Il y a un mois pile, j’étais en retraite d’écriture dans cet hôtel du Val d’Oise. Les écoles étaient ouvertes, on parlait encore de « clusters » et globalement une autre langue, celle de l’insouciance. Et pourtant, mon confinement, c’est là que je l’ai commencé.
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Je ne me suis pas assise une seule fois devant ces cheminées du lobby, prisées par les ultimes clients. Je vivais claquemurée dans ma chambre, à donner des sueurs froides au service d’étage, incapable de frapper à ma porte sans me trouver derrière.
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Le room service a fini lui aussi par connaître mes lubies. Le coup de fil de 21h. La double dose de roquette et les frites pas trop cuites. Je réceptionnais le plateau en sursautant. Diluée dans ma boucle temporelle, sans autre rendez-vous qu’avec moi-même, la nourriture et le sommeil.
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J’avais sanctuarisé ces 5 jours pour déclencher une dynamique d’écriture sur mon prochain livre, à paraître à l’automne.
Un élan que le confinement, le vrai, celui avec mes filles et mon foyer à « faire tourner » est venu percuter de plein fouet. Comme un rugbyman vous plaque au sol. .
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Je devais finir mon texte début avril, heureusement on a de la marge, heureusement il y a la maquette qui avance. Chaque minute volée face à mon manuscrit est une faille spatio-temporelle. Où je redescends dans « le puits », comme dit Duras. Tiraillée entre tous les visages du confinement. Celui de mes enfants, et celui de l’écriture.
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Il y a un mois pile, j'étais en retraite d'écriture dans cet hôtel du Val d'Oise. Les écoles étaient ouvertes, on parlait encore de "clusters" et globalement une autre langue, celle de l'insouciance. Et pourtant, mon confinement, c'est là que je l'ai commencé. . Je ne me suis pas assise une seule fois devant ces cheminées du lobby, prisées par les ultimes clients. Je vivais claquemurée dans ma chambre, à donner des sueurs froides au service d'étage, incapable de frapper à ma porte sans me trouver derrière. . Le room service a fini lui aussi par connaître mes lubies. Le coup de fil de 21h. La double dose de roquette et les frites pas trop cuites. Je réceptionnais le plateau en sursautant. Diluée dans ma boucle temporelle, sans autre rendez-vous qu'avec moi-même, la nourriture et le sommeil. . J'avais sanctuarisé ces 5 jours pour déclencher une dynamique d'écriture sur mon prochain livre, à paraître à l'automne. Un élan que le confinement, le vrai, celui avec mes filles et mon foyer à "faire tourner" est venu percuter de plein fouet. Comme un rugbyman vous plaque au sol. . Je devais finir mon texte début avril, heureusement on a de la marge, heureusement il y a la maquette qui avance. Chaque minute volée face à mon manuscrit est une faille spatio-temporelle. Où je redescends dans "le puits", comme dit Duras. Tiraillée entre tous les visages du confinement. Celui de mes enfants, et celui de l'écriture. . . . #retraitedecriture

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2 commentaires

  1. Amandinepicpic

    vendredi 24 juillet 2020 à 16:35

    Coucou,

    Je suis curieuse!! Est-ce que ton livre a bien avancé?

    Je viens de prêter ton premier livre à ma maman qui veut repenser sa garde-robe! J’ai adoré le lire et retrouver la même énergie que sur le blog et ton compte instagram! Ca influence mon rapport aux vêtements et à la composition de mes tenues. Merci! Vivement le prochain livre!

    1. Balibulle

      mercredi 29 juillet 2020 à 17:11

      Bonjour Amandine, je suis ravie de te lire et de savoir que le Dressing Code résonne en famille chez toi 🙂
      Oui, mon prochain livre a bien avancé, là on est au stade des corrections et de la maquette, il sortira début octobre 🙂

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