Par Balibulle le 16 octobre 2008 - Le bar à tendances
Oyez oyez, amis du jambonneau.
On n’en est pas sortis, de c’t'affaire.
Depuis un an, je scrute d’un oeil inquiet cette tendance du tregging (mot amerloquisant inventé par nous pour faire genre, les Américains disant simplement latex legging ou shiny legging, eux) en me convaincant que ça passera, et probablement pas par moi.
Je jette toutes mes forces dans d’autres batailles (collant qui bouloche pas, gilet en fausse fourrure qui me fait pas une carrure de quaterback, t-shirt imprimé qui veut bien descendre jusqu’à mi-cuisses) avec un succès variable, et pendant ce temps, le tregging survit.
C’est quand même con un t-shirt imprimé, pourquoi y’en a jamais des un peu longs, même chez les rondes, même chez les hommes ? Pendant ce temps, LE TREGGING SURVIT.
J’en aurais déjà marre rien qu’à le regarder ce putain de gilet en fausse fourrure mal coupé, envie de le foutre par la fenêtre, comme le chat dans la Cité de la peur. Pendant ce temps LE TREGGING SURVIT.
Alors que tout ce que je demande c’est un legging en laine de bon rapport qualité prix – comme d’hab, comme chez Isabel mais moins cher que chez Isabel – pendant ce temps LE TREGGING SURVIT.
Bon alors, c’est complot, ou quoi !
Notre amie Lindsay vient même de lancer sa propre ligne de leggings (et de sortir son premier single, ahem…), baptisée 6126, d’après la date de naissance de Marilyn Monroe (?!), son idole absolue (ça change d’Audrey Hepburn au moins).
Ligne que LiLo qualifie (tremblons !) de « première » incursion dans la mode, et où le tregging, si flatteur pour elle, sera en bonne place.
Moi dans l’idée le tregging je veux bien, hein. Puisque dans l’absolu ça ressemble à ça.
Le problème, c’est que ça ressemble absolument à ça aussi.
A une phoquisation avancée de la cuisse. Et est-ce souhaitable ? La réponse est-elle dans la question ?
Il y a presqu’un an déjà, Coco titrait « Tregging : attention danger« .
Et avec raison, car même quand on est à la limite du bien…
Eh bien le mot limite dit bien ce qu’il veut dire : qu’on n’est pas du bon côté de la force, encore. Trop glossy le modèle de Daisy Lowe (charmante demoiselle dont nous reparlerons bientôt). Trop boule à facettes l’accessoirisation de Charlize, qui s’est prise pour Didier Travolta.
Mais malgré ces signaux d’alarme tous azimuts, avec le temps, on perd peur. Cette prudence salvatrice. La résistance du tregging aux saisons pourrait endormir notre vigilance… Enfin la mienne en tout cas. Car en ouvrant le catalogue des 3 Suisses de cet hiver, en ouvrant la double page Morgan (je SAIS), eh bien…
Héhé, eh oui. Parfait compromis entre brillance et matité, matière d’allure flatteuse… Soudain, je reconsidère. Me persuadant qu’en m’y prenant à peu près comme ça…
… au niveau des proportions, j’allais peut-être arriver à quelque chose moi aussi. D’où question qui va nous mobiliser pendant que je fais un aller-retour flash à London for ze weurk, quelqu’un a t-il déjà acquis la bête pour nous dire si c’est un must-have… ou un must-avoid ?






























J-1 (contre toute attente)
J-2
Au rattrapage
Contre mauvaise fortune…