Bali en vacances à Gisèle. A moins que ça ne soit l'inverse.

Petite digression philosophique hier avec Loupiotte, du côté du muffin tueur, et qui avait déjà affleuré dans les commentaires précédents : est-ce qu’avoir un idéal est bien raisonnable ? Arguments de Loupiotte : « Il faut profiter de ce que l’on a, chaque jour devrait être placé sous un autre signe que celui du contrôle de son image. Je ne suis pas sûre que ça vaille le coup de gâcher son temps, son énergie alors qu’on fait partie d’une population privilégiée qui bénéficie d’un mode de vie plutôt agréable pour la majorité des gens. »

Et elle n’était pas la seule. Plus haut, quelques jours plus tôt, Aurélie. « Demain, on peut avoir un accident de voiture et être paralysée ou avoir un cancer et perdre ses cheveux, on va se dire « quand je pense que je me prenais la tête avec rien » . Quand on a la santé, vivre dans un pays sans guerre, dans lequel on ne connaît pas la faim… on peut être futile mais franchement, il faut être adulte et mature. Etre heureux, sourire, se sentir libre, se décomplexer, oser,ne pas vivre pour les autres, ne pas se punir ni se contraindre (on est déjà assez stressé avec le manque d’argent, le travail, le quotidien, les enfants…) jouer avec la mode selon sa morphologie, franchement, vous devriez toutes en faire autant. »

On parlait du poids, bien sûr.

A Aurélie, j’avais répondu que oui, faire un régime était peut-être un luxe. Puis à Loupiotte, qu’avoir un idéal pouvait être aussi un moteur, enclencher une dynamique positive.

J’y repense depuis. Et je me demande vraiment par quel bout il faut prendre le problème. Profiter de ce que j’ai, est-ce que je le fais ? Je ne sais pas me projeter professionnellement (peut-être parce que je suis heureuse de mon sort), je m’imagine que je vais perdre mes parents dès qu’ils font un long trajet en voiture, ou l’Homme (ex-pompier volontaire) dès qu’il faisait une garde. Et aujourd’hui, à chacune de ses courses de moto (même si trop fière de lui). Du coup je me « nourris » essentiellement de satisfactions immédiates, en essayant de profiter des gens et des choses tant qu’ils et elles sont là. Ce qui explique certainement – en partie – mon rapport à la bouffe et aux fringues… Et ma tendresse pour les programmes télé débiles, les pop corn movies ou la musique qui fait poom poom dans la voiture.

Ah non, là c’est juste parce que j’ai des goûts bizarres (qui a dit « de chiotte » ?)

D’où éventuel paradoxe, entre ce rapport assez « carpe diem » au quotidien et cet idéal pondéral, avec toute l’insatisfaction et l’exigence qu’il suppose. Et vous, vous en pensez quoi ? Est-ce qu’avoir un idéal nous aide à être heureux ou nous en empêche ? Est-ce qu’on peut être euphorique tout de suite rien qu’à l’idée qu’on sera mieux plus tard ? Est-ce que je vais résister au reblochon qui est dans le frigo ?

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115 commentaires

  1. marlène

    lundi 26 avril 2010 à 17:14

    C’est qui nelly rody ?
    Sinon, je te suis pour le Iphone et pour le reste aussi ! Tout en continuant à essayer de perdre du poids, parce que 75 kilos, j’aimerais déjà bien y être !

  2. mariska

    lundi 26 avril 2010 à 19:54

    Lol le reblochon!!

  3. mariska

    lundi 26 avril 2010 à 20:04

    C’est vrai qu’un idéal peut être un moteur positif et parfois même le simple fait d’imaginer le but enfin atteint peut rendre heureux (alors même qu’on ne l’a pas encore atteint) mais au bout d’un moment si on « galère » pour atteindre ledit objectif ça devient lourd et frustrant surtout que nous ne sommes pas éternels et qu’avec l’âge et les hormones aidant (puisque l’on parle de poids) on grossi fatalement… « J’avoue » que je n’ai jamais eu de problème de poids ou en tous cas je n’ai jamais voulu atteindre un idéal en terme de poids mais j’ai assez d’empathie pour comprendre les raisons de ce « désir »… bref pour conclure je finirais sur cette citation de Rousseau : « Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère et l’on n’est heureux qu’avant d’être heureux. »

  4. LOVE

    mardi 27 avril 2010 à 8:29

    Pour rebondir sur des choses qui ont déjà été dites, je dirais que nous nous imposons nous-mêmes des diktats sévères et on ne peut pas rejeter toutes la faute sur les médias et la société de consommation. Ils ne sont que le reflet de nos demandes, commençons par « être le changement que nous voudrions voir dans ce monde ». (merci Gandhi :))

    Se sentir bien c’est s’accepter, s’assumer et s’imposer. Une fille belle c’est bien plus qu’un poids, quel qu’il soit.

    Dernière chose, étant étudiante en médecine, je remarque beaucoup en ce moment des femmes mal dans leur peau qui retrouvent littéralement foi en elles, en la vie et un rapport sain à la nourriture après l’arrêt de la pilule (ATTENTION, la contraception est INDISPENSABLE mais les hormones contenues dans la pilule ont très souvent des effets affreux sur les femmes : l’impression de se sentir constamment gonflée, pbs de digestion, corps inharmonieux et flasques…) Pensez-y ! D’autres contraceptifs existent…

  5. marlène

    mardi 27 avril 2010 à 8:51

    @ love, perso, j’ai un implant dans le bras, mon rapport à la nourriture est exactement le même qu’avec la pilule. De plus, ma soeur a pris 5 kilos au début de la pose de son implant. Je trouve un peu hasardeux de faire ce genre de rapprochement….
    Pour conclure (vivement un nouveau post si je puis me permettre…malgré l’intérêt indiscutable de celui_là.) je dirai que le poids n’est pas une question de vie ou de mort, oui, c’est vrai mais je veux savoir ce que c’est de faire 10 kilos de moins même si c’est futile. Voilà !!!!

  6. Chicsetera Paris

    mardi 27 avril 2010 à 11:21

    How about just indulging but within reason? No excesses, just enjoyment!

    xoxo

  7. LOVE

    mardi 27 avril 2010 à 14:53

    @marlène : les implants ce sont des hormones !
    Mon com n’est pas très clair mais ce que je voulais mettre en avant c’est que je mesure 1,7m, pese 46kg dans mes grands jours et je n’avais pas de pbs avec mon corps jusqu’à la prise de la pilule où là j’ai, certes gagné 8kgs mais tu conviendra qu’il n’y avait pas mort d’homme, au contraire j’étais plutôt heureuse d’avoir enfin un (tout petit) peu de formes mais surtout je suis devenue obsédée par la nourriture, je me sentais énorme pas à cause de mon poids mais parce que j’avais la sensation d’être constamment gonflée, j’étais mal, vraiment. Et puis je l’ai arretée et tout est rentré dans l’ordre.
    De nombreuses études médicales ont été publiées sur le sujet à ce propos et ça se traduit pas pas mal d’articles dans les magazines féminins en ce moment donc, OUI, il existe d’autres formes de contraceptions et OUI, je pense vraiment que la pilule va vraiment dans le mauvais sens, simplement les femmes, en France (car c’est très spécifique à notre pays) n’envisagent que très rarement d’autres contraceptifs et c’est dommage…

    Je suis consciente que mon com’ est archi naze mais c’est tout ce que j’arrive à pondre avec la fièvre que j’ai ajd!

  8. Mymy

    mardi 27 avril 2010 à 14:56

    dans le genre… moi aussi je veux bien être Gisèle (arf qui ne le veux pas !)
    le régime est en cours pour ma part, et c’est pas si facile… 🙁

  9. civetta

    mardi 27 avril 2010 à 15:42

    LOVE a raison: la pillule, c’est très mauvais pour la santé, quoi qu’en disent les medecins. perso, je n’ai jamais pu la supporter (je gonflais, j’avais des migraines 3 fois pas semaine à rester enfermée ds le noir des jours entiers).

  10. Kathleen

    mardi 27 avril 2010 à 17:26

    Je pense qu’on a toute un idéal d’une manière ou d’une autre. Quand à savoir si c’est bon ou pas, je dirais que oui et non:) C’est vrai que ça peut nous pousser dans la bonne direction quand on est « down » mais en même temps, quand tout va bien, on veut toujours plus ! Ca peut jouer des tours. C’est une question d’équilibre.

  11. Mo

    mardi 27 avril 2010 à 20:02

    Je viens de découvrir ton blog (non, non, je ne viens pas de la cambrousse), et bravo pour toutes tes photos, tu es MAGNIFIQUE! ton style te colle bien à la peau et c’est beau!
    très bonne continuation! =)

  12. Balibulle

    mardi 27 avril 2010 à 22:27

    @ toutes : woaaaaaaaaaaaaah, bon comme je peux pas poser de RTT pour répondre à tous vos coms (surtout ces jours-ci) et qu’en même temps tout est dit, ce sera juste un grand merci à vous toutes. Je vous ai toutes lues avec attention et j’ai été touchée, émue, amusée et nourrie par chacune de vos 110 interventions, dont les 19 commentaires de Marlène qui cherche en fait à me débouter de ce blog, hein Marlène avoue ! 😉 😉 Merci d’être là les filles, merci pour les nouvelles venues, merci de votre intelligence et votre générosité. Bordel c’est bon la blogo !!!

  13. Kheira

    mercredi 28 avril 2010 à 2:19

    Je passe et dois déjà repartir mais je reviendrai car c’est vraiment très intéressant de lire ton post et ses multiples réactions. Beaucoup de choses intelligentes sont écrites et ça me plaît un espace sain, d’échange et de discussion.
    Tu as le mérite d’avoir soulevé ça. Merci.

    Après première lecture en diagonale, j’adhère à l’idée de Miss Nahn, sur nos et nos multiples facettes, je m’y reconnais totalement.

  14. Kheira

    mercredi 28 avril 2010 à 2:20

    Je passe et dois déjà repartir mais je reviendrai car c’est vraiment très intéressant de lire ton post et ses multiples réactions. Beaucoup de choses intelligentes sont écrites et ça me plaît un espace sain, d’échange et de discussion.
    Tu as le mérite d’avoir soulevé ça. Merci.

    Après première lecture en diagonale, j’adhère à l’idée de Miss Nahn, sur nos et nos multiples facettes, je m’y reconnais totalement.

    ps: ah et je viens de voir ton dernier commentaire!

  15. no&me

    samedi 1 mai 2010 à 18:14

    Je suis partie en vacances deux semaines, et j’ai dû prendre 12 kilos 😉
    et en rentrant, je me dis : bon, lundi, les enfants retournent à l’école, tu reprends le boulot, et tu arrêtes de bouffer ! mais après mes 5 heures 30 de voiture, j’ai faim. Grave. Je rentre chez moi en espérant (utopie) que le mari gentil aura prévu de quoi faire diner sa famille, mais le frigo est vide, ne reste plus que le caprice des dieux acheté deux semaines auparavant, neuf, même pas entamé, et toujours bon niveau date de péremption. J’hésite un peu, j’ai trop faim, la voiture, ça creuse, mais j’ai trop grossi aussi, j’hésite, je le sors, je croque dedans un mini morceau trop délicieux. Trop de plaisir d’un coup. Et je me le fais, en entier tellement j’ai faim et tellement j’adore ça !!! le retour de l’homme avec le » Mac Do du retour » , et le double cheese qui m’a fait la crace de revenir quand je suis dans le seul endroit de france où il n’y a pas de Mac Do et dont j’ai eu envie toute la semaine !!! pfff … bilan du retour : caprice des dieux, double cheese et sunday chocolat juste pour clore mon dernier jour d’excès gourmand.

    Tu sais, quand je vois un petit bébé qui découvre du nutella, et le plaisir que ça lui procure, je me dis que manger pour vivre oui, mais déguster pour le plaisir : encore plus !!! et c’est naturel la gourmandise finalement. Pourquoi ‘en priver ?

    Mais l’idée de rester belle et bien dans sa peau demande des sacrifices. Parfois je résiste, avec sérénité, parfois je craque avec culpabilité. Le top serait de craquer avec sérénité. 🙂 Quand ça arrive, c’est trop le pied !!!

    Tu es belle comme tu es. Gisèle aussi.

    Bisous Bali !

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