Tranche de trench
Pas de doute. Elle est là, à mon goût, la période la plus simple de l’année pour sortir de chez soi. Un trench, et basta. Enfin basta… avec quelque chose en dessous bien sûr, HÉHO ! Nan mais vous êtes impossibles…
J’ai préparé ce petit collage il y a fort longtemps et je me laisse dire qu’il n’a pas pris une ride. Magie du trench… Et de ses petits cousins. Pour moi, un manteau beige en coton Comptoir des Cotonniers, sans col et manches 3/4, que j’enfile quasiment chaque matin au printemps.
Je l’ai finalement peu montré sur le blog alors que c’est un pilier de ma garde-robe depuis quatre ans. Il n’a l’air de rien comme ça mais il est magique, il chic-ise le décontracté et décoince l’habillé. La fringue rêvée, quoi.
Et pourtant je le malmène, en ne lui donnant pas la place qu’il mérite ici. En ne le célébrant pas à sa juste valeur. Comme une mère, sur qui on se repose sans toujours la remercier.
Mon Dieu ce que l’anthropomorphisme peut nous faire dire au sujet des fringues…
Allez, prochain défi : après la fringue maman, trouver la fringue papa ? Celle qui râle un peu quand tu lui demandes un truc, mais finit toujours par se mettre en quatre pour toi…
Photos : GRAZIA, ELLE, Glamour UK
46 CommentairesSans peur et sans reproche
Vous l’avez peut-être déjà acheté en kiosque, ou trouvé dans votre boîte aux lettres. Vous en avez forcément, déjà, entendu parler. Fonelle y consacrait son billet de jeudi.
Dans le ELLE de cette semaine, huit stars posent sans maquillage et sans retouche. Bon, pour Peter Lindbergh quand même.
L’avenir dira si l’hebdomadaire battra les records du spécial beauté d’Emmanuelle Béart, string dans les cheveux et séant dans l’océan.
L’initiative d’aujourd’hui est culottée, elle. Car qui a envie, même sous l’objectif du pro de la photo réaliste-magnifiante, de baisser ainsi la garde, de renoncer à ces artifices qui font aussi le plaisir d’être une femme… Sans retouche, ok. Mais sans maquillage ?
Monica Bellucci, 44 ans
Le journal ne rappelle pas l’âge de chacune. Et je peux comprendre pourquoi. A la démarche de départ, rien ne servait de rajouter cette impression de « performance », de démonstration. Au final, laissons élégamment aux lecteurs le loisir de chercher l’information par eux-mêmes.
D’où âges de chacune restitué ici, ah, on est entre nous, non ?
Sophie Marceau, 42 ans
Ines de la Fressange, 51 ans
Eva Herzigova, 36 ans
Chiara Mastroianni, 36 ans
Karin Viard, 43 ans
Charlotte Rampling, 63 ans
Anne Parillaud, 48 ans
La mélancolie qui, globalement, se dégage des clichés m’a un peu questionnée. J’ai d’abord trouvé ça dommage, avant de trouver ça normal. Comme l’explique Sophie Fontanel dans son papier, il n’y a qu’Eva Herzigova qui ait abordé l’exercice comme une récréation. Logique. Entre autres parce que c’est la plus jeune
Mais est-ce que l’abandon, c’est forcément la vulnérabilité ? Est-ce que ça ne peut pas être la force, aussi ?
Si ça avait été la force, est-ce que là encore on ne serait pas tombé dans une démonstration « regardez comme j’ai le smile, même sans maquillage » ?
Finalement la douce tristesse dont se chargent ces photos n’est pas un mal. Et permet d’apprécier chaque cliché individuellement. La timidité de Karin Viard, Chiara Mastroianni et Charlotte Rampling telles qu’en elles-mêmes, Monica qui, comme d’habitude, fait sa « pose Monica » avec les mains sur les tempes…
Sophie Marceau, par le net décalage qu’elle offre avec son image habituelle, est finalement celle qui m’épate le plus. Malgré l’infinie tristesse de son expression. Ces yeux réellement sans fard, contrairement à ceux de Monica, Inès et Karin, comme naturellement ourlés de noir : ça, c’est vraiment courageux.
46 CommentairesBest of 2008 = the must-have I did not have
Il y a tous ceux que j’ai achetés. Les spartiates, les boucles d’oreilles paon, les robes et chemises bûcheronnantes, les motardes camarguaises, les foulard et autres trucs à cou… Sans aucun regret, ma moutonnerie à 1000% assumée, comme toujours.
Et puis il y a ceux dont je voulais aussi et que je n’ai pas achetés. La rencontre ne s’est pas faite. Vous, vous les avez peut-être, vous les avez sûrement…
1- Le boyfriend blazer
Je demandais même pas d’écusson, de note « preppy », de Gossip girl attitude. Juste les manches retroussées, et rien de loose, ma carrure oblige. Bon, pas très boyfriend finalement. Plutôt blazer tout court, même… Eh bien non. La malédiction de la veste continue pour votre Balibulle. Remarquez, je n’ai même pas cherché à sauter l’obstacle. Rien essayé, je dois avouer, persuadée que je suis d’aller au devant d’une grande déception. Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve, hein ?
2 – Le gilet long en fourrure
Ah, là, c’est pas faute d’avoir essayé ! C’était pourtant simple : je voulais un truc long et fin. Pas mon poids en fourrure. Eh ben dead. Fausse fourrure trop paillasson, coupe trop matriochka, couleur trop criarde ou trop fade. Il y avait toujours un trop ceci, ou un pas assez cela. Ne trouvant pas chaussure à mon pied, je n’ai même pas eu le loisir de me demander si la multiplication des gilets en fourrure dans la rue et les magasins devait me décourager. C’est toujours terrible ce moment où vous comprenez enfin que ce qui est beau sur les autres ne l’est pas sur vous…
3 – La petite veste à paillettes
Ca a l’air simple, comme ça. Des paillettes et de l’ultra casual, j’ai déjà le mode d’emploi idéal en main. Ouais, alors pourquoi ça l’est pas pour moi, pourquoi je me dis qu’avec une veste ENTIERE, c’est à dire avec des sequins sur l’intégralité des bras et du buste, c’est forcé, je ne vais PAS réussir à être casual ? Que je vais me sentir overdressed ? « Freud, analyse this ! »
4 – Les richelieus d’été
Franchement, là, en les voyant, là, on se dit que ce n’était pas QUE la mode d’un été. Hein ? On se dit que c’est quand même intemporellement beau, là. Est-ce que tout ça marche mieux avec une crinière et une peau miel ? Peut-être… En tout cas, en mon temps, après avoir fantasmé, je suis quand même passée à l’acte. Le temps de me rendre compte que ça taillait trop petit, et de céder mes chères acquisitions à Bazookatz qui n’aime pas les lanceurs de chaussures pour rien…
5 – Les high tops
De l’art de (ne pas) repousser ses propres limites. Surtout quand elles sont contradictoires. Car en plus d’être oppressée à l’idée d’être overdressed, je suis paralysée devant une paire de baskets. Même scandaleusement et manifestement sublimes. Mais promis, je me soigne. Je vais y arriver…
Illustrations : ELLE, madame.lefigaro, Tommy Hilfiger, is-mental.blogspot.com
Jolie môme
Je voulais vous en parler dès la semaine dernière, me montrer un minimum réactive, quoi… Mais tant pis, je me dis que la beauté naissance de Nine d’Urso survivra bien au delà de quelques jours.
Donc Nine, en plus d’avoir un prénom divin, est en train de devenir une sacrée bombe à en juger par le shooting qu’elle a fait avec sa maman Inès de la Fress’ dans le ELLE de lundi dernier.
D’ordinaire un spécial bijoux ça me tombe des mains, non pas que j’aime pas ça, m’enfin moi quand je peux pas acheter, ça me tend.
Mais là, tout était différent. D’abord – même si Inès a table ouverte dans ELLE et que bon, sur le principe ça peut être agaçant – moi j’en suis toujours curieuse, des choix d’Inès. Son décalage me réjouit, parce qu’il n’a rien de systématique, rien d’affecté. C’est une fille qui s’amuse, et moi les anti control freak, je prends, plutôt deux fois qu’une.
Et puis il y a le shooting.
Cette espèce de classe internationale dans le choix de chaque bijou, transcendant les tenues les plus simples. Je poussais des petits cris en tournant les pages (ça me fait toujours ça quand je vois des choses sublimes portables par les plus de 40 ans, faut croire que cette perspective me perturbe…)
Et puis dans une perspective de maintenant tout de suite, je me sens, après déjà un shooting façon Carine Roitfeld dans un récent Vogue, de plus en plus attirée par ces mains aux ongles courts, pâles et mats. Presque masculines.
Et je ne dis pas ça parce qu’en ce moment mes ongles refusent de laisser adhérer un vernis foncé plus de 24h ! Je sais pas, peut-être mes mains ont déjà fait leur choix, elles veulent être comme celles d’Inès et de Carine et je suis la dernière au courant…
Et puis, pour revenir au schmilblick, dans ce shooting, il y a donc Nine.
Un bijou à elle toute seule.
Quatorze ans, quoi ! Vous avez vu ce profil ?
Désolée d’être aussi premier degré, hein, ça fait mauvais genre, mais que voulez-vous, j’ai des émerveillements simples et entiers, moi. Et j’ai tout adoré dans cette série. La démarche, les mannequins et le stylisme.
Avec cette science du ni trop ni trop peu, cet art dans le choix des jolis joncs, du petit bracelet qui va délicatement cohabiter avec la montre… J’ai, comme à mon habitude, oublié de regarder quelle rédactrice de mode avait signé ce sujet, mais je me prosterne devant un tel raffinement.
En plus, ma maman a découpé la coupe d’Inès pour aller se faire la même. Pas vu encore, mais chui sûre que t’es canon, M’man !
46 Commentaires"Prendre la mode trop au sérieux, que ce soit pour la louer ou la condamner, ce serait se tromper sur elle. Mais prétendre s'en libérer complètement, ce serait se tromper sur soi." (André Comte-Sponville) Lire la suite
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