dressing_balibulleSi toi aussi tu as une penderie hyper bien aérée et rangée…

Étape suivante une fois qu’on a fait sa maline et décrété publiquement qu’on allait optimiser sa garde-robe ?
Ce n’est pas rêvasser aux beaux basiques dans lesquels on va investir, après avoir fait un budget plan et décidé de s’astreindre fièrement à un shopping ban pendant x mois (et y arriver plus facilement que prévu, d’ailleurs).

Nan, nan. C’est trier.

C’EST LÀ QUE LES EMMERDES COMMENCENT.

Nom de Dieu que c’est dur de trier.

C’est comme manger équilibré. La méthode, on la connaît. Mais ce n’est pas parce qu’on la connaît qu’on réussit à l’appliquer de manière tout à fait rationnelle.

– dégager enfin ce qu’on ne porte pas (ou pas assez)
– dégager ce qu’on porte mais qui ne nous va pas
– aérer, ranger et acheter des beaux cintres lourds et assortis, pour entrer en penderie comme on entre en boutique.

Oui, on sait tout ça.
Mais il y a des dizaines de mécanismes de défense qui s’enclenchent quand on se met face à son placard, même très bien intentionné(e).

L’amoureux(se) des vêtements / du shopping qu’il y a en nous met du temps à lâcher prise.

1) Parce que c’est difficile de se séparer de quelque chose :

– qu’on a eu plaisir à acheter
– qui nous a coûté cher
– qui porte une image de soi fantasmée, sans admettre que oui, ce truc est sublime mais que non, pas sur nous.

Aller simple pour le sentiment d’échec. Je suis encore un peu, beaucoup, là-dedans. À culpabiliser de me séparer des choses, comme si c’était les renier ou me renier moi. Il faut accepter l’idée (douloureuse) qu’on a jeté pas mal d’argent par les fenêtres. Stade extrêmement émotionnel, viscéral du processus. Honnêtement à ce moment-là, la simple peur de manquer est le dernier de mes soucis.

2) Parce que c’est difficile de savoir quoi faire des vêtements ensuite

Ils nous pèsent parce qu’on ne peut pas juste les faire disparaître. Parce que revendre, ça va prendre une énergie folle et du temps qu’on n’a pas. Parce que tout donner, c’est généreux, c’est sain, mais c’est aussi, égoïstement, perdre en pouvoir d’achat pour de futures acquisitions pertinentes.
Je me demande parfois si, symboliquement, je n’ai pas intérêt à choisir cette solution. Tout donner, justement pour que, en dehors de l’utilité du geste lui-même, il y ait une rupture, quelque chose qui soit cinglant, presque romanesque. « Un jour, je me suis débarrassée de la majorité de ma garde-robe, j’ai tout donné. » Nan mais le panache du truc. La gratification morale, aussi.
J’avoue, pour l’instant, je n’en ai pas les c… Quand bien même j’arriverais à faire mon tri d’un coup d’un seul, un beau matin. Ah oui parce que l’autre hic c’est que…

3) Un bon tri est toujours progressif

Ça prend des mois. Chaque vêtement/paire de chaussures/sac/bijou dont on s’allège, c’est une petite victoire. Qui en entraînera d’autres, mais pas tout de suite. Porter ce qui nous va le mieux, c’est d’abord bien connaître son corps et avoir, mine de rien, un poids stable, autant de choses qui sont work in progress chez moi.
Distinguer nos valeurs sûres des trucs que, objectivement, on ne met pas assez, c’est « facile », c’est concret. Distinguer les valeurs sûres des trucs juste « pas mal », c’est ça qui prend le plus de temps.

Voilà comment on arrive à une penderie qui ressemble à ça. Oui, c’est presque fou et elle a mis probablement des années avant d’y parvenir. Ce n’est pas mon but hein, entre autres parce que j’ai, d’ores et déjà, à cause de mon style moins épuré, plus de « valeurs sûres » que ça dans mon placard. Mais l’exigence vertigineuse qui gouvernait la garde-robe de Dead Fleurette à ce moment-là est fascinante.

Ce que j’en retiens, plus qu’une histoire de nombre de pièces à garder ou de style, c’est l’état d’esprit. Il faut s’autoriser mieux que du pas mal : de l’exceptionnel.

4) Un vêtement peut être autre chose qu’un vêtement

Il peut être un souvenir. Et à ce titre, on a le droit de le chérir, sans le porter. Moi j’aime bien la méthode d’Ema qui préconise une « valise magique » où conserver les pièces à valeur sentimentale. Elles nous racontent.

Je réfléchis encore pour savoir si on a aussi le droit d’y mettre les belles chaussures avec lesquelles on n’arrive pas à marcher, ou une veste sublime mais qui pèse quand même le poids d’un poulet fermier (1,6 kg, oui, je l’ai enfin pesée). J’ai bien peur que non.

5) Au secours, ce billet est interminable

6) Alors comment prendre du plaisir, tout de suite ?

Vous êtes découragé(e) d’avance à l’idée de trier, pour toutes les raisons citées précédemment (et d’autres, que vous me mettrez dans les commentaires bien sûr) ? Demandez pardon d’avance aux gens qui vivent avec vous, et faites le test suivant :
– Achetez vous deux grands portants à roulettes
– Au lieu d’essayer de retirer progressivement des trucs de votre placard, sortez-tout
– Accrochez sur le portant n°1 ce que vous êtes absolument sûr(e) de garder. Genre sûr(e) de chez béton.
– Accrochez sur le portant n°2 ce que vous portez assez peu et n’êtes pas sûr(e) de garder.
– Lequel des portants est le plus chargé ?
– Si c’est le portant n°1, réaccrochez son contenu dans votre penderie et pendant deux mois, ne vous habillez qu’avec ce qu’il y a dedans (idéalement, faire de même pour les accessoires) sans toucher au portant n°2, que vous exporterez où vous pourrez (débarras, cave non humide, papa-maman, etc.)
– Si c’est le portant n°2 qui est le plus chargé, réaccrochez son contenu dans votre garde-robe et ne l’ouvrez plus. Pendant un mois, habillez-vous avec ce qu’il y a sur votre portant n°1 (que vous garderez donc sous la main)

Oui, ça implique une logistique un peu relou, du bordel, mais qu’est-ce que deux mois dans une vie en même temps. D’autant que ce sont deux mois où il va se passer un truc dingue : vous allez être hyper bien dans vos vêtements, tous les jours. Et après ça, vous n’aurez plus envie de revenir en arrière.
Je ne dis pas ça parce que je l’ai fait. Je dis ça parce que je vais le faire et que ça va marcher, je le sais.

Dans ma penderie, de gauche à droite :

Robe fleurie New Look (2008)
Tunique rouge Zara (2013)
Veste tweed fluo Heimstone (2013)
Gilet « Basquiat » Sézane (2013)
Robe imprimée Tibi (2012)
Tunique fleurie American Vintage (2012)
Blazer imprimé Circus & Co. (2011)
Blazer noir Zara (2013)
Blouse hirondelles Forever 21 (2011)
Tunique bleue Dorothy Perkins (2011)
Chemise rayée Equipment (2013)
Robe chinée Topshop (2012)
Chemise imprimée coeurs Topshop (2013)
Robe imprimée H&M (2012)
Top en dentelle bordeaux Monoprix (2011)

 

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102 commentaires

  1. Natalie

    samedi 20 juin 2015 à 19:35

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  2. OnRangeTout

    jeudi 18 août 2016 à 14:52

    Bonjour,

    Merci pour ton article intéressant !
    J’aime beaucoup l’idée des portants, c’est très judicieux je trouve !
    En fait, je pense que pour effectuer un tri convenablement, il faut se poser les bonnes questions.
    Personnellement, j’essaye d’en faire plusieurs fois dans l’année pour dégager de l’espace dans mon dressing pour de nouveaux articles, et après avoir tout trié, donné ou revendu, je me sens tellement mieux !

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