Même malade, Amélie Nothomb écrit religieusement tous les matins, de 4h à 8h, au stylo Bic bleu.

Dans sa chambre de bonne du Marais, Maylis de Kerangal s’échauffe toujours avec une cigarette, et rassemble listes, plans, schémas, « fragments et notes impures » dans un grand Moleskine.

Entre deux fulgurances sur son clavier, Marie Darrieussecq se méfie de la prise de notes et préfère « rêver éveillée » en allant marcher avec son chien ou nager.

Avant chaque session d’écriture, Marie N’Diaye lit ses auteurs fétiches pendant une heure. Et progresse sans premier jet, accouchant d’emblée du texte définitif.

Yasmina Reza, elle, n’est jamais plus inspirée que dans les aéroports, les trains, ce qu’elle appelle des « endroits d’empêchement ».

Que je sois lectrice ou non d’un auteur, je suis toujours avide de découvrir ses secrets de fabrication.
Cette magie noire personnelle, faite de tâtonnements, d’accidents et de superstitions.
Qu’est-ce qui provoque l’irruption des mots justes, l’évidence d’une phrase, la petite musique d’un paragraphe ? À quelles heures de la journée, à quel endroit, avec quelles béquilles ?
Et où commence le travail souterrain, cette récolte sensorielle qui précède et accompagne l’écriture, moisson d’images, de sonorités et de textures ?

Certains romanciers préservent leur mystère.
Comme ceux assurant – non sans coquetterie – que leurs personnages s’écrivent pratiquement d’eux-mêmes.
En bonne laborieuse, je n’y suis pas sensible. Et leur préfère les auteurs sacrifiant à des cérémonials bien précis pour convoquer le verbe, comme on se jette un sortilège à soi-même.

J’ai toujours vécu de ma plume, mais depuis que j’ai quitté mon poste de reporter dans une grande rédaction pour un quotidien d’auteur solitaire attelé à son deuxième livre, j’ai revisité cette histoire de rituels.

Les formats courts troussés dans le brouhaha ont cédé la place aux longues plages de concentration et de structuration.
Bien sûr, il reste la colonne vertébrale de la journaliste.
Ne pas avoir peur du clavier, ni de l’écran.
Savoir qu’on n’a jamais planté un bouclage, et se faire confiance.
Croire au cadre, aux horaires, à une forme de contrainte, parce que l’inspiration est un muscle qu’on échauffe, pas un don du ciel.

Mais certaines choses ont changé.

A mes débuts au Parisien, j’étais « reporter de nuit », j’écrivais tard le soir et « à chaud », juste après un spectacle, le plus souvent pendant.
Puis une fois rentrée chez moi je luttais pour trouver le sommeil, encore portée par cette adrénaline nocturne.
J’ai gardé ce pli pendant quinze ans, la journée était une sorte de long échauffement jusqu’à ce sprint crépusculaire. Pendant lequel je pouvais supporter d’être mal assise, mais pas d’avoir le ventre vide.

Désormais, le soir, je n’écris plus. Après avoir donné tant de mes soirées au travail, je m’y refuse. Du coup, j’ai dû apprendre à être productive dès le matin, après avoir déposé mes filles à l’école et chez la nounou.

Plus question d’aller chercher l’inspiration chez Starbucks ou dans le jardin de mes parents, comme j’ai pu le faire à l’été 2013 pour mon Antiguide de la Mode. À l’époque, j’habitais encore en appartement, à Paris. Sortir était une hygiène, et les points de chute ne manquaient pas.

A 38 ans, j’ai désormais du mal à me passer de mon très grand écran, installé dans le bureau, au premier étage de ma maison en banlieue. Je peux chercher mes mots en regardant les chênes de mon jardin. Les perruches d’Orly qui s’y bastonnent avec les écureuils. Ou ces deux ballons à l’hélium qui se sont accrochés dans les branches il y a deux ans, et y sont restés depuis, se décolorant au fil des saisons et des intempéries.

Mon espace de travail est là, absolument là.

De toute façon, dès que je m’installe longuement ailleurs, les yeux et la nuque baissés sur mon MacBook, mon dos se charge de me le faire payer. Comme quand je suis allée écrire quatre jours face à la mer, au Touquet.
Je suis rentrée ravie mais cabossée.


Si je rédige toujours mes chapitres sur clavier, j’ai emprunté à Maylis de Kerangal son usage du grand Moleskine, où je documente tout le processus d’écriture. J’y scotche images, schémas, rétro-plannings, coupures de presse, e-mails. J’y consigne des check-lists et des cartes mentales. Rien n’y est classé, les éléments se succèdent par ordre chronologique, façon bullet journal. J’y reporte aussi – et c’est essentiel – tout ce qui « foire » pour en garder une trace. Voir les tâtonnements et les progressions.

Une sorte de making of en temps réel, qui existe par lui-même, avant, pendant et après le livre.
Si j’ai du mal à démarrer l’écriture le matin, c’est dans mon Moleskine que je plonge, pour me mettre en jambes.

Sur une journée de travail, l’échauffement me fait d’ailleurs perdre davantage de temps que les interruptions, que j’ai appris à gérer en reportage, où il y a toujours quelqu’un pour vous poser une question ou un vigile pour vous sommer d’aller écrire plus loin.
Une fois que je suis sur ma lancée, je me re-concentre assez vite. Mais mon biorythme d’écriture étant encore (un peu) calé sur mes anciennes pratiques journalistiques, démarrer est un challenge. S’arrêter aussi.

Vers 17h, je suis encore « en pleine bourre » quand l’heure d’aller récupérer Anouk chez la nounou approche. J’utilise un minuteur pour être sûre de ne pas louper le coche tout en évitant de regarder ma montre ou mon téléphone, mais je lève généralement le camp au dernier moment. Avec le texte qui tourne encore dans ma tête. Car bien sûr, l’écriture ne s’arrête pas à la porte de chez moi ou de mon Moleskine.

Parfois, en écoutant une chanson, un podcast ou une émission de radio dans ma voiture, un mot fait tilt. Ma mémoire défaillante m’a appris à toujours capturer une idée quand elle se présente. Alors j’attrape tout ce qui passe à ma portée. L’Homme rit devant mes facturettes de CB ou tickets de parking parsemés de notes énigmatiques « primitif », « pèlerinage », « théâtralité », « empirique ».
Je ne compte plus non plus les bribes de phrases dictées sur mon iPhone en étendant une lessive. J’ai dû acheter un kit mains libres.

Mes anciens collègues d’open space, habitués à ma maniaquerie et à voir mon bureau rangé au cordeau tous les soirs, tomberaient de leur chaise en constatant l’état dans lequel je laisse le mien aujourd’hui, à force de partir à la dernière minute.
Tasses de café, brouillons, livres, câbles et courriers s’y étalent dans les grandes largeurs, assaisonnés de quelques albums jeunesse ou jouets, le bureau étant la pièce de transit entre les chambres d’Ève et Anouk.

Je n’ai toujours pas aménagé cet espace à la mesure de son nouveau statut, un usage non pas épisodique mais quotidien. Je me laisse encore quelques mois de pratique pour cerner de quoi j’ai besoin à quel endroit. Ce qui occasionnera un énième chapitre dans mon feuilleton sur le travail à domicile, dont ce post sur les rituels constitue le deuxième volet.

D’ailleurs quand j’ai eu l’idée de ce billet, j’ai demandé à trois femmes que je sais en ce moment « en écriture » de me raconter leurs propres pratiques. Leurs réponses ont été si riches, touchantes et drôles, que je ne pouvais imaginer les concasser dans ma propre logorrhée aujourd’hui.

Elles feront donc l’objet d’un nouveau rendez-vous sur le blog, consacré aux rituels d’écriture. Et c’est l’indispensable Fiona Schmidt qui l’inaugurera la semaine prochaine.




Illustrations : l’hilarante bande dessinée « La Chose Littéraire » de Jean-Philippe Delhomme

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18 commentaires

  1. Made in Faro

    mardi 28 mai 2019 à 17:32

    Que j’aime te lire ♥️
    C’est de l’intelligence sans prétention et surtout, tu sais exactement comment parler de ces choses qui semblent futiles aux yeux de tous alors qu’elles ont une importance capitale dans nos vie.
    Du moins, dans la mienne.
    Merci !
    Et j’ai vraiment hâte de lire le billet sur les habitudes de Fiona (que j’aime autant lire que toi, dans un autre registre).
    Bonne soirée,
    Manon

    1. Balibulle

      vendredi 31 mai 2019 à 13:17

      Merci infiniment Manon, j’ai beaucoup ri en recevant les réponses de Fiona j’ai hâte d’être à mardi et suis ravie qu’on ait sa précieuse lecture en commun.

  2. Anonyme

    mardi 28 mai 2019 à 18:16

    Très intéressant partage de rituel littéraire.
    Parmi les catalyseurs d’inspiration connus qui ne font pas partie de ton rituel, certains rapportent la transcription de leurs rêves, d’autres des substances pas toujours recommandables, mais aussi toutes sortes de bizarreries, la fin justifiant les moyens. (Enfin il me vient aussi en mémoire le cas de Murray Head, qui disait préparer ses entrées sur scène en se livrant à certaines pratiques… obscènes ! 😉 )

    1. Balibulle

      vendredi 31 mai 2019 à 13:18

      comme les coureurs cyclistes sur le Tour de France (entre autres !)

  3. Antonia

    mercredi 29 mai 2019 à 1:21

    C’est passionnant, ça dit tellement de la vie et des caractères des gens. Merci pour ce nouveau feuilleton

    1. Balibulle

      vendredi 31 mai 2019 à 13:19

      Merci beaucoup Antonia, oui c’est assez révélateur 🙂 Alors à mardi pour la suite !

  4. Brunette

    mercredi 29 mai 2019 à 3:35

    C’est touchant, émouvant de te lire.
    Je n’écris pas pour vivre, je suis « project manager » mais je me retrouve dans ton échauffement le matin. Le fait de ne plus avoir mes 12 minutes de vélo pour me préparer à ma journée de travail a créé d’autres rituels. Dire au revoir à l’homme sur le pas de la porte. Faire couler un 2e café. Allumer l’ordi. Poser cahier, souris, casque main libres a droite. Téléphone et tasse a gauche.
    Et je ris a lire le désordre de ton bureau, car j’ai fait l’inverse. Maladivement maniaque, mon ancien bureau était pourtant en perpétuel désordre, y compris mon ordi que je ne coupais jamais. J’avais toujours 15 feuilles Excel ouvertes et autant de Word, visio et de brouillons de mails. Mon bureau était toujours « prêt à l’emploi », et je me reconnectais facilement avec ce que je faisais la veille en partant.
    Maintenant c’est l’inverse ! Le soir je range religieusement le tout, laissant le bureau entièrement dégagé. Souris et casque chargent a droite sur leur socle. Tasse et téléphone dégagent. Le cahier est rangé sur l’étagère. L’ordi est éteint. Pas difficile d’y voir un besoin de me couper du travail au propre comme au figuré!

    1. Balibulle

      vendredi 31 mai 2019 à 13:19

      J’ai rangé mon bureau après avoir lu ton commentaire, CQFD

  5. Mafalda

    mercredi 29 mai 2019 à 6:52

    J’aime bien que tu aies disséqué les habitudes d’écritures d’auteurs que j’aime beaucoup. Nous avons chacun nos rituels.
    Je sais que Jean-Jacques Goldman avait un petit carnet dont le titre était ID et je regrette beaucoup les carnets de moleskine et écrire au stylo encre.
    Je suis un peu trop accro à mon latpop, à mon iPhone et à mon kit mains libres, mais j’avoue que les technologies du 3e millénaire, bien qu’utiles, ont un peu cassé la magie de l’écriture d’antan, on a tendance à se disperser, car nous avons tellement d’informations qui passent dans tous les sens avec les réseaux sociaux, les blogs, les journaux en ligne et j’en passe… Même si c’est intéressant, bien sûr! On finit par se perdre et il n’est pas facile de se recentre, d’où un isolement nécessaire. Comme toi j’ai décidé de ne plus travailler la nuit ni le week-end, mais des fois, je n’ai pas le choix, même les jours fériés, mais contraintes obligent!

    À mon humble avis, il faut savoir se recentrer et s’isoler, avoir son petit rituel (moi c’est le soir ou le matin, je suis l’amie Ricorée) et je m’octroie des plages pour buller à certains moments de la journée ou voir des amis, m’occuper des tortues et du jardin. C’est important de vivre dans un lieu calme, j’ai fui la ville trop bruyante, parce que plus jeune, j’aimais son effervescence, mais là, j’ai besoin de calme. Et puis paf, à un moment les idées surviennent (tu l’as dit, en faisant une machine ou toute autre chose du quotidien, et on a du mal à ne pas courir pour l’écrire, alors merci les cahiers de notes et les smarphones, les pense-bêtes ou mêmes les post-its virtuels. Mais je ne me suis pas encore replongée dans l’univers de l’écriture, car mon travail de traductrice acharnée ne me permet pas de m’adonner au créatif, surtout quand on a une famille. C’est dur de vivre de sa plume! Je salue ta réussite!

    J’ai pensé à toi quand on m’a envoyé cette vidéo que je fais tourner quand je vois des personnes très intelligentes qui manquent toujours de temps et aimeraient pouvoir se cloner pour avoir le temps d’être femme, mère, écrivain ou tout ce qui les passionne sans courir dans tous les sens, mais c’est quand même chouette d’être une « juggling mum », ou une Shiva il faut juste tâcher de trouver un certain équilibre que tu sembles t’offrir tout naturellement, et ça, c’est un chouette exemple de sagesse, car il y a des moments où l’on doit penser à soi, sinon le reste de la structure s’écroule: les enfants, le couple, le travail et ta santé…

    https://www.youtube.com/watch?v=_xQ7V-NEiYE

    Chapeau bas!!!

    1. Balibulle

      vendredi 31 mai 2019 à 13:28

      cette vidéo est magique (et me réconcilie avec mes jurons, tiens) et Mafalda, je te salue et te remercie, parce tu soulignes l’essentiel : dans cette vie d’indépendant où tout semble cool et modulable et possible, on a tôt fait d’oublier les parenthèses et de s’acheter une bonne conscience en ne lâchant jamais prise.
      Ta remarque sur les outils digitaux me fait penser à cette réflexion de Marie Darrieussecq, qui se demande ce que taper sur un clavier change, dans le processus créatif, par rapport à l’écriture manuscrite. Mobiliser deux bras et non plus un seul, être dans une symétrie, ça doit forcément avoir un effet cognitif, mais lequel ?

  6. Laura

    mercredi 29 mai 2019 à 9:20

    Bonjour Balibulle,
    Merci pour ce texte inspirant! Ca me fait beaucoup réfléchir. J’écris pour l’instant ma thèse de doctorat (en sciences humaines, donc c’est assez littéraire) et cette dernière année j’ai du moi aussi m’organiser. Ce n’est pas facile. J’ai aussi un enfant et dois faire avec les horaires de l’école, etc. Je n’ai pas de bureau chez moi mais j’en un à l’université, grand, spacieux, lumineux mais du coup je ne peux pas y écrire le matin très tôt au saut du lit or cette heure là est très productive pour moi surtout en été quand le soleil pointe son nez si tôt. Du coup, j’écris beaucoup chez moi, sur la table à manger, mon chat pas loin, le jardin à portée de regard.

    Cette liste de rituels m’a fait réfléchir…. j’aime beaucoup l’idée de lire un auteur qui plait durant une heure avant de commencer. J’ai remarqué aussi à quel point je suis perméable au style de ce que je lis et à quel point cela se marque ensuite dans mon propre style à moi.

    Sinon, moi j’ai surtout l’impression de devoir faire avec les variations d’énergie et d’inspiration. Accepter la part d’incontrôlable. Saisir l’instant quand l’inspiration se manifeste. Accepter qu’elle ne soit pas au rendez-vous, accepter qu’elle soit en partie indomptable et avoir confiance en son retour prochain. Je suis étonnée à quel point il s’agit pour moi d’un processus qui me semble artistique, créatif, tout en nécessitant une forme de structure et de rigueur. Très exigeant en réalité.

    Allez courir dans les bois 3 fois par semaine m’aide considérablement à stabiliser les variations d’humeur qui peuvent accompagner aussi ce processus.

    Un rituel qui se met pour moi en place de lui même consiste à raconter à voix haute, seule, tout ce que j’écris, répondre à des questions imaginaires sur mes idées, sur mes manières de faire, sur mon processus. Je sens alors ma pensée s’approfondir, différents pans de réflexion se rapprocher, se tisser ensemble, je sens aussi quelles pistes sont des cul de sac, quelles autres sont des promesses. Parfois, je parle comme ça tout haut dans la rue, dans mon lit, c’est assez bizarre, j’essaie de ne pas me censurer 🙂

    1. Balibulle

      vendredi 31 mai 2019 à 13:32

      Bonjour Laura,
      La scansion du texte ! Je n’en ai pas parlé (déjà trop de trucs à dire) mais l’une de mes futures invitées l’évoque, et c’est tellement important. L’un des grands luxes du travail solitaire. J’avoue que je n’ai pas la même audace que toi, quand je parle toute seule dans la rue, je mets toujours mon kit mains libres pour faire croire que je téléphone (si, si).
      Et puis « Je suis étonnée à quel point il s’agit pour moi d’un processus qui me semble artistique, créatif, tout en nécessitant une forme de structure et de rigueur » = je suis convaincue que la créativité et la structure sont de formidables alliées, dès qu’il s’agit de mettre en mots des concepts ou des intrigues, quels qu’ils soient.

  7. Sflo

    jeudi 30 mai 2019 à 15:18

    Bonjour Bali, ton texte résonne, j’y trouve des similitudes et des inspirations. J’aime bien toutes ces fulgurances qui arrivent de façon inattendue lors de l’étendage du linge, en étant aux toilettes ; ), dans la voiture, en train de tailler la vigne… sauf que parfois j’oublie l’idée géniale aussi vite qu’elle est venue. Alors je note sur mon portable et ensuite je me demande ce que signifient ces mots ou ces références ! J’aimerais aussi avoir un appareil photo greffé dans l’œil pour capter et garder les images qui m’inspirent.
    A propos des processus d’écriture et du choix des mots, j’ai adoré découvrir celui de Marie-Aude Murail, grande auteur jeunesse, à la fin de son roman « Le tueur à la cravate ». Elle y dévoile tout : ses hésitations, sa documentation, ses fausses pistes… idem pour, dans un tout autre genre, Christine Angot à la fin d' »un amour impossible ». Elle y explique sa recherche autour du comment faire le lien entre son désir de parler de sa mère et comment le faire, avec quels mots. J’aime que toutes ces œuvres soient le fruit d’une maturation, d’erreurs parfois, cela me rassure je crois et me fascine toujours autant. Quant au bazar de mon bureau à la maison, je le lie au brouhaha qu’il y a dans ma tête !
    Bonne écriture !

    1. Balibulle

      vendredi 31 mai 2019 à 13:35

      As-tu vu cet épisode de « Black Mirror » où l’oeil enregistre tout le déroulement de la journée ? Vertigineux et assez terrifiant !
      Je vais me jeter sur cet Angot qui manque à ma collection, parce que son approche de l’écriture (Dieu sait que la sienne est clivante, tellement elle est radicale) est toujours passionnante quand elle l’évoque en itw. Merci pour le conseil de lecture et bon brouhaha créatif à toi !

  8. Oreillers, capuche & boules Quiès | Balibulle

    mardi 4 juin 2019 à 10:36

    […] connasse » et « L’amour après #MeToo ». Evidemment que ce nouveau rendez-vous des rituels d’écriture devait démarrer avec elle. Fiona Schmidt nous raconte son « lit-bureau », ses « hoodies de […]

  9. Adeline

    mardi 4 juin 2019 à 11:36

    Oh je suis complètement fan de ce billet et je vais m’empresser de lire le premier rendez-vous avec Fiona Schmidt.
    Les processus de travail, d’autant plus s’ils sont créatifs, littéraires, me fascinent. Et ton écriture est un voyage merveilleux. Merci pour ces partages. Car tout ça est finalement très intime!

    1. Balibulle

      mardi 4 juin 2019 à 18:43

      Adeline, on rêve toutes de pouvoir créer ces voyages immobiles alors… un grand merci pour le compliment et pour cet accueil chaleureux.

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