De quoi une valise de vacances réussie est-elle le nom ?
Sur Instagram cette semaine, Sufeidoes en avait sa petite idée, après mon bilan de l’été dans lequel j’expliquais pourquoi je ne voyageais ni léger ni avec « du rab » :

« Le plus compliqué pour faire sa valise, je trouve, c’est déjà de se sentir bien dans ses vêtements en général. Quand ce n’est pas le cas, on emporte toujours trop… Je pense que celles qui réussissent le mieux leur valise (et trousse de toilette – make up) sont celles qui ont confiance en elles… Les chanceuses ! Du coup, qui sait, tu as peut-être atteint un nouveau palier de l’estime de soi ? »

Son message m’a immédiatement donné envie de prolonger la conversation ici.
Parce qu’à sa question, j’ai envie de répondre oui… mais en partie seulement.
Je m’explique.

Le lien entre garde-robe et estime de soi, j’en parlais pour la première fois il y a deux ans. Je sentais encore le joug des kilos de grossesse sur mon moral vestimentaire. Mon dressing s’y était adapté, pour le meilleur et pour le pire.

Le séisme du premier enfant a été retentissant dans ma vie.
Ce n’était pas totalement visible de l’extérieur, parce qu’il fallait donner le change. Mais intimement, l’onde de choc avait tout redistribué, sur tous les plans.
Le temps de m’ajuster à cette tectonique des plaques, j’en suis passée par une démission vestimentaire quasi complète. Il fallait probablement ça pour renouer avec le plaisir quotidien du dressing qui vous « tire vers le haut ».

J’ai fait énormément de chemin depuis et pourtant, je ne peux pas affirmer que ma confiance est au zénith.
Sufeidoes a raison, quand elle parle de « palier ». J’en ai encore quelques uns à gravir.

Les photos de moi sont un point sensible, ce n’est pas un hasard si j’en poste moins. D’ailleurs celle ci-dessus, prise à Porto Vecchio, date de 2014.
Mais elle illustrait trop bien le thème pour que je ne l’utilise pas.

Aujourd’hui ? Quand ce n’est pas moi qui prends la photo, je ne me reconnais souvent pas.

Est-ce vraiment moi, cette silhouette ?
Ce n’est pas possible, ce n’est pas ce que je vois dans le miroir, et pourtant dans le miroir, déjà, je vois ce qui a changé.
Et je suis ok avec ça, c’est ce que je racontais à Isabelle Thomas dans son podcast Mode Personnel(le).
Mais cette personne sur les photos ?

Cette année, je suis rentrée ravie de ma garde-robe de vacances, avec presque aucun cliché de moi.
J’ai dissocié.
Et totalement embrassé le bien-être sensoriel de mes vêtements.

La caresse des robes autour des mollets à chaque pas, chaque brise.
La jupe qu’on fait glisser en 3 secondes pour plonger dans la piscine.
Les claquettes qu’on enfile et enlève sans y penser, sans se pencher.
La chair parfaitement maintenue dans la lingerie, le maillot.
Les épaules nues qui dorent doucement au soleil.
L’ombre ajourée sous le chapeau.
L’enveloppe tiède de la grande veste fleurie, le soir à la fraîche.
Je n’avais besoin d’aucune photo pour attester de ce bien-être. Et il était hors de question qu’elles viennent y interférer.

Je sais, j’enfonce des portes ouvertes, qui s’aime en photo franchement ?
Moi j’ai eu une période. Une époque où je ne me trouvais jamais bouffie quand je souriais à pleines dents, où les vêtements et les cheveux tombaient toujours mieux qu’aujourd’hui.

Alors comment réussir sa valise de vacances, quand votre propre image vous semble étrangère ? Et que la confiance est à l’avenant ?

Prendre plein de choses et voir sur place, c’est surtout agréable quand tout s’agence parfaitement sur vous, quoi qu’il arrive.
Pour qui a moins de facilités, mieux vaut composer des tenues à l’avance, peu importe la quantité.
Depuis plusieurs mois, et on aura l’occasion d’en reparler très bientôt, je n’improvise plus mes silhouettes, je me concocte un noyau dur dans lequel je pioche tout au long de la saison (merci Iris, qui se reconnaîtra).

Donc ma valise était faite avant d’être faite, en quelque sorte.
Je me suis contentée d’y glisser des silhouettes clefs en main.
Et si ça impliquait de prendre 5 paires de chaussures et pas 2, j’ai pris 5 paires de chaussures et pas 2 (ok, merci le coffre de toit).
Et je les ai toutes portées.

Je n’ai pas essayé de recomposer de nouveaux looks pour réduire au maximum les pièces à prendre. J’avais prévu les bas à associer à mon maillot de bain avant même de l’acheter.

Si j’étais partie moins longtemps ou que j’avais eu moins de place, j’aurais pris moins de silhouettes et j’aurais tourné sur les mêmes tenues, lessive aidant.

Typiquement, ma valise plus « réduite » pour les mêmes destinations aurait donné :

  • 1 nageur noir
  • 1 débardeur noir
  • 2 tuniques/nuisettes
  • 2 jupes midi imprimées
  • 1 pantalon taille haute noir
  • 1 robe midi
  • 1 paire de Birkenstock
  • 1 grande veste imprimée
  • 1 sac à dos et 1 chapeau
  • ma collection de culottes (toujours surdoser la lingerie)
  • et basta !

Les beaux jours m’ont longtemps emmenée hors de ma zone de confort.
Je suis née en décembre, la chaleur et la peau dénudée m’incommodent plus qu’autre chose.
Mais en choisissant quoi couvrir, quoi dévoiler, et comment l’air allait circuler, j’ai goûté, enfin, la saveur de l’été.

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27 commentaires

  1. Anonyme

    vendredi 23 août 2019 à 14:09

    J’ai pour ma part une autre théorie de la valise idéale. Elle ne s’applique qu’aux modeuses et pas aux hommes, donc pas à moi-même.
    Il ne faut emporter que le strict minimum indispensable, une sorte de noyau dur de survie ; pour se laisser le loisir de faire du shopping sur-place : le shopping est pour la modeuse (et je n’apprends rien à personne ici) à la fois un passe-temps, une activité de détente, une arme de séduction, un remède anti-blues et bien d’autres choses encore. En vacances encore plus que le reste de l’année, toutes ces facettes du shopping prennent du sens et peuvent booster l’effet reposant et agréable de cette période, alors pourquoi s’en priver ? D’autant plus qu’à plein d’endroits les fringues sont substantiellement moins chères qu’à Paris (va voir par ex dans un Zara esapgnol si je dis pas vrai^^).
    Très souvent ce qui manque pour craquer sur telle ou telle pièce, c’est le prétexte. Avec une valise réduite au minimum, l’acte d’achat devient presque obligatoire et non seulement on se fait plaisir et on fait une bonne affaire, mais en plus on garde la conscience tranquille !
    Enfin, il faut avoir à l’esprit que l’estime de soi est une notion qui varie sans cesse dans le temps, et tu ne peux être certaine que ce qui était censé assurer ton self-esteem avant le départ va effectivement remplir ce rôle une fois sur-place : trop de facteurs impondérables vont jouer, comme la météo, l’ambiance du lieu où tu es, la garde-robe des gens qui t’accompagnent, etc. Avec un shopping à la clé, tu colles au mieux à ton estime de toi.
    Dernière chose : il ne faut pas hésiter à inclure dans le noyau dur emporté des vêtements en bout de course. Ces derniers seront utiles pour faire face sans scrupules aux aléas des vacances (intempéries, activités imprévues salissantes…) mais permettront également de faire de la place aux nouvelles acquisitions en finissant par dégager à la poubelle ! Ce qui au passage épargnera également une éventuelle corvée de lessive en vacances…
    En espérant avoir donné de bonnes idées valise par ici 🙂

    1. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 11:22

      Tu sais que c’est la méthode d’Inès de la Fressange ? Qui avait répondu dans une interview sur sa valise de vacances : « Oh j’achète tout sur place, c’est plus fun ! »
      Et pourquoi est-ce que ça ne vaut pas pour les hommes ?
      Pour ma part, j’ai perdu goût au shopping de vacances, j’en ai eu ma part il y a longtemps (tu as raison, les Zara espagnols, le bonheur !) mais j’aborde les choses différemment aujourd’hui. J’aime faire du shopping en rêvant aux vacances, pas en y étant déjà. Et puis surtout, avec la logistique familiale, évidemment zéro temps pour faire les boutiques.

    2. CailleMJB

      dimanche 22 septembre 2019 à 19:24

      Alors, personnellement ton post me fait un peu « bondir », Anonyme. Je ne comprends pas qu’avec ce que l’on sait aujourd’hui de la mode et de l’énorme pollution qu’elle génère, notamment, on puisse conseiller à qui que ce soit de shopper des frinques moins chères que chez soi d’une part, dans un genre de dumping de la mode assez discutable, et d’autre part d’en balancer d’autres à la poubelle – ce qui, encore une fois pardon de me montrer péremptoire mais cela me tient à coeur, ne doit vraiment plus se faire. Il n’y a aucune excuse. Des bornes de récupération pour du recyclage ou du réemploi il y en a partour. Et aussi Emmaüs, les petits frères des pauvres, la recyclerie, ou encore Vinted, et des tonnes de sites de vide dressing qui peuvent éventuellement rapporter un petit quelque chose…
      Il me semble que la rationalisation d’un dressing par la recherche du « moins mais mieux » répond beaucoup plus aux attentes d’aujourd’hui… et de demain d’ailleurs.

  2. Celine

    vendredi 23 août 2019 à 14:54

    Amen! Pour la premiere fois de ma vie je suis partie en vacances avec une valise cabine. J’ai tout porté, rien lavé sur place. Au retour, en rrgardant les photos (essentiellement prise par mon époux) j’ai constaté être sur beaucoup et pour la première fois de ma vie je me suis trouvé jolie. Ma silhouette est loin d’etre parfaite mais j’ai aimé cette femme qui rie, joue avec son fils, mange une glace. En revanche triste constat modesque: mon uniforme c’est vraiment le chino bleu marine, tshirt/chemise/top blanc; on a vu plus fun !

    1. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 11:24

      « J’ai aimé cette femme qui rie, joue avec son fils, mange une glace » quel bonheur contagieux en lisant ces mots…
      L’année prochaine tu inverseras les couleurs : top marine et chino blanc !

  3. Angie

    vendredi 23 août 2019 à 16:34

    Je ne sais pas si c’est une histoire de confiance en soi ..
    On se pose pas la bonne question

    En fait, si tu portes pas ta valise pendant tes vacances pourquoi se limiter ?

    Mais si tu fais un road trip en Asie, le poids de la valise tu la portes à bout de bras ou de ton dos et donc tu apprends à voyager léger et à ne prendre ce que tu vas vraiment porter.

    Et puis ca s’apprend de voyager léger, quand au retour tu vois que t’as porté que la moitié des fringues que t’as emmené la prochaine fois, t’en prends moins

    1. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 11:29

      Oui, clairement quand les vacances se font en mode road trip, on n’est vraiment plus sur les mêmes enjeux ni les mêmes questionnements.
      Dans ce registre, j’ai adoré les tenues emportées par Tokyobanhbao pour son périple japonais ! Confortable et stylées https://www.tokyobanhbao.com/2019/07/07/mon-road-trip-au-japon-shikoku-conseils/

  4. Estelle

    vendredi 23 août 2019 à 17:24

    Hello Bali,

    Effectivement, moi aussi je pense que le poids de la valise a un lien direct avec l’image que l’on a de soi au moment où on la fait.

    Pour ma part, j’ai accouché de mon petit garçon début janvier. Avant même mes vacances en Bretagne mi juillet, j’avais déjà perdu mes kilos en trop et étais même plus mince de 3 kilos qu’au moment de tomber enceinte.Le problème, c’est qu’au moment de faire ma valise, je me voyais encore avec mes kilos en trop – et ce, malgré l’affichage de la balance. Résultat: j’avais dans ma valise 2 robes beaucoup trop grandes pour moi et j’ai du coup uniquement tourné avec un short en jean boyfriend, une jupe plissée midi, quelques tee shirt et une combinaison midi noire avec aux pieds uniquement une paire de converses basses et des birk..

    Ce qui n’est pas beaucoup en terme de choix de vêtements. D’ailleurs, j’ai eu l’impression d’être une pouilleuse à côté d’une de mes belles soeurs qui faisaient péter tout son dressing Sézane – mais bon elle, elle avait son dressing en entier avec elle, vivant en Bretagne. Elle n’avait pas à gérer comme moi sa valise avec en plus les fringues de deux enfants en bas age – dont une fille de 3 ans fort coquette… haha

    J’ai du coup été un peu frustrée niveau vestimentaire car j’aurais aimé avoir plus de choix de vêtements, pour justement avoir moins l’impression d’être habillée tout le temps de la même façon!

    Bref, je pense que si c’était à refaire, j’aurais pris un plus de choses comme toi, quitte à se rendre compte que certaines fringues n’ont pas forcément servies! Mais bon, c’était compliqué d’autant plus que la petite famille voyageait en train! Ca ira forcément mieux l’an prochain, comme on n’aura plus à trimbaler le transat de BB n°2 😉

    1. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 11:33

      « j’ai eu l’impression d’être une pouilleuse à côté d’une de mes belles soeurs qui faisaient péter tout son dressing Sézane » mon Dieu comme j’ai ri, je m’imagine tellement à ta place !!
      Tout d’abord bravo pour ta ligne impeccable et pour ces indispensables que je me vois d’ailleurs tout à fait porter aussi :
      – un short en jean boyfriend
      – une jupe plissée midi
      – quelques tee shirt et une combinaison midi noire
      – une paire de converses basses et des birk
      Il ne manquait en effet que tes 2 robes (à la bonne taille) pour parer à toutes les situations + peut-être une paire de sandales plus habillées.
      Franchement, tu étais à 2 doigts de l’exploit, surtout avec deux enfants dont une petite coquette <3

  5. jicky

    vendredi 23 août 2019 à 17:30

    je ne sais pas si c’est une histoire de confiance en soi… ou de volonté de voyager en changeant tout, vraiment.
    Pour moi ne pas voyager ultra léger, c’est une forme de « non voyage ». Je suis partie à Positano Yoga avec 1 short, 2 t-shirt et 2 robes, 1 paires Jacques (+ 1 paire de baskets pour le voyage et crapahuter sur les falaises napolitaines) et c’est tout. (je lavais, ça séchait). Et 2 tenues de yoga. Et même 1 crème au karité qui faisait tout: pieds, visage, mains! je crois n’avoir jamais voyagé aussi léger. Et pour moi c’était alors vraiment du voyage (pas encombrée)

    1. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 11:34

      C’est une très belle philosophie du voyage, et la valise parfaite pour y coller !
      Et puis Positano, quoi… sublime.

  6. Marie

    vendredi 23 août 2019 à 20:14

    Vraiment, quel délice de parcourir tes billets.
    Billets que je suis sans doute depuis les débuts. Pas toujours assidue, mais j’y reviens systématiquement rattraper mon retard.
    J’admire la constance et la précision avec lesquelles tu accompagnes ta garde-robe au fil des années.
    J’ai connu moi aussi une grossesse, ma silhouette (déjà bien charpentée) et comment l’enrober sont, pire qu’avant, une crainte dont je ne parviens pas à me défaire. Tes billets sont, en plus d’un régal à lire, une source de carburant pour ne pas démissionner sur ce plan.

    1. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 11:35

      Oh Marie merci, ça me touche tellement… On grandit ensemble et on fait face aux mêmes enjeux. Vous me faites carburer aussi ! Comment s’est passé ton été vestimentaire, du coup ?

  7. Isabelle

    vendredi 23 août 2019 à 22:14

    Effectivement… Ma valise est pleine de vêtements non portés (lorsque je voyage en voiture) mais il me faut la possibilité de faire des choix… comme une liberté « vacanciere » qui m’aere l’esprit au moment de faire la valise
    Sans doute pas très assurée …mais sans prévision, composant de nouvelles associations comme de petites « récompenses »de mon indécision
    Merci pour ce billet … et belle fin d’été ☘

    1. Cleo

      vendredi 23 août 2019 à 23:39

      Bonsoir,

      Je suis pareil! J’aime en avoir en rab ‘au cas ou’ ou si je n’ai pas envie de porter ce que j’ai emmené… ça doit me rassurer!
      Enfin quand je pars en voiture… sinon je suis capable de voyager en sac a dos si necessaire.
      Bon cette année, c’était clairement pas une année à looks… pas encore récupéré ma silhouette d’avant bébé et partie sur la côte d’Opale où il vaut mieux prevoir, en meme temps que la robe de plage, ciré et jean!! Le casse-tête! Dans ces cas là, je suis nulle pour me limiter… en fait c’est le doute du climat qui me stresse!!

      1. Balibulle

        lundi 2 septembre 2019 à 11:44

        @ Cleo : franchement faire une valise légère pour partir en Bretagne ou dans le Nord c’est double exploit, trop d’incertitudes climatiques, c’est bien plus difficile qu’une valise pour l’Espagne où tu sais que tu vas te taper 30 degrés en moyenne pendant ton séjour.

    2. Sufeidoes

      samedi 24 août 2019 à 12:52

      Mais c’est exactement ça!

    3. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 11:42

      @ Isabelle : c’est là qu’on voit à quel point on projette des choses différentes sur le voyage et la liberté qu’il suppose.
      Pour Angie et Jicky, la liberté c’est l’absence de poids, de quantité.
      Pour toi et Cléo, la liberté c’est le choix et la créativité.
      Autant de définitions pertinentes et personnelles.
      Merci pour cet éclairage là !

  8. Iris

    samedi 24 août 2019 à 18:31

    Très flattée d’être citée !
    Allez, pour la peine, je vais te raconter mon dressing d’été.
    Il y a 10 ans, je redoutais stylistiquement parlant l’été : je complexais sur mes jambes blanches et mes bras un poil trop potelés à mon goût pour être avantagée en jupe et débardeur. Mon mois préféré : septembre, quand on n’a pas encore de manteau mais tout de même le corps à peu près couvert et maintenu, dans de nouveaux vêtements achetés l’été pour une rentrée triomphale.
    Depuis quelques années, c’est devenu la saison pendant laquelle je me prends le moins la tête.
    1) J’ai découvert un lait autobronzant progressif, qui me donne un hâle extrêmement flatteur (le bronzage redessine totalement la jambe, or je ne m’expose quasi pas vu ma peau et je ne bronze pas des masses de toutes façons). Armée de ces nouvelles jambes, je me sens désormais totalement en confiance pour arborer dès le mois de juin des jupes courtes.
    2) j’ai découvert l’équivalent du pantalon taille haute marine pour l’été : la jupe culotte short ample et taille haute. Elle sublime la silhouette, cache ce qu’il faut et permet de marcher sereinement sans craindre un coup de vent. Du coup, je la porte avec des hauts près du corps type blouse fluide rentrée dans le short ou nouée avec un noeud à la taille ou avec un crop top noir années 90 manches courtes. (oui moi je suis de la team je m’habille en noir l’été, le blanc me va pas et je trouve ça élégant). Inspi Rachel :
    https://cdnewmoda.expatwoman.com/s3fs-public/styles/full_width/public/Black-Crop-tops_0.jpg?itok=HsKtsvaK
    je te promets que c’est flatteur et que ça t’irait bien… les manches qui cachent le gras de bras, mais l’air qui circule sur les jambes (mon atout et le tien, j’en suis sûre)
    Quelques inspis en image :
    https://www.pinterest.fr/pin/487303622167276591/
    https://www.pinterest.fr/pin/411305378438911413/
    ça marche avec une jupe toute simple :
    https://www.pinterest.fr/pin/236298311673458083/
    Au pied, de grosses baskets pour le style et le confort (plus flatteur sur ma jambe que des derbies) ou des sandales type Dr Martens.
    3) j’ai décidé aussi que l’été c’était seulement 3 mois et que je n’investirais pas dans des quantités de vêtements pour si peu de temps et de place dans la valise. J’ai donc réduit mon dressing d’été à allez 7-8 tenues grand max. M’en fiche d’être toujours habillée pareil et pire, d’année en année. Suffit de dire à la fille qui a toute la collection Sézane 2019 que tu en as marre de la surconsommation et que t’es dans une démarche d’épuration et de frugalité 😉
    4) l’argent que je dépensais en une multitude de fringues quand j’avais 25 ans est désormais investi dans le domaine beauté que j’avais dédaigné pendant des années sans savoir que là était la clé : une épilation laser des aisselles et du maillot qui m’a donné enfin un rendu parfait et une corvée de moins ! un rehaussement (ou extension) des cils en juin qui me permet d’avoir de jolis cils tout l’été sans mascara (grosse plus-value pour la confiance en soi), un super balayage californien (grosse plus-value aussi!), un soin du visage…

    1. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 12:02

      C’est toujours un énorme shoot d’inspiration de te lire Iris, merci !!!
      Figure-toi que j’ai tourné autour de ce short tout l’été en me disant qu’il serait forcément de bon aloi dans mon dressing… je pense que tu le validerais vu tes inspi
      https://www.cosstores.com/en_eur/women/trousers/shorts/product.paperbag-cotton-shorts-black.0730540001.html
      Mais mes jambes sont dans un tel état depuis quelques années (peau très fine + veines explosées = infotrafic sur les jambes) que je n’ai pas sauté le pas.
      Le jour où je me rachète une peau, je m’habille comme ça :
      https://www.instagram.com/p/B0rD3FwnZXN/
      Toutefois la ref de ton autobronzant de fou (dans mes bras, team blanco) m’intéresse aussi. Pas de blanc pour moi non plus, pour les mêmes raisons.
      Et ta démarche beauté résonne totalement chez moi, ras le cul de la peau pas nette (puisque je pars déjà avec un handicap) et j’ai passé l’essentiel des vacances pas maquillée et pas ravie de l’être.
      À phosphorer pour l’année prochaine !

      1. Iris

        lundi 2 septembre 2019 à 19:52

        Oh oui je valide ce short.
        Mon autobronzant, c’est en fait un lait progressif. Il faut le mettre 3 jours de suite pour avoir un résultat probant, mais du coup moins de risque de se louper. Il faut prendre le coup, en mettre une couche assez épaisse partout en étalant bien et surtout laisser sécher à l’air libre sans poser ses jambes contre un tissu pendant 1h je dirais. A essayer l’hiver pour prendre le coup de main, mais ensuite, c’est génial, les gens ne pensent vraiment pas que j’ai de l’autobronzant, car c’est vraiment naturel.
        https://www.lookfantastic.fr/l-oreal-paris-sublime-bronze-gradual-tan-fair-200ml/10728161.html (ne pas confondre avec d’autres produits de la gamme, c’est bien celui-là et pas le sérum ou autres, j’en ai essayé plein mais cherchez pas c’est lui le meilleur, notamment pour son odeur discrète et agréable, et le fait qu’on puisse moduler l’intensité)
        La démarche beauté, c’était vraiment pas gagné pour moi. J’ai jamais fait de sport de ma vie, toujours été une intello, et j’avais en quelque sorte un déni de mon corps. Il ne m’intéressait qu’habillé, car la sape a toujours été ma grande passion, et ce depuis mon enfance où je passais des heures à dessiner des tenues et à lire les pages enfant de la Redoute, entourant au stylo bille tous les objets de ma convoitise avant la fameuse commande pour mon anniversaire.
        De mes 20 à 30 ans, j’ai globalement mis tout mon budget dans les fringues et uniquement les fringues. Jamais été le genre à regarder des tutos maquillage. J’avais le minimum syndical mascara, fdt, blush, l’idée étant surtout de couvrir une acné légère mais persistante. J’allais peu chez le coiffeur, faisais éventuellement des colos maison à 5 euros la boîte, quand je pouvais totalement me lâcher au Bon Marché pour une paire de chaussures.
        Et alors à 30 ans, gros gros gros virage : j’avais toujours envié ces filles belles au naturel, qu’un simple combo 501 / tee-shirt blanc habille, et j’avais toujours pris soin de faire l’exact inverse en misant tout sur un look un peu spectaculaire (spectaculaire s’entend, pour le commun des mortels peu au fait des tendances dirons nous), destiné à faire diversion et cacher mes petits défauts. Je n’écoutais pas les ami(e)s autour de moi qui me conseillaient d’en faire moins, qui me disaient que des looks plus simples m’iraient bien..
        Une période de célibat et de grosse remise en question m’a transformée. Comme j’avais et du temps et pas de regard masculin posé sur moi, j’ai pu renouer avec moi-même. Me regarder, m’étudier et me dire « allez, on va prendre ce temps là pour devenir une version améliorée de moi-même ». J’ai minci naturellement en mangeant simplement à mon rythme et à ma faim (le couple ça fait grossir sachez-le), j’ai pris soin de ma peau, réglé définitivement mon acné, je suis allée chez un super coiffeur qui m’a fait une coloration parfaite, j’ai fait de l’orthodontie, un blanchiment, et tout naturellement, en prenant confiance en mon corps, j’ai eu moins besoin de le théâtraliser par le vêtement. Par exemple, il y a quelques années, je portais systématiquement des talons (parce que je suis pas très grande, et que c’est toujours flatteur), aujourd’hui, je suis à plat 80% du temps. Mon style s’est épuré tout en gardant une touche un peu arty à laquelle je tiens. Je n’ai pas un look basique loin de là, mais j’essaie désormais de moins suivre les tendances éphémères et de penser sur du long terme. Un test, c’est de regarder les archives des blogueuses : quelles tenues sont encore d’actualité en 2019 ? quelles tenues n’ont pas affreusement vieilli ou sont vraiment trop datées « so 2007 »?
        J’ai des tenues qui m’accompagnent depuis 10 ans, que je réactualise seulement à coup d’accessoires. Mais pour ces tenues, combien de milliers d’euros perdus dans des vêtements à peine portés ?
        Je m’arrête là…

  9. Sufeidoes

    mercredi 28 août 2019 à 10:05

    Merci Charlotte pour ce beau billet.

    Je crois qu’il y a (à la vue des commentaires postés) plusieurs niveaux de lecture et de manière de boucler sa valise .

    Entre celles qui ont suivi la réflexion qu’il existe entre porter sa vie – et notre image vis-à-vis de nous et de notre manière d’être au monde -sur le dos et celles qui suivent l’aspect practico pratique du bouclage de bagage!

    Tout cela est passionnant. J’ai adoré te lire.
    Merci à toi et bon cheminement dans la vie pour atteindre ce nirvana intérieur!

    1. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 12:08

      Je suis totalement en phase avec ton analyse et là encore, ravie de voir comment chacun.e s’approprie un même thème pour l’emmener plus loin et faire phosphorer les autres.
      Je vais autant repenser au « non voyage » dont parle Jicky et à tout ce qu’il nous raconte d’elle, qu’à la liberté créative qu’évoque Isabelle quand elle part en vacances.
      Merci encore à toi et à très bientôt j’espère 🙂

  10. Marie

    mercredi 28 août 2019 à 13:45

    Merci pour vos posts toujours très inspirés et qui, avec des thèmes apparemment futiles, abordent des sujets beaucoup plus profonds… j’ai 50 ans et le rapport à ma valise n’a pas toujours été facile, la « faute » à une mère prise littéralement de crises de panique au moment de faire des bagages. J’ai beaucoup erré, même emporté à 18 ans un peignoir en éponge pour un voyage en Grèce…au fil du temps, j’ai progressé parallèlement en confiance en moi et en facilité à faire mes valises. Sans être experte, je crois que je maitrise maintenant à peu près le sujet. Mais une mésaventure cet été m’a pas mal « perturbée » : ma valise a été perdue pendant 24 h après notre arrivée dans une île grecque. Je n’avais plus rien que ma tenue de voyage. J’ai emprunté un short à mon fils et racheté quelques produits de maquillage. Et je me suis beaucoup interrogée sur mon rapport à ma valise (et aux vêtements que j’avais soigneusement sélectionnés pour ce séjour). J’ai récupéré ma valise au bout de 24 h et j’ai été très soulagée. Je n’ai pas tout mis (j’aurais pu alléger ) mais j’ai mis des vêtements dans lesquels je me sentais bien, mes tenues de vacances que je retrouve souvent année après année.Je n’en achète pas énormément mais j’essaie de les sélectionner (Rondini, maillot bien coupé…) pardon pour ce pavé

    1. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 12:12

      Merci Marie, je me rends compte en te lisant que j’ai grandi aussi dans une « tension de la valise et du voyage » qui m’a été inoculée et dont j’ai quelques difficultés à me débarrasser (le pire étant la veille du jour J).
      L’anecdote du peignoir grec est géniale, et quel pied de pouvoir emprunter un short à son fils !
      Ce que tu dis sur les vêtements d’été peu nombreux mais bien sélectionnés fait écho au commentaire d’Iris, je trouve. En été, il faut cibler.
      Egarer sa valise, c’est le challenge suprême… et du coup, qu’en as-tu appris ?

  11. Lucie Besnier

    dimanche 1 septembre 2019 à 8:37

    Salut Bali! Tes mots m’ont particulièrement touchée… J’ai eu une petite fille voilà 6 ans, 17 kg voire plus au moment de l’accouchement (j’avais arrêté de me peser, cela me rendait malade…). Je ne m’en suis pas débarrassée comme ça, évidemment… Cette nouvelle image sur le plan physique, ce nouveau statut de mère et le fait d’être en pleine réorientation professionnelle ont eu raison de moi… Je ne me reconnaissais plus et j’ai longtemps haï ces kilos en trop, que j’ai finalement perdu « plus vite » que ce que je ne pensais… En effet, je suis retombée hier sur des photos de cette première année après l’accouchement et je me suis dit: mais comme ai-je pu me prendre la tête autant??? Ça allait en fait mon poids!!! Mais la réalité est toute autre… Moi je voyais ce corps qui, sous ces vêtements, avait malgré tout changé…. Et je me rends compte qu’aujourd’hui encore, même si je suis à deux kilos de mon poids avant grossesse ( au dessus hein, c’est devenu mon nouveau poids de forme, j’en prends peu à peu conscience), eh bien tout cela a altéré l’image que j’ai de lui dans le miroir… aujourd’hui encore, le choix du maillot est un combat, pas une partie de plaisir et je ne parle même pas la valise!!! Qui, elle, n’était déjà pas facile avant! :,-) L’image dans ce miroir est toujours écornee mais j’essaie chaque jour d’être clémente avec ce nouveau corps et c’est finalement ce qui me pousse dans mes retranchements, je teste des silhouettes sur lesquelles je ne me serai jamais retournée avant! Tout ça pour dire que tes articles sont toujours aussi inspirants et que cette quête spirituello-vestimentaire est aussi un beau travail sur soi…. En effet, se détacher de son image n’est pas chose aisée et demande bien du courage! Je t’embrasse

    1. Balibulle

      lundi 2 septembre 2019 à 12:25

      Lucie, comme je te comprends et comme je suis heureuse de lire que, pour toi aussi, cette nouvelle silhouette a été synonyme de redécouverte et d’expérimentation positive, au milieu de tout ce chambardement.
      J’en suis actuellement à +12 par rapport à mon poids d’avant-1ère grossesse (8 + 4), et ces contraintes m’ont appris beaucoup.
      Je me sens mieux habillée aujourd’hui qu’après ma 1ère grossesse, alors que j’ai encore 4 kilos supplémentaires.
      Comme tu le dis, l’image est écornée, mais c’est aussi parfois ce qui déclenche un beau travail.
      Alors belle route à toi, et toujours bienvenue ici, merci de ta confiance

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