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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


Mot clé - Converse

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Mon New York à moi

Balibulle ? Non ce n'est pas elle ! Voilà plusieurs semaines que je me dis : "Je tente... Je tente pas ..." Et pour cause : que de stress et d'appréhension, à l'idée de laisser une empreinte masculine sur le chef d'œuvre BlogoBalibullesque ! Aujourd'hui ce sera chose faite.

Quand on se fait traîner dans toutes les boutiques, au début on patiente assis ... Puis au fil du temps on préfère sillonner les rayons masculins... et on finit par y rentrer seul. Selon moi, c'est un petit pas pour la Femme, mais un grand pour l'Homme !

Alors quand on prend l'initiative, on la prend jusqu'au bout ! Dès notre premier jour à New York, direction les vestiges du World Trade Center. Et mon Ground Zero à moi ça a été, juste à côté, la solderie Century 21, où l'on trouve de superbes costumes, Hugo Boss s'il vous plaît, pour moins de 250 euros. Des pièces qui donnent tout son sens à l'expression "prêt-à-porter" : une petite retouche sur les ourlets et hop, le tour est joué ! Gris indémodable, coupe simple, avec une chemise rayée, c'est parfait ! Bien évidemment on oubliera la cravate, has been, qui tuerait tout l'esprit de la chose : dynamique et sympathique.

Pince et veste Hugo Boss, chemise Joseph Abboud, derbies Cole Haan.

J'admets que les costumes c'est un peu la solution de simplicité... Mais, vous le savez, par le plus grand des hasards je suis tombé chez GAP où j'ai trouvé une veste légère, assez longue et parfaite pour le printemps. L'outil idéal pour les sorties à la fraiche, au bras de sa belle, dans cette si jolie ville nommée Paris. Je l'associe à un jean et une paire de boots noirs montants. Sobre, démarqué et simple.

Veste GAP, boots Timberland, Jean Levi's 503, tee-shirt Zara

Et puis je suis tombé sur ce pantalon, mon deuxième coup de cœur. Kaki, un peu dans le même style que la veste, mais évidemment à porter séparément.

Pantalon GAP, tee-shirt Levi's, Converse

Soyez en sûr(e)s : mon autonomie vestimentaire n'est que partielle et vous pensez bien que la 'Femme' détient tous les pouvoirs de validations/révisions/sanctions (oui oui ...).

A bientôt.

Matthieu


 
 

Chapitre 7 : "25-26 ans, la maturité"

J'ai été embauchée, je perçois un salaire honnête tout en vivant encore chez mes parents... Forte est la tentation de claquer ma thune en fringues plutôt que de l'économiser pour mon futur foyer avec Monsieur. Et comme dit Oscar Wilde, le meilleur moyen d'échapper à la tentation, c'est d'y céder. Alors je cède.

Surtout que, au boulot, je deviens copine avec une fille stylée qui m'enseigne ce sacro saint principe : "acheter cher mais moins". Qu'évidemment, je transforme rapidement en "acheter cher mais tout autant". Mes économies fondent à vue d'oeil (oui, j'ai bien intitulé ce chapitre, "la maturité"). Je vais de plus en plus chez Iro, Ba&sh, Maje, ponctuellement Zadig. Tout en rêvant d'Isabel Marant et de Vanessa Bruno.

J'ai trouvé mon style : un chic décontracté, assaisonné d'imprimés subtils et de couleurs sourdes. Ce qui, dit comme ça, nous fait une belle jambe...

Disons que je déteste être over-dressed ou ressembler à une dadame.

Disons que je n'aime pas non plus avoir un look de stagiaire.

Disons que mon éventail chromatique inclut le vert de gris, le taupe, le vert amande, l'aubergine, le bleu grisé, le gris souris, le gris perle, l'anthracite, le violine, le bleu encre... Et le noir et le blanc bien sûr.

Disons que j'affectionne les silhouettes "en A" (hauts longs et évasés, jambes plutôt fines). Que je chéris les tops blousants et la taille empire.

Disons que je n'aime pas les gros imprimés graphiques, les volants, dentelles et paillettes à foison.

Disons que j'aime les pois, les rayures et les imprimés végétaux stylisés.

Disons que je n'ai quasiment pas de pulls parce que ça ne flatte pas ma silhouette. J'ai abandonné les cardigans pour la même raison.

Disons qu'à part mon trench rouge et mes Converse mandarine, les couleurs tapantes sont indésirables dans mon dressing.

Disons que j'ai remisé tous mes sautoirs voyants pour privilégier le pendentif discret sur chaîne longue.

Disons que dans les tocades fashion du moment, j'affectionne les leggings noirs mi-mollet, les compensées à semelle bois et les longues écharpes.

Le jour de mes 26 ans, je me suis offert un bon dégraissage de dressing, grâce à la méthode de Caroline. Ouste tous les tops achetés trop vite. On ne garde que ce qui flatte le teint et la silhouette. Ouste tous les t-shirts "à message" et fringues bof que j'avais gardés pour traîner à la maison/dormir/faire du sport. Qui a dit qu'on devait être moche à ces moments-là ? Qui a dit que de vieilles fringues inutiles conservées dans une garde-robe ne parasitaient pas notre inspiration, au moment de se composer une tenue le matin ?

Disons que j'en apprends tous les jours dans ce voyage vers le juste et l'essentiel.