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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


Mot clé - Givenchy

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Une Madone signée Tisci

J'avais surkiffé sa "guêpière nude" de 4 minutes to save the world, haï son streetwear cheap du showcase Hard Candy à l'Olympia...

Madonna's back in the fashion game !

Pour son Sticky and Sweet Tour qui débute ce mois-ci, à peine fêtés ses 50 ans, Madge m'a fait personnellement plaisir en débauchant Riccardo Tisci. 

Le premier croquis qui a filtré est à 1000% alléchant, avec un emprunt au vestiaire gipsy chic, juste la tendance qui va me rendre maboule jusqu'à la fin de l'année.

Les accros de Stella auront reconnu ses fameuses cuissardes. Pour le reste, la personal stylist de Madonna, Arianne Phillips, a évoqué trois paires de chaussures Miu Miu, et des pièces Yves Saint Laurent, Roberto Cavalli et Jeremy Scott.

Givenchy l'habillera pour la première et la troisième parties du concert, ambiance "gangsta pimp et Art Déco", puis "Gipsy". 

Toute l'imagerie boxe-wear pas follichonne qu'on voit depuis la sortie de l'album (et sur la pochette notamment) sera présente dans le 2e volet, avec les créations de Jeremy Scott. Il y a un croquis sur ce slide, mais ça me déplaît tellement que je préfère nier son existence. Et mirer ces merveilles Givenchy, qui promettent d'ambiancer le truc à mort...

J'ai toujours été reconnaissante aux artistes qui ont une vraie réflexion "costumière". Même si j'affectionne moi aussi ma part de petits univers minimalistes et émouvants, bigre, j'adore quand de temps en temps ça balance sévère !

Alors je compte grave sur Madge, là. Même si, dans mon coeur, elle ne sera jamais plus belle-là que ... Ah non, y'a aussi... Et puis .

Bon, ok....



 
 

(Ri)car(d)o mio

Dire qu'il dessinait pour Puma, il n'y a pas si longtemps... Que donnerait-on pour du made in Riccardo Tisci aujourd'hui ! 

Oui, je parle encore de Haute Couture, et cela trois plombes après tout le monde puisque j'ai été absente depuis jeudi, puisqu'on ne peut pas être au four et au moulin, à Calvi et sur la blogo.

Mais je ne peux quand même pas ne RIEN DIRE sur les propositions mamamiesques que nous a faites Riccardo chez Givenchy la semaine dernière.

Avec ces guêtres somptueuses, rappel immédiat de l'automne-hiver Rick Owens et d'un vieux Chanel dont je ne me rappelle plus la saison. Et qui font la jambe en cinémascope, convoquant conjointement le western, les années 70 et le futur...

J'avais déjà effleuré le sujet en évoquant Chanel : je chavire devant toutes ces silhouettes qui projettent dans un futur proche les lignes les plus élégantes et emblématiques du passé comme je l'aime (années 20 et années 70).

Silhouettes mystérieuses aux tonalités minérales, qui traversent la vie à longues foulées, acmé du casual chic...

Je pourrais m'attarder sur chaque détail. Les renforts carrés de la redingote en cuir kaki, le choc des matières entre la jupe et le top, le col et la doublure en fourrure ultra-douce, les franges sur les guêtres... L'équilibre parfait entre le classicisme des coupes et la modernité des détails est purement jubilatoire. 

Et ici, quel ménage à trois audacieux entre le faux-sportswear du blouson, le drapé subtil de la robe et la brutalité des guêtres...

Je reviens à cette proposition vue sur la première silhouette, la sorte de legging-cycliste sous le short ample. Très étrange et pourtant séduisant...

Le soir, drapé for ever, et là je fonds pour cette nouvelle alliance des contraires : dévoilement de la jambe avec la peau nue et la légèreté des lignes sur la sandale... et protection du buste avec le drapé intégral et la corolle de fourrure. Chaud et froid, chaud devant !

Même démarche, sauf que la fragilité se déplace de la jambe à l'épaule. Si je commence à vous dire tout le bien que je pense du drapé, on y sera encore demain. Bon en fait pour tout vous dire, demain... Mais non, vous verrez demain !

Photos : www.style.com


 
 

Paltrow sauvée des eaux (après les avoir perdues)

Finalement Gwyneth Paltrow est une femme pleine de surprises. La semaine dernière, on la laissait accablante de platitude dans son interview à ELLE. Ambiance Maman c'est mon plus beau rôle, j'ai plus vraiment envie de tourner, je mets des pantacourts en toile pour les séances photo.

De quoi enterrer définitivement le souvenir de notre fashion icon des 90's, sortie de Se7en comme de nulle part. Avec cette séduction étrange des filles qui, tout en paraissant relever du plus grand classicisme, ne ressemblent à personne.

Ah, qu'il est difficile de se remettre d'une séparation avec Brad Pitt... Jen en saura quelque chose, plus tard.

Bref, retirée des gazettes (who cares about Chris Martin ?) puis plus ou moins retirée des plateaux, la Paltrow commençait à se donner pour morte fashionistiquement parlant. Faute de tapis rouge sur lequel faire des étincelles.

Et puis jour après jour, les photos de Gwynnie en promo d'Iron Man se mettent à alimenter un espoir nouveau. Déjà, comme le dit ma copine Delphine : "Fille qui se coupe les cheveux..."



Non mais ça change tout quand même ! Surtout l'étape 2, avec les ondulations un peu funky. Et puis la garde robe aussi. You rock, Gwynnie !

Au secours le bonbon rose enrubanné, bonjour le rock-chic... Maximum d'effets pour minimum de moyens, vous remarquerez.

Dans la photo tout là-haut, juste un blazer sur un petit rien du tout en dentelle. Mais quel blazer et quel rien du tout ! Dieu sait pourtant si la minirobe en dentelle est une matière piégeuse au bac fashion. On en jette beaucoup avant de trouver la perle, comme avec les huîtres.

Ci-contre, dans un mood très Kirsten Dunst-ien, même efficacité : bijoux si discrets qu'ils en sont quasi invisibles, et au bras gauche l'irruption complètement punk d'une montre Casio ou assimilée (trend alert ?) La robe YSL vintage suffit ensuite à balancer la purée, dans une géniale opposition chaud-froid avec les sandales SM Givenchy (bien vu le vernis rouge-noir). Une tendance très très lourde, mes amies, que celle de la sandale à chevillère comme accélérateur de sex appeal sur une tenue basique. Nous y reviendrons très bientôt.


Photos : www.people.com