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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


Mot clé - Isabel Marant

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Rosebuzz

Vente privée a un magazine papier.

Vous le saviez, vous ?

Moi j'ai appris ça en allant voir ma Maman. Elle est tellement gentille avec Vente privée qu'ils lui ont envoyé leur magazine. Moi je dois pas l'être assez.

Et pourtant, dans ce quatrième numéro de Rosebuzz, il y avait à boire et à manger, jusqu'à satiété, pour une fille comme moi.

Des portraits de créateurs consacrés à Antik Batik, Heimstone et Isabel Marant. Des dossiers sur le keffieh, le boho-chic, et même Portishead. Ils sont allés voir dans mon iPod ou quoi ?

Le tout suffisamment bien illustré pour qu'on se contente de feuilleter. Et suffisamment bien écrit pour qu'on prenne du plaisir à lire.

Ca ne prétend pas inventer le monde de demain, manifestement. Mais coller à l'air du temps. Et en l'occurrence, ça y colle super bien.

Pour preuve, cette série-mode "Summer day", shootée par Donja Pitsch. C'est simple, je veux tout.


Culotte en liberty, "A la plage".



Poncho en coton et laine, Véronique Leroy. Ceinture, Pepe Jeans.



Tee-shirt en coton Eurythmic, jupon en coton Antik Batik, ceinture Hugo Boss, écharpe Paul Smith, bracelet Aurélie Bidermann.



A gauche, robe en peau Emilio Pucci, écharpe Et Vous. Au centre, robe et écharpe en mousseline de soie Roberto Cavalli, gilet à franges en peau Ella Luna, collier et bagues Aurélie Bidermann.



Robe en mousseline de soie et gilet en jean, Gérard Darel, culotte en coton Bérénice, pendentif Aurélie Bidermann.


Gilet en chèvre et blouse en soie, Isabel Marant. Short en jean 7 for all Mankind, sautoir Louise Hendricks.


Robe en mousseline de soie Dimension. Culotte de maillot Emilio Pucci. Collier Aurélie Bidermann.


En haut et en bas à droite, t-shirt et jupe en coton Et Vous. Ceinture Roberto Cavalli. Bracelets Aurélie Bidermann. En bas au centre, robe en mousseline de soie Gas by Marie, gilet d'homme en coton Paul Smith, capelne Agnès b., bijoux Aurélie Bidermann, boots Sartore.


Au centre, robe en coton Claudie Pierlot, sautoir Eva Gozlan, bague Aurélie Bidermann. A droite, robe en coton Atsuro Tayama.

EDIT : suite à une demande d'une chère lectrice, je précise qu'évidemment pour celles qui ne sont pas inscrites sur le site et qui veulent un parrainage, je suis la femme de la situation. Mailez-moi à contact@balibulle.com et je m'exécute !

 
 

Les miracles arrivent


C'est pas moi qui l'ai vue, en fait. C'est elle, comme souvent. On était allées chez Vero Moda pour toute autre chose, et puis Punky, avec son oeil bionique, a scanné tous les rayons en attendant que je ne trouve pas ce que j'étais venue chercher. Finalement, on est reparties toutes les deux avec ce qu'elle avait trouvé, elle. 

Au début, je voulais pas y croire. Comme beaucoup de gens, j'avais vu la pub avec Gisèle Bündchen, dans la version violette qui avait même eu les honneurs de ELLE. J'avais pas accroché à cette robe, bêtement aveuglée par sa couleur.

Et puis en boutique on a vu la version kaki, ah, et puis la version noire, tiens tiens... Et puis la version anthracite. Et là, c'était mort pour nos gueules, si vous me passez l'expression. 

Au début, on a fait style de rien, on est ressorties du magasin, puisque je n'y avais pas trouvé ce que je cherchais, à la base. 

La journée a passé.

La robe est restée.

Trois heures plus tard, on y retournait.

Tant d'Isabel Marant-itude dans une robe Vero Moda à 39 €, c'était juste too much pour nos nerfs.

La délicatesse de cet imprimé, la somptuosité des détails sur le col, les manches, l'ourlet... Franchement, je n'ai pas peur de le dire, je crois n'avoir jamais vu une si belle étoffe dans une griffe bon marché. Preuve encore que Vero Moda, marque danoise plus qu'inégale, est capable par instants de coups d'éclat inouïs. Punky avait fait un post judicieux là-dessus il y a déjà quelques mois, j'arrive pas à le retrouver.

A l'arrivée, pour une pleine exploitation de son potentiel, j'imagine notre robette (prise une taille au-dessus pour un tombé parfait) un peu rock, avec un gilet ton sur ton et des boots motardes ASOS complètement pompées sur Betty. Oui, moi aussi j'en voulais complètement des comme ça, j'assume !

Robe Vero Moda (que vous pouvez à présent trouver sur www.monshowroom.com), gilet American Vintage, bracelet Moa, boots ASOS.


 
 

Les belles images


Vous pourriez me dire que je ne me renouvelle pas des masses, avec mes silhouettes éthérées épurées feutrées...

Que c'est pas bien rock'n'roll tout ça.

Et vous auriez raison.

Mais bon, tant pis pour moi. Comme disait Karen Mulder "I am what I am". On ne se refait pas, c'est cette féminité-là qui me touche et me séduit.

Alors je ne peux pas m'empêcher de vous compiler mes campagnes presse préférées du moment.

Isabel Marant, Paul & Joe, Donna Karan et Closed.




 


 
 

Subliiiiime !!!

Fashion bliss devant Isabel Marant et son hiver 2007-2008 tourneboulant de grâce folk'n'roll. C'est presque trop beau pour être vrai, après trois semaines de circonspection new-yorko-milano-londonienne. Ouf !!!!

 

PS : Oui, je sais, c'est un défilé d'hiver, mais la "parka d'été" (photo 1) est une de mes envies majeures pour les beaux jours prochains. J'en ai vu une très jolie sélection dans le ISA de ce mois-ci...


 
 

Une certaine idée de la féminité...

Il y a quelques semaines, j'ai eu l'occasion, par mon travail, de rencontrer Dita von Teese. Et j'ai été fascinée par cet extraordinaire charme femme-femme à l'ancienne qu'elle dégage sans jamais être ringarde. C'est un réel plaisir de la contempler, parce que son look sort tellement de l'ordinaire qu'il en devient "divertissant".

Et après l'avoir approchée, on a limite envie d'enfiler des bas couture et de sortir en bibi ! Phénomène d'autant plus incongru pour moi qui ne me reconnais pas du tout dans ce schéma féminin disons "traditionnel".

D'où mon interrogation existentielle du jour : la féminité du XXIème siècle, c'est quoi ? La question se pose d'autant plus fortement à l'heure où on ne peut plus résumer la chose à un "Eternel" esthétique fait de perles, de soie, de rouge à lèvres et de décolletés. C'est bien sûr un archétype avec lequel on peut s'amuser, mais plus une philosophie de vie.

Autre définition à laquelle la féminité ne peut plus se circonscrire de nos jours : le fait d'être "apprêtée", comme on disait jadis. Aujourd'hui que les hommes ont, pour beaucoup, une vraie démarche stylistique, soigner son look n'est plus synonyme de féminité.

Alors être féminine en 2006, qu'est-ce que ça peut vouloir dire ?

1/ Considérer, sauf en cas de force majeure ou de grosse fatigue, que des mains et pieds soignés, une peau nette et qui sent bon, un visage mis en valeur par le maquillage (pour celles qui, comme moi, en ont besoin...), des cheveux propres et bien coupés ne sont pas en option. En un mot, la féminité commence peut-être par la volonté de transcender ce que la nature nous a donné.

Cette base "beauté" une fois posée, il y a l'étape suivante, celle du look. Expression de notre individualité, de notre créativité. Je ne suis pas d'accord avec ces femmes  qui disent que "se faire belle" est une soumission au machisme ambiant. Qui est la plus libre, entre celle qui s'enlaidit rien que pour faire les pieds au machisme (et se construit donc, encore, par rapport à lui), et celle qui choisit d'assumer le recours à l'artifice ? Sans la recherche gratuite du beau, la vie serait sordide, alors il est temps d'assumer notre amour de la futilité ! C'est une chance et non une aliénation...

2/ La féminité moderne ne se trouverait-elle pas plus du côté d'Isabel Marant que de celui de Dolce et Gabbana ?

C'est l'attention portée aux teintes, aux coupes plutôt qu'à la profondeur du décolleté ou à la quantité de broderies, paillettes et plumes posées sur un vêtement.

C'est décider de montrer ses bras et/ou ses jambes plutôt que ses seins ou le bombé de ses fesses.

C'est réhabiliter un certain raffinement, une certaine subtilité dans l'allure. Le blousant, l'ample mais court (Stella McCartney, ci-contre), le déstructuré (A.F. Vandevorst, ci-dessus) exercent une séduction plus esthétique que sexuelle.

Est-ce qu'on ne touche pas là à la quintessence de la féminité moderne ? Ouste le maquillage et les fringues de bimbo, degré zéro de la mode ! N'est-il pas plus agréable d'être jolie en gardant son quant-à-soi, de plaire en envoûtant plutôt qu'en aguichant ?


 

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