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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


Mot clé - American Vintage

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Avé, AV !

En matière de science du t-shirt, on sera d'accord pour dire qu'il y a en ce moment deux écoles. American Apparel et American Vintage.

Personnellement, je suis revenue de la première quand j'ai découvert la seconde (ouh là là, je sens que ça va faire débat, si jamais y'a du monde en ligne aujourd'hui et pas qu'en magasins, ça va saigner du clavier !)

Of course, American Apparel, c'est la révolution quand on part du niveau zéro du t-shirt (manches triangulaires, col collier de chien et coton tout raide, le t-shirt qui se porte idéalement, j'ai envie de dire, avec un bob Ricard sur la route du Tour). Et American Apparel reste la révolution quand, persuadées ensuite que le t-shirt commence et s'arrête avec Petit Bateau, on y avait renoncé faute d'être vraiment à son avantage taille 16 ans (et même 18).

Bref American Apparel c'est la découverte du loose, et ça c'est un pays dont on ne revient jamais. 

Donc j'ai eu ma cargaison d'AA à col échancré, mancherons et teintes sourdes. Superposés, avec une écharpe contrastante dans la même famille de couleurs, je me suis éclatée. Jusqu'à American Vintage.

Nouvelle révolution. Je comprends que le t-shirt peut-être une petite chose quasi-romantique. Un peu fragile. Un peu chinée. Un peu diaphane. D'un coup, je n'aime plus aucun de mes American Apparel. D'un coup, Maje se met à faire furieusement le même genre de t-shirts. D'un coup, je ne veux plus être cool en AA, je veux être délicate en AV. Vaste ambition...

Et vous savez où l'ambition nous emmène toujours : dans des lieux de perdition. Comme le webstore d'American Vintage, un peu long à charger mais tellement frais et doux quand on y est..

Les soldes y ont commencé aussi, après quelques retards à l'allumage hier. Y'a plus qu'à choisir. Eh oui, le début des problèmes...





 
 

Forever, oui, finalement...

En toute honnêteté, quand je suis revenue de New York avec cette robe bustier Forever 21 sous le bras, je me suis demandé si je n'allais pas devoir m'asseoir dessus. Ultra-courte et ultra-légère, élastique pas flatteur sur et sous la poitrine... Franchement, c'était mal barré.

Mais impossible n'est pas français ! Et il y a quelques jours, à la faveur d'une météo à nouveau clémente, je me suis plantée devant mon dressing et mise moi-même au défi. Il fallait faire quelque chose de cette robe. Ne pas devoir la limiter à quelques allers-retours sur la plage, lui épargner l'humiliation du roulage en boule pour me servir de cale-tête sur ma serviette.

Urbaniser, il fallait.

Alors vive les feintes.

Décolleté moche ? Ok. Welcome le soutien-gorge + le gilet très fin par dessus, pour nier le problème

Légèreté du tissu ? Ok. Mini en jean dessous. Pour sentir un minimum de cloisons autour de la salle de jeux.

Gilet American Vintage, bustier Forever 21, minijupe en jean Bellerose, compensées Marc by Marc Jacobs

Bingo ! Associée à ces wonder-compensées qui déniaisent n'importe quelle tenue, la combine m'a plu tout de suite. M'a plu grave, même ! Suffisamment pour passer à l'étape 2 : la stratégie anti-coup de frais. Comment réchauffer ça ?

Saharienne ?

Saharienne E2, bustier Forever 21, minijupe en jean Bellerose, compensées Marc by Marc Jacobs

Oui, saharienne ! En option n°2, robe army détournée façon parka d'été ?

Robe-chemise army La Redoute, bustier Forever 21, minijupe en jean Bellerose, compensées Marc by Marc Jacobs

Chef, oui, chef ! Option 3, robe-chemise en camaïeu de bleus ?

Robe-chemise imprimé clefs Kookaï, bustier Forever 21, minijupe en jean Bellerose, compensées Marc by Marc Jacobs

Mais ouiii, aussi ! Hum, niveau variation de chaussures, je sais, on peut faire mieux... Mais c'est la faute à Marc. A chaque fois que je sors celles-ci du placard, je trouve toutes les autres moins bien... ;p

 
 

Les miracles arrivent


C'est pas moi qui l'ai vue, en fait. C'est elle, comme souvent. On était allées chez Vero Moda pour toute autre chose, et puis Punky, avec son oeil bionique, a scanné tous les rayons en attendant que je ne trouve pas ce que j'étais venue chercher. Finalement, on est reparties toutes les deux avec ce qu'elle avait trouvé, elle. 

Au début, je voulais pas y croire. Comme beaucoup de gens, j'avais vu la pub avec Gisèle Bündchen, dans la version violette qui avait même eu les honneurs de ELLE. J'avais pas accroché à cette robe, bêtement aveuglée par sa couleur.

Et puis en boutique on a vu la version kaki, ah, et puis la version noire, tiens tiens... Et puis la version anthracite. Et là, c'était mort pour nos gueules, si vous me passez l'expression. 

Au début, on a fait style de rien, on est ressorties du magasin, puisque je n'y avais pas trouvé ce que je cherchais, à la base. 

La journée a passé.

La robe est restée.

Trois heures plus tard, on y retournait.

Tant d'Isabel Marant-itude dans une robe Vero Moda à 39 €, c'était juste too much pour nos nerfs.

La délicatesse de cet imprimé, la somptuosité des détails sur le col, les manches, l'ourlet... Franchement, je n'ai pas peur de le dire, je crois n'avoir jamais vu une si belle étoffe dans une griffe bon marché. Preuve encore que Vero Moda, marque danoise plus qu'inégale, est capable par instants de coups d'éclat inouïs. Punky avait fait un post judicieux là-dessus il y a déjà quelques mois, j'arrive pas à le retrouver.

A l'arrivée, pour une pleine exploitation de son potentiel, j'imagine notre robette (prise une taille au-dessus pour un tombé parfait) un peu rock, avec un gilet ton sur ton et des boots motardes ASOS complètement pompées sur Betty. Oui, moi aussi j'en voulais complètement des comme ça, j'assume !

Robe Vero Moda (que vous pouvez à présent trouver sur www.monshowroom.com), gilet American Vintage, bracelet Moa, boots ASOS.


 
 

Nature morte #1

Pourquoi ça existe pas, les bannières verticales ? Parce qu'idéalement, c'est ça que j'aurais aimé que vous puissiez voir, chaque jour que Dieu fait, sur ce blog...



Besace Topshop, tunique Vero Moda, gilet sans manches American Vintage, robe-chemise army Active Wear, robe-chemise vichy Nice day nice things, robe housse Vero Moda, robe liberty Kiabi, spartiates Les Tropéziennes, compensées Gaspard Yurkievich.


Soit le condensé de mon fashion mood de cette (demi-)saison, avec des teintes terreuses, du carreau, des fleurs, des robes-chemisiers et housses, des imprimés délicats, une besace très school bitch, et puis les chaussures totémiques de mes futurs beaux jours : la spartiate et la compensée.

Tout date de cette saison, sauf la robe Kiabi (déjà familière aux lectrices de mes inavouables chez Punky) et les compensées, collections hiver.

Excusez-moi d'avance si vous voyez que j'ai néant réactivité face aux com' durant le week-end, le Mac conjugal a planté et j'ai programmé la publication de ce billet en vitesse au boulot. Je reviens vers vous dès que c'est réparé !