temps calme, pour faire le point et élargir le spectre.

// PLANIFIER ET DOCUMENTER //

Ce sont les deux dynamiques à l’oeuvre chez moi.

PLANIFIER : le long terme daté (plus d’un mois) va dans mon téléphone sur Google Calendar ainsi que les notes urgentes prises à la volée (sur l’appli Notes).
Le non daté (listes) et le court terme (planning des 2 ou 3 semaines à venir) vont en revanche directement dans mon bullet journal, que je remplis au fil de l’eau, sans trop anticiper.

DOCUMENTER : garder, après coup, une trace de ce qui a été accompli au jour le jour. Ce en quoi le bullet journal se rapproche du journal de gratitude que j’ai tenu quelques années avant la naissance d’Ève.
J’ai retrouvé le plaisir d’avoir un endroit où consigner quelques petits accomplissements quotidiens, sans entrer dans la même somme de détails qu’auparavant.
La plupart de ces notes figurent dans mes pages agenda, mais certaines listes servent elles aussi à documenter des thèmes a posteriori (shopping pour moi ou pour mes filles, par exemple).

// LA CULTURE DU TÂTONNEMENT //

Ce qui fait toute la force du bullet journal, son évolutivité permanente, peut aussi bousculer ses utilisateurs, par définition en recherche d’organisation et donc de structure.
Comme on est lancés dans une quête permanente de la « bonne » organisation personnelle (le bon carnet, les bons feutres, la bonne ventilation des plannings et des listes, etc.) du coup un vrai BuJo est rempli de tentatives diverses et variées. Et c’est évidemment ce qui anime les innombrables comptes Instagram et blogs consacrés à la question.

Mais au quotidien, quand vous n’êtes pas dans l’exposition permanente de votre nouvelle trouvaille organisationnelle, la tenue de votre BuJo suppose un vrai changement de culture. Cohabiter avec ces « ratures » auxquelles les agendas et carnets de notes classiques ne nous ont pas habitués.

Moi-même, je ne suis jamais aussi soulagée que quand je peux arracher une page que j’estime ratée ou caduque, pour ne plus tomber dessus quand je feuillette mon journal.

Et après tout, pourquoi pas ? Chacun invente son propre « droit à l’erreur » dans son BuJo et moi j’aime pratiquer la politique de la terre brûlée quand je change de système. Je fais donc place nette.
Même si à terme, mon carnet finira par tomber en lambeaux si j’arrache trop de pages (c’est de là que vient ma préférence pour les reliures à spirale, j’y reviens)

// LE CARNET, PARLONS-EN //

J’utilise depuis fin janvier un carnet vierge Leuchtturm kaki format A5

Mes satisfactions : la tenue général de l’objet, sa taille, la rigidité de la reliure, sa « propreté » avec sa couverture qui reste clean même en étant baladée fréquemment dans un sac à main. Je vais peut-être réussir à me faire à l’absence de spirale (qui reste donc mon système de reliure fétiche) si je réussis à limiter l’arrachage de pages…

Seul vrai bémol : l’interligne entre les pointillés n’est pas idéal pour mon écriture, assez grosse.
Si je saute des lignes, la page « flotte » et est trop vite remplie.
Et si je ne saute pas de ligne, tout me semble tassé, moins lisible et je ne crois pas à l’idée de s’astreindre à écrire plus petit pour que tout rentre et reste net.
Le bon outil est celui qui correspond à votre « chasse » graphique naturelle, et donc à une écriture la plus fluide et spontanée possible.

Moralité : je prévois de garder le Leuchtturm (je suis actuellement à 40% du quota total de pages), mais quand il sera fini je me mettrai en quête d’un modèle avec un interligne plus large.

Les pointillés, eux, sont en revanche un vrai point fort et je comprends leur succès. Ils permettent vraiment de structurer son BuJo à sa guise mais avec clarté, en évitant le flou des pages totalement blanches, le manque de souplesse des versions lignées, et le côté cloisonnant du quadrillage.
Un bon compromis, donc.

// MON ORGANISATION ACTUELLE //

J’utilise essentiellement deux configurations : les pages « listes » (généralement appelées « collections » dans le microcosme des « bullet journalists ») et les doubles pages hebdomadaires.
Rien d’autre ne m’est indispensable, y compris la to do list mensuelle que je pensais devoir faire plusieurs mois à l’avance, comme tout le monde (surtout sachant que j’avais abandonnés dès le départ l’idée des plannings semestriels et annuels).

À l’usage, je me suis aperçue que ce « gloubi-boulga » mensuel ne fonctionne pas non plus pour moi, parce qu’il mélange des choses qui n’ont rien à voir et que son calendrier n’est pas assez précis à mon goût.

Je préfère l’organisation hebdomadaire que je trouve plus dynamique. Et pour les projets ou activités étalés sur un plus grand laps de temps (typiquement, la première rentrée scolaire d’Ève), créer une liste thématique non datée.

// MA SEMAINE IDÉALE //

Je me sais, depuis longtemps, adepte de la double page hebdomadaire, qui a toujours été confortable pour moi à titre professionnel.
Je vois tout d’un seul coup d’oeil, quelques jours en amont, et cela m’oblige à synthétiser un minimum chaque journée. Il y a de la place pour, aller une dizaine d’infos par jour, pas beaucoup plus.

J’ai donc logiquement reconduit cette organisation dans mon bullet journal.
Restait à savoir si je gardais un système vertical, comme dans mon ancien agenda pro, ou horizontal.

Après avoir testé les deux alternativement pendant plusieurs mois, l’horizontale est apparue la plus adaptée à la quantité d’infos que je veux faire figurer dans chaque journée et aussi à mon écriture, assez grosse, donc.

Ci-dessous, je vous mets volontairement une semaine encore peu remplie, parce que je suis une petite cachottière.

Chaque semaine, je laisse donc un espace en haut à gauche de la double page pour lister les activités que je souhaite accomplir dans cet intervalle de 7 jours.

Par exemple je peux y mettre en vrac et en amont « RV vétérinaire Tartine » ou « devis menuisier » ou « factures mutuelle », puis ensuite noter l’activité dans la journée concernée quand une date se précisera.

Page de gauche, je trace les cadres pour le lundi, le mardi et le mercredi, et page de droite, le jeudi, le vendredi, le samedi et le dimanche, tous de taille équivalente.
Je sépare chaque journée en deux cases, un gros tiers (voire une petite moitié) à gauche pour les RV avec horaires, et à droite les activités, celles que j’ai anticipées (« devis menuisier ») et celles que je documente a posteriori, y compris des activités « plaisir »  ou que je suis contente d’avoir accomplies sans les avoir forcément planifiées (« tri placards bureau »).

Cette traçabilité-là s’est imposée d’elle-même depuis mon arrêt de travail, parce qu’elle me permet de matérialiser ma « productivité » (même si elle paraît essentiellement domestique ou très futile, hein).

Elle colle également parfaitement à mon biorythme de femme enceinte, lequel balance sans cesse entre journées de « nidification » (denses en rangement, tri et autre paperasse) et de « couvaison » où je me contente de traîner mon « incubateur » du canapé au lit et inversement.

Malgré tout (et on ne se refait pas) je n’aime pas l’idée de garder une journée entièrement vierge dans ma double page hebdo.
Cela équivaut à une journée perdue pour moi qui ai une très mauvaise mémoire, donc je vais toujours faire la démarche de rentrer deux-trois infos, au moins après coup, pour que chaque journée reste signifiante et « vivante » dans mon carnet comme dans mes souvenirs.

// LISTES, ATTRACTION ET RÉPULSION //

On les adore ou on adore les détester.
Leurs adeptes peuvent y consacrer des méthodes et des best-sellers.
Leurs détracteurs considèrent que le temps consacré à édifier et gérer une liste fait au final perdre de l’énergie pour agir.
À quoi les adeptes rétorquent que sans liste, leur énergie est désorganisée donc vouée à être mal utilisée…
Deux camps et deux cultures irréconciliables.

Ce qui m’est apparu le plus net et le plus édifiant dans ma propre utilisation des listes ces six derniers mois, c’est ce qu’elles disent de mon rapport au temps.
Je préfèrerai toujours une liste thématique non datée, à une liste datée multi-thématique.
Je reprends l’exemple du mois de septembre et de la rentrée scolaire. Plutôt que de faire un fourre-tout mensuel pour toutes les deadlines et activités de septembre, je préfère anticiper avec des listes thématiques (« Ève maternelle ») et ensuite, les échéances se rapprochant, détailler le mois concerné sur quatre double pages hebdomadaires.
Ce qui me permet, pour la plupart des activités, d’avoir encore suffisamment de marge.
Et de procéder par objectif plutôt que par deadline. Libre à moi ensuite de bien ventiler mon organisation en amont.

Au chapitre des ratés, certaines thématiques a priori anodines (de consommation culturelle par exemple) se sont révélées à double tranchant chez moi.

Si j’aime dédier une liste aux livres que j’ai envie de lire ou aux séries et films que j’ai envie de voir (par exemple, tous les Marvel des phases II et III dans le bon ordre chronologique), le sentiment de rentrer dans une « to do » avec tout ce que ça suppose de contraintes et de frustration quand on stagne finit – souvent – par me rattraper.
Un ou deux items encore en stand by sont la zone de confort dans laquelle je m’épanouis le mieux. Au-delà de 3, ça commence à m’oppresser.
Si je fais une liste, c’est pour avancer dedans, pas pour qu’elle me rappelle en permanence mon « retard ».

Encore une fois, le BJ est un outil feel good, pas un gendarme.
Je crois vraiment à l’idée de se plonger dedans pour y trouver du plaisir et de l’énergie.

Les listes que je valorise et priorise sont donc, très logiquement, celles qui me permettent de biffer très régulièrement des tâches.

Ou alors – astuce – celles qui me permettent de compiler simplement des infos sur un thème, sans qu’il y ait d’action spécialement requise de ma part.

Les autres listes, celles qui me ramènent, peu ou prou, à un sentiment d’échec ont vocation à disparaître purement et simplement de mon BuJo.

Ce qui inclut donc les objectifs à long terme et autres « life goals » qu’une existence entière ne suffira pas à accomplir.

Idem pour les listes inutiles, comme le « tracker » hebdomadaire de consommation culturelle que j’avais prévu d’insérer dans ma double page hebdo et qui, au final, n’a jamais vu le jour. Ça me prend de la place, sans m’apporter de plaisir particulier, donc exit.

// UN SEMBLANT DE GRAPHISME //

Vous le savez, je ne suis pas adepte de calligraphie ou de stickers. Faute de temps, de talent et de goût pour la chose.
Pour autant, je n’abandonne pas l’idée d’enjoliver un tout petit peu mon bullet journal.
Ça commence très basiquement par du stylo bille noir (et pas de l’encre bleue, que je trouve plus scolaire).
Par une pointe fine (et pas un feutre).
Renoncer aussi au crayon de papier, dont j’abusais dans mon agenda pro tellement mouvant, mais qui n’a plus de raison d’être dans un bullet journal : si une activité doit être différée, je me contente de lui apposer une flèche comme celle-ci > et de la reporter à une date ultérieure ou alors de la barrer proprement si elle est annulée. J’ai longtemps fonctionné avec ce seul outil, un stylo bille noir (et une réglette souple pour structurer mes semaines et mes listes).

Et, vous le savez déjà si vous me suivez sur Instagram, j’ai abandonné ma spectaculaire mallette de feutres gris. Je les avais acheté avant mon carnet et… l’encre traverse les pages ! #epicfailMais l’idée de distinguer les différents thèmes et dates avec des codes couleur continuait de me travailler  et j’ai donc fini par m’offrir les fameux Stabilo Pastel.

Seuls trois sur six sont vraiment pastels à l’usage (le vert, l’orangé et le rose), le jaune, le bleu et le mauve restent assez soutenus, donc ce n’est pas encore optimal.
Mais en attendant mieux, cela me suffit actuellement pour donner un vrai rubriquage aux en-tête de pages.
Chacune des six couleurs me sert, bien entendu, à matérialiser plusieurs thèmes ou mois de l’année.
Par exemple, le vert correspond aux loisirs perso et aux mois d’avril et d’octobre.
Le mauve, à tout ce qui concerne les enfants, et les mois de février et de septembre.
L’orangé, aux mois de juin et novembre, ainsi qu’aux « collections » mode et beauté (wishlists, shopping planner…)

Idem, ce n’est pas l’organisation optimale, mais davantage de couleurs ne serait pas forcément plus intelligible pour moi. Pas sûr que je mémorise tout !

Côté « graphie », je me contente d’uniformiser les en-tête, en inscrivant le thème ou le mois en cours avec de grandes capitales espacées et étirées et/ou si nécessaire un mot-clef en écriture cursive un peu penchée.

Puis je sous-ligne l’en-tête au stabilo sur toute la largeur de la page… et c’est tout !

Pour l’instant, ça identifie suffisamment le contenu de mon bullet journal quand je le survole, au point que j’ai même pu arracher l’«index » dans lequel je reportais sagement le numéro de page de chaque liste thématique (le concept du BuJo étant de dispatcher les listes au fil du carnet et des besoins, de manière désordonnée).
Ève avait griffonné dessus au feutre rouge, et malgré tout l’amour que j’ai pour elle, je ne garde (encore) aucun de ses gribouillages.
Et encore moins dans mon BuJo !

Minky Gigi Le 27 juin 2018, 22:55

C’est ce que j’adore dans le bujo : chacun se l’approprie suivant ses besoins.

En parcourant quelques articles dédiés aux bujos, j’en ai vu pas mal utiliser des tombow dual brush. Ils ne percent pas apparemment (ce qui ne veut pas dire qu’on ne le perçoit pas un peu au travers de la feuille mais moi ça me va généralement)
Ce n’est pas la même utilisation que le surligneur non plus… Je n’ai pas encore testé, mais ils sont sur ma « liste »…
J’ai croisé aussi des stabilos pastel

Pour les « ratures » et éviter d’arracher des pages, je crois que j’avais vu cette astuce dans une vidéo de mademoiselle steph :
Tu peux la masquer en collant qq chose par dessus donc soit basique avec une feuille blanche/un baton de colle et on recommence, soit plus créatif avec une photo, du masking tape…

Ou alors te diriger vers un filofax ou équivalent qui proposerait des classeurs compatibles pas trop cher pour les archives…
Pour ma part, je cherche pas à faire d’archives de mes bujos, mais j’ai un Filofax qui me permet de réorganiser les pages à ma guise (chacun ses travers ) et je sais qu’on peut trouver des pages bullet au format a5.
(et si on maîtrise un peu photoshop, on trouve des tutos sur la création de motifs pour faire ses propres pages bullet ou autres tant qu’on y est, reste juste à acheter une perforeuse compatible… que j’ai trouvé sur amazon…)

Bon mon seul problème avec le bujo, c’est finalement dans les périodes trop chargées, j’ai du mal à le remplir et du coup je gère moins bien donc encore plus chargée… bref un peu le cercle vicieux (mais bientôt la fin du mois de juin rempli d’anniversaires, de fête d’école, de spectacle de gym, de… et tout ça juste pour le petiot!!!)

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Balibulle Le 8 juillet 2018, 10:37

Un BuJo Filofax : le paradis !
Merci pour toutes les astuces (le collage = simple et efficace)
Tu as survécu à la fin du mois de juin ??!

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mlleloupiotte Le 8 juillet 2018, 11:08

Filofax fait du pointillé aussi !
https://www.filofax.fr/organisers/organiser-refills/dotted-journal-refill-filofax.html

Minky Gigi Le 9 juillet 2018, 14:47

Les vacances scolaires vendredi soir, le petiot est chez mamie depuis hier soir. La petiote le rejoindra dans 2 semaines (mais bon elle est facile et s’endort direct le soir pour se réveiller le matin)
Je commence à reprendre le contrôle de mon bujo (et de ma vie )

Et finalement qu’ « un oubli » de rdv chez le médecin pour la petiote. J’y pensais encore le matin mais qq événements en récupérant le petiot à l’école le midi m’ont fait « buggué »…
Mais avec ou sans bujo, celui-là je pense qu’il était voué à être oublié (note pour l’année prochaine, oublier les rdv de suivi chez le médecin en Juin…)

Olivia Le 28 juin 2018, 10:23

Super article!
J’ai acheté les mêmes feutres que j’ai aussitôt délaissé car traversant les pages de mon Leuchtturm… J’ai les stabilisateur pastel mais je m’aperçois que le jaune et le orange manquent à ma collection, damned!!
bref je pense que chacun fais ses propres arrangements. Perso je procrastine moins depuis que j’ai un BJ. Mais encore un peu quand même. Il me sert surtout à noter les choses à faire niveau pro. Car la pile de linge à repasser est certes noter mais elle attend toujours… En revanche je suis à jour dans mes mails pro…
Pour les motifs et les tickets ce n’est pas mon truc non plus. Pas le temps, pas l’envie. Donc sobriété avec feutre fin gris foncé ou noir et feutres de couleurs sans code particulier mais pour rendre l’ensemble un peu plus joyeux.
J’en suis à mon second Leuchtturm. Le premier était à petits carreaux, le second est à points et oui c’est plus clair. Peut être que pour le prochain je recyclerais mon filofax… En revanche je garde mon agenda papier à coté pour noter mes rdv pro. C’est pour moi indispensable… Bref je n’ai pas fini d’écrire car j’adore ça!!
Merci pour ce chouette article!!

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Balibulle Le 8 juillet 2018, 10:40

Je rêve que Stabilo fasse une collection pastel beaucoup plus étendue <3
C'est quoi des tickets ?

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Charlotte Le 28 juin 2018, 14:34

Petite question: est-ce que tu emmènes ton carnet partout avec toi? C’est souvent ce qui bloque pour moi: je suis tentée de prendre un carnet petit et léger pour pouvoir l’embarquer avec moi (je n’aime pas les gros sacs à main) partout mais ensuite je finis par le délaisser car ayant une écriture assez grosse, ça n’est pas agréable à tenir 🙂
merci!

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Balibulle Le 8 juillet 2018, 10:43

Non en effet ! Comme toi, le petit carnet léger n’est pas une option pour moi parce que j’écris trop gros, du coup j’ai fait le choix d’un modèle A5 que je n’emmène pas systématiquement… mais quand même assez souvent. Au minimum, mes sacs sont format A4. Le petit sac, je ne sais pas faire !

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Tango Le 29 juin 2018, 09:24

Super! Merci pour cet article!
L’intérêt du cahier de type bujo, c’est vraiment sa flexibilité. J’en ai un depuis deux ans et demi, je le laisse parfois de côté (sans avoir l’impression de gâcher des feuilles puisque je peux le reprendre n’importe quand) mais j’y reviens toujours (et ne l’ai plus lâché depuis la naissance de ma fille il y a un an, impossible pour moi de combiner deux boulots et famille sans cet outil, pourtant tout simple).
Je crois que j’ai trouvé la formule qui me convient : un cahier Atoma à spirales (je te conseille cette marque, il y a toutes sortes de formats, de couvertures, de linéatures…), des recharges de papier Atoma, un feutre noir Artline et quelques Stabilo pastel à pointe « fine ».
J’ai organisé mon cahier en plusieurs parties : le début est un bujo « classique » : j’ai conservé l’index, la page « programme 6 mois », la double page hebdomadaire, les listes à court ou moyen terme (questions à poser au pédiatre, to do list pour la préparation des vacances, etc.). J’ai laissé tomber les autres pages classiques, j’ajoute parfois une page mensuelle sous la forme d’une liste des jours, afin d’y ajouter des « trackers » (mais je ne pense que très épisodiquement à les ajouter, je ne prépare donc aucune page mensuelle pendant les périodes chargées, c’est-à-dire… souvent!) Tous les six mois environ, je retire ces feuilles et les jette. Je ne soigne donc pas énormément la présentation : cela doit être clair et lisible mais je n’ai aucun problème à y voir des ratures, etc. Il est donc plutôt moche mais je n’ai pas l’impression de devoir dégager du temps pour le tenir à jour.
Pour le plus long terme, je commence à la fin du cahier, en sens inverse, à la manière des mangas (et je numérote à partir de 200 pour m’y retrouver dans mon index), je note là les listes à plus long terme (films à voir, documents à lire pour mes recherches, idées pour ma thèse, etc.). J’ai séparé mon cahier en deux parties car il me semble que mon organisation est vraiment soumise à deux temporalités et je ne pouvais auparavant pas me débarrasser des pages hebdo et listes à court terme sans perdre les listes à long terme. C’est pour cette raison aussi que j’ai choisi un cahier à spirales : je peux déplacer les feuilles à long terme vers un autre cahier quand la couverture de celui en cours rend l’âme.
Et au milieu du cahier, grosso modo, sans numérotation, il y a les notes que je prends lors des conférences, séminaires, etc. (avant, la moitié était sur mon ordi, l’autre sur des pages volantes que je devais classer en rentrant chez moi, ce que je ne faisais bien sûr pas…) ou des résumés de documents pour ma recherche. De temps en temps, je retire ces pages de notes et les classe dans un autre cahier Atoma qui reste chez moi, cela me convient mieux de le faire une fois tous les deux mois que de devoir le faire en rentrant chez moi et que tout soit « rangé » dans mon cahier en attendant. Et le fait de les laisser quelque temps dans mon cahier me les remet régulièrement en tête lorsque je feuillette mon cahier, ce qui peut me donner de nouvelles idées pour ma recherche. Récemment, j’ajoute dans cette partie les idées de plans, les schémas, les petits brouillons manuscrits qui me sont indispensables avant de passer à la « vraie » rédaction sur l’ordi, etc. Pour le coup, c’est rempli de ratures et de flèches, c’est vraiment destiné à la corbeille! J’ai hésite à gâcher du papier en griffonnant dans ce cahier plutôt que sur du papier de récup’ comme je le faisais auparavant mais cela me convient mieux que toutes mes notes soient au même endroit plutôt que sur des pages volantes. Et le fait de les relire souvent, dans le métro ou ailleurs, m’aide à continuer à réfléchir, à structurer ma pensée, à ne pas perdre (ou à moins perdre!) les idées fugitives…
Je n’ai pas de journal de gratitude mais depuis deux semaines, je souligne en couleur, dans les pages hebdo, les petites choses accomplies et dont je suis fière et j’ai commencé une page où je note (avec plein d’abréviations pour que ce soit illisible par qqn d’autre que moi!) les retours positifs ou les réalisations dont je suis vraiment fière (mais j’ai du mal à penser à alimenter cette page, je crois que je vais me contenter des soulignements dans les pages hebdo). J’ai eu une grosse baisse de confiance en moi il y a un petit mois et j’ai décidé de mettre cela en place pour rendre les choses positives un peu plus visibles (j’ai tendance, comme beaucoup de gens, à ne retenir que les creux ou les échecs). Reste à savoir si je vais continuer à jeter la première partie de mon cahier avec cet ajout, je stockerai peut-être les feuilles quelque temps chez moi une fois que je les aurai retirées de mon cahier, afin d’avoir l’impression que ces commentaires positifs ne disparaissent pas.
J’ai envie de faire une liste des livres lus, avec la date, afin d’avoir une meilleure visibilité sur ce point et, de nouveau, d’acquérir plus de confiance en moi mais je n’ai pas encore mis ça en oeuvre… Et j’ai commencé le dessin il y a dix-huit mois. J’ai arrêté depuis la naissance de ma fille mais si je m’y remets un jour, j’ajouterai quelques pages de bloc à dessin dans mon cahier (cela existe aussi dans cette marque, je pense), pour pouvoir dessiner de temps à autre, lorsque j’ai quelques minutes.
Voilà voilà… Désolée pour le pavé mais ton article m’a vraiment inspirée!
Profite bien de ces quelques jours de calme et bonne chance pour la suite 🙂 Eve est un prénom magnifique, je suis curieuse de connaître l’autre prénom que vous avez choisi 🙂

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Cess Le 2 juillet 2018, 14:32

Merci! Pour ce commentaire que je relirai à tête reposée mais qui répond à pas mal de questions sur mes tâtonnements en cours… Et atoma à l’air d’être l’outil parfait !!! Je vais voir de ce pas !

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Tango Le 5 juillet 2018, 13:48

Avec plaisir!
J’ai oublié de préciser que je notais mes rdv dans Google Calendar sur mon smartphone, avec un code « famille » et un code « boulot ».
Ce que j’aime aussi dans le bujo, c’est le côté « décomplexé » : quelque chose à noter? Hop, on tourne la page et on commence! Pas besoin d’ouvrir l’app Evernote (qui plante souvent sur mon téléphone), d’ouvrir un autre carnet, de noter ça à la fin d’un agenda papier (que j’ai supprimé, du coup) en espérant me rappeler que je l’ai noté là…

Balibulle Le 8 juillet 2018, 10:50

@ tango : ton commentaire m’inspire totalement aussi, merci d’avoir pris le temps de laisser un message aussi détaillé !! Je retiens plein d’idées, la double temporalité, la structuration en plusieurs parties, les pages éphémères… Y a t-il des intercalaires chez Atoma ? Ce serait le top ! Et tu me convaincs que décidément une reliure spirale modulable serait mon Graal…
Quant au point que tu soulèves, sur la confiance en soi, c’est très juste (et à double tranchant). Parfois quand on veut mettre en oeuvre qqch pour la booster et qu’on n’y arrive pas, ça nous plombe encore plus ! Trouver le juste dosage prend du temps… Et je me reconnais totalement dans ta réaction (dit celle qui se sent nulle de ne pas assez immortaliser, d’une manière ou d’une autre, les jolies choses de la vie…)

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Tango Le 9 juillet 2018, 10:09

Je n’utilise pas d’intercalaires mais il y en a chez Atoma : https://www.atoma.be/fr/20-intercalaires . Je n’en ai pas besoin pour l’instant, je retrouve assez vite les pages, d’autant plus que j’utilise deux papiers différents dans mon cahier (autre avantage du carnet à spirales modulable! Oui, c’est bien le Graal!) : la partie éphémère est sur du papier à points (papier crème) et la partie « long terme » sur du papier quadrillé (blanc), la différence de couleurs apparaît assez bien sur la tranche. Une autre possibilité est de recycler des couvertures d’anciens cahiers de la même marque.

Anonyme Le 29 juin 2018, 12:58

N’oublie pas d’inscrire « accouchement » dans ton BuJo pour mi-juillet, sinon tu risqueras d’oublier et dépasser ton terme… 😀
(Je sais, je te l’avais déjà fait ;))

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Balibulle Le 8 juillet 2018, 10:52

Voilà voilà…

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mlleloupiotte Le 4 juillet 2018, 11:29

Bonjour,
Calepino fait un cahier dont les feuilles sont pointillées: https://calepino.fr/fr/produit/les-types/
Il est personnalisable en fait.
Je suis comme toi pour l’organisation du Bujo: je ne me sers que d’un semainier (j’aime tout voir d’un coup d’oeil, ma hantise professionnelle étant d’oublier un dossier) + 2 to-do pro/ perso pour les trucs sans date + calendrier sur mon téléphone pour les RDV.
J’aime le fait de terminer un bujo. ça arrive environ tous les 6 mois et ça me donne envie de « finir » un maximum de projets pour ne pas les reporter dans le nouveau ! (#Antiprocrastination)
Pour la liste shopping, c’est le contraire, si ça a attendu aussi longtemps, ce n’est peut être pas la peine de se forcer…
Et pour la culture, ça me contrariait tellement de ne pas « avancer » dans mes listes que désormais 1/ je suis beaucoup plus exigeante dans les livres à lire / albums à écouter / films et séries à voir etc que je note
2/ je note si je sais que j’ai du temps à y consacrer. En effet, j’ai constaté que je n’aurais pas nécessairement le même enthousiasme dans 6 mois face à un livre qui me fait envie maintenant.
J’aime beaucoup cet aspect du bujo: apprendre sur soi et interroger ses rapports à la consommation, à la vie, au monde quoi 🙂

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Balibulle Le 8 juillet 2018, 10:56

Oh qu’elle est jolie cette marque, merci pour la découverte ! Et je suis à 1000% en phase avec ta conclusion.

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LoloDesBois Le 5 juillet 2018, 07:59

WoW, je suis admirative de la façon dont vous toutes remplissez et utilisez votre bujo. Je n’arrive pas encore à me lancer. A la rentrée scolaire dernière, j’ai voulu utiliser un beau carnet en cuir trouvé en soldes chez Zara avec recharge Filofax à spirale dedans, mais j’ai aussi acheté un Moleskine et je fonctionnais alors avec les petits agendas offerts par les banques. Ça me faisait donc 3 sources papiers et bien qu’essayant de donner une finalité propre à chacun, ça ne marchait pas, je recopiais l’info sur 3 supports. Je n’ai donc pas encore trouvé le carnet petit et léger ( comme celui de la banque) qui combine la recharge spirale (de l’agenda classique) et la plage blanche (à droite du moleskine) pour noter mille et une choses. Du coup, pour ne pas gâcher ces dépenses, j’utilise le Moleskine au quotidien dans lequel j’insère chaque jour la feuille vierge de la recharge Filofax avec les choses à faire dans la journée et sur la page lignée à droite du Moleskine je note les choses à plus long terme ( celles de la semaine en cours). Ce n’est pas idéal mais ça fonctionne pour moi. J’aimerai beaucoup savoir créer un bujo qui me correspondrait complètement mais je suis freinée par l’absence de calendrier. J’ai besoin d’un support déjà imprimé ( parce que je n’aime par les ratures et le feutre qui bave). Et je n’ai pas non plus trouvé le stylo idéal ( je ne l’ai pas vraiment cherché faut dire).
Concernant la lecture, je note le titre et l’auteur le jour où je l’ai fini, page de droite du Moleskine, en face du jour de la page de gauche.

Merci Charlotte pour ce genre d’articles et de partage, je constate qu’on est nombreuses à essayer de rationaliser le temps. Comme on est amoureuse du papier.

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Balibulle Le 8 juillet 2018, 11:01

En lisant toutes nos expériences contrariées de carnets, je me dis que les marques de papeterie n’ont qu’à prendre des notes et un gigantesque marché s’offrirait à elles ! Effectivement l’outil ultime est parfois un composite de pages/reliures assez sophistiquées et… peut-être dans la marque que citait Tango, au début des commentaires, tu trouverais ton bonheur ?

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Tango Le 9 juillet 2018, 10:15

Atoma – non, je n’ai pas d’actions chez eux, c’est juste une marque très utilisée en Belgique – propose effectivement des pages « agenda » (dont le format me semble cependant peu modulable, https://www.atoma.be/fr/agendas-carnets-d-adresses/33-agenda.html) et « meeting book » (https://www.atoma.be/fr/agendas-carnets-d-adresses/67-meeting-book.html ), auxquelles il est facile de mêler des feuilles « normales », pour les notes.

LoloDesBois Le 10 juillet 2018, 07:15

Oui merci pour ta réponse, je vais aller voir.

Amandinepicpic Le 16 juillet 2018, 13:21

Le bullet journal me tente de plus en plus!
Maman d’un bébé d’un an, un peu bordélique et beaucoup étourdie (mon chéri est pareil…)! Le côté fonctionnel et personnalisable est ce qui me plait!
Néanmoins, c’est la régularité que demande l’exercice qui me freine encore!

Pour l’instant, je suis super fière de mon organisation pour les repas de la semaine. Chose qui pourrait peut-être prendre sa place dans un bullet journal…

Ma recette des menus de la semaine est :

– noter les jours des repas à cuisiner (ex : L+M+M+J),
– calculer le nombre réel des repas où on mange à la maison ( ex : 2*4 = 8 repas moins un jour resto =7 repas à cuisiner),
– faire une colonne « midis » et une autre « soirs » (pas de repas associés à un jour, comme ça, on a le choix de ce que l’on veut manger selon l’humeur),
– faire la liste de courses en parallèle.

J’espère que ça sera utile! 😉

Bonne journée!

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