Voilà de nouveau une affaire cruciale soulevée cet été par L’Armoire Essentielle : achetez-vous vos basiques en double ?

La question peut sembler paradoxale pour qui essaie de réduire la taille physique de sa garde-robe…
Mais elle ne manque pas de pertinence s’il s’agit de réduire sa taille stylistique. A ce titre, deux t-shirts blancs identiques « valent » un seul t-shirt blanc. C’est juste qu’on a un exemplaire supplémentaire pour un turn-over plus fréquent ou en back-up le jour où le numéro 1 nous lâche.

Reste à savoir le pratiquer sur le moment, ce double jeu. Et ce n’est pas mon fort.

J’ai souvent pratiqué l’achat multiple ces dernières années, et à chaque fois, à côté de la plaque.
Soit parce que j’avais acheté en 3 couleurs différentes un même modèle de robe finalement très peu mis.
Soit parce que j’avais effectivement acheté deux versions identiques (ces boots par exemple), mais au moment d’éventuellement passer à l’exemplaire de rechange… je m’étais déjà lassée de l’original.

Dans le premier cas il ne s’agissait pas d’un basique, dans le deuxième oui. Mais à chaque fois j’avais mal ciblé.

Est-ce que ce sera le cas de ce « t-shirt parfait » Gap ?
J’étais si enthousiaste quand j’ai mis la main dessus en avril dernier que je l’ai acheté en… huit exemplaires : deux blancs, deux corail, deux marine et deux gris. Et j’en ai même offert un blanc à Lise tellement j’étais ravie de ma trouvaille.

tee_shirt_corail_gap_2014

Idem avec leur chemise en jean.
Ou avec mes chemises en flanelle Muji de cet hiver, que j’ai également (chacune) en double.

Verdict ? A chaque fois que je tombe dessus, même quand la version « bis » est rangée ailleurs, eh bien… ça m’encombre. Bien sûr, je manque encore de recul pour savoir si j’ai bien fait ou non et du coup j’ai l’impression que le spectre du double achat raté plane au-dessus de moi tel le vautour.

Mais à force d’y réfléchir, je me suis rendue compte que ce n’était pas ce qui me gênait le plus. Bon, une erreur d’achat de plus ou de moins, je ne suis plus à ça près. Non ce qui me chagrine le plus, c’est cet « effet clone », qui fait qu’on attache moins de valeur affective à chaque objet parce qu’il n’est pas unique.
Est-ce qu’en multipliant les exemplaires de mes basiques je ne les ai pas vidés de leur substance ?
Est-ce qu’il était vraiment plus important d’avoir un back-up pour chacun, plutôt que de passer à autre chose une fois qu’ils seront trop usés ?

Cas d’école : ce gilet kaki en coton Massimo Dutti.

gilet_massimo_dutti_kaki_ete_2014

Il a la bonne longueur, la bonne couleur, un joli tomber, il se lave facilement et il est « ajusté-mais-fluide » : autrement dit, il ne me donne pas une dégaine de quaterback comme la plupart des gros gilets. C’est probablement mon GU, mon gilet ultime (en revanche pour le gros pull ultime, je cherche toujours hein), et j’ai résisté à la tentation de l’acheter dans d’autres couleurs. Je savais qu’à choisir, le kaki était la meilleure.
C’était en juin, en Espagne.

Depuis je vous le donne en mille, je me ronge les sangs (oh, pas moins) parce que je ne l’ai pas acheté en double au moment des soldes à mon retour en France – où il était mieux soldé qu’en Espagne, va comprendre.

Voilà pour celui-là, je n’ai pas de parachute. Le jour où il me lâche c’est fini. Pas d’effet clone et du coup… eh bien je l’aime encore plus. Mais je m’en veux de ne pas l’avoir en double. Mais du coup j’y tiens encore plus… Cercle infernal. Garde-robe affective contre garde-robe fonctionnelle. Le bonheur se situe probablement à mi-chemin. Et dans ma tête, plutôt que dans mon placard.

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110 commentaires

  1. Je dis M - SPECIAL MODESPECIAL MODE

    vendredi 6 novembre 2015 à 2:10

    […] Pas des clones de ce que je possède déjà (juré, c’est bel et bien fini) mais des variations sur le même thème. Contre toute attente, une fois qu’ils […]

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