La mère d’Yves Saint Laurent est née d’un viol. Puis a elle-même été violée à l’adolescence.
Ce n’est pas au couturier qu’elle choisit de le révéler, mais à sa nièce, Marianne Vic. Qui a attendu que toute la galaxie Saint Laurent disparaisse, y compris Pierre Bergé, pour interroger publiquement cet héritage traumatique et toutes ses ramifications.
Comment le secret, la honte, la féminité meurtrie ont-ils façonné la dynastie familiale et le destin de chacun ?
La « négativité » de son récit a effrayé un premier éditeur, qui a renoncé à publier Marianne Vic.
De fait il n’y a pas de démonstration dans « Rien de ce qui est humain n’est honteux », qui progresse comme la houle, sans point de départ ni point final, avec de multiples allers-retours temporels. Pas de pensée bien ordonnée, de réparation qui rendrait à chacun(e) une place confortable. Mais une sorte de fatalité, dont l’auteur fait le constat de manière impressionniste, tantôt poétique, tantôt cruelle. Très cruelle.
C’était pourtant la délicatesse de Marianne Vic au micro de Frédéric Taddéi sur Europe 1 qui m’a incitée à la lire. Ce contraste n’en donne que plus de piquant à son témoignage.
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