Thaï shopping

Par Balibulle le 25 novembre 2008 - Fashion libido

Il y en a que la mondialisation de la mode exaspère, je peux les comprendre, sur le principe.

Mais franchement, c’est avec un sarong que j’allais rentrer de Thaïlande, hein ?

Héhé, let’s be honest.

Donc quelle ne fut pas ma joie, lorsqu’au détour d’un mall local, je suis tombée sur une petite marque inconnue de mes services, Lolita, qui pourrait tout aussi bien être UK ou US. J’ai tenté une googlisation « Lolita Thaïland » et je vous laisse deviner sur quel genre d’infos je suis tombée.

Dommage car cette mystérieuse Lolita gagne à être connue, tant ses petites créa sont de bonne facture. Et dans tous les sens du terme, puisque 35 euros la robe c’est quand même pas scandaleux.

Surtout quand le résultat lorgne vachement vers du Vanessa Bruno.


Et méchamment vers du Isabel Marant. Si si, cette robe Isabel Marant-. Je dois d’ailleurs remercier Tokyobibi pour son habile petit reminder à ce sujet, publié deux jours avant mon départ pour Phuket. On aurait voulu le faire exprès qu’on s’y serait pas pris autrement.


Bon faute de disposer d’un miroir en pied dans ma junior suite à l’Indigo Pearl, je me suis bornée à quelques photos dans la douche. A présent rentrée dans nos froides contrées, je peux vous assurer que le modèle bruno-isant se prête à merveille à des déclinaisons hivernales. Vous montre ça, asap.

Quant à la robe plis religieuses, figurez-vous tout simplement qu’elle est canon avec des spartiates en cuir naturel. Je sais, « au jour d’aujourd’hui », comme disent les candidats de téléréalité, il fait – 2°C. Mais j’ai décidé cet automne de faire régulièrement ici ma « minute croisière », rien que pour faire chier. Let’s be a tropical bitch.

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Chapitre 7 : « 25-26 ans, la maturité »

Par Balibulle le 18 décembre 2006 - Balibulle à la recherche de son style...

J’ai été embauchée, je perçois un salaire honnête tout en vivant encore chez mes parents… Forte est la tentation de claquer ma thune en fringues plutôt que de l’économiser pour mon futur foyer avec Monsieur. Et comme dit Oscar Wilde, le meilleur moyen d’échapper à la tentation, c’est d’y céder. Alors je cède.

Surtout que, au boulot, je deviens copine avec une fille stylée qui m’enseigne ce sacro saint principe : « acheter cher mais moins ». Qu’évidemment, je transforme rapidement en « acheter cher mais tout autant ». Mes économies fondent à vue d’oeil (oui, j’ai bien intitulé ce chapitre, « la maturité »). Je vais de plus en plus chez Iro, Ba&sh, Maje, ponctuellement Zadig. Tout en rêvant d’Isabel Marant et de Vanessa Bruno.

J’ai trouvé mon style : un chic décontracté, assaisonné d’imprimés subtils et de couleurs sourdes. Ce qui, dit comme ça, nous fait une belle jambe…

Disons que je déteste être over-dressed ou ressembler à une dadame.

Disons que je n’aime pas non plus avoir un look de stagiaire.

Disons que mon éventail chromatique inclut le vert de gris, le taupe, le vert amande, l’aubergine, le bleu grisé, le gris souris, le gris perle, l’anthracite, le violine, le bleu encre… Et le noir et le blanc bien sûr.

Disons que j’affectionne les silhouettes « en A » (hauts longs et évasés, jambes plutôt fines). Que je chéris les tops blousants et la taille empire.

Disons que je n’aime pas les gros imprimés graphiques, les volants, dentelles et paillettes à foison.

Disons que j’aime les pois, les rayures et les imprimés végétaux stylisés.

Disons que je n’ai quasiment pas de pulls parce que ça ne flatte pas ma silhouette. J’ai abandonné les cardigans pour la même raison.

Disons qu’à part mon trench rouge et mes Converse mandarine, les couleurs tapantes sont indésirables dans mon dressing.

Disons que j’ai remisé tous mes sautoirs voyants pour privilégier le pendentif discret sur chaîne longue.

Disons que dans les tocades fashion du moment, j’affectionne les leggings noirs mi-mollet, les compensées à semelle bois et les longues écharpes.

Le jour de mes 26 ans, je me suis offert un bon dégraissage de dressing, grâce à la méthode de Caroline. Ouste tous les tops achetés trop vite. On ne garde que ce qui flatte le teint et la silhouette. Ouste tous les t-shirts « à message » et fringues bof que j’avais gardés pour traîner à la maison/dormir/faire du sport. Qui a dit qu’on devait être moche à ces moments-là ? Qui a dit que de vieilles fringues inutiles conservées dans une garde-robe ne parasitaient pas notre inspiration, au moment de se composer une tenue le matin ?

Disons que j’en apprends tous les jours dans ce voyage vers le juste et l’essentiel.

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"Prendre la mode trop au sérieux, que ce soit pour la louer ou la condamner, ce serait se tromper sur elle. Mais prétendre s'en libérer complètement, ce serait se tromper sur soi." (André Comte-Sponville) Lire la suite

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