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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


Mot clé - ELLE

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Topshop's out of stock (part I)

J'avais plus ou moins juré que je vous montrerais le reste de ce que j'ai acheté chez Topshop début août, il est temps de tenir parole, vu qu'on est un peu le 3 septembre...

Et pi j'aime mieux montrer les vêtements une fois que je les ai portés, avec l'accessoirisation du jour. Comme ça, ça leur donne, comme dit si joliment ma copine Eva, un éclat de vérité.

Donc on va y aller mollo aujourd'hui (parce qu'il y a beaucoup à voir en tout), avec dans un premier temps cette tunique navy qu'il m'a semblé urgent de porter sur un pantacourt - Punky, quand j'aurai éclaté mon quota de mots relous, tu me sonnes :).

Oui, je sais. Le pendentif argenté, l'accumulation de bracelets, les compensées... C'est un peu la facilité côté accessoirisation. Mais c'est souvent dans ce vieux pot-là que je fais les meilleures confitures !

Et puis à côté de ça, nous avons la robe t-shirt. J'en rêvais, d'une robe t-shirt, depuis que ELLE avait fait un Mode Pass démentiel dessus. Le casual-chic à son apogée. Alors quand on la trouve chez Topshop parfaitement coupée, en soie gris perle, avec en plus une petite ceinture attenante, on remercie juste God et on passe à la caisse.


 
 

Mon moi idéal

Elle me tue cette photo (parue dans le ELLE de cette semaine). Le stylisme est signé d'une de mes rédactrices de mode préférées, Elissa Castelbou, et il me tue parce qu'il représente tout ce que j'adore :
- La poésie (cape de petit chaperon fashion, collier à gros anneaux et pompon*)
- La décontraction (chaussures plates, pull et jupe sobres, sac souple **)
- La créativité (derbies lamées, collier insolite)
Et pourtant, je sens bien que je n'achèterai pas de derbies dorées. Ni de collier bizarre à gros anneaux et pompons. Bref, que je ne ferai jamais le nécessaire pour ressembler à la fille de la photo.
Pourtant personne ne me jetterait de pierres au boulot si je portais des derbies dorées ou un collier avec de la fourrure. On se foutrait juste de ma gueule gentiment et ça ne me changera pas par rapport à d'habitude. Dieu merci je suis prise au sérieux dans mon taf, malgré mes fantaisies vestimentaires... C'est d'ailleurs un avantage (on n'hésite pas à me confier des trucs un peu borderline à faire...)
Alors pourquoi est-ce que je n'essaierais pas de ressembler à la fille de la photo ? Parfois on se met des barrières sans trop de raisons. J'ai déjà l'impression d'avoir évolué pas mal ces derniers mois, de moins m'interdire de choses. D'avoir compris qu'une tenue, c'est jamais qu'une tenue. Ca ne fait de mal à personne donc il n'y a pas de raison de brider son inspiration pour ménager les gens autour de soi.
Il y a un mois, j'avais fait plusieurs posts pour raconter, en sept chapitres, "comment j'ai trouvé mon style". Parvenue au dernier chapitre ("25-26 ans, la maturité"), j'ai cru que j'étais arrivée au bout de ma quête stylistique. Que je m'étais trouvée. Je me suis trompée. Je serai arrivée au bout quand, face à un look qui me plaît et est objectivement mettable, je ne me mettrai plus de barrières.

* signé Jérôme Dreyfuss en plus !
** Jérôme Dreyfuss again !


 
 

Chapitre 6 : "24 ans, victime de la mode"

Ma formation devrait être terminée. Abonnée à ELLE, Marie-Claire et Glamour, j'évolue quotidiennement dans le 15e arrondissement parisien pour achever mes études, je devrais avoir conscience de ce qu'est le fashion bon sens. Mais tout n'est pas si facile, sans quoi l'histoire ne serait pas drôle.

Je pense que tout ce qui vient de chez Comptoir des Cotonniers est beau. Alors pendant les soldes, j'en achète un max sans discernement.

Hors soldes, comme j'ai pas les moyens d'aller chez CDC, j'achète chez H&M et Zara. Je pense à faire attention à l'imprimé ET à la coupe (10 ans de shopping pour réaliser ça...) mais, héhéhé, pas encore à la matière. Résultat : mes armoires sont encombrées de textiles cheap qui me font ressembler à une pouilleuse qui tente d'être à la mode. Pathétique. Bientôt je regretterai la sobriété chic des bourges de ma fac de droite.

 


 

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