Années de DEA puis de DESS. Je ne suis toujours pas bien habillée mais, pire, je crois l’être. C’est l’époque de la triste banalité, que je confonds avec l’épure. Je tourne sur quelques pulls et tuniques fétiches couplés à un jean Zara usé à l’entrecuisse. Je crois mordicus qu’une paire de boucles d’oreille H&M suffit à transcender une silhouette. Bref l’hiver, c’est simple, je ne ressemble à rien. Ma liberté ne peut s’exprimer que l’été, saison des petits hauts bariolés, des mini cheap sur cellulite, des multiples paires de claquettes bof…

La saison printemps-été 2003 sonne une avancée remarquable. Exceptionnellement bronzée, musclée et amincie suite à un été faste (rupture avec un amant-boulet, flirt avec un rugbyman sublime, découverte de la coupe dégradée…), je découvre un nouveau moi. Possiblement désirable, possiblement créatif. Niveau garde-robe, ce n’est toujours pas le top mais – tournant crucial – je commence à comprendre qu’on peut s’amuser avec des fringues. L’automne-hiver suivant marquera malheureusement un triste retour en arrière. Toujours désemparée face aux frimas, je suis persuadée de ne plus pouvoir être joliment habillée et retrouve mes déprimantes panoplies citées plus haut.

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