Par Balibulle le 24 août 2009 - A la recherche de mon style...

Dries Van Noten a dit un jour que son vêtement fétiche c’était l’écharpe. Parce qu’elle offrait toujours une autre densité à une silhouette. En substance, hein. Puisque j’ai été infoutue de retrouver l’interview en question, mais sur le fond c’était ça, et le propos m’avait marquée.
Pourtant à l’époque (autant dire il y a une éternité), Nicolas Ghesquière n’avait pas encore remis le keffieh au goût du jour chez Balenciaga. Et j’étais une adepte du décolleté sur lequel je comptais, été comme hiver, pour donner du piment à mon allure. Ce qui laissait (j’étais encore sur les bancs d’Assas) certaines filles de ma fac de droit(e) un peu perplexes. « Mais, on voit tes seins ! » Euh.. Un peu, oui mais « et alors ? » Comme cela me semblait frileux… Bon faut dire qu’en ce temps-là, je déchirais mes résilles fuchsia en cours, et j’étais aussi maquillée qu’Emilie de Secret Story. Quelques mois plus tard, mon maître de stage balançait à mon beau-frère (grâce à qui j’avais été pistonnée) que je venais parfois travailler sans soutien-gorge. Depuis ce jour, je me suis jurée de ne plus jamais porter un dos-nu pour aller au boulot. Et de ne pas mettre un push-up le jour où j’ai une encolure assez échancrée.
Huit ans plus tard (ouuuuh, comme le temps passe vite), j’observe toujours les mêmes précautions. Par habitude, par facilité et aussi… parce que grâce aux modes successives du keffieh et du tour de cou, je suis devenue complètement dépendante des écharpes/foulards/étoles et autres annexes de gorge. Et que je plussoie totalement Dries Van Noten.




J-1 (contre toute attente)
J-2
Au rattrapage
Contre mauvaise fortune…