
Hein ? Quoi ? Quel problème ? Qu'est-ce que j'ai ? "Trop de spartiates" ? Non mais... mais non ! Va t-on dire à une fille qu'elle a, par exemple, trop de bottes ? Jamais. Et bah les spartiates c'est pareil. C'est au-delà de la quantité, au-delà du chiffre. Face à une spartiate, c'est nul d'être dans le calcul, surtout au prix lilliputien auquel on les trouve maintenant.
La spartiate, c'est noble, épuré et impitoyable, ce n'est pas un cri de guerre, c'est un cri de victoire. Slim ou large, mini ou maxi, robe t-shirt ou liquette, rien ne résiste à la sandale du vainqueur. Et surtout pas nous, ni Garance, ni Géraldine, ni moi.
En plus, moi, j'ai une double excuse. Je ne m'y suis mise que cette année. Ouais, j'ai réussi à traverser l'été 2007 sans spartiates. Va comprendre pourquoi (temps pourri ?) tout en ayant envie d'en avoir, je n'avais pas fait le nécessaire pour. Du coup, ce manque fondateur a tendance à me rendre légèrement compulsive.
J'avais commencé gentiment, début janvier, avec des Zara follement "St Jacques de Compostelle"...
Puis, après le fauve, il fallait bien du lamé or. Il fallait bien, non ? Alors j'achète ces Tropéziennes dans une boutique du XVe.

Deux jours plus tard, que vois-je chez Marieluvpink, une vente de la marque Tropézienne, avec mes chaussures, 29 € au lieu de 49 €. Bon, à ce prix-là, forcément, faut prendre aussi les argentées, au lieu de continuer à débattre sur ce qui est mieux de l'argenté ou du doré. Y'a rien qui est mieux.

Retour ensuite à la boutique du XVe pour rendre mes or à 49 €, puisque j'allais les avoir à 29 €. Et là, extraordinaire, on me tire une tronche pas possible, en faisant semblant de ne pas comprendre ce concept du remboursement. "On ne fait pas de remboursement. Le modèle ne vous plaît pas ?" Et là, la gueule des gens quand je leur ai dit que j'avais trouvé stricto les mêmes sur le web, 20 € moins cher. "C'est impossible." Bah si, c'est possible ! "Ce sont forcément celles de l'an dernier alors, mais depuis, les finitions ont changé et le lieu de fabrication aussi." Qu'est-ce que je m'en sucre la tropézienne, moi ? Rendez-moi mes 49 € !
Moyen, il n'y a pas eu. Et voilà votre Balibulle obligée d'opter pour l'échange... Intolérable ! Bon, du coup, j'ai dû (et j'insiste sur ce mot) prendre celles-là, les bronze :

Ensuite ? Ben y'a eu les Pierre Hardy pour Gap, évidemment. Quand j'ai commencé à les chercher, y'en avait pas, alors le jour où, à St Lazare, j'en ai vu apparaître deux paires à ma taille, j'ai pas cherché l'embrouille.


Oh, tiens, elles existent en denim. Des spartiates en denim, quelle idée follement séduisante !


Je pensais raisonnablement faire une pause, là. Six paires, c'est déjà honnête. Mais il a fallu que je voie les montantes noires de Rumi... Alors, depuis, évidemment j'en veux. Et me voilà repartie pour un tour sur la vente Chic Dressing hier, avec le modèle Parama noir en cuir vernis, de chez la déjà mythique marque "Ose tes pensées"...

Verdict à la livraison mi-juin... Vais-je réussir à m'arrêter ? Rien n'est moins sûr, depuis qu'Unechicfille m'a mis salement dans le crâne les dernières K Jacques, à la déclinaison poudrée adorable.

Mais bon, ça, ça compterait pas non plus, c'est pas des spartiates.
EDIT : et parce que je sais qu'on va forcément en parler, je le redis ici, oui je suis allée voir SATC hier. Quand est-ce qu'on lève l'embargo pour pouvoir en débattre ? Dans une semaine ? Deux ?

