Franchement, avec un sourire et un capital-sympathie pareils, on ne peut qu’être adorable, non ? Eh bah… eh bah… non.

Je vais probablement recevoir des menaces de mort après ce post, et c’est vrai qu’après tout, on a tous nos mauvais jours, mais enfin… quelle déception, Jessica Szohr.

La rencontre n’a duré qu’un quart d’heure, au festival de Monte-Carlo où je suis descendue pour le journal ces trois derniers jours. Mais un looooong quart d’heure (de célébrité). Dès que j’ai croisé son regard (ou, plutôt, vu son regard se détourner), j’ai compris que ça n’allait pas être une partie de plaisir avec notre Gossip Girl n°4. Elle est arrivée sublime (veste en jean étriquée, marcel noir, minijupe en soie menthol, jampes nues et boots à scratches en cuir noir) mais avec une étiquette supplémentaire et d’un autre genre sur le front : « Je suis saoû-lée ».

Confirmation quelques secondes plus tard, lorsque l’un de ses deux chaperons m’offre, avant de lancer l’interview, un cahier et un stylo Gossip Girl, « de la part de Jessica ». Je m’exclame : « Cool merci, j’étrenne le stylo tout de suite ! » Et là, notre héroïne m’a regardée d’un air de dire : « pauvre fille ».

Well. La suite fut à l’avenant. A aucun moment de l’interview, même quand elle me disait des choses plutôt intéressantes (qu’elle admire Catherine Keener ou qu’elle trouve que Gossip Girl a besoin de nouveaux personnages pour s’oxygéner), la moindre « bonne vibe » n’a flotté dans l’air. Une interview c’est toujours la roulette russe, surtout quand vous êtes le 31e de la journée, mais les Américains sont réputés à juste titre pour leur art du « small talk ». Cette capacité à créer un lien – même factice, on s’en fout –  qui vous donne l’illusion qu’un échange a eu lieu, que personne n’a perdu son temps. Après tout, on est chacun là pour faire notre travail.

Dans le genre froideur, Christina Aguilera était jusque là mon pire souvenir, robotique à un point alarmant. Mais froideur ne veut pas toujours dire mépris. Chez Jessica en plus il y avait du dédain. Du dédain et de la lassitude affichés. Expérience que vit malheureusement assez souvent mon excellent collègue Emmanuel Marolle dans le milieu de la musique.

Et puis cerise sur le gâteau : le sacrilège fashion. Alors qu’elle me disait d’emblée avoir beaucoup appris sur la mode  grâce à la série et être intéressée par un éventuel projet là-dedans, j’ai demandé à Jessica ce qu’elle pensait des marques françaises. Et là, le blanc. Au bout d’un moment, elle appelle sa publiciste à la rescousse. « Y’a quoi comme marques françaises, déjà ? » Je l’aide, sans même chercher à placer la barre trop haut : « Euh… Chanel, Louis Vuitton, Dior, Yves Saint Laurent ? »

– « Ah Chanel oui, c’est sympa Chanel. Et Louis Vuitton pas en soi mais je porte beaucoup de Marc Jacobs. »

Alors voilà, je rentre déçue pour Jessica, mais ravie d’en avoir croisé beaucoup d’autres. Qui comme Joe Mantegna, ont la classe et l’humilité d’un vieux chat philosophe. Qui, comme Ian Somerhalder, l’ex-« Lost » ressuscité grâce à « Vampire diaries », ont compris qu’on peut manier l’ironie non pas pour se donner de l’importance mais pour enrichir une conversation. Ou qui, comme la géniale clique des « NCIS », Michael Weatherly, LL Cool J et la bomba Cote de Pablo, redoublent de gentillesse et d’humour une fois arrivés au sommet.

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110 commentaires

  1. Alicia

    lundi 14 juin 2010 à 10:21

    Oui j’etais la bas en tant que maquilleuse. J’ai fais les retouches plateau.

  2. Mouche

    lundi 14 juin 2010 à 12:14

    Elle est dans une des séries les plus lookée que l’on connaisse et elle ne saurait cité une marque française xD
    Je suis choquée ! Choquée ! ^.^
    C’est sûre qu’il y a de quoi être déçue ce n’est pas du tout l’image d’elle qu’elle renvoie.

  3. frenchy

    lundi 14 juin 2010 à 22:23

    Je suis assez étonnée par la violence de certains commentaires… On parle finalement de quelqu’un que personne ici ne connaît. Je peux parfaitement imaginer qu’elle ait été irrespectueuse en interview, c’est une chose, mais de la à la traiter de « pétasse », « petite américaine gâtée », de préciser qu’elle est « moins jolie en vrai », « moche », « teigne »… ça fait beaucoup quand même. Et faire référence à sa vie privée, qu’on connaît encore moins, je trouve ça limite…
    C’est pas très grave, bien évidemment, et bien entendu cela ne la touchera jamais, mais quand même.

  4. pola girl

    mardi 15 juin 2010 à 11:00

    Hello, j’y étais pour Grazia.
    Peut-être qu’on s’y recroisera next year ! 🙂

  5. yeahyeahgirl

    jeudi 17 juin 2010 à 17:05

    la dernière fois j’ai oublié d’ajouter : en plus cette pétasse elle est sortie avec Ed Westwick, PUTASSE ! elle mérite pas

  6. Sophie

    vendredi 18 juin 2010 à 21:46

    Deux ans que je suis ton blog et premier commentaire ce soir. Enfin! Tout d’abord, merci pour tes notes, tes photos, ta fraîcheur. Une vraie inspiration.
    Et puis je confirme, Emmanuel Marolle, du moins son blog, est excellent!
    Thanx

  7. Natacha

    lundi 19 juillet 2010 à 21:46

    Arf, moi elle me revient pas direct cette fille… je ne sais pas qui c’est mais elle me fait marrer rien que sur cette photo… entourée de bouffe et maigre comme un clou :-)))

  8. Malili

    jeudi 7 octobre 2010 à 21:53

    Quelle déception! Je l’aime bien (enfin l’aimais bien) cette Jessica! Elle avait l’air coolette cette petite! Mais peut etre le personnage de Vanessa n’influence-t-il que trop mon jugement! Enfin bien qu’on soit tous d’accord avec le fait qu’on ne juge personne définitivement en 15min… les américains sont formés à avoir toujours l’air sympa en moins de temps que ça … alors si là en 15 min ça foire… le présage n’est vrmt!
    Merci pour cet éclairage de lanterne dirais-je!

  9. éé

    vendredi 29 octobre 2010 à 21:45

    y a qu’un truc qui me fait rire, c’est de considérer un « sacrilège fashion » qu’elle ne sache pas que Chanel est une marque française. C’est vrai que ça fait assez gros de ne pas le savoir, mais de dire que c’est un sacriglège….ces nanas se tapent tellement de belles marques qu’elles n’ont pas besoin de « fantasmer » sur, et donc de ramasser des infos sur telle ou telle marque, son histoire, sa nationalité etc…à défaut de pouvoir se l’offrir! en plus avec un designer allemand au rénes de la maison, et le manque d’audace fashion chez les français (tous en noir gris couleurs sombres car plus facile à marier), je me demande à quoi bon d’être autant tellement fière…

  10. Le Vieux Paris, live from Monaco – Balibulle - Etats d'âme vestimentaires et stylistiques

    jeudi 9 juin 2011 à 16:56

    […] Je suis depuis le début de la semaine au festival de télévision de Monte Carlo pour le boulot, comme l’an dernier. Il n’y fait pas plus beau qu’ailleurs et un jour d’orage, en me croisant toute […]

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