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Balibulle – Etats d'âme vestimentaires et stylistiques


 

Métaphysique du tregging

Oyez oyez, amis du jambonneau.

On n’en est pas sortis, de c’t'affaire.

Depuis un an, je scrute d’un oeil inquiet cette tendance du tregging (mot amerloquisant inventé par nous pour faire genre, les Américains disant simplement latex legging ou shiny legging, eux) en me convaincant que ça passera, et probablement pas par moi.

Je jette toutes mes forces dans d’autres batailles (collant qui bouloche pas, gilet en fausse fourrure qui me fait pas une carrure de quaterback, t-shirt imprimé qui veut bien descendre jusqu’à mi-cuisses) avec un succès variable, et pendant ce temps, le tregging survit.

C’est quand même con un t-shirt imprimé, pourquoi y’en a jamais des un peu longs, même chez les rondes, même chez les hommes ? Pendant ce temps, LE TREGGING SURVIT.

J’en aurais déjà marre rien qu’à le regarder ce putain de gilet en fausse fourrure mal coupé, envie de le foutre par la fenêtre, comme le chat dans la Cité de la peur. Pendant ce temps LE TREGGING SURVIT.

Alors que tout ce que je demande c’est un legging en laine de bon rapport qualité prix – comme d’hab, comme chez Isabel mais moins cher que chez Isabel – pendant ce temps LE TREGGING SURVIT.

Bon alors, c’est complot, ou quoi !

Notre amie Lindsay vient même de lancer sa propre ligne de leggings (et de sortir son premier single, ahem…), baptisée 6126, d’après la date de naissance de Marilyn Monroe (?!), son idole absolue (ça change d’Audrey Hepburn au moins).

Ligne que LiLo qualifie (tremblons !) de « première » incursion dans la mode, et où le tregging, si flatteur pour elle, sera en bonne place.

Moi dans l’idée le tregging je veux bien, hein. Puisque dans l’absolu ça ressemble à ça.

Le problème, c’est que ça ressemble absolument à ça aussi.

A une phoquisation avancée de la cuisse. Et est-ce souhaitable ? La réponse est-elle dans la question ?

Il y a presqu’un an déjà, Coco titrait « Tregging : attention danger« .

Et avec raison, car même quand on est à la limite du bien…

Eh bien le mot limite dit bien ce qu’il veut dire : qu’on n’est pas du bon côté de la force, encore. Trop glossy le modèle de Daisy Lowe (charmante demoiselle dont nous reparlerons bientôt). Trop boule à facettes l’accessoirisation de Charlize, qui s’est prise pour Didier Travolta.

Mais malgré ces signaux d’alarme tous azimuts, avec le temps, on perd peur. Cette prudence salvatrice. La résistance du tregging aux saisons pourrait endormir notre vigilance… Enfin la mienne en tout cas. Car en ouvrant le catalogue des 3 Suisses de cet hiver, en ouvrant la double page Morgan (je SAIS), eh bien…

Héhé, eh oui. Parfait compromis entre brillance et matité, matière d’allure flatteuse… Soudain, je reconsidère. Me persuadant qu’en m’y prenant à peu près comme ça…

… au niveau des proportions, j’allais peut-être arriver à quelque chose moi aussi. D’où question qui va nous mobiliser pendant que je fais un aller-retour flash à London for ze weurk, quelqu’un a t-il déjà acquis la bête pour nous dire si c’est un must-have… ou un must-avoid ?

Photos : people.com, madame.lefigaro.fr, blog.asos.com, leblogdebetty.com

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Scoop doggy dog

« Un homme qui n’aime ni les petits chiens ni les enfants ne peut pas être foncièrement mauvais » disait W.C Fields. Il n’y a pas d’amour plus pur que celui liant le chien à son maître, répond Michel Houellebecq.

Sous ces auspices culturelles écrasantes, il semble urgent pour la tendance de se positionner sur la question du chien.

Personne ne parle des chats des gens. Le chat, c’est l’intime. Alors que le chien ? Le chien est partout dans l’espace public. Le chien est sous votre pied gauche les jours de (mal)chance. Le chien est même photographié par Gilles Bensimon dans votre magazine.

Non, je n’écrirai pas que le chien est un must have lui aussi, un indicateur de branchitude. Les maîtres le savent : tout est bien plus compliqué que ça. Et puis si c’était vrai, est-ce que Charlize Theron aurait un cocker ?

Charlize et Delilah (ou Denver, sais pas lequel des deux c’est)

Vous n’auriez pas dit, hein, que Charlize avait un cocker, hein ! C’est amusant, non ? 

D’accord, admettons : ce qui vous pose en ce moment à Hollywood c’est le chien « rien à battre ». Le bon chien sans chichi, solide, éventuellement moche. Pas la crevette frémissante qu’on porte à bout de bras.

Rachel et Thurmen Murmen

Jake et Atticus

Sienna avec Porgy and Bess

Jennifer et Norman (dont on dit qu’il a pris John Mayer en grippe, hihi !)

Et les crevettes frémissantes ? Bien sûr qu’il y en a toujours. Avec une grosse montée en puissance du Loulou de Poméranie…

Eva et Jinxy. Hilary et Bentley.

Et aussi, le big thing du moment, le « malte poo », mix entre caniche et maltais.

Rihanna et DJ. Blake et Penny.

Et le chihuahua ? Il est devenu punk avec Demi Moore. Ambiance « rien à foutre d’avoir 20 ans de trop pour ça ».

Demi et Vida Blue

Reste la troisième voie, celle des idéalistes (toujours) : le molossoïde, alias nez écrasé en tout genre…

Famke et son boston terrier Liquorice (= « Réglisse »). Leonardo et Django, son bouledogue français en garde alternée avec Gisèle (qui veut bien que Django traîne sur la plage avec Bar Refaeli, à noter).

Tori et Mimi Larue. Jessica, Sid et Nancy.

Balibulle et Tartine : « Oui, avec mon carlin, je me nourris d’utopie. »

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Hollywood glam’

L’ai jamais envisagée comme un possible knock-out sur tapis rouge, j’avais tort. Bon sang que Katherine Heigl était supra glam aux Emmy Awards ! Scarlett Johansson peut retourner au jardin d’enfants et à ses campagnes mollassonnes pour Vuitton. Elle s’est trop reposée sur les lauriers qui lui ont indûment été tressés…

Quand Scarlett cachetonne dans l’embarrassant Dahlia Noir, Katherine, elle, a l’air vraiment réchappée du si classe L.A. Confidential. Blondeur hitchcockienne mais pas glacée, sourire fruits rouges aux proportions parfaites, robe simplissime au tombé fatal, pochette impeccablement choisie… Si je voulais faire ma chienne, j’aurais juste une petite réserve sur les deux bracelets et la bague… Et encore, c’est un moindre mal, parce que Katherine a évité le plus gros écueil menaçant sa tenue et contre lequel se serait crashées sans le moindre doute les Charlize Theron ou les Eva Longoria : le gros collier en diam’s. Alors que cette gorge dénudée, c’est 100% sex-appeal, 100% fashion jugeote.

It-girl du moment depuis le succès critique d’En cloque, Katherine a enfoncé le clou ces jours-ci. Autant par sa statuette de la meilleure actrice dans un second rôle pour Grey, que par cette photo qui devrait augmenter le buzz autour d’elle. C’est fou ce qu’une simple apparition sur tapis rouge peut faire pour le quotient de désirabilité d’une star… Sûr que celle-ci a aussi fait beaucoup pour Michelle Pfeiffer…

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Pires robes des Oscars

Parce que la prochaine cérémonie est encore loin (25 février 2007…), passons, pour passer le temps, le plus capital tapis rouge du monde à la moulinette. En commençant, bien sûr, par les pires robes… The losers are : Charlize Theron en Dior, Gwyneth Paltrow en Alexander McQueen, Kelly Lynch en Zac Posen, Rachel Griffiths en Richard Tyler et Uma Thurman en Christian Lacroix…

 


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