J’ai toujours fantasmé le télé-travail à la Carrie Bradshaw.

Dans « Sex and the City » elle tapait trois phrases sur son MacBook, enveloppée dans un kimono en soie, les fesses posées au bord du lit.

La mise en scène de son activité journalistique était toujours la même.
On la voyait négligemment assise à divers endroits stratégiques de son petit appartement. Son lit. Le petit bureau face à sa fenêtre. Parfois une bière, souvent une clope.
Ses chroniques pour le New York Star semblaient lui venir comme des fulgurances. Torchées en quelques minutes après une épiphanie (I couldn’t help but wonder…)

J’ai connu ça, en un sens.

Au temps du Parisien, je me postais dans des endroits incongrus pour écrire mes reportages nocturnes « à chaud », en moins d’une heure. Fréquemment à même le sol, en tailleur, le portable sur les genoux.
Les papiers s’écrivaient vite, il le fallait, sinon je plantais le journal. On ne rédigeait pas encore sur smartphone. On avait encore un bouclage quotidien et le couperet de l’imprimerie, pour que les exemplaires papier arrivent à l’heure en kiosques le lendemain matin.

Alors comme Carrie, quand j’ai su que j’allais quitter mon poste pour écrire de chez moi en free-lance, j’ai investi dans un genre de kimono.

C’est comme ça que je m’imaginais, en « peignoir d’inspiration ».

Je pensais que ma façon de m’habiller allait changer. Que j’allais évoluer quotidiennement dans un cocon d’étoffes et de mailles réconfortantes.

En fait pas du tout.

Déposer Ève à l’école maternelle puis Anouk chez la nounou m’a fait garder le pli de « m’habiller pour sortir » tous les matins, après une petite phase de rodage en septembre.

Il n’y a pas eu de « loung-isation » ou de bohémisation radicale de mon style, à proprement parler. Mais j’ai quand même adapté quelques trucs.

1 – SUPPRIMER LES COUPES FITTÉES AU NIVEAU DU BUSTE

Le travail sur écran sollicite quand même pas mal les épaules, coudes, trapèzes, bref, tout ce qui est un peu « encagé » quand on porte une robe structurée ou un blazer.
Je garde ces vêtements-là pour les rendez-vous extérieurs et le week-end (et je porte volontiers le blazer en guise de pardessus).
En semaine quand je sais que je vais passer la majeure partie de ma journée à écrire, je privilégie les hauts plus fluides.

2 – ABANDONNER LES JUPES OU ROBES COURTES

J’ai bizarrement supporté pendant des années de travailler avec une minijupe en open space (les jambes opportunément planquées sous mon bureau). Aujourd’hui ça m’agace. Même s’il n’y a plus aucun témoin à la ronde. Quand je suis assise à mon bureau, j’aime être couverte jusqu’aux genoux. Et de ne pas sentir le contact du collant (ou pire, des cuisses nues) avec la chaise.

3 – DEVENIR FRILEUSE

Je porte davantage de manches longues.
Et je me suis offert un snood en cachemire et un foulard léger mais enveloppant. J’imaginais les mettre surtout pour sortir, et surprise, je les porte tout autant chez moi. J’ai de fréquents accès de frilosité en début d’après-midi. C’est non seulement le signal de la pause déj (que j’ai souvent tendance à procrastiner, d’où probable hypoglycémie), mais aussi celui du foulard/snood autour du cou.
Un truc que je ne faisais jamais à la rédaction, ultra-tempérée, et où on pouvait écrire en manches courtes tout au long de l’année.

4 – NE PAS AVOIR D’UNIFORME

Je n’ai pas de vêtements « pour écrire ».
Le fameux kimono, bradshaw-like, je le mets tous les jours, mais il fait partie de mes routines du coucher et du lever, pas de mon attirail de travail.
J’ai beaucoup de rituels d’écriture bien sûr, et je vous les raconterai dans mon prochain post, mais ils ne sont pas liés aux vêtements.

5 – RECYCLER MES UGG

Quand on travaille à domicile, on ne blague pas avec la question des pantoufles. D’autant qu’il y a du carrelage et du parquet chez moi, et désespérément peu de tapis.
Depuis cet hiver, c’est donc UGG aux pieds dans la maison. Je n’en ai pas acheté exprès, j’ai recyclé celles que je possède depuis plusieurs années et que je portais jusqu’ici pour sortir.
Après avoir remarqué que je pouvais systématiquement les remplacer par mes biker boots, je les ai officiellement retirées de ma garde-robe d’extérieur.

6 – RENTABILISER LES BASKETS BLANCHES

Quel rapport avec le télé-travail me direz-vous ?
Tout au long de l’année, j’ai besoin d’une paire de chaussures « mains libres » dans lesquelles me glisser pour sortir rapidement de chez moi (ne serait-ce que pour ouvrir au facteur).
Je consacrerai plusieurs billets à ce vaste sujet du « home office » donc on aura l’occasion d’en reparler, mais les sorties de chez soi, quand on bosse à domicile, c’est à la fois une nécessité et un piège. Parce qu’elles peuvent dynamiser une journée de travail comme la saboter, si on les effectue au mauvais moment.
Tout ce qui peut fluidifier ces transits est donc bon à prendre.
Et dans la foulée d’une grossesse ou d’un congé mat, quand vous avez un bébé dans le ventre ou dans les bras, vous avez perdu l’habitude de vous assoir pour fermer vos chaussures.
Voilà comment je me suis mise à porter régulièrement des baskets blanches ces derniers mois.
Sur moi, ça ne va clairement pas avec tout – contrairement à ce que tous les lookbooks de prêt-à-porter vous laissent croire. Mais avec plus de choses que prévu.
Je glisse dedans (je ne fais jamais les lacets) parce que quelqu’un a sonné ou que je dois m’absenter et hop, tiens, en fait ça marche avec telle teinte ou telle robe.
Ou quand la flemme porte conseil.

7 – DÉPASSER LE CLIVAGE FORMEL / INFORMEL

Quand il n’y a plus de scène, plus de public, qu’est-ce qu’on change à sa manière de s’habiller ?
Avant je débrayais les jours off, comme pour marquer la rupture avec mon job qui s’insinuait partout et qu’il fallait sans cesse contenir. Aujourd’hui, j’arbore le même niveau de maintenance vestimentaire quasiment 7 jours sur 7.
Je n’ai pas envie d’être négligée et j’ai davantage de temps, alors je fais mes petites expérimentations vestimentaires. Et je me suis surprise à porter des tenues « formelles » également le week-end, juste parce qu’elles sont jolies et confortables. Au fil des semaines, la distinction entre les deux a fini par s’effacer.
C’est très propre au télé-travail, en tout cas à ma manière de l’aborder. Mon activité professionnelle n’est plus structurée par le cadre (physique et psychologique) de l’entreprise. Je l’ai intériorisée, et elle ne me quitte plus. Alors j’aime voir chaque matin dans le miroir l’image de quelqu’un qui « va aller travailler ». Car c’est exactement ce que je fais.

Capture : HBO.

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32 commentaires

  1. Cleo

    jeudi 16 mai 2019 à 15:16

    Bonjour,

    Je me reconnait dans ce que tu dis, travaillant aussi de chez moi. J’ai toujours un pull en plus a l’intérieur! Rester statique devant un ordi, c’est terrible! Mais je continue a mettre des jupes courtes – mais je mets automatiquement une couverture sur les jambes quand je bosse!! Sinon, pareil aussi pour les baskets blanches… je ne porte que ça. En plus j’ai le modele a scratchs, donc le truc encore plus de feignasse! J’essaie de me forcer a mettre autre chose (mon mari se demande l’intérêt des 20 paires qui dorment dans le placard!). J’attends avec impatience le retour des beaux jours, je varie plus facilement les paires de sandales (qui pour le coup s’enfilent presque toutes hyper vite quand tu te rends compte que tu dois etre a l’e Dans 5mn!). Et évidemment la question des chaussons… je crois que l’hiver prochain, je vais enfin investir dans une vraie, belle paire de chaussons durables (en cuir avec moumoute) car j’en use une par an! Hate de lire tes autres articles sur le travail a la maison en tout cas!
    Belle journé

    1. Balibulle

      jeudi 16 mai 2019 à 15:37

      Moi je dis que je te bats, parce que le modèle à lacets qu’on ne ferme pas, c’est encore plus feignasse que ces scratches qu’il faut fermer, haha !
      Et si tu as 20 paires dans le placard moi je dis que c’est bien raisonnable et que TOUT VA BIEN.
      Et un vrai article sur les pantoufles reste à écrire. Moi j’ai adopté les bottes fourrées d’extérieur (avant les UGG je portais des Mou, dans le même genre) mais c’est plutôt par défaut.

  2. Charlotte

    jeudi 16 mai 2019 à 15:20

    Je crois que si je bossais de chez moi, je n’aurais aucune motivation pour bien m’habiller. Je serai en jogging et tee-shirt large en coton doux, sans soutif (le graal absolu), comme je le suis quand je traîne à la maison le week end.

    Même en freelance, tu continues d’écrire sur les mêmes sujets ?
    Prévois-tu un article sur ton changement pro ? pourquoi être passé d’un jounal au freelance ?
    J’avoue que ça m’intéresse (même si je comprendrais aussi que tu n’aies pas prévu d’en parler).

    1. Balibulle

      jeudi 16 mai 2019 à 15:34

      Mdr pour le soutif ! Je conçois totalement le mythe du télétravail en jogging, qui doit être une réalité pour beaucoup de gens. En ce qui me concerne avoir des enfants est un vrai « game changer » en terme d’habillement, et je ne l’avais pas forcément anticipé.
      Cet article répond à quelques questions sur mon changement pro :
      http://www.balibulle.com/post/2018/11/20/lexo-squelette/
      Je réaborderai le sujet sur le blog prochainement, oui 🙂

  3. carole

    jeudi 16 mai 2019 à 15:34

    Définitivement dans le mille… y compris pour la phase rafraîchissement lié (sans doute) à ces chers neurones qui grignotent l’énergie…
    Mille mercis.

    1. Balibulle

      jeudi 16 mai 2019 à 15:44

      le signe d’une bonne productivité, espérons ^^

  4. Colette Du Net

    jeudi 16 mai 2019 à 15:50

    J’ai un travail d’extérieur (si j’ose dire), donc des chaussures classiques.
    Chez moi, j’ai finalement adopté les birkenstock avec chaussettes (elles ont pris un coup de peinture et j’en ai racheté d’autres) ou, pour aller à la supérette d’en face ou à la cave , des slippers en fausse fourrure . Pas de scratch, pas de lacets!

    1. Balibulle

      lundi 20 mai 2019 à 8:45

      Je ne sais plus si je t’ai déjà demandé, quel modèle de Birkenstock as-tu ?

  5. Géraldine

    jeudi 16 mai 2019 à 16:34

    Toujours très juste comme à chaque fois! Je suis aussi pour le moment à la.maison (pause carrière) et je me retrouve dans certains points: les Ugg qui deviennent pantoufles, et surtout cette démarcation formel/informel qui s’efface. Pour l’été je pense miser sur des jupes longues et troquer les Ugg contre mes Birkenstok…

    1. Balibulle

      lundi 20 mai 2019 à 8:46

      Le bien-être absolu des jupes longues… Tu en as déjà, ou tu vas te mettre en quête ?

  6. Anonyme

    jeudi 16 mai 2019 à 18:37

    Tu sais, dans Superman (qui était aussi journaliste si ma mémoire est bonne ;)) il se jetait par la fenêtre et volait dans les airs mais c’est pas pour ça qu’il faudrait faire pareil ! Tout ça pour dire qu’il ne faut pas avoir de complexe de pas pouvoir tout faire comme Bradshaw 🙂

    Ces Uggs, je me souviens de les avoir vus à tes pieds le jour où j’étais venu t’admirer incognito dans une certaine librairie 😉 Tu portais un très joli collant fantaisie résillé ce jour-là et j’étais légèrement déçu que ça se finisse dans des Uggs ; en même temps je savais que je ne pouvais espérer beaucoup mieux, connaissant ta phobie des ballerines et des escarpins…^^

    1. Balibulle

      lundi 20 mai 2019 à 8:48

      Ah haha mais oui c’est vrai que tu avais passé une tête, tu me l’avais dit !! Quelle mémoire (et ce collant faisait bien la blague sous une robe noire, j’avoue)

  7. Tango

    jeudi 16 mai 2019 à 20:17

    Ah ah, même topo ici! Merci pour cet article, je me sens moins seule!
    Cela fait plusieurs années que je travaille à domicile deux jours par semaine environ et que je traînais en vieux jean/petit pull défraîchi (voire troué)/gros gilet tricoté par ma mère il y a quinze ans (reprisé plusieurs fois depuis mais bien chaud !)/foulard. Le manteau (fermé) sauvait l’affaire quand je devais sortir faire une petite course. Pas du tout ce que je portais au travail (beaucoup de robes en hiver, facile – rien à assortir -, et cela me distingue de mes étudiants) ni le week-end.
    La naissance de ma fille a changé la donne puisque je dois aller la déposer et/ou aller la chercher à la crèche, ouvrir mon manteau (pour le porte-bébé), et donc être un minimum présentable mais tout de même habillée confortablement, tant pour la journée de travail que pour cavaler derrière ma fille au square ou pour lui donner le bain. J’ai donc trié ma garde-robe, réservé quelques vieux doudous au bricolage/jardinage, conservé mon vieux gilet (non mais oh !) et bazardé mes loques. J’ai racheté un jean en occasion et investi dans un joli pull en laine (un peu comme celui-ci mais en gris : https://www.fooldewool.com/fr/pull-pointelle-bleu-marine-femme-76493993.html, de la marque scandinave FUB, très jolie maille et boulochant peu, qui propose aussi du coton pour l’été), un gilet en lin (de la marque La Révolution textile, qui s’éteint en juin, snif) et complété ma série de petits pulls fins La Révolution textile (https://www.larevolutiontextile.com/collection-ete-2019/41-194/petit-pull-ella-auburn-mode-ecologique#/2-taille-m_38, jolies couleurs, fibre textile thermorégulatrice, comme la laine, ce qui me permet de mieux résister à la sensation de froid inévitable lorsqu’on reste immobile, modèle bien coupé mais qui n’engonce pas lorsqu’on travaille longtemps devant l’ordi, je comprends tout à fait ta remarque !) Ou je porte mes deux chemises en soie Ekyog, qui n’ont pas besoin d’être repassées (je garde celles en coton et devant être repassées pour la « représentation »). Mon uniforme du week-end automne-hiver est en fait devenu ma silhouette de travail à la maison, tu as raison, la frontière formel/informel s’estompe. Pour les cours, réunions, etc., j’ai conservé les robes (que je trouve toujours aussi pratiques et que j’ai retrouvées avec plaisir après l’allaitement, durant lequel je privilégiais le deux-pièces) et mon uniforme de la mi-saison jean-chemise en coton ou en soie- baskets blanches plates (et démodées, mais je les aime toujours autant mes Veja, qui tiennent plutôt bien la route).
    Cet été, je compte réserver mes petits shorts en jean à la canicule ou aux vacances, et miser sur les jupes longueurs mi-mollet (une Simply grey en lin, de couleur ocre, je trouve le tissu et la couleur superbes ! https://www.simplygreylife.com/product-page/women-s-linen-skirt-with-pockets) ou chevilles (j’hésite à me faire offrir pour mon anniversaire la même Simply grey en gris-brun ou en rose poudré, en la faisant allonger et sans les poches), avec des sandales. Mes deux jupes d’été longueur mi-cuisse me paraissent courtes (pas tant à cause de la maternité que de mon œil qui s’habitue à ces nouvelles longueurs), je les garde pour les grosses chaleurs ou pour plus tard, leur tour reviendra 🙂
    Je n’ai toujours pas résolu le problème des pieds, carrelage et parquet chez moi aussi, heureusement mon bureau est à l’étage. Pour l’instant je me contente d’enfiler deux paires de chaussettes.
    J’attends avec impatience les autres articles sur le travail à domicile 🙂

    1. Balibulle

      lundi 20 mai 2019 à 10:52

      Oh quelle beauté cette jupe safran ! Tu portes quoi comme tops avec ? Et tu as quel modèle de Veja ?
      Carrelage / parquet : je me rends compte que j’ai carrément besoin de semelles pour isoler le pied. Du coup même les maxi chaussettes de lecture ne me suffisent plus, ahem ^^

      1. Tango

        lundi 20 mai 2019 à 12:42

        Avec des T-shirts ou pulls fins bleus, blancs ou gris, manches courtes ou longues, près du corps ou plus larges, que je rentre à l’intérieur de la jupe et fais blouser un peu. D’autres associations doivent être possibles, je teste ! Et mes Veja sont des Esplar, que je possède depuis 5 ans je crois. Note : mon mari a eu le même modèle dans une autre couleur mais les trouvait un peu inconfortables car trop plates. Moi, je les adore, et elles dédramatisent pas mal de tenues (je trouve).

  8. Ema

    jeudi 16 mai 2019 à 22:25

    Mon chien blanc semant ses poils, à la maison c’est jogging gris. Heureusement que j’y bosse pas. J’adore les vêtements d’entreprise : escarpins, blazers, blouse ou chemise, du moment que je bouscule un peu tout ça.

    1. Balibulle

      lundi 20 mai 2019 à 10:53

      Je te comprends. Moi j’ai toujours hésité entre du homewear de couleur claire, ou teindre Tartine en brune.
      Et oui, le dressing « d’entreprise » a un charme certain ^^

  9. Carole

    vendredi 17 mai 2019 à 14:26

    Moi je fantasme devant des articles comme celui-ci…! Aaaah, bosser chez soi….(Ne plus me taper ma c******e de chef !).
    J’ai 20 ans de travail derrière moi et ça a toujours été dans le cadre d’une entreprise, « au bureau » (mais je m’habille comme je veux, donc hyper décontract’)…
    Tu pourrais nous dire plus tard comment tu as vécu la transition travail en entreprise / travail à domicile ? L’idée que tu t’en faisais VS la réalité ? Impression d’être plus libre ou pas du tout, bien au contraire ?
    J’ai dans un coin de la tête une idée de reconversion qui, si un jour elle se fait, implique de travailler chez moi…..
    Merci !

    1. Balibulle

      lundi 20 mai 2019 à 10:57

      Héhé heureuse d’ouvrir une petite porte ensoleillée 🙂 Et oui, j’avais envie de faire une série de billets sur le télé-travail, celui-ci est le premier, et j’aborderai dans le troisième post toutes les questions relatives à ce statut, et aux fantasmes qui l’entourent, donc je suis ravie que tu abordes le sujet ^^
      Alors pour l’heure, une tenue typique de boulot pour toi, elle se compose comment ?

  10. Elli

    samedi 18 mai 2019 à 8:10

    Super post, mais on ne sait toujours pas ce que tu fais depuis que tu as quitté le Parisien… C’est quoi ta nouvelle aventure ?

    1. Balibulle

      lundi 20 mai 2019 à 10:58

      Bonjour Elli ! En ce moment j’écris mon deuxième livre, j’en ai parlé ici :
      https://www.balibulle.com/post/2019/02/15/ecrire-face-a-la-mer/

  11. Brunette

    samedi 18 mai 2019 à 11:12

    Ah ben voilà si j’avais su j’aurais gardé mon laïus pour cet article
    Tu sais tout de mes habitudes fringues en HW a présent.
    J’espère vraiment que l’été me forcera à m’habiller, l’exercice de style qui était le mien chaque matin me manque. D’ailleurs c’était plutôt un exercice du coucher, j’avais l’habitude de m’endormir en réfléchissant à ma tenue du lendemain. Là, je suis en voyage (mes excuses au passage pour ma vanne super pourrie sur les rayures, la lecture d’un blog sur téléphone n’est pas aisée pour une hypermétrope et j’avais raté que le titre de l’article y faisait déjà référence…la honte), et avoir préparé les tenues adéquates m’a rendue nostalgique.
    Je garde mes réflexions sur les pauses pour le prochain article!
    Juste un point facteur : on en parle du bonheur de récupérer des colis en live ? Finie la queue a la poste le samedi matin ! Yay!

    1. Balibulle

      lundi 20 mai 2019 à 11:02

      Haha au contraire j’étais ravie que l’on fasse la même vanne Et puis la faute à la version non responsive du blog, maintenant c’est enfin réglé, ouf !
      Pour les colis c’est indéniablement une des meilleures PAUSES de la journée, hihi.
      Concernant le degré d’habillement en HW, si l’envie et la nostalgie sont là, c’est que tu y viendras à un moment donné, mais que ce moment n’est pas encore arrivé ! Et oui, c’est beaucoup plus facile en été. Mais je compte sur toi pour que l’on fasse un point régulier ^^

      1. Brunette

        mercredi 22 mai 2019 à 14:32

        Comment c’est bien cette version !!! ❤❤❤

        1. Balibulle

          lundi 27 mai 2019 à 15:09

          Hiiiiiiii (mais continue à poster sur plusieurs billets, j’adore)

  12. sigaellesi

    mardi 21 mai 2019 à 14:13

    Ah je vais suivre avec encore plus d’attention tes futurs posts sur ce sujet. Depuis 1 an cause déménagement de ma boite à plus d’une heure au moins de trajet dans une ZAC j’ai réussi à négocier 2 jours de TW et 2 jours en entreprise. Je n’idéalisais rien en commençant ces journées à la maison….juste arriver à bien déconnecter et m’accorder une vraie pause à midi. j’adore ces 2 jours et tellement moins fatiguée par les transports. Niveau chaleur je te comprends, mon meilleur investissement 2018 reste une couverture chauffante, vraiment le nec plus ultra. je valide les baskets blanches facile à mettre. Adepte aussi des arizona et gizeh de birk et des jupes longues chez Monoprix…pourquoi est-ce si difficile de trouver des vraies jupes lonuges !!! .et et aussi du port de ma salopette en jean (trouée ahem) qui passe très moyennement quand je pose ma fille à l’école les jours de TW auprès des maîtresses ! voilou :)bonne journée Bali.

  13. Mafalda

    jeudi 23 mai 2019 à 9:07

    J’ai vu et revu Sex & The City je ne sais combien et de fois et me suis également identifiée à Carrie Bradshaw et ses fameuses épiphanies pour sauter le pas! Moi je carbure à la Ricoré et à la cigarette électronique parfum kiwi-cactus et non au café-clopes.

    Je travaille à domicile en tant que traductrice et hier soir je me suis décidée à poster la première nouvelle de mon recueil qui a été publié, mais que j’étais trop timide pour partager. C’est en quelque sorte une réussite personnelle et cela m’a redonné l’envie d’écrire.
    Comme toi, j’ai radicalement modifié ma manière de travailler. Comme le disait Frédéric Beigbeder: je suis devenu écrivain pour travailler dans mon lit! Pas de bureau, je suis peinarde sur mon canapé ou dans mon lit, mais habillée! Toujours.

    Alors je n’ai pas de kimono comme toi, mais j’ai laissé la tenue d’executive woman au placard pour bosser en jean LTB (j’ai à peu près tous les modèles, j’adore cette marque abordable et je suis un chouïa monomaniaque). J’ai moi aussi misé sur une belle paire de bottes fourrées, car j’ai beau vivre dans le Sud, lorsqu’on est statique, on se gèle (des Fat Face anthracite que j’ai commandées en Grande-Bretagne, 69€, c’est beaucoup moins cher que les UGG), des tops en coton de diverses couleurs (rose poudré, ocre, gris clair ou anthracite, ou vert Irlandais) et de bons pulls bien chauds et girly.
    Mon indispensable: un gilet Roxy gris bordé de rose sans lequel je ne pourrais survivre, et une floppée de baskets (les Campus d’Adidas en mauve pastel, une paire de Stan Smith, des Nike violettes et des Bensimon corail), ainsi des « fausses » Birkenstock de chez Gemo imprimé cachemire pour l’été, et une paire de ballerines open-toe imprimé léopard de chez ASOS.

    Le télétravail me convient parfaitement, je suis au calme, je travaille à mon rythme, sans bruit, et je peux faire des pauses quand je le souhaite pour prendre un bain relaxant, me maquiller, car oui, je me maquille, je n’ai pas envie de ressembler à un raton laveur! Et comme toi bien sûr je procrastine, je bombarde à certains moments et des fois je fais des pauses, les meilleurs moments pour moi étant le matin et le soir assez tard. Heureusement que je peux faire une petite sieste dans la journée, car je bosse près de 50 heures par semaine!
    Et mes jumelles de presque 10 ans vont à l’école le matin assez tôt jusqu’en fin d’après-midi, ce qui me laisse le temps de m’adapter à mon travail, car travailler avec des clients qui sont à Honk Hong, Tel-Aviv, New York , Londres ou Auckland, j’ai besoin d’avoir une bonne organisation et une carte des fuseaux horaires!

    Mes petits plaisirs: de jolis dessous bien colorés de chez Etam pour me sentir femme, car ils sont très abordables et très féminins, le parfum d’ambiance Confiserie de l’Occitane et un peu d’huile marocaine Simon Tom qui sent tellement bon pour mes cheveux naturellement wavy (bon, j’avoue, je ressemble à un mouton qui a explosé le matin).

    La touche finale: le parfum sans alcool Fleur de Vignes de Caudalie, qui est très subtil et qui est reflète bien ma personnalité. Et pour mes filles, c’est l’odeur de maman.

    Et je suis comme toi: ce n’est pas parce que je travaille à la maison que je vais me laisser aller. Lorsque je me regarde dans le miroir, c’est une femme soignée que je souhaite voir, et pas une loque en pyjama et en pantoufles! Je considère que c’est un véritable tue-l’amour quand on a un amoureux et je souhaite donner une image soignée à mes filles et surtout à moi-même.

    Merci d’avoir partagé ce post dans lequel je me retrouve vraiment.

  14. Armelle

    jeudi 23 mai 2019 à 20:11

    Depuis ma grossesse où je ne pouvais plus fermer mes chaussures, je me suis trouvée des slip-on.
    Noires toutes sobres, elles sont parfaites maintenant pour sortir inopinément de ma maison, que ce soit pour réceptionner le courrier, sortir les poubelles ou autres activités dedans-dehors.
    A l’époque c’était des La Redoute, même pas en cuir, et bah elles font toujours l’affaire même 3,5 ans après.

  15. Rituels d'écriture | Balibulle

    mardi 28 mai 2019 à 16:20

    […] à quel endroit. Ce qui occasionnera certainement un autre chapitre dans mon feuilleton sur le travail à domicile, dont ce post sur les rituels constitue le deuxième volet. D’ailleurs quand j’ai eu […]

  16. Mrs T

    mercredi 29 mai 2019 à 11:15

    Quel bonheur cette série sur le télé-travail! Et alors, puisqu’on en est à parler confort, j’ai envie de dire, comme dans une pub pour les opticiens, CONFORT DE LECTURE de cette nouvelle configuration du blog!
    Je suis bien d’accord avec la nécessité du confort ‘du haut’, parce qu’on finit par être bien ankylosée du trapèze assise toute la journée. Chez moi, mes quelques (wharf wharf) chemises en soie me font bien de l’usage.
    En revanche, je n’ai jamais eu le fantasme Carrie Bradshaw, déjà parce que cette série m’a irritée plus que de raison (à part Kim Cattrall, que j’aime d’amour), la voix de SJP me hérisse et je n’ai jamais pu (ni voulu) m’identifier à ces dames, qui me rappelaient trop des New-Yorkaises pénibles que j’ai connues IRL, comme on dit maintenant (je suis team Midwest, New York me gonfle : snobisme ultime de préférer Chicago). Bref, je me suis épargné la quête du kimono, et en plus, Carrie Bradshaw, elle écrit pas genre en tailleur sur son lit? Ma souplesse légendaire me l’interdit (je suis la personne dont les genoux remontent aux oreilles quand elle s’assoit en tailleur, la honte dans les journées portes ouvertes de la crèche des gosses où on t’humilie à te faire asseoir par terre), j’ai besoin d’être assise à une table. En revanche, pour Netflixer le soir, un kimono, ça pourrait avantageusement remplacer le gilet informe.
    À force de travailler « de chez moi », j’ai fini par comprendre un truc : l’absence de structure peut me conduire à ne rien faire du tout du tout. Je ne peux pas commencer à travailler si je ne suis pas habillée et maquillée. Le rouge à lèvres, c’est le signal du début de la journée de travail .Parfois même (attention, psychiatrie), je mets mes chaussures chez moi avant de m’asseoir à mon bureau. J’ai fini par organiser mes journées en deux temps, d’ailleurs : moitié chez moi, moitié à la bibliothèque, ce qui m’évite de passer trop de temps à vider le lave-vaisselle, faire tourner les lessives ou nettoyer les plinthes à la brosse à dents (la maniaquerie étant, comme chacun sait, la meilleure amie de la procrastination).
    Mais comme Brunette, j’ai pris l’habitude de préparer mes affaires la veille, et finalement, je le fais encore plus depuis que je travaille à la maison : si je ne le fais pas, je peux souvent traîner des heures en pyjama avant de m’habiller.
    En fait, cette histoire de télé-travail, ce ne serait pas le test ultime de notre résistance à la vie d’adulte?

  17. 3 jours de suite | Balibulle

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