parfum_musc_reminiscence_body_kouros_yves_saint_laurent

Il m’aura fallu arriver au terme de ma grossesse pour enfin atteindre mon fantasme olfactif absolu : me choisir un parfum signature. Vous le savez, pas une mince affaire pour moi, vu la collection étoffée que je possède encore.

Mais garde-robe capsule et détox de penderie aidant, le réflexe d’optimiser et ciseler mon « allure » grignote du terrain tous azimuts.

J’ai donc suivi avec joie la recommandation que m’avait donné en octobre dernier l’une d’entre vous, Flavie, à qui sa sage-femme avait conseillé de ne garder, dans la dernière ligne droite de sa grossesse, qu’un seul parfum pour accueillir son bébé et l’accompagner ses premiers mois.

L’idée m’avait paru tellement jolie qu’elle m’a aidée à franchir le pas qui me manquait jusqu’ici, et renoncer à mes autres parfums.

Voici donc l’élu, le Musc de Réminiscence que vous croisez si souvent en légende de mes photos de looks.

Encore quelque chose que je dois à l’une d’entre vous, Gwenn, qui il y a quatre ans et demi, m’avait soufflé de l’essayer. J’en ai racheté flacon sur flacon depuis, même si je lui ai fait des infidélités. C’est toujours à lui que je reviens avec le plus de naturel, le seul dont je ne me lasse pas en appuyant sur le vaporisateur.

Et puis quoi de plus approprié pour une future maman que ses notes de peau chaude et sucrée ? D’autant qu’il s’accorde à merveille avec celui du futur papa, lui aussi un baume charnel et rassurant. Là encore, le fruit d’un conseil avisé, celui de mon encyclopédie humaine du parfum, mon amie Marina. Quand je lui ai dit que j’avais converti l’Homme au Pi de Givenchy depuis un an, elle m’a dit : « alors fais-lui essayer aussi Body Kouros d’Yves Saint Laurent, il devrait aimer, et toi aussi ».

Bingo.

Quand à l’approche de mon 9e mois de grossesse (qui a démarré officiellement hier) je lui ai demandé de faire comme moi, son « choix de papa » parmi ses flacons, c’est Body Kouros qu’il a gardé.

Serons-nous jusqu’au boutistes au point de rester chacun fidèle à ces choix, et qu’un jour notre enfant puisse dire sans l’ombre d’un doute en retombant sur Musc et Body Kouros « c’est l’odeur de mes parents » ?

De mon côté, quand j’essaie de retrouver mes tous premiers « flashs sensoriels parentaux », je me souviens plutôt des cigarettes de mon père, avant qu’il n’arrête de fumer, et dont j’essayais d’attraper les volutes dans mon doudou, sautant haut pour les capturer dans le lange en coton. Puis se sont arrimés dans ma mémoire olfactive Eau Sauvage de Christian Dior et Pour un homme de Caron, qu’il porte encore régulièrement aujourd’hui.

Ma mère ? Le contact de ses mains, quand elle faisait disparaître mes maux de ventre et mes chagrins en me massant par mouvements circulaires. Le vernis grenat et les petits saphirs à ses doigts. Et dans son cou, l’odeur de Samsara.
Il y en a pourtant eu d’autres, avant et après. Mais c’est celui-ci qui me l’évoque le plus infailliblement. Un sillage crémeux et sucré, évidemment. La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre.

Liens simples en anthracite, liens affiliés en bordeaux

Sur les mêmes thèmes

121 commentaires

  1. Balibulle

    dimanche 8 février 2015 à 16:00

    @sunny side @ari @murielle : j’entends toutes vos recommandations. De mon côté je n’arrêterai pas de me parfumer à la naissance de Babybulle et son père non plus. Donc, partant de là, voilà les parfums que nous avons choisis. Et bien entendu, libre à chacun(e) d’approuver ou non la démarche.

  2. Beauty-trips

    vendredi 10 novembre 2017 à 14:03

    Je suis curieuse de connaitre un orgasme parfumé… 😉

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.