Ça, c’est le moment où j’ai posé mon sac hier midi, devant ce sous-bois détrempé, la tête encore pleine du bruit de la ville, de la vie, avec une effervescence qui a eu du mal à retomber.

J’ai changé de chaise, de lampe, rajouté un deuxième écran, des coussins, branché une imprimante, ouvert 15 kilos de notes.

Et puis enfin, comme un lourd manteau qu’on enlève, je me suis assise et j’ai commencé à écrire.

Vous me connaissez, vous savez ce que ça signifie, 5 jours, seule, face à mon écran.
Vous me demandiez si j’avais prévu de refaire une retraite d’écriture.
M’y voilà, un an après la précédente, pour un projet dont j’ai posé la première pierre en novembre 2018 (oui, 2018 !).

Je savais que ce serait long, ça le sera encore, il reste tant à faire jusqu’à l’automne.
Car si je suis seule à l’écrire, je ne suis pas seule à engendrer ce livre, qui mariera textes et images. Et qui ne parlera pas de vêtements. Même s’il a impacté les miens, car quand on veut s’immerger dans un univers très masculin, on s’adapte.

Je voulais écrire sur le travail, j’y suis. Et ce travail-là, il m’a toujours fascinée, il me fascinera toujours. J’espère lui rendre justice et le donner à voir aussi puissant, troublant et romanesque que je le vois.
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2 commentaires

  1. Alice

    vendredi 10 avril 2020 à 14:07

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    jeudi 16 avril 2020 à 9:21

    […] y a un mois pile, j’étais en retraite d’écriture dans cet hôtel du Val d’Oise. Les écoles étaient ouvertes, on parlait encore de […]

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