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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


Mot clé - Bash

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Sold out ? Not anymore !

Franchement, je n'en espérais pas tant pour une première. Merci à vous d'avoir fait un tel honneur à mon store !! Qui aurait cru que sold out s'appliquerait dans ma vie à autre chose qu'à un achat non-concrétisé ! Toutes mes confuses à celles d'entre vous que je n'ai pas pu satisfaire, peut-être trouverez-vous à nouveau quelque chose qui vous plaira dans cette deuxième fournée. Entamée, entre beaucoup d'autres choses, par une envolée de blouses poudrées, signées Bel Air, Maje, Comptoir des Cotonniers ou Ba&sh...

C'est à partir de tout de suite sur http://store.balibulle.com !


 
 

Chapitre 7 : "25-26 ans, la maturité"

J'ai été embauchée, je perçois un salaire honnête tout en vivant encore chez mes parents... Forte est la tentation de claquer ma thune en fringues plutôt que de l'économiser pour mon futur foyer avec Monsieur. Et comme dit Oscar Wilde, le meilleur moyen d'échapper à la tentation, c'est d'y céder. Alors je cède.

Surtout que, au boulot, je deviens copine avec une fille stylée qui m'enseigne ce sacro saint principe : "acheter cher mais moins". Qu'évidemment, je transforme rapidement en "acheter cher mais tout autant". Mes économies fondent à vue d'oeil (oui, j'ai bien intitulé ce chapitre, "la maturité"). Je vais de plus en plus chez Iro, Ba&sh, Maje, ponctuellement Zadig. Tout en rêvant d'Isabel Marant et de Vanessa Bruno.

J'ai trouvé mon style : un chic décontracté, assaisonné d'imprimés subtils et de couleurs sourdes. Ce qui, dit comme ça, nous fait une belle jambe...

Disons que je déteste être over-dressed ou ressembler à une dadame.

Disons que je n'aime pas non plus avoir un look de stagiaire.

Disons que mon éventail chromatique inclut le vert de gris, le taupe, le vert amande, l'aubergine, le bleu grisé, le gris souris, le gris perle, l'anthracite, le violine, le bleu encre... Et le noir et le blanc bien sûr.

Disons que j'affectionne les silhouettes "en A" (hauts longs et évasés, jambes plutôt fines). Que je chéris les tops blousants et la taille empire.

Disons que je n'aime pas les gros imprimés graphiques, les volants, dentelles et paillettes à foison.

Disons que j'aime les pois, les rayures et les imprimés végétaux stylisés.

Disons que je n'ai quasiment pas de pulls parce que ça ne flatte pas ma silhouette. J'ai abandonné les cardigans pour la même raison.

Disons qu'à part mon trench rouge et mes Converse mandarine, les couleurs tapantes sont indésirables dans mon dressing.

Disons que j'ai remisé tous mes sautoirs voyants pour privilégier le pendentif discret sur chaîne longue.

Disons que dans les tocades fashion du moment, j'affectionne les leggings noirs mi-mollet, les compensées à semelle bois et les longues écharpes.

Le jour de mes 26 ans, je me suis offert un bon dégraissage de dressing, grâce à la méthode de Caroline. Ouste tous les tops achetés trop vite. On ne garde que ce qui flatte le teint et la silhouette. Ouste tous les t-shirts "à message" et fringues bof que j'avais gardés pour traîner à la maison/dormir/faire du sport. Qui a dit qu'on devait être moche à ces moments-là ? Qui a dit que de vieilles fringues inutiles conservées dans une garde-robe ne parasitaient pas notre inspiration, au moment de se composer une tenue le matin ?

Disons que j'en apprends tous les jours dans ce voyage vers le juste et l'essentiel.