Quand l’éditrice Sophie Rouanet m’a proposé au printemps 2015 d’écrire sur la gestion de ma garde-robe, je venais d’avoir Ève. 

On discutait en terrasse à la Motte-Picquet, et je m’apprêtais à replonger dans le rythme intense du Parisien, un premier bébé en bandoulière.
Renoncer à ce livre à ce moment-là a été un crève-coeur.
Je n’ai pas eu les mots d’ailleurs. 

Je ne voulais pas dire, ni à haute voix, ni noir sur blanc, “je ne peux pas, pas maintenant”.
Fine mouche, Sophie l’a senti et a laissé les choses en suspens.

Pendant trois ans, on n’en a plus parlé.
Je ne le savais pas encore, mais je prenais de l’élan.

Et quand j’ai enfin commencé à rédiger cet hiver – pendant ma “retraite d’écriture” au Touquet, j’étais déjà bien avancée – à choisir quels billets du blog me serviraient de matrice, j’ai été désarçonnée par mon propre texte.

Moi qui avais peur d’avoir déjà tant dit, j’ouvrais une porte qui ouvrait une porte qui ouvrait une porte, façon Inception.

Moi la psychorigide des deadlines, j’envoyais mise à jour sur mise à jour aux éditions Leduc. 

Si vous êtes allés voir le résumé sur un lien de pré-commande, vous le savez déjà : le “Dressing Code : comment porter (enfin) l’intégralité de votre garde-robe” est autant un témoignage qu’une méthode, avec une chronologie, des étapes, des outils, des listes (et des schémas, et des tableaux aussi, wouhouuuuu punk !!)

C’est un drôle de livre, qui parle de vêtements sans parler de style.
Et sans montrer de vêtements, non plus. Mais hey, pour ça vous avez déjà des pros (n’est-ce pas Isabelle ?)

Alors voici le sommaire, pour entrer dans le vif du sujet.
N’hésitez pas à poser vos questions en commentaires si vous en avez déjà.

Et bien sûr, je montrerai des extraits avant la sortie du livre, le 17 septembre.
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Pour recevoir « Le Dressing Code » le jour de sa parution, vous pouvez le pré-commander chez votre libraire, sur Amazonaux éditions Leduc ou à la Fnac.

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14 commentaires

  1. Anonyme

    vendredi 6 septembre 2019 à 13:09

    On est fier de toi.
    On a ressenti ton enthousiasme de façon très marquée depuis que tu as parlé de ce livre pour la première fois. Il y a quelque chose qui pétille derrière chacun de tes mots, davantage que pour ton 1er livre – et je dois l’avouer – peut-être même davantage que pour nous annoncer tes grossesses…
    Ce livre je l’interprète comme ta bouée de sauvetage pour retrouver tes repères dans ta vie de l’après-Parisien, pour te donner un statut social en cohérence avec ton parcours jusqu’ici et même en progression dans ton cursus professionnel. C’est ce qu’il te fallait pour échapper au blues de la rupture de vie professionnelle (classique au moment de la retraite et beaucoup plus déstabilisant à ton âge – j’en sais qqchose ;))

    Pourquoi ne pas nous avoir prévenu pour ta séance de dédicace ??

    1. Brunette

      lundi 9 septembre 2019 à 9:16

      Oui on est fier ! Et j’irais même jusqu’à dire qu’on se sent un peu (un tout petit petit peu) tata et tonton de ce nouveau bébé (ce n’est en aucun cas, évidemment, une appropriation quelconque de ton oeuvre. Juste cette fierté un peu idiote quand un membre de ta famille rajoute une ligne a la descendance )
      Contrairement à toi Anonyme je n’y vois aucune bouée de sauvetage mais plutôt le chemin qu’elle s’est tracé pour voguer loin du Parisien. Plutôt un aller simple vers un Nouveau Monde, en résumé !

      1. Balibulle

        mercredi 11 septembre 2019 à 17:00

        @brunette : tu me comprends si bien que ça me coupe le sifflet (et oui, ce bébé-là ne serait pas né sans ses tontons et tatas virtuels !)

    2. Balibulle

      mercredi 11 septembre 2019 à 16:56

      @ anonyme : ah mais je vous préviendrai compte sur moi !
      Ce que tu as vu sur Insta (et du coup j’ai un peu clarifié les choses par la suite) ce sont les signatures pour les exemplaires presse / digitaux qui sont envoyés en amont de la sortie. J’espère bien pouvoir faire une dédicace, pour que tu puisses t’y présenter masqué ou sous une fausse identité 😉 😉
      Merci de ton accueil pour le livre, c’est fou ce que l’on projette sans le savoir. Effectivement j’ai quitté le Parisien pour travailler sur des projets au long cours, avec des journées plus denses car plus courtes, et celui-ci est le premier ! Le début d’une nouvelle ère 🙂

      1. Anonyme

        mardi 17 septembre 2019 à 23:03

        Conseil de vieil ami : tu es trop enthousiaste sur les réseaux sociaux à propos de ton second livre, cela risque de t’attirer des jalousies, des personnes en moins pour commander, voire des critiques acerbes dans les prochaines semaines. N’oublie pas que dans ce pays il convient aux artistes et écrivains d’adopter une attitude faussement blasée, faussement modeste pour s’assurer une popularité gage de succès. C’est la règle du milieu et tu le sais parfaitement, même si tu te laisses un peu emporter par ton euphorie. Rappelle-toi qu’une auteure, même reconnue, n’est pas une vedette de ciné ou une star des JO ; pour ton 1er livre tu avais juste l’attitude qu’il fallait : ni trop ni pas assez. Alors dans l’intérêt des ventes, réserve tes effusions de joie pour un cadre strictement familial… 🙂

      2. Chloé

        samedi 5 octobre 2019 à 15:08

        Et voilà, après plusieurs années à te suivre, j’ai ton livre dans les mains.
        J’apprécie beaucoup ton cheminement, entre l’accumulation et l’envie d’efficacité actuelle.
        Je suis partie du meme stade, affective accumulatrice. La première grossesse m’a stoppée dans l’accumulation (plus le temps, plus l’envie, corps non apprécié et envie de confort/efficace). Mais je reste une affective qui ne sait pas trier
        J’espère avancer un peu avec tes conseils.
        Et surtout réussir à améliorer ma garde-robe pour le contexte maison/famille/outdoor. C’est difficile!!! Que des fringues moches, rien qui ne me mette des paillettes, on dirait une soccermum sous la pluie
        Mon œil est habitué aux escarpins et talons, le style familial est un calvaire.. Alors je me trouve moche tous les week end sans savoir quoi faire
        La tristitude!

  2. Lise

    vendredi 6 septembre 2019 à 20:33

    Rien que la lectures des titres de tes sous-parties est un régal…
    Dès que j’ai ton livre entre les mains, je fugue pour pouvoir le lire intégralement loin des sollicitations de Charles et des obligations quotidiennes 🙂

    1. Balibulle

      mercredi 11 septembre 2019 à 16:59

      La fugue de Lise !!!
      On n’a plus qu’à mettre Ali di Firenze dans la boucle pour l’organiser ^^
      Et moi je n’ai plus qu’à offrir son propre exemplaire à Charles

  3. Cecile

    lundi 9 septembre 2019 à 11:00

    Vraiment hâte de découvrir ça! 🙂

  4. Jicky

    dimanche 22 septembre 2019 à 7:37

    Je te l’ai déjà dit, mais la capacité de ce livre à faire la synthèse (qui plus est: dans un style superbe et rythmé) de concepts et réflexions assez complexes et pas du tout superficiels, m’a vraiment saisie. Mention speciale au Triangle d’or ….enfin: aux 3 cercles d’or qui devraient définitivement résonner comme un mantra chinois ou indien dans la tête de toute personne désirant s’habiller correctement! 🙂
    Et puis, bravo d’y affirmer aussi haut et fort deux choses qu’on ne dit pas assez (ou n’applique pas assez): comment les diktats de l’industrie et des images des réseaux sociaux bouffent en réalité notre personnalité… Sans parler de la phrase où tu rappelles que l’industrie de la mode est le 2e pollueur mondial (transports, fabrication SURPRODUCTION indécente), donc responsable de la majeure partie de la lente destruction de notre planète…. Avoir un dressing qui limite ce désastre est aussi l’une des grandes leçons de ton livre, au final, puisqu’il rend bien plus cohérent l’achat, l’usage et le portage.
    Rien ne m’écoeure plus que les TONNES de fringues qui s’amassent chez les Zara, H&M et autres grands noms de la fast fashion, et ces gens qui achètent, achètent, achètent…. sans même plus réfléchir.
    Ton bouquin a aussi ce mérite: ANALYSER est ta passion, et tu la transmets admirablement! (et tu as bien raison)

    1. Balibulle

      dimanche 8 décembre 2019 à 18:02

      Encore un immense merci Jicky pour ton compagnonnage depuis toutes ces années.
      Sortir de ce bain d’images et d’inspiration, si nourrissier, est un vrai cap à passer, pour trouver la bonne distance. Et je suis heureuse d’avoir réussi à le mettre en mots. Et finalement, la consommation qui va avec se régule d’elle-même une fois qu’on a conscientisé ce phénomène-là.

  5. Jenn

    lundi 11 novembre 2019 à 11:13

    Bonjour !
    Je lis ton blog depuis quelques années, depuis ta reconversion modesque qui tend vers le minimalisme on va dire. Grande passionnée de fringues et d’organisation, de tableaux excel et tant d’autres, je suis forcément fan de ta démarche et tes pérégrinations !
    J’ai évidemment acheté le Dressing code à sa sortie. J’ai fais de mon mieux pour ne pas le dévorer mais pour prendre le temps afin de bien inscrire le cheminement dans ma tête, surtout que je n’ai que les week-ends pour faire mon tri de dressing.
    La lecture était très agréable, et surtout j’ai pu prendre du recul sur mes vêtements : oui, le confort est essentiel ! Oui, je passe mon dimanche en pyjama donc j’ai besoin de pyjama qui me plait vraiment…

    J’ai surtout été bluffée par la justesse de ton jugement quant à ce qui te va. Tu sembles avoir le recul nécessaire pour savoir instantanément si une forme te convient ou non, dans quelle silhouette et avec quel volume elle s’intègre. C’est ce qui me fait encore défaut : le manque de recul sur mon corps et ce qui me va. Quand j’essaye un vêtement, j’ai tendance à voir le vêtement, dont le style me plait puisque je l’essaye, mais j’ai toujours besoin d’un proche et d’une armada de vendeuses pour me conseiller sur : cette pièce me va-t-elle ou pas, avec quoi l’associer, faut-il raccourcir cette robe, etc…
    J’ai le coup de coeur pour un vêtement, mais jamais pour son effet sur moi. Et pourtant, quand j’achète le vêtement, après l’avoir porté é ou 3 fois, c’est là que je me rends compte qu’effectivement je l’aime beaucoup, et qu’il me va très bien.
    -> As-tu des pistes sur ce sujet, comment réussir à avoir un regard neutre sur soi-même, malgré nos complexes, nos attentes, notre passé vestimentaire… ?

  6. Balibulle

    dimanche 8 décembre 2019 à 18:03

    « je passe mon dimanche en pyjama donc j’ai besoin de pyjama qui me plait vraiment » = voilà exactement le genre de constat, a priori anodin, qui nous fait faire des pas de géant.e.s
    Une garde-robe pertinente, c’est ça, ni plus, ni moins. Identifier nos contextes et les valoriser.
    Quant au recul sur ce qui nous va, il implique de faire taire absolument toutes les voix environnantes pour n’écouter que la nôtre. C’est un long process, parfois. Ça ne veut pas dire que notre jugement sera objectif (on ne l’est jamais vraiment) mais juste qu’on est « alignées » avec ce qu’on aime.
    Je fais généralement du shopping seule, je ne recherche ni n’écoute les avis des ami.e.s, vendeurs et vendeuses, pour défiltrer le plus possible mon regard. C’est ce que je te conseillerais, dans un premier temps. Réapprendre à te regarder seule.

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