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Balibulle - Etats d'âmes vestimentaires et stylistiques


Mot clé - liberty

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Un inavouable


Au départ, j'avais failli ne pas rentrer. C'était une de ces enseignes au nom rédhibitoire respirant la féminité faisandée et le top en élasthane : "Manigance". Une de ces enseignes avec un vendeur sous UV, cheveux brillantinés, costume pseudo-chic, aussi hors de propos dans sa boutique que les complets vestons des chefs de rang à l'Hippopotamus. Bref, un repoussoir primaire. A côté, Camaïeu c'est Vanessa Bruno.

Mais ils étaient malins chez Manigance. Ils avaient visiblement jeté un oeil à la concurrence, aux défilés, à la presse, ou tout ça à la fois, pour avoir eu l'idée de sortir devant la vitrine deux portants de blouses fleuries. Pas si évident, il y a deux mois, au fin fond du Val d'Oise. Mon oeil gauche a tilté une fois, puis deux, s'accrochant à un imprimé pas dégueu, et ordonna à mon cerveau d'y aller.

Et là, au milieu d'un océan de jupes droites et de chemisiers en stretch, THERE SHE WAS. Liberty + plastron, autant dire deux choses qui me parlent, autant dire deux choses sur La Liste (oui Punky, y'avait aussi les plastrons aussi, rhôôô...)

L'essayage fut éprouvant. A l'air libre (vous aussi vous adorez ça, quand y'a des miroirs à l'extérieur des cabines...) et donc assisté d'une de ces vendeuses qui te balance des conseils d'accessoirisation millésime 2006 ("Ce sera parfait avec des ballerines !"). D'où tu me causes ? Je n'aime PLUS les ballerines, ok ?

Moi l'accessoirisation je l'ai vue bien plus simple.

Créoles Caroline Najman, blouse Manigance, besace et flare Topshop, spartiates Zara.

Folk premier degré, avec jean large bleu dur et cuir naturel. Pour le plein été, elle sera géniale avec une mini en denim blanc. Ma prochaine quête existentielle puisque je n'ai pas de mini en denim blanc et que ça me contrarie depuis cet épisode de Damages où l'ex-future belle soeur d'Ellen crapahute avec sur le parking de la boîte de nuit... Mini blanche, avec blouse ample resserrée à la taille, imprimé végétal rouge et blanc, bronzage. Tuerie. Mais je m'égare. Cet été, en ce qui me concerne, la mini blanche ira avec tout. On s'en reparle.


 

Tunique Manigance, 29 €. Centre commercial Usines Center Paris Nord 2, 134 avenue de la Plaine de France, 95500 GONESSE.


 
 

Californian way of life


Elle n'a qu'un prénom, Karen, mais ce sera bien assez. Après tout, quand on dit Carrie, tout le monde comprend.

A une voyelle et une consonne près, voilà le pendant côte Ouest de l'impératrice de la côte Est. Si Carrie est la New Yorkaise rêvée, Karen est la Californienne idéale. Délectablement casual-boho-rock dans chaque délectable épisode de la délectable "Californication", dont la première saison se termine ce soir sur M6... (soupir)

Karen alias Natascha McElhone, comédienne britannique magnétique, avec sa beauté slave, ses faux airs de Meryl Streep, mais Meryl Streep puissance 1000, considérablement magnifiée.

Natascha McElhone, comédienne splendide, scandaleusement sous-employée, retrouvée avec nostalgie de film en film. "Solaris", "Truman Show", "Ronin" (j'ose à peine le citer), il y en trop peu.

D'où émotion et validation immédiates quand je l'ai découverte au générique de "Californication" : "La belle idée de casting, Natascha en quadra rock !", que je me suis dit, avant de voir qu'elle avait 37 ans.


Bon c'est pareil.

Ce que je ne soupçonnais pas, c'était que d'épisode en épisode, Karen allait ajouter un plaisir purement fashion à la jouissance romanesque de cette géniale série.

Car Karen, c'est la Californian way of life dans ce qu'elle peut avoir de plus désirable (et de plus ardu à atteindre).

Parce que mine de rien, y'a plus facile que d'être bombesque en t-shirt et bootcut. On peut vite être transparente en t-shirt et bootcut.




But not Karen ! Et puis ses sabots, ils me rendent dingue ! Soudain en la voyant, j'avais envie moi aussi de ranger négligemment des livres dans mon patio, assise par terre en sabots...


Soudain tu te dis "est-ce qu'il peut y avoir, à cette minute, plus cool qu'un sabot à mon pied nu et bronzé ?" Certes, c'est plus raccord dans une villa de Venice Beach que dans un 2 pièces dans le XVe, mais la cool attitude c'est, comme son nom l'indique, avant tout une affaire d'attitude. Kapisch ?

Et d'attitude aussi, il s'agit, en matière de chemise liberty. Karen en porte quasi, allez, un jour sur deux. Dans le bootcut, ceinturé et tout.



Et moi, je dis, "pas facile là encore ! Désirable mais pas facile." La chemise dans le bootcut ceinturé, c'est comme toutes les choses simples : soit ça te consterne de transparence, soit ça te suréblouit de son efficacité, vu les risques de l'exercice. D'autant qu'en plus, pas le droit à l'erreur anatomique pour ces choses-là. C'est gaulée de la mort, ou rien.



D'où double respect pour Natascha-Karen. Qui en plus d'être übercool, est au top de la vibe niveau liberty. Et pas que. Le tie & dye itou, et avec la manière ! J'adore ce t-shirt...

Y'a la robe longue toute simple, aussi. Portée avec bottes, la petite touch country... Et la bonne teinte. Un rouge brique toujours flatteur.

Plus classiquement, Karen pratique aussi formidablement la blouse vaporeuse, liberty or not, un inséparable de la Californienne charismatique.



Perso j'aurais pas ajouté ce petit sautoir "grains de riz", sur cette blouse-là. Par contre, sur ce top noir ci-dessous, il prend toute sa splendide et minimaliste mesure...

Bon je m'aperçois que Karen, elle a souvent l'air furax, sur les photos. Mais faut pas s'y fier, elle est vraiment cool ! C'est juste qu'elle crie sur Hank parce qu'elle l'aime encore ! 

Ca va être dur sans elle, jusqu'à la reprise de "Californication"... Maintenant qu'on y a goûté, un été sans Karen, c'est déjà plus un vrai été... Bye bye beauty, see ya en septembre sur Showtime !

Spéciale dédicace aux fous furieux de www.natascha-mcelhone.net, qui ont dû passer des heures à faire les centaines de screenshots de "Californication" proposées sur leur site, et à qui je dois toutes les illustrations de ce post.


 
 

Nature morte #1

Pourquoi ça existe pas, les bannières verticales ? Parce qu'idéalement, c'est ça que j'aurais aimé que vous puissiez voir, chaque jour que Dieu fait, sur ce blog...



Besace Topshop, tunique Vero Moda, gilet sans manches American Vintage, robe-chemise army Active Wear, robe-chemise vichy Nice day nice things, robe housse Vero Moda, robe liberty Kiabi, spartiates Les Tropéziennes, compensées Gaspard Yurkievich.


Soit le condensé de mon fashion mood de cette (demi-)saison, avec des teintes terreuses, du carreau, des fleurs, des robes-chemisiers et housses, des imprimés délicats, une besace très school bitch, et puis les chaussures totémiques de mes futurs beaux jours : la spartiate et la compensée.

Tout date de cette saison, sauf la robe Kiabi (déjà familière aux lectrices de mes inavouables chez Punky) et les compensées, collections hiver.

Excusez-moi d'avance si vous voyez que j'ai néant réactivité face aux com' durant le week-end, le Mac conjugal a planté et j'ai programmé la publication de ce billet en vitesse au boulot. Je reviens vers vous dès que c'est réparé !