Tout est parti d’un de ces « mini-billets » que j’essaie de poster sur mon Instagram ces derniers temps, pour compenser ma rareté ici.
J’évoquais, au départ, une chemise un peu usée que j’aime bien porter le week-end (et que vous connaissez déjà, c’est ma Muji) plutôt qu’un tee-shirt.
Puis je dérivais sur le constat suivant : « je ne suis pas encore entrée dans ma « saison des tee-shirts » et heureusement. Tous datent d’avant ma grossesse et soulignent le chemin pondéral qu’il me reste à parcourir. C’est impitoyable, un tee-shirt. »

En y repensant, j’ai décidément eu un bol monstrueux de vivre une grossesse hivernale (conception début juin, accouchement fin février). Non seulement c’était très pratique sur le moment, mais ça me laissait ensuite quasiment un an et demi pour retrouver de ma superbe.

Car le premier été, personne n’exige rien de vous.

Vous avez un bébé de 5 mois, vous êtes encore dans une bulle d’extase et de fatigue, à essayer de vous traiter le plus doucement possible, à revoir l’ordre de vos priorités (plus précisément, vous ne revoyez rien du tout, les priorités s’imposent d’elles-mêmes).

Puis en hiver, les collants opaques, les manches longues, les bodies, les jeans, les vêtements structurés, les étoffes un peu lourdes, tout cela construit un vide sanitaire bienvenu entre vous et votre couche de couenne. Il y a toujours moyen de tricher un peu, y compris à vos propres yeux.

J’ai savouré tout l’hiver une forme de soulagement, en m’emboîtant dans un body un peu gainant (mon adoré Wolford) et un collant opaque (Wolford aussi).
La sensation d’être protégée, peaufinée (haha) par cette carapace.
Peu importe ce que j’enfilais par-dessus ensuite.
Mon corps opérationnel, il était là, tenu, maintenu, raffermi.

Jusqu’au moment qui arrive droit sur nous là tout de suite, le vrai moment où va se jauger votre bien-être corporel => le dévoilement du deuxième été.

Vous avez repris le boulot depuis un an.
Le stress de devoir assurer sur tous les fronts 24 heures sur 24, et de voir tout votre espace mental – quasiment votre identité – se recomposer, a généralement aidé à vous délester de quelques kilos supplémentaires. Pour certaines femmes, pour la plupart peut-être, ça fait le job.

Moi, j’ai pris vingt-huit kilos pendant ma grossesse.

J’ai fait ma coquette ici, je n’ai pas voulu donner de chiffre, j’ai accepté avec empressement les compliments, le regard globalement bienveillant qu’on a posé sur moi, pendant que j’étais enceinte et depuis.

Je me disais qu’il serait bien temps, une fois qu’ils seraient perdus, de dégainer triomphalement ce nombre choc à deux chiffres, à deux dizaines, en mode guerrière, façon « vous avez vu de quoi je suis revenue, héhé»

Mais franchement, c’est quoi le plus intéressant (je n’ose pas dire utile) ?
Faire la maligne après coup ou vous parler de ce qui se passe maintenant ?

Je peux voir, si on veut, le verre à moitié plein : j’ai perdu vingt kilos.
Il m’en reste encore huit pour rejoindre mon poids d’avant-grossesse.
Un poids après lequel je cours depuis quinze ans, y retournant de temps en temps comme dans un pays exotique, pour un séjour toujours un peu irréel, enchanteur, toujours trop court.

Aujourd’hui je le garde en destination idéale et un peu virtuelle, je ne me fixe pas de date d’arrivée, j’essaie d’être pleinement consciente du voyage, voir comment je me sens, à chaque étape.

S’alléger est moins affaire de méthode que d’état d’esprit.
Trouver à quelles démarches on se sent disponible. Propres à chacun et chacune selon son rythme de vie, ses activités, son temps, ses goûts, sa faculté de s’écouter, ses soupapes de décompression aussi.

Chaque matin, c’est tout un petit théâtre entre ma balance et moi.
Oui, contrairement à la pesée hebdomadaire chère au coeur des médecins, moi j’aime lui donner rendez-vous tous les matins.
Quitte à lui poser un lapin quand j’ai un peu déconné la veille.
Je n’aime pas les mauvaises surprises.
Elle ne doit rien m’apprendre que je ne pressente déjà.

Ensuite, les vêtements.
Vous avez pu le voir sur Instagram ces derniers temps, quasiment rien que vous ne connaissiez déjà. Mais hors champ, pas mal de choses que vous connaissez et que je ne peux pas encore remettre.

« Moi j’ai réglé le problème, j’ai plusieurs garde-robes, dans plusieurs tailles », me confiait Géraldine lors de notre dernier déjeuner. C’était dit avec une telle conviction, une telle simplicité que je ne cesse d’y repenser depuis.
Prendre acte de ces variations, considérer qu’elles font partie de la vie et qu’on ne se définit pas par une taille de vêtements, quelle qu’elle soit, c’était quelque chose que je n’avais jamais envisagé pour moi. De peur, peut-être, que ça ne m’encourage à un certain attentisme.

Ne pas pouvoir porter certains de mes vêtements reste une source de motivation.
Je serais capable de culpabiliser à l’idée de m’offrir une fringue de transition encore aujourd’hui, plus d’un an après mon accouchement.
Vous voyez, j’écris transition, ça veut tout dire. Alors que, vous en avez été témoins, quand il s’agissait d’acheter des vêtements de grossesse, y’avait du monde.

Mais si la réflexion de Géraldine m’a fait un tel effet, c’est qu’elle a touché un point sensible.
L’idée d’accompagner les choses plutôt que de les subir.
Le fait de ne rien regretter, aussi.

Sur le plan médical ce n’est évidemment pas recommandable, mais ce poids, ce n’était pas un accident, pas un truc qui s’est détraqué chez moi ou dont j’ai perdu le contrôle. C’était mon histoire, pour des dizaines de raisons, et quand je regarde ma fille je n’en retirerais pas un gramme. Même si ça ne rend pas la suite des événements plus évidente pour autant.

Huit kilos par rapport à vingt-huit kilos, qu’est-ce que c’est.
Une dernière ligne droite.
Autrement dit le plus facile, et le plus dur.
Les réactions des gens le prouvent d’ailleurs. Ceux qui vous disent que c’est une formalité et ceux qui compatissent d’un air un peu solennel.
Ça vous fait plaisir dans un cas comme dans l’autre, parce que tout le monde a un peu raison.
Ça dépend des jours, du point de vue d’où l’on se place, et c’est dans ce clair-obscur qu’on avance à tâtons. Mais qu’on avance.

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102 commentaires

  1. bobbydick

    dimanche 24 avril 2016 à 15:53

    Pendant ce temps, des migrants crèvent en Grèce, des Inuits ados se suicident en masse et le soleil brille au Panama.

    Je ne sais pas, j’aime te lire, et tes posts me manquent, mais là ça m’échappe.

    « C’est impitoyable un tee-shirt », non, c’est juste un tee-shirt.

    Tu es intelligente, tu sais où se situe la domination, quels sont les mécanismes qui font qu’on arrive à détester son corps parce qu’il n’est pas dans la norme ; ta norme peut supporter ces 8kg, qui ne sont RIEN, rien en comparaison d’une famille, de la chance d’une vie protégée, d’un travail qui n’entre pas en contradiction avec ta propre subjectivité.

    Moi aussi je me lime les ongles pendant que d’autres se font violer avec des barres de fer, OK, mais la violence du monde est telle que je ne comprends pas la nécessité de rajouter une couche d’autoflagellation.

    Quel système de valeur veux-tu pour ta fille ? Un monde de pesée et de jugement de surface ? Un monde où il faut choisir entre une garde robe ou plusieurs ? Où est la liberté ? où est le jeu ?

    1. Anonyme

      dimanche 24 avril 2016 à 18:39

      Et tu as oublié le tremblement de terre en Équateur. Nan paske les personnes en surpoids sont en permanence enveloppées d’une sorte d’airbag qui les protège en cas de séisme : un mal pour un bien en qqsorte ; comme quoi le poids idéal n’est qu’une question de point de vue, de circonstances et d’époque… 😀

    2. Judith

      dimanche 24 avril 2016 à 23:02

      c’est beau , ce mépris cuisant quand quelqu’un utilise l’espace public pour se confier tendrement plutôt que pour déblatérer le fameux jugement moral de celui qui pense aux « vraies valeurs humaines » et n’est pas esquicher dans un cocon puant la superficialité. Des migrants crèvent en Grèce et le soleil se lèvera demain, et tes leçons de confesseur d’église ne changeront rien à la situation. La domination comme tu dis, c’est aussi le discours visant à exploiter la parole humaniste pour rabaisser son prochain. Cette façon de faire de l’humain une exception, de reproduire le modèle chrétien de la centralisation de l’Homme est à vomir. Rappelle toi que l’Homme perturbe l’ordre du monde plus qu’il ne le suit, et faire de la vie humaine le combat le plus digne est ton choix et ne doit pas être un billet bleu pour la condescendance . Ah ett il y a des mécanismes qui nous font détester notre corps simplement parce que celui-ci n’est plus dans NOTRE norme, NOTRE zone de confort, venant d’un grand défenseur de la souffrance humaine je suis bien étonnée que tu ne saches comprendre ça .

      1. Liberty Riveter

        lundi 25 avril 2016 à 2:10

        Bien envoyé, Judith ! 😀
        Et surtout, avec tes 3 dernières phrases, tu as parfaitement mis en mots ce que je voulais exprimer sans trouver les termes adéquats. Merci 🙂

  2. bobbydick

    lundi 25 avril 2016 à 9:20

    @Judith, je ne défends rien, si ce n’est justement de faire bouger les lignes, les normes, de démonter la domination lorsqu’on en a la latitude, et avant tout de s’inventer (se sentir libre, s’habiller comme on joue avec les surfaces : son corps, la matière, la couleur, le regard de l’autre), de s’aimer.

    Loin de mes mots l’idée de rabaisser qui que ce soit.

  3. Ema

    lundi 25 avril 2016 à 11:52

    Pour ma part, beaucoup de commentaires me font peur (4 kilos mal vécus à 6 mois de grossesse, 51 kg considèrés comme trop, le fait d’avoir comme repère de rentrer dans son jean des 20 ans,…)

    S’inquiéter pour sa silhouette (pas son poids, ça veut rien dire) oui ! Mais faut rester raisonnable et je lis beaucoup de souffrance autour de cette question. C’est un peu triste. Surtout quand c’est lié à l’enfantement ! Le truc qui fait peur c’est le tablier. Pour le reste…

    Vous avez vu Jessa dans Girls ? L’actrice Jemima Kirke. Elle est plus belle dans les premières saisons où elle est plus potelée que dans la dernière où somme toute elle fait plus banale !

  4. Cilou

    lundi 25 avril 2016 à 21:20

    Chère Balibulle. Je te lis depuis 2007. Je n’ai pas encore eu la chance d’être maman mais j’ai pleins de copines autour de moi qui ont pris du poids comme toi pendant leur grossesse. Certaines ont eu de la chance en perdant leur poids rapidement. D’autres moins mais je vais prendre l’exemple de ma cousine qui elle a mis 2 ans pour tout perdre et meme plus sans régime. Et oui courir après son gamin, le taf, les courses… Tout ça pour dire que tu ne dois pas t’inquiéter. Je pense que moi aussi, je passerai par là aussi. Alors d’avance, merci 🙂

  5. Sandrine

    vendredi 29 avril 2016 à 9:07

    Quel texte magnifique et quels mots touchants…
    Ah le poids des grossesses… Tout juste en début de sortie des affres de l’anorexie lors de ma 1ère grossesse, j’aime autant te dire que je n’étais pas très sereine niveau balance. Je suis partie d’une base très fine (44 kilos) et je n’ai pourtant pris que 10 kilos… alors même que je m’étais refusée la moindre privation… il n’était plus simplement question de moi. Je suis sortie de la maternité, je n’avais pas même perdu le poids de la petite chose que je venais de mettre au monde. J’ai finalement gardé 2 kilos de cette première grossesse. La seconde, gros diabète gestationnel, j’étais au régime tellement sec que n’ai pris que 8 kilos.. dont pas loin de 7 aux deux premiers trimestres. Et là encore j’ai gardé 2 kilos après être sortie de la maternité dans des conditions identiques à la première fois.
    J’ai gagné encore un bon kilo indélogeable l’an passé du fait de l’arrêt du tabac.
    Et ma morphologie a considérablement changé…
    Bon j’acte. Au final je ne m’en sors pas si mal et je n’ai vraiment pas envie d’arrêter de manger pour un « idéal pondéral » désormais hors de portée (j’ai 40 ans, l’effort n’est plus le même). Et puis à quoi bon ? J’aime autant apprendre à vivre avec ce niveau moi.. aussi plus confiant, plus tendre avec lui-même et ses défauts, ses imperfections… un brin de sport à la limite… mais ce désormais manque de fermeté, ces quelques cellules disgracieuses ancrées sur mon derrière et un peu trop remuantes à la marche.. bah ma foi, c’est pas non plus un drame. C’est probablement anecdotique ces 49 kilos pour la plupart des lectrices… mais je peux vous assurer que compte-tenu de mon lourd passé de TCA, c’est un grand pas de que vivre en paix avec 🙂
    Je serais tentée de te dire de renoncer à penser en termes de transition. De toute façon, c’est une nouvelle toi que tu es aujourd’hui alors accompagne là avec indulgence et ne la vis pas comme une toi encore pondéralement imparfaite. Je te souhaite plein de sérénité car je crois deviner dans tes mots un passé peut-être un peu compliqué avec l’image du corps (mais je me trompe peut-être). Des bises jolie maman.

    1. Anne

      vendredi 29 avril 2016 à 11:12

      Je trouve le poste de Balibulle très touchant et très sincère.
      Mais comme Ema ci-dessus, certains commentaires me font un peu peur.
      Bien sur, ce n’est pas très facile de se retrouver et de se sentir bien après une grossesse
      Le commentaire de Sandrine me terrifie ; car elle semble penser que son expérience maladive (anorexie, TCA, 44 puis 49kg) et son ressenti dans ce contexte est quelque chose de partagé ou de susceptible d’être compris par toutes les jeunes mamans.
      Quel rapport au corps et quel exemple pour nos filles ?

      1. Sandrine

        vendredi 29 avril 2016 à 17:12

        Anne, je pense que tu as compris mon message à totalement à l’envers. Je pense tout au contraire que mon expérience et mon ressenti doivent sembler totalement improbables pour les autres mamans et absolument pas partagé. C’est d’ailleurs bien pour ça que je souligne le caractère probablement anecdotique de mon expérience au regard d’autrui. Je n’ai aucunement la prétention de généraliser mon vécu à d’autres. J’essaie simplement d’expliquer, vraisemblablement très maladroitement, que quelques malheureux kilos peuvent être difficiles dans un contexte déjà miné.
        En revanche, il me semble que l’indulgence préconisée n’a pas besoin d’un quelconque passé maladif pour trouver son fondement. C’est au contraire, à mon sens, plutôt pacificateur comme rapport au corps… je ne comprends donc pas ta phrase de conclusion…

      2. Anonyme

        vendredi 29 avril 2016 à 18:27

        Dans ce genre de discussions – et ça date pas d’aujourd’hui – il est frappant de constater que l’indulgence est toujours dirigée unilatéralement vers les plus rondes et il y a un véritable bashing en règle contre les maigres / anorexiques, qui n’ont que le droit de se taire… alors que ces dernières sont très souvent autant en souffrance que les autres, voire bien davantage !

    2. Patanoc

      samedi 30 avril 2016 à 21:42

      Je me retrouve assez, Sandrine, dans ce que tu racontes, (après ….quatre enfants et une grossesse gémellaire! )….passés 40 ans, j’ai le sentiment que » le poids d’une vie » -quel titre de post!- n’est plus sur la balance, mais dans les ressources que l’on a à offrir à nos enfants (et plus on est maigre,au demeurant, plus on prend cher question élasticité de la peau, rides and co.). Je n’ai pas envie que mes filles, comme mes garçons d’ailleurs, aient, comme moi, à en découdre avec des TCA….exit les pèse-personnes. La vie est faite d’impondérable.

      1. Patanoc

        dimanche 1 mai 2016 à 9:36

        (Ps: Quand je dis « Quel titre », je fais bien sûr l’éloge de l’élégance et de la concision de ta plume, Balibulle! )

      2. Anonyme

        dimanche 1 mai 2016 à 9:48

        Ta phrase de conclusion n’est pas mal non plus ! 😉

  6. Caroline

    dimanche 1 mai 2016 à 19:12

    Eh bien, je ne serai pas très originale dans mon commentaire, mais lire ton billet, et les réactions de solidarité qu’il suscite, m’a fait un bien fou.
    J’ai eu une grossesse compliquée, qui m’a fait prendre 23 kg (à peu près, car comme beaucoup j’ai arrêté de compter au-delà de 20…).
    Aujourd’hui, à 6 mois de mon accouchement, et avec toujours +7kg, je ne sais pas trop quoi faire de ce corps que je ne reconnais pas, de ces seins qui tombent alors que je n’ai que 26 ans, de ce ventre proéminent… Je n’étais pas très bien dans ma peau avant ma grossesse, je me suis sentie bien, enceinte, malgré les commentaires désobligeants (« Oula c’est pour bientôt! » « Non encore 3 mois :p »). Et là vraiment je ne sais pas trop quoi penser.
    J’ai perdu 15 kg dans les 2 mois qui ont suivi mon accouchement. Puis j’ai arrêté d’allaiter et depuis plus rien.
    Je me retrouve beaucoup dans les commentaires qui parlent de la difficulté à acheter de nouveaux vêtements. Lorsqu’il ne m’a plus resté qu’un pantalon mettable, j’ai bien été obligé d’en racheter un autre, et le simple fait de rentrer dans quelque chose m’a fait beaucoup de bien, même si ça fait bizarre de devoir prendre un vêtement 2 tailles plus grand que « d’habitude ».
    Là, l’été arrive et je ne me vois pas me mettre en maillot, mais bon, on fera avec!

  7. Athéna

    lundi 2 mai 2016 à 18:01

    Mais quel adorable petit mouton ! (acheter des jouets pour bébé a été l’une des grandes joies de ma vie de mère de famille; c’est quand même plus drôle que les disques de Muse ou d’Offspring !)
    il vaut mieux que tu perdes tes kilos à ton rythme. déménagement + bébé + travail c’est beaucoup, tu ne peux pas t’affamer en plus !

  8. Olivia Hagimont

    mardi 3 mai 2016 à 14:05

    Quel SUPERBE billet! Moi je suis maman depuis pff 13 ans, et pour tout vous dire à toutes, c’est que j’en ai encore à perdre. C’est que la nature, à ce moment là, a été impitoyable avec mon ventre. Que en quelques heures, à trois jours de l’accouchement, mon ventre a craqué, vergetures rouges affreuses. Aujourd’hui, elles sont couleur peau mais bizarrement, je n’ai pas envie de les enlever, si je le pouvais. C’est ma vie, mon histoire, mes filles.
    Alors oui, j’aimerais perdre ces maudits 5 kilos bien décidés à rester là, je ne vais pas vous mentir. Mais franchement, c’est dur.
    Ce que je puis te dire, jolie Charlotte, c’est que l’essentiel, dans toute cette histoire de grossesse, c’est avoir un enfant en pleine santé, heureux de vivre. Et de s’aimer malgré ces imperfections qui font de toi une maman.

  9. Athéna

    mardi 3 mai 2016 à 18:24

    Je viens de te voir dans une émission télévisée le 18 janvier et tu me parais très bien

  10. Anne

    samedi 7 mai 2016 à 13:12

    Il y a là un changement quasi universel, on dirait…
    Je n’avais pris que 8 kg (régime pour cause de diabète de grossesse). Après l’allaitement, j’en avais perdu 14. Que j’ai bien sûr repris, mais la fatigue a été longue à surmonter. 7 ans après, j’ai retrouvé à 2 kg près (oui, ça fluctue) mon poids d’avant. Mais pas ma morphologie.
    Comme Olivia, j’ai craqué une semaine avant l’accouchement, et ces marbrures sur mon ventre resteront là. J’ai longtemps évité de les regarder, et ça ne m’emplit ni de joie ni de fierté aujourd’hui, je vis avec, c’est tout. J’ai viré tous mes Tshirts Petit Bateau pour des tuniques plus amples. Je mets de l’anticernes sous mes yeux fatigués, et je souris quand même…

  11. christel

    jeudi 12 mai 2016 à 20:30

    Courage, courage, courage, c’est déjà ultra bien d’en avoir autant perdu… Faut des fois savoir regarder les étapes qu’on a franchi avec succès… Bravo, bravo, bravo !

  12. Fiamma

    vendredi 13 mai 2016 à 11:27

    Ton écriture est juste et fine! Bien que ces choses est loin de moi. mais un jour sera très utile pour moi ~ je vous remercie ~^o^~

  13. viobulle

    lundi 16 mai 2016 à 11:32

    Merci Balibulle pour tes articles toujours si instructifs et bienveillant.

    Moi j entame le 8 eme mois de grossesse dans une semaine, j ai pris 10 kilos mais je fais que 1.55 metres. Ben sur ca ne parait pas enorme aux gens, mais moi je vois bien le changement surtotu au niveau des cuisses.

    je me demande combien je vais perdre le jour de l accouchement et surtout combien je vais encore prendre pendant les deux derniers mois.

    J’ai du mal a marcher deja..

    En tout cas au vue des photos que tu as postées sur la fin de ta grosesse, ca se voit pas pour les 28 kilos ! J’ai halluciné de lire ca!

    Je te souhaite de reussir a arriver au poids dont tu reves, meme si tu es tres belle maintenant.

  14. miaparis

    jeudi 19 mai 2016 à 8:40

    hello, this is Grace from Miaparis (www.miaparis.fr). i am very interested in your blog and would like to collaborate with you. could you pls provide an valid email address so that we can send you the details? thanks and have a nice day.

  15. Aude

    vendredi 27 mai 2016 à 19:22

    Je découvre ton blog aujourd’hui et au premier article je suis certaine de continuer à te suivre. Le sujet est si bien abordé, ton écriture très agréable. Les kilos en trop de la grossesse, je connais aussi comme beaucoup de jeunes mamans. Il y a des jours où ça ne me pose pas de problème. Et puis d’autres, comme aujourd’hui, où le miroir de la cabine d’essayage me renvoie l’image d’un petit ventre que je n’ai pas envie de voir (et qui m’oblige à prendre un maillot de bain une pièce !). Alors dans cette situation il faut relativiser, mon fils est en bonne santé, mon mari est toujours amoureux. Finalement tout va bien ! C’est ce que je me dis souvent.

  16. Fashionland

    mercredi 8 juin 2016 à 0:17

    oh la la j’adore cet article il est vraiment intéressent personnellement je suis toujours sur ton blog mais j’ai jamais commenté je vous simplement te dire merci

  17. Allychachoo - Famille en chantier

    vendredi 17 juin 2016 à 14:56

    Tu mets des mots sur ce que je ressens, ce deuxième été… je n’avais pas cette temporalité en tête, mais c’est bien ça. Ce corps désormais, c’est + loin que la « transition », et pour autant, dans ma tête, c’est toujours cette idée !

  18. veneta31

    dimanche 3 juillet 2016 à 21:04

    oh ça me rappelle tant de souvenirs, ici 4 grossesses au compteur et 4 fois entre 25 et 30 kg de pris…que j’ai reperdu à chaque fois , la perte a été différente après chacune des grossesses, des fois ça prenait plus d’un an des fois ça prenait à peine 5 mois..et malgré de beaux bébés qui sont toute ma vie, cette réelle souffrance quoiqu’on puisse dire de se corps déformé , on a envie d’être mère mais de rester femme et séduisante…je voulais que mes enfants aient la plus jolie maman de mamans à la sortie de l’école.
    Je te souhaite plein de courage pour ses fichus kg tu va y arriver lentement mais surement..

  19. Anonyme

    mardi 19 juillet 2016 à 23:00

    Alors où en es-tu finalement avec ces 8kg ? Peut-on espérer te revoir un jour par ici ? 🙂

  20. Balibulle

    mercredi 3 août 2016 à 11:33

    Je sais, c’est absurde de venir réagir ici après tout ce temps.
    Je crois que je me suis délivrée de cet article comme d’un poids (ah haha) et que ça m’a un peu coupé la chique après. D’où, d’ailleurs, le temps que j’ai mis à revenir sur le blog, j’étais arrivée au bout de quelque chose.
    Pendant ce temps vous avez mené une interaction géniale, avec des témoignages qui m’ont énormément touchée, d’autres fait sourire… Je n’aurai peut-être plus ce privilège de vous lire aussi nombreux dans les commentaires, tellement j’ai du mal à alimenter le blog régulièrement, alors c’était peut-être la dernière fois qui sait. MERCI

  21. Anger

    mardi 6 décembre 2016 à 17:08

    Ce billet me met très, très mal à l’aise. Ca n’est d’ailleurs pas spécifique à toi, Balibulle, mais c’est récurrent dans de très nombreux billets post grossesse que j’ai pu lire. Un titre alternatif aurait pu être « le poids d’une injonction ». Cette glorification (assenée partout, notamment dans la plupart des magazines féminins et people) du retour du corps féminin à son état «  » »originel » » », pré-grossesse, est profondément malsaine, et ça me met en boule de la voir ici aussi. Je te jette pas la pierre, chacun fait comme il peut face aux poncifs toujours plus oppressants des idéaux de beauté féminins, mais bon sang… Je veux dire : tu portes un être humain entier dans ton corps(!)???? J’aimerais juste rappeler qu’on a le droit de peser plus et d’avoir des vergetures et de garder de kilos de grossesse pendant plus de six mois, un an, etc. C’est le fantasme de l’élastique. On est juste humaines. On devrait pas laisser les médias nous dicter combien il faut qu’on souffre afin de « retrouver sa superbe »

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