Il y a le prix du vêtement. Et puis il y a son amortissement. Une parka à 375 euros portée pendant quinze jours vous « coûte » deux fois moins cher qu’une robe à 50 euros portée pour une soirée.

C’est le principe du cost-per-wear et de ces préceptes qui fleurissent dès qu’on parle de rationaliser son dressing : « Je n’ai pas assez d’argent pour m’habiller cheap » ou encore « le plus cher c’est le meilleur marché » comme disait Virginie dans les commentaires du billet sur le tri.

Paradoxal, et pourtant mathématiquement vrai. Pour peu que la qualité soit proportionnelle au prix bien sûr.

J’avais préparé ces photos pour vous faire un billet « Saison 2 » composé uniquement de vieilleries, et puis je me suis rendue compte que ce look avait un bon cost-per-wear et serait tout indiqué pour illustrer le principe.

manteau_iro_robe_hm_sac_great_by_sandie_biker_boots_zara

Manteau court / IRO (printemps-été 2010), déjà vu ici et
Robe / H&M (automne-hiver 2012-2013), déjà vue ici
Besace / « Tamy » GREAT BY SANDIE (printemps-été 2011), déjà vu ici
Bague / FOREVER 21
Puces d’oreilles en or blanc / GALERIES LAFAYETTE OR
Collant / je ne sais plus
Biker boots / ZARA (printemps-été 2012), déjà vues ici ou
Vernis / « Just a little Rösti at this » OPI (merci Sarah !)
Parfum du jour / « Rahät Loukoum » SERGE LUTENS

Là dessus, nous avons l’exemple parfait de ce que je porte en ce moment. Je voudrais que ma future garde-robe rationalisée ne soit faite que de ça, ces silhouettes clefs en main dans lesquelles je sais que je suis à l’aise et je peux littéralement sauter le matin.

LE MANTEAU IRO : je l’ai acheté en soldes il y a trois ans, il coûtait encore autour de 200 euros si mes souvenirs sont bons. Généralement les manteaux demi-saison ne sont pas de super investissements à Paris, où on passe souvent de pas de manteau du tout au modèle assez chaud. Mais cette année en particulier, avec le non-printemps puis le mois d’octobre de dingos qu’on a eu, je l’ai beaucoup porté. Disons une trentaine de fois au total, ce qui nous donne un cost-per-wear de 6,66 €. A titre de comparaison, j’ai porté une douzaine de fois ce manteau Zara marine à manches cloutées payé 110 €, soit un CPW de 9,16 €.

LA ROBE H&M : de la vraie camelote et pourtant elle fait son effet. Je l’ai achetée 19,99 € à Noël dernier et portée une dizaine de fois depuis. Cost per wear : 1,99 €. Bon, là, elle est relativement imbattable. Par définition, les robes ont un cost-per-wear assez élevé, comparativement aux tops que l’on peut marier avec jupes et shorts et pantalons, et – théoriquement – porter plus souvent…

LA BESACE GREAT BY SANDIE : Je ne le redirai jamais assez, rien de plus utile qu’un sac kaki, oui, plus polyvalent et plus lumineux. qu’un sac noir. J’ai acheté cette besace « Tamy » de Great by Sandie en soldes à l’été 2011, 230 euros au lieu de 380. Alors oui ça reste cher, mais mais mais, c’est justement là que le cost-per-wear prend tout son sens, comme les finitions sont impec et que le cuir est génial, elle est absolument increvable. J’ai dû l’utiliser (au bas mot) une cinquantaine de fois, soit un cost-per-wear de 4,60 €. Quatre fois moins que le CPW de ce Jérôme Dreyfuss acheté quasiment au même prix en vente presse.

hm_dress_forever_21_ring

BAGUE FOREVER 21 : là c’est presque une blague. Je vous en parlais chez Coco, c’est ma bague préférée au monde, elle m’a coûté 6 ou 7 € et je la porte presque tous les jours à l’index droit. Elle doit avoisiner le 0,01 € de cost-per-wear.

BIKER BOOTS ZARA : le prix je ne me rappelle plus trop, 79 ou 89 €, mettons 85 €, l’an dernier, chez Zara. Je me suis rendue compte seulement après coup à quel point c’était un achat avisé. En les comparant avec mes All Saints, que je trouve plus accrocheuses à l’oeil… et qui pourtant me vont moins bien, parce qu’elles me coupent la jambe. Les Zara, elles, arrivent pile à la bonne hauteur. CPW : 2,83 € pour les Zara, 22 € pour les All Saints.

Dans l’optique du déjà célèbre projet Capsule, tout ceci finira bien sûr sur le portant n°1 (au secours je feuilletonne déjà, pardon si vous prenez le truc en cours) (au fait j’ai identifié le modèle de portant que je veux, mais Ikea ne le vend pas online, donc expédition en magasin prévue dans dix jours)

Bref, vous avez capté l’idée, le cost-per-wear est un outil essentiel pour budgétiser ses achats.

Edit : comme le souligne Anne & Dubndidu dans les commentaires, le cost-per-wear n’est-il pas avant tout un retour d’expérience, difficile à anticiper au moment d’un achat ? Oui, en grande partie. Le destin de chaque vêtement est particulier et pas toujours rationnel. En revanche le cost-per-wear joue tout de même son rôle sur la catégorie du vêtement en question. On sait globalement sur lesquelles on peut fonctionner à l’économie parce que même à petit prix, ça peut tenir la route (tops, robes, jeans) et sur quelles autres il vaut mieux monter en gamme (pantalons, blazers, pulls, manteaux…) 

Par exemple, ma parka Sézane m’a coûté 295 €, je l’ai reçue il y a quinze jours et portée cinq fois, ce qui établit son CPW actuel à 59 €.  Je vous ferai un point régulier au fil des semaines, pour voir à quel rythme il descend. C’est mon premier et pour l’instant seul achat de la saison. Je n’ai rien acheté d’autre depuis la rentrée.

Sur les mêmes thèmes

102 commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.