J’étais la première surprise. Écrire c’est quand même mon job, ça allait me venir vite, ce premier texte sur le confinement. D’autant que rien de ce que je lisais ne ressemblait à ce que je vivais. Ni l’héroïsme, ni la solitude, ni l’ennui.

J’ai attendu que ça vienne, comme un truc qu’on se doit à soi-même. Comme la preuve que je continuais à marcher droit, moi qui rumine un vague complexe de légitimité tant j’ai coché de cases cool au grand bingo de l’enfermement. « Maison », « jardin », « soleil », « télétravail », « espace », « espace mental ».

Bon, comme j’ai aussi coché « enfant de 5 ans, « enfant de 18 mois », « continuité pédagogique » et « compagnon réquisitionné », j’ai vite compris que les cases « télétravail » et « espace mental », en fait, ça allait se compliquer.

À J12 je peux vous le dire : j’en suis la première mortifiée, mais je ne ferai pas partie de ces plumes légendaires qui écrivent des best-sellers après avoir couché leur marmaille et briqué leur logis. Ni de cette tribu créative trouvant l’énergie de poster des contenus en ce moment. Désolée, cher président, je ne figure même pas dans votre “3ème ligne”, cette arrière-garde déjà privilégiée qui soutient l’effort national en télé-travaillant patiemment de chez elle chaque jour.

Quotidiennement, je réussis cet étrange exploit : ne pas connaître le désoeuvrement, tout en ne contribuant à rien. Pas même à ma propre continuité numérique. Dès que ça se calme, je m’avachis, incapable d’un miracle morning comme d’un miracle evening.

Tant pis pour mon ego, il s’en remettra. En ce moment, vu l’épuisement général et le sacrifice de beaucoup, l’ego revoit ses priorités.

J’ai attendu ce texte et tout ce qui me vient, c’est un beau bordel. Car loin de choisir son camp, mon confinement est jusqu’ici une grande pièce de théâtre hystérique dans laquelle moi et mon syndrome de personnalité multiple tenons tous les rôles. D’un jour à l’autre (d’une heure à l’autre), je passe de la mère émerveillée et hilare au dragon fumant, de la maîtresse pointilleuse à l’invertébré effondré devant le replay de Koh-Lanta, de la ménagère lessivée à l’auteure mutique, frustrée de ne pas pouvoir écrire une ligne. Et puis il y a aussi, le soir, vers 23h45, ce moment où le moindre mème – y compris de qualité approximative – me plonge dans un fou rire nerveux et irrépressible, comme un boulon qui saute.

Si je travaillais dans une rédaction en ce moment, j’aurais adoré proposer – quelqu’un l’a sûrement fait – une série d’articles où des experts de l’enfermement (astronautes, détenus, candidats du Loft, marins, scientifiques exilés sur une base de recherche…) décriraient leur expérience du confinement et leur avis sur ce fameux accélérateur émotionnel qu’on a tendance à lui associer. Histoire de voir si ce « courant alternatif » sur lequel je suis branchée 7 jours sur 7, cette impression de vivre mille vies en une (et pas totalement la sienne), font bel et bien partie des lois du genre, ou si c’est surtout moi qui ai les doigts dans la prise. Et comme mon SPM vient seulement de commencer, c’est sûr, ce n’est pas lui le responsable.
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J’étais la première surprise. Écrire c’est quand même mon job, ça allait me venir vite, ce 1er texte sur le confinement. D’autant que rien de ce que je lisais ne ressemblait à ce que je vivais. Ni l’héroïsme, ni la solitude, ni l’ennui. J’ai attendu que ça vienne, comme un truc qu’on se doit à soi-même. Comme la preuve que je continuais à marcher droit, moi qui rumine un vague complexe de légitimité tant j’ai coché de cases cool au grand bingo de l’enfermement. « Maison », « jardin », « soleil », « télétravail », « espace », « espace mental ». Bon, comme j’ai aussi coché « enfant de 5 ans », « enfant de 18 mois », « continuité pédagogique » et « compagnon réquisitionné », j’ai vite compris que les cases « télétravail » et « espace mental », en fait, ça allait se compliquer. À J12 je peux vous le dire : j’en suis la première mortifiée, mais je ne ferai pas partie de ces plumes légendaires qui écrivent des best-sellers après avoir couché leur marmaille et briqué leur logis. Ni de cette tribu créative trouvant l’énergie de poster des contenus en ce moment. Désolée, cher président, je ne figure même pas dans votre “3ème ligne”, cette arrière-garde privilégiée qui soutient l’effort national en télé-travaillant patiemment chaque jour. Quotidiennement, je réussis cet étrange exploit : ne pas connaître le désoeuvrement, tout en ne contribuant à rien. Pas même à ma propre continuité numérique. Dès que ça se calme, je m’avachis, incapable d’un miracle morning comme d’un miracle evening. Tant pis pour l’ego, il s’en remettra. En ce moment, vu l’épuisement général et le sacrifice de beaucoup, l’ego revoit ses priorités. J’ai attendu ce texte et tout ce qui me vient, c’est un beau bordel. Car loin de choisir son camp, mon confinement est jusqu’ici une grande pièce de théâtre hystérique dans laquelle moi et mon syndrome de personnalité multiple tenons tous les rôles. D’un jour à l’autre (d’une heure à l’autre), je passe de la mère émerveillée et hilare au dragon fumant, de la maîtresse pointilleuse à l’invertébré effondré devant le replay de Koh-Lanta, de la ménagère lessivée à l’auteure mutique, frustrée de ne pas pouvoir écrire une ligne. (Suite en commentaires)

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15 commentaires

  1. Marjorie

    samedi 28 mars 2020 à 19:27

    Toujours le mot juste, même « mutique » ou « désœuvrée ». En tout cas, je m’y retrouve bien… et je me régale à te lire comme à chaque fois.
    Entre cet article et le journal de bord de pensées by Caro, le confinement m’aura donné ce luxe de lire mes blogs préférés et de me replonger dans leurs archives avec délice !

  2. Myrtille

    samedi 28 mars 2020 à 20:23

    Bonjour Bali,
    Merci pour ce partage et ta confidence sur ta SPM. Si tu le permets, je voudrais partager mon syndrôme à moi, celui de ma misanthropie.
    Car en effet, je suis ébahie par tous ces gens, qui a 20h, se précipitent tous à leur fenêtre pour applaudir, crier leur joie. J’entends tous les soirs les pas pressés de mon voisin du dessus, qui se précipite à sa fenêtre comme tous les autres. Mais qui sont ces gens qui hurlent, crient, applaudissent alors que tant de gens meurent? Ce sont eux les fous, les nombrilistes qui se montrent. A quoi peut bien servir ces démonstrations de joie? on me dira que c’est pour soutenir les soignants? ok. Mais je n’ai pas envie de participer à cette comédie. N’est-il pas plus décent d’observer plus de réserve dans le contexte actuel? Penser que des gens sont en train de mourir ne me donne pas envie d’applaudir. Je suis misanthrope, oui parce que tout évènement dans ce monde qu’il soit heureux ou surtout dramatique est une occasion pour tous ces égocentriques de s’exposer. Le monde est fou et vit dans un ahurissant déni de la gravité de ce qui se passe.

    1. Violette.b

      lundi 30 mars 2020 à 23:25

      Je comprends ton incompréhension … mais : je suis confinée en ville dans une ruelle moyenâgeuse , une ville tellement bruyante que je suis saisie de tristesse quand je sors acheter le pain vite fait en plein silence , alors moi le soir quand la rue resonne de nos clap clap mêlés , je sais que je fais partie d’un groupe qui pense ensemble un instant , qui pense aux autres , qui tente de conjurer la mort , la peine , le plus dur qui reste à venir . Je sais par mes amis que nos clameurs montent dans les communes autour … alors je continue.

  3. Mafalda

    dimanche 29 mars 2020 à 10:04

    J’attendais avec impatience ton nouveau post, c’est à peu près pareil de mon côté: personnalité multiple en travaillant à la maison (sur des traductions sur le Covid-19 pour les femmes enceintes et les bébés, je ne suis pas sur le front, mais il a fallu être réactive et traduire des textes en rush, pas évident, ce qui m’a donné néanmoins le sentiment d’être utile et de participer), plus instit pour mes jumelles de 10 ans et pareil que toi: je crois que j’ai à peu près joué tous les rôles d’une pièce de théâtre tragi-comique, entre l’intendance, le taf, celui des kids (qui se mettaient à pleurer dès qu’elles ne comprenaient pas et partaient en PLS), la fatigue, le confinement…
    Mais bon, cela m’a permis de profiter d’elles et de partager quelques activités (un flash mob est prévu pour la rentrée de leur école et on leur a donné une chorégraphie à apprendre – cela permet de faire de l’exercice et je me suis fait de bonnes courbatures – et elles ont un défi photo par semaine pour la GRS), faire de la pâtisserie, choix des premières brassières pour poitrine naissante et confection de peeling bio au miel et au sel avec celle qui est en plein tween, puis passer mes journées la tête dans le guidon… Je me suis également transformée en dragon hystérique à certains moments, puis écroulée devant Big Bang Theory le soir avec 2 de tension.
    Je vais profiter de la garde alternée pour penser un peu à moi et reprendre des forces, me recentrer (vive le pyjama le week-end!!!) et m’occuper de faire ce que je n’ai pas le temps de faire le reste du temps.
    Et tu as bien raison, pour beaucoup de personnes qui sont sur le front, je nous estime privilégiés, même si ce n’est pas facile tous les jours…
    Comme toi, je me rabats sur le meme histoire de me piquer de bon fou-rires, on s’en échange pas mal avec des amis pour tenir le coup, car il vaut mieux en rire qu’en pleurer… Surtout lorsque je vois les personnes ne pas respecter les règles du confinement et cette comédie d’applaudir tous les soirs à 20h. Perso, je n’adhère pas non plus, mais c’est mon point de vue, comme Myrtille, je trouve cela un peu indécent et je préfère rester discrète. Chacun voit midi à sa porte…
    Très bonne idée cet article sur le confinement, ça aurait été intéressant de voir comment ces personnes ont vécu ce type d’expérience. Merci de nous avoir fait partager ton expérience !

  4. brunette

    dimanche 29 mars 2020 à 13:30

    Ce n’est peut-être pas pondu par une plume légendaire, et tu en es peut-être mortifiée, mais je trouve ce texte hyper juste. Et déculpabilisant.

    Je suis en plein SPM (enfin, j’espère, ça fait une semaine que je suis imbuvable, il parait), je viens de m’engueuler avec l’Homme pris en flag de mansplaining, je m’interroge sur le sens de mon job, je suis jalouse de ceux qui ne peuvent pas bosser, car j’ai l’impression de payer double peine: je taffe, sans pouvoir jouir comme avant de mes moments off, je n’en peux plus de lire ces oppositions sur les réseaux (#teamRaoult, #teamPasRaoult), de lire des gens qui voient des complots partout, des gens qui critiquent le gouvernement et ses ratés, au même titre qu’ils ont incendié Mme Bachelot il y a 10 ans…des gens qui s’opposent, jusque dans les actions les plus simples et les plus innocentes…

    Pourquoi, même en pleine tourmente, n’est-on pas capable de se serrer les coudes une fois pour toutes?
    Pourquoi se trouver 15 excuses pour sortir de chez soi, au mépris des malades et des soignants?
    Pourquoi les critiquer, quand bien même ils applaudissent encore le soir, on ne connait pas leur vie, où ils habitent, dans quelles conditions…
    Pourquoi est ce si dur d’accepter que ni Raoult ni le gouvernement n’ont tort ou raison? Pourquoi ne pas compendre qu’on peut essayer de soigner des gens sans pour autant marcher sur les codes éthiques qui régissent les principes de recherche clinique ?
    Pourquoi tout ce cirque autour du décès de l’ado de 16 ans? BFM titrait « ce qu’on sait de la lycéenne décédée » mais rien, vous ne savez rien, il est où le code moral, le respect de la vie privée, le secret médical?

    Tout ça pour dire, désolée si je parais désagréable, mais moi j’applaudis pour les soignants, mes petites boulangères, mes caissières du mini Auchan local, mon concierge-éboueur, pour ma maman retournée au front hospitalier, non pas tirée de sa retraite, mais par bonne volonté « on nait infirmière ou on ne l’est pas », m’a t’elle écrit (je ne sais pas si l’erreur était volontaire…)

    Ce matin je sature, alors te lire « branchée en courant alternatif » après avoir pondu un texte à bordel, me fait beaucoup de bien.

    Prends soin de toi et de ta famille, et Forza à ton Homme.

  5. Colette Du Net

    dimanche 29 mars 2020 à 14:29

    Après un long moment de neurones partis voir ailleurs, j’ai repris le chemin de mon blog et j’espère relancer ainsi la machine de l’écriture professionnelle (j’ai des rapports à finir).
    « j’applaudis pour les soignants, mes petites boulangères, mes caissières du mini Auchan local, mon concierge-éboueur, pour ma maman retournée au front hospitalier, », je suis tout à fait d’accord et sur mon compte instagram j’ai remercié les gérants et vendeurs des supérettes en face de chez moi qui nous permettent de nous ravitailler. J’ai même apporté des croissants à la gérante d’une des deux, une femme qui travaille 7 jours sur 7.
    Il faut penser à tout le monde.
    Et j’ai plein d’idées de billets sur le blog (ce qui m’agace, ce que je redécouvre, etc) mais je n’ai pas d’enfants en bas âge et ça, ça rend les choses très compliquées.
    Courage Charlotte!

  6. jicky

    dimanche 29 mars 2020 à 15:54

    Salut Charlotte,
    enfin une confession(nement) qui sort des sentiers battues du « je m’ennuie » 🙂
    J’ai du mal à comprendre ceux dont la souffrance du confinement se résume à « je sais pas quoi faire ».
    De mon côté, tant pour raisons familiales et personnelles (la vie à deux souvent à la maison rivés à l’ordi à cause de nos boulots respectifs), que professionnelles (télétravail obligé même avant le confinement, MAIS accru par le confinement), je ne vois pas une grande différence entre avant et après (sans compter que nous habitons une maison). J’avouerais même une certain contentement à cette situation qui me permet d’avancer tant de travail personnel en retard sans subir les pressions professionnelles habituelles car avec davantage de temps devant moi…. Ceci a pour effet de souligner plus encore les conditions dans lesquelles la vie professionnelle nous plonge en temps normal: charge mentale extrême, administratif en pagaille et absurde, au détriment souvent du coeur de ce qui fait notre métier (enseigner, chercher)
    En revanche, ce qui est plus contraignant, c’est la limitation de l’activité sportive… Et surtout, j’évite de me plaindre en pensant tous les jours à ceux dont le travail n’est pas intellectuel, à ceux qui sont sur le terrain (caissières, aides soignants ou ceux qui nous nourrissent) et à ceux qui sont dans 25 m2 à Paris avec 2 gosses en bas âge… Bon courage à toi aussi!
    bises
    Jicky

    1. jicky

      dimanche 29 mars 2020 à 17:19

      sentiers BATTUS bien entendu, pardonne l’intuitif d’un clavier qui prend parfois des initiatives idiotes 🙂

  7. Violette.b

    lundi 30 mars 2020 à 23:47

    Très juste ton texte , toujours pile , autant de confinements , autant d’expériences , aucune vérité .

    J’ai du attendre 4 jours pour être confinée , et j’ai eu peur de quitter le cocon du taf , me retrouver en face de moi ce que j’évite souvent…
    J’étais désorientée , déconcentrée ( incapable de me distraire en lisant ) , incapable d ‘organiser le télétravail …. et au delà des difficultés ( stage du grand annulé , mère en Ephad) , des séparations , des inquiétudes , des peurs sournoises … arrive un autre rythme , des activités de mes vies d’avant reviennent, une autre approche de l’exercice de son métier …..

    On va ressortir et là je me demande comment , sanitairement parlant déjà , ou bien comment reprendre le train train , comment on va se retrouver physiquement chacun avec nos expériences ,et je l’espère pas trop de malheurs ….. je me sens en suspens .

  8. Jane B. Root

    mardi 7 avril 2020 à 8:00

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que le linge attend.
    J’irai par les couloirs, j’irai par l’escalier
    J’irai de la cave au grenier
    Je ne puis demeurer confinée plus longtemps.
    Je marcherai les yeux fixés sur les marches,
    Pour pas me casser la gueule avec le panier
    Seule, enfermée, cloîtrée, le dos courbé,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
    Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
    Ni le chat au loin qui lui a le droit de sortir (connard !),
    Et quand j’arriverai au premier, je mettrai sur ton lit
    Les pyjamas et les slips que je viens de repasser …

    1. Forasica

      jeudi 9 avril 2020 à 14:06

      ma mere n’est donc pas la seule à repasser les slips. choc.

      1. Jane B. Root

        dimanche 12 avril 2020 à 9:37

        Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise activité.
        Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui, je dirais que c’est d’abord des actions, des lieux qui me tiennent confinés, peut-être à un moment où je ne peux pas sortir, où je suis seule chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les virus forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face, je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas, comme je le disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu repasser. Et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens aujourd’hui me disent : « Mais comment fais-tu pour avoir cette perfection de repassage ? » Eh bien je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour, ce goût donc qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre cette perfection plane et sans plis. Mais demain, qui sait, peut-être simplement je me mettrai aussi à cuisiner, au service de la communauté, à faire le don, le don de soi et de pain bien dégueu…

        1. virginie lobet

          dimanche 12 avril 2020 à 10:24

          Merci 😀 J’ai bien ri ! Et merci Charlotte pour ce joli post… (signé ta fan de playlist IG)

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