Mouiller (enfin) la chemise

Par Balibulle le 9 novembre 2011 - Fashion libido

Ouais, je suis toujours en toupie à mon bureau, ouais je vous balance encore du Zara, mais c’est pas de ma faute, j’étais retournée faire du repérage enfants sur leur e-shop pour mon fameux sujet, et en page d’accueil, voilà sur quoi je tombe today.

Soudain j’ai compris qu’il se passait quelque chose en moi avec les chemises. Le dossier est toujours problématique. Je continue d’avoir un blocage total avec la chemise d’homme blanche, qui me file la carrure de Frédéric Anton. Mais j’ai de plus en plus de mal à rester de marbre face à ce qu’il faut bien appeler le grand retour du « chemisier ». Entendez : de la chemise de femme.

Amour, donc, pour cette Zaraterie ci-dessus. Mais ça sort pas de nulle part : quand j’étais kid, je scotchais déjà sur les chemisiers 70′s de ma grand-mère paternelle. Elle en avait notamment un imprimé « rideau de perles » (oui, comme chez la concierge) qui me foutait en psychédélisme dès que je le voyais. Je lui avais demandé de me le léguer par voie testamentaire. Ça la faisait rire.

Quand je l’ai perdue il y a quelques années, je n’ai jamais pensé à aller le chercher dans ses affaires, le rideau de perles. J’étais plus âgée et persuadée que hors la chemise à carreaux, point de salut.

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September issues

Par Balibulle le 12 septembre 2011 - Et à part ça..., Fashion libido

Choses vues et aimées dans le Vogue US, le Vogue Espagne, le ELLE anglais et le ELLE américain du mois de septembre (qui est-ce qui est arrivé trois heures en avance à l’aéroport de Lisbonne, mmmh ?)

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Tranche de trench

Par Balibulle le 3 juin 2011 - Portfolio

Pas de doute. Elle est là, à mon goût, la période la plus simple de l’année pour sortir de chez soi. Un trench, et basta. Enfin basta… avec quelque chose en dessous bien sûr, HÉHO ! Nan mais vous êtes impossibles…

J’ai préparé ce petit collage il y a fort longtemps et je me laisse dire qu’il n’a pas pris une ride. Magie du trench… Et de ses petits cousins. Pour moi, un manteau beige en coton Comptoir des Cotonniers, sans col et manches 3/4, que j’enfile quasiment chaque matin au printemps.

Je l’ai finalement peu montré sur le blog alors que c’est un pilier de ma garde-robe depuis quatre ans. Il n’a l’air de rien comme ça mais il est magique, il chic-ise le décontracté et décoince l’habillé. La fringue rêvée, quoi.

Et pourtant je le malmène, en ne lui donnant pas la place qu’il mérite ici. En ne le célébrant pas à sa juste valeur. Comme une mère, sur qui on se repose sans toujours la remercier.

Mon Dieu ce que l’anthropomorphisme peut nous faire dire au sujet des fringues…

Allez, prochain défi : après la fringue maman, trouver la fringue papa ? Celle qui râle un peu quand tu lui demandes un truc, mais finit toujours par se mettre en quatre pour toi…

Photos : GRAZIA, ELLE, Glamour UK
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Sans peur et sans reproche

Par Balibulle le 11 avril 2009 - Ridée et stylée

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Vous l’avez peut-être déjà acheté en kiosque, ou trouvé dans votre boîte aux lettres. Vous en avez forcément, déjà, entendu parler. Fonelle y consacrait son billet de jeudi.

Dans le ELLE de cette semaine, huit stars posent sans maquillage et sans retouche. Bon, pour Peter Lindbergh quand même.

L’avenir dira si l’hebdomadaire battra les records du spécial beauté d’Emmanuelle Béart, string dans les cheveux et séant dans l’océan.

L’initiative d’aujourd’hui est culottée, elle. Car qui a envie, même sous l’objectif du pro de la photo réaliste-magnifiante, de baisser ainsi la garde, de renoncer à ces artifices qui font aussi le plaisir d’être une femme… Sans retouche, ok. Mais sans maquillage ?

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Monica Bellucci, 44 ans

Le journal ne rappelle pas l’âge de chacune. Et je peux comprendre pourquoi. A la démarche de départ, rien ne servait de rajouter cette impression de « performance », de démonstration. Au final, laissons élégamment aux lecteurs le loisir de chercher l’information par eux-mêmes.

D’où âges de chacune restitué ici, ah, on est entre nous, non ?

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Sophie Marceau, 42 ans

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Ines de la Fressange, 51 ans

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Eva Herzigova, 36 ans

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Chiara Mastroianni, 36 ans

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Karin Viard, 43 ans

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Charlotte Rampling, 63 ans

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Anne Parillaud, 48 ans

La mélancolie qui, globalement, se dégage des clichés m’a un peu questionnée. J’ai d’abord trouvé ça dommage, avant de trouver ça normal. Comme l’explique Sophie Fontanel dans son papier, il n’y a qu’Eva Herzigova qui ait abordé l’exercice comme une récréation. Logique. Entre autres parce que c’est la plus jeune

Mais est-ce que l’abandon, c’est forcément la vulnérabilité ? Est-ce que ça ne peut pas être la force, aussi ?

Si ça avait été la force, est-ce que là encore on ne serait pas tombé dans une démonstration « regardez comme j’ai le smile, même sans maquillage » ?

Finalement la douce tristesse dont se chargent ces photos n’est pas un mal. Et permet d’apprécier chaque cliché individuellement. La timidité de Karin Viard, Chiara Mastroianni et Charlotte Rampling telles qu’en elles-mêmes, Monica qui, comme d’habitude, fait sa « pose Monica » avec les mains sur les tempes…

Sophie Marceau, par le net décalage qu’elle offre avec son image habituelle, est finalement celle qui m’épate le plus. Malgré l’infinie tristesse de son expression. Ces yeux réellement sans fard, contrairement à ceux de Monica, Inès et Karin, comme naturellement ourlés de noir : ça, c’est vraiment courageux.

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