Elle n’a aucune valeur. 
Ni monétaire ni affective. 
Ce n’est pas un bijou de famille vintage légué par une grand-tante, ou déniché dans un vide-grenier. 
Ce n’est pas la première bague que m’a offert l’Homme. 
C’est juste un modèle en toc que je me suis acheté pour rien chez Forever 21. Il y a presque dix ans.

Et pourtant cette bague j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux.

C’est moi. Elle a été moi depuis que je l’ai. 
Elle va avec absolument tout, résume tout ce que j’aime dans un bijou (imposant, subtilement singulier et se suffisant à lui-même) et me vaut sans cesse des compliments et des questions. 
J’ai de petites mains nerveuses, rarement manucurées, elle les rend plus jolies. 
Selon le poids que je fais je peux même la changer de doigt. Annulaire, majeur ou index. 
On la remarque toujours et elle me « signe », c’est un pilier de mon style.

Il y a tout un mythe autour de la valeur d’un bijou, de son histoire à son prix ou bien sa légende familiale. 
Parfois un bijou c’est juste vous qui rencontrez un morceau de métal et qui vous y reconnaissez.

Sur les mêmes thèmes

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.