(Retraite d’écriture, jour 4/5)
Je n’écoute plus les infos depuis samedi.
La seule rumeur du monde qui me parvient quand j’ouvre la fenêtre, ce sont les golfeurs qui prennent leur départ sur le 18 trous de l’hôtel. Et les photos des rayons vides à Carrefour que m’envoie Matthieu.

Samedi soir, j’ai regardé « The Voice », tout le monde pleurait.
Le sous-bois au pied de ma chambre est toujours détrempé, mais mes journées d’écriture ne se ressemblent pas.

Travailler sans regarder la montre me déstabilise, moi qui suis habituée à tourner sans arrêt mon minuteur jusqu’à l’heure de récupérer les enfants (encore 60 minutes, encore 30 minutes…), je ne l’utilise ici que pour infuser les rooibos que je bois à la chaîne devant mon écran.

Après m’être réveillée mécaniquement à l’heure de l’école tout le week-end, j’ai fait ma première grosse nuit. Loupé le petit dej. Préparé in extremis mon rendez-vous téléphonique de la matinée. Mes repères habituels commencent seulement à se diluer alors que je suis à la veille du retour.

Même si je ne la regarde plus, l’heure tourne toujours et j’ai avancé plus doucement que je ne l’imaginais. « C’est peut-être comme la course à pied, il faut trouver son rythme et après ça va » m’écrit Tendances de mode sur WhatsApp. J’ai toujours été nulle en course à pied. Mais comme un chef de chantier qui prend de la hauteur, ce lundi, j’ai enfin ma vision d’ensemble. C’est moins flou, c’est plus vaste. C’est mon sous-bois détrempé à moi, et j’attaque la traversée.
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📚 Retraite d’écriture, jour 4/5 📚 Je n'écoute plus les infos depuis samedi. La seule rumeur du monde qui me parvient quand j'ouvre la fenêtre, ce sont les golfeurs qui prennent leur départ sur le 18 trous de l'hôtel. Et les photos des rayons vides à Carrefour que m'envoie Matthieu. Samedi soir, j'ai regardé "The Voice", tout le monde pleurait. Le sous-bois au pied de ma chambre est toujours détrempé, mais mes journées d'écriture ne se ressemblent pas. Travailler sans regarder la montre me déstabilise, moi qui suis habituée à tourner sans arrêt mon minuteur jusqu'à l'heure de récupérer les enfants (encore 60 minutes, encore 30 minutes…), je ne l'utilise ici que pour infuser les rooibos que je bois à la chaîne devant mon écran. Après m'être réveillée mécaniquement à l'heure de l'école tout le week-end, j'ai fait ma première grosse nuit. Loupé le petit dej. Préparé in extremis mon rendez-vous téléphonique de la matinée. Mes repères habituels commencent seulement à se diluer alors que je suis à la veille du retour. Même si je ne la regarde plus, l'heure tourne toujours et j'ai avancé plus doucement que je ne l'imaginais. "C'est peut-être comme la course à pied, il faut trouver son rythme et après ça va" m'écrit @tendancesdemode sur WhatsApp. J'ai toujours été nulle en course à pied. Mais comme un chef de chantier qui prend de la hauteur, ce lundi, j'ai enfin ma vision d'ensemble. C'est moins flou, c'est plus vaste. C'est mon sous-bois détrempé à moi, et j'attaque la traversée. . . . #retraitedecriture

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