Allons bosser en chemise de nuit

Par Balibulle le 5 mai 2008 - SAV du shopping

Pas nécessairement en maxi t-shirt Gaston Lagaffe, hein, mon audace ne va pas jusque là. Quoiqu’aujourd’hui un chef de service est venu au bureau en chemise Titi… Trend alert !

Pour les profils plus low, comme moi, qui ont envie de pervertir le système en toute discrétion, il y a la solution insoupçonnable. Celle de la chemise de nuit qui ressemble à une robe t-shirt.

Bon je vais pas vous la faire à l’envers, hein. En entrant chez Monoprix, je ne me suis pas dit « tiens, je vais faire ma maline en trouvant une chemise de nuit portable de jour ! » J’ai d’autres combats.

Le vrai déroulé des événements a plutôt été celui-ci : pérégrinations aléatoires entre le rayon fringues, le rayon produits de beauté, le rayon parapharmacie, le style radar en alerte. Rien que de plus normal. Et puis dans un coin de mon champ de vision, un genre de rayure que j’avais pas (fine blanche sur fond gris). Oui, il y a beaucoup de familles de rayures, et moi je dis tant qu’on les a pas toutes et ben on a le droit de continuer à acheter, voilà.

Donc celle-là, je ne l’avais pas. Hop, on prend la plus grande taille – car ne nous leurrons pas, les chemises de nuit Miss Helen moulent un peu, elles ne prétendent pas être taillées comme de l’American Apparel… L’omnipotent foulard Printemps par dessus, les omniprésentes boots ASOS… Et hop, this is the rythm of the night, applied to the day.

 EDIT : sorry, je fais vite et je fais mal ! Ai oublié d’identifier le gilet, et je m’exécute suite à demande de Chlo, c’est mon American Vintage.

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Ca devait bien finir par arriver…

Par Balibulle le 21 avril 2008 - Et à part ça...

Je parie que vous le saviez avant moi. Que j’allais revenir. Que mes résolutions n’allaient pas tenir. Qu’officier une fois par mois chez Punky b était comme mettre la main dans la tapette.

Heureusement qu’elle a été là, Punky, à l’arrêt de mon premier blog, époque canalblog. Après une phase d’euphorie domestique où j’étais au taquet sur mon chez-moi, son aménagement, son onéreux aménagement, ma fashion libido est revenue me titiller.

Alors j’ai bombardé Punky de mails sur mes repérages divers et variés, et que pensait-elle de ci, et que pensait-elle de ça. J’ai commencé, même, à devenir irritable lorsqu’elle ne postait pas certains jours. Trop en manque.

Elle n’a pas bronché. A la place, un jour, elle m’a demandé avec un sourire qui se voyait jusque dans le téléphone : et si tu venais poster chez moi, de temps en temps ?

Trois mois plus tard, voilà où nous en sommes.

C’est trop dur sans partage.

Alors bienvenue.

Bienvenue dans mon premier vrai chez-moi virtuel, dont l’aménagement, là encore, m’a mise au multi-taquet pendant plusieurs semaines. Julia, si tu me lis, merci encore pour la bannière, comme dans mes rêves… Il reste encore beaucoup de choses en construction, qui vont arriver ces prochains jours. Sur ce chantier, le maître d’oeuvres en a passé, des nuits trop courtes, à cause de moi. C’est au-delà des mots, ce que je lui dois. C’est au-delà du blog, aussi…

Merci aussi à mes girls Betty, Lila et Tokyobanhbao pour leur lobbying, je vous aime les filles !

J’ai importé tout ce que je pouvais de mon ancienne tanière. Tout ce que je pouvais et tout ce qui faisait encore sens. Certaines rubriques ont disparu, d’autres sont nées. Promis ce sera, ce ne sera que, LA MODE LA MODE LA MODE. La mode en général, la mienne et celle des autres.

Pour des raisons techniques, et à mon vif regret, les commentaires de mes anciens posts n’ont pas pu être rapatriés sur celui-ci. On repart de zéro, tout est à réécrire. Lâchez-vous.


Marinière et foulard H&M, minirobe GAP, collier et bracelet New Look, minijupe Bellerose, leggings H&M, bottes Zara.

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Chapitre 7 : « 25-26 ans, la maturité »

Par Balibulle le 18 décembre 2006 - Balibulle à la recherche de son style...

J’ai été embauchée, je perçois un salaire honnête tout en vivant encore chez mes parents… Forte est la tentation de claquer ma thune en fringues plutôt que de l’économiser pour mon futur foyer avec Monsieur. Et comme dit Oscar Wilde, le meilleur moyen d’échapper à la tentation, c’est d’y céder. Alors je cède.

Surtout que, au boulot, je deviens copine avec une fille stylée qui m’enseigne ce sacro saint principe : « acheter cher mais moins ». Qu’évidemment, je transforme rapidement en « acheter cher mais tout autant ». Mes économies fondent à vue d’oeil (oui, j’ai bien intitulé ce chapitre, « la maturité »). Je vais de plus en plus chez Iro, Ba&sh, Maje, ponctuellement Zadig. Tout en rêvant d’Isabel Marant et de Vanessa Bruno.

J’ai trouvé mon style : un chic décontracté, assaisonné d’imprimés subtils et de couleurs sourdes. Ce qui, dit comme ça, nous fait une belle jambe…

Disons que je déteste être over-dressed ou ressembler à une dadame.

Disons que je n’aime pas non plus avoir un look de stagiaire.

Disons que mon éventail chromatique inclut le vert de gris, le taupe, le vert amande, l’aubergine, le bleu grisé, le gris souris, le gris perle, l’anthracite, le violine, le bleu encre… Et le noir et le blanc bien sûr.

Disons que j’affectionne les silhouettes « en A » (hauts longs et évasés, jambes plutôt fines). Que je chéris les tops blousants et la taille empire.

Disons que je n’aime pas les gros imprimés graphiques, les volants, dentelles et paillettes à foison.

Disons que j’aime les pois, les rayures et les imprimés végétaux stylisés.

Disons que je n’ai quasiment pas de pulls parce que ça ne flatte pas ma silhouette. J’ai abandonné les cardigans pour la même raison.

Disons qu’à part mon trench rouge et mes Converse mandarine, les couleurs tapantes sont indésirables dans mon dressing.

Disons que j’ai remisé tous mes sautoirs voyants pour privilégier le pendentif discret sur chaîne longue.

Disons que dans les tocades fashion du moment, j’affectionne les leggings noirs mi-mollet, les compensées à semelle bois et les longues écharpes.

Le jour de mes 26 ans, je me suis offert un bon dégraissage de dressing, grâce à la méthode de Caroline. Ouste tous les tops achetés trop vite. On ne garde que ce qui flatte le teint et la silhouette. Ouste tous les t-shirts « à message » et fringues bof que j’avais gardés pour traîner à la maison/dormir/faire du sport. Qui a dit qu’on devait être moche à ces moments-là ? Qui a dit que de vieilles fringues inutiles conservées dans une garde-robe ne parasitaient pas notre inspiration, au moment de se composer une tenue le matin ?

Disons que j’en apprends tous les jours dans ce voyage vers le juste et l’essentiel.

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"Prendre la mode trop au sérieux, que ce soit pour la louer ou la condamner, ce serait se tromper sur elle. Mais prétendre s'en libérer complètement, ce serait se tromper sur soi." (André Comte-Sponville) Lire la suite

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