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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


Mot clé - Stella McCartney

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Mes défilés culte : printemps-été 2005

La suite de mes "défilés culte" (pour le début, c'est ici)

Printemps-été 2005 : L'influence Stella McCartney est partout, on retrouve ses coupes fluides et nonchalantes y compris chez Loewe et Chloé par Phoebe Philo. On en redemande...

Printemps-été 2005 : Chloé


Printemps-été 2005 : Loewe


Printemps-été 2005 : Stella McCartney 




 
 

Mes défilés culte : printemps-été 2004

A chaque fashion week, c'est la même effervescence. On bouillonne de savoir à quelle sauce les créateurs vont nous manger. On a soif de silhouettes, qu'on engrangera comme un écureuil tombé sur un gisement de noisettes.
De là à dire que chaque fashion week efface la précédente... non. Si les marques faisaient toujours mieux d'une fois sur l'autre, peut-être. Mais comme la moisson est souvent inégale, cela permet à de "vieux" défilés de continuer d'exister dans nos mémoires. Moi j'en ai qq uns comme ça, des défilés culte dont la richesse et la qualité m'inspirent encore aujourd'hui. Et je profite qu'on soit en morte saison pour vous les montrer...

Printemps-été 2004 : couleurs sorbets, coupes et matières aériennes aux défilés Burberry Prorsum et Stella McCartney.

Printemps-été 2004 : Burberry Prorsum

Printemps-été 2004 : Stella McCartney


 

 


 
 

Une certaine idée de la féminité...

Il y a quelques semaines, j'ai eu l'occasion, par mon travail, de rencontrer Dita von Teese. Et j'ai été fascinée par cet extraordinaire charme femme-femme à l'ancienne qu'elle dégage sans jamais être ringarde. C'est un réel plaisir de la contempler, parce que son look sort tellement de l'ordinaire qu'il en devient "divertissant".

Et après l'avoir approchée, on a limite envie d'enfiler des bas couture et de sortir en bibi ! Phénomène d'autant plus incongru pour moi qui ne me reconnais pas du tout dans ce schéma féminin disons "traditionnel".

D'où mon interrogation existentielle du jour : la féminité du XXIème siècle, c'est quoi ? La question se pose d'autant plus fortement à l'heure où on ne peut plus résumer la chose à un "Eternel" esthétique fait de perles, de soie, de rouge à lèvres et de décolletés. C'est bien sûr un archétype avec lequel on peut s'amuser, mais plus une philosophie de vie.

Autre définition à laquelle la féminité ne peut plus se circonscrire de nos jours : le fait d'être "apprêtée", comme on disait jadis. Aujourd'hui que les hommes ont, pour beaucoup, une vraie démarche stylistique, soigner son look n'est plus synonyme de féminité.

Alors être féminine en 2006, qu'est-ce que ça peut vouloir dire ?

1/ Considérer, sauf en cas de force majeure ou de grosse fatigue, que des mains et pieds soignés, une peau nette et qui sent bon, un visage mis en valeur par le maquillage (pour celles qui, comme moi, en ont besoin...), des cheveux propres et bien coupés ne sont pas en option. En un mot, la féminité commence peut-être par la volonté de transcender ce que la nature nous a donné.

Cette base "beauté" une fois posée, il y a l'étape suivante, celle du look. Expression de notre individualité, de notre créativité. Je ne suis pas d'accord avec ces femmes  qui disent que "se faire belle" est une soumission au machisme ambiant. Qui est la plus libre, entre celle qui s'enlaidit rien que pour faire les pieds au machisme (et se construit donc, encore, par rapport à lui), et celle qui choisit d'assumer le recours à l'artifice ? Sans la recherche gratuite du beau, la vie serait sordide, alors il est temps d'assumer notre amour de la futilité ! C'est une chance et non une aliénation...

2/ La féminité moderne ne se trouverait-elle pas plus du côté d'Isabel Marant que de celui de Dolce et Gabbana ?

C'est l'attention portée aux teintes, aux coupes plutôt qu'à la profondeur du décolleté ou à la quantité de broderies, paillettes et plumes posées sur un vêtement.

C'est décider de montrer ses bras et/ou ses jambes plutôt que ses seins ou le bombé de ses fesses.

C'est réhabiliter un certain raffinement, une certaine subtilité dans l'allure. Le blousant, l'ample mais court (Stella McCartney, ci-contre), le déstructuré (A.F. Vandevorst, ci-dessus) exercent une séduction plus esthétique que sexuelle.

Est-ce qu'on ne touche pas là à la quintessence de la féminité moderne ? Ouste le maquillage et les fringues de bimbo, degré zéro de la mode ! N'est-il pas plus agréable d'être jolie en gardant son quant-à-soi, de plaire en envoûtant plutôt qu'en aguichant ?